Hey ! Voilà le deuxième et dernier chapitre de cette FF Undertale !
Ça m'a fait plaisir d'écrire sur cet univers cher à mon cœur, peut-être que d'autres FF concernant ce jeu verront le jour ?
Mais pour l'instant, voici la fin de celle-ci !

/!\ WARNING : Des spoilers sont présents dans cette FF, notamment sur la version Génocide du jeu. Je vous aurais prévenu les enfants.

DISCLAIMER : Les personnages ne m'appartiennent pas, ils sont la propriété de Toby Fox.

Lien vers l'image de couverture : art/Frisk-Chara-vs-Sans-580285974

N'hésitez pas à laisser une review pour me donner votre avis !

Les paroles en gras sont tirées des chansons "Stronger Than You" version Undertale par Nessy la Pechte (version Sans) et par Voyage au Centre de la Toile (version Chara). Les paroles leur appartiennent donc.
*J'ai gardé la version originale (par djsmell) parce que c'était plus classe.

Bonne lecture !


Chapitre 2 - Fin de la ...Line

"Eh bien... Chara... Que le véritable combat commence."

L'humain ricana et s'élança vers sa proie, couteau en avant. Son rire s'intensifia tandis que la lame aiguisée fendit l'air.

Avance-toi Sans, car il est temps
Pour toi de me montrer ta rage et ton ardeur et ce à tes dépends
Entre mes doigts coule leur sang
Ma soif de Génocide jamais ne s'étanche

Le squelette recula brusquement et évita l'arme blanche de justesse : il ne s'était pas attendu à un tel affront dès le début du combat. Le coup asséné par l'humain avait été précis, calculé pour le toucher... Normalement. Mais Chara n'avait pas pris en compte un élément très important : la magie. Avec celle-ci, Sans se déplaçait beaucoup plus habilement et rapidement qu'à l'accoutumée.

Tous ses sens étaient en éveil, surveillant les moindres faits et gestes de l'ennemi. Il prit une forte inspiration : son tour était à présent arrivé.

Il ne voulait mourir. Il fallait qu'il réplique ! Mais... Mais devaient-ils vraiment en arriver là ? Il n'arrivait pas à se convaincre que son ami n'était plus. Peut-être était-il encore là... Mais pour l'instant, le mégalomane avait pris le contrôle.

L'assassin de son frère avait pris le contrôle.

Pas de pitié pour celui-là.

Les gosses comme toi ne suivent pas les règles
Les gars comme moi ne se laissent pas avoir facilement
Alors viens j'vais te faire la misère
Comme quand tu as tué mon p'tit frère

Sans leva la main gauche : ce seul geste interpela les Gaster Blasters qui réapparurent aux côtés du monstre.

D'un geste de la tête, il leur indiqua leur cible : les blasters visèrent et les rayons se chargèrent dans leurs mâchoires.

En serrant l'écharpe rouge dans sa main, il ordonna à ses blasters de tirer.

Viens donc essaie de me toucher si tu le peux
Tu verras je peux être mauvais quand je veux
Tu as l'air si fatigué de me voir sourire
Ou c'est parce que tu ne fais plus que mourir ?

Le monstre humanoïde afficha un rictus en esquivant habilement les rayons meurtriers, et tenta une nouvelle fois de toucher son adversaire.

Un coup.
Un seul coup.
Il devait y arriver.
Sa Détermination ne devait flancher.
Il le fera craquer.

Crois-moi tes esquives ne pourront te sauver
Pourras-tu tenir pour toute l'éternité ?
Tu voudrais me faire souffrir, mais les dés sont tronqués
Car je suis maître du jeu et de ta destinée !

Reculant brusquement de quelques pas pour éviter d'être blessé, Sans claqua alors des doigts. Une soudaine rangée d'os sortit de terre et s'avança en direction de Chara. Plusieurs rafales visèrent l'humain, de tous les côtés, l'encerclant.

La seule issue ? Que l'humain saute assez longtemps pour ne pas mourir.

Le problème ? Son corps était bloqué en position de ligne droite, il ne pouvait se déplacer vers les côtés.

Donc il ne pouvait en aucun cas sauter en se propulsant vers la terre ferme pour échapper aux rangées d'os.

L'adversaire du squelette tenta le tout pour le tout et sauta le plus haut qu'il puisse.

Car tu es fait entièrement de L.O.V.E.

Un claquement de doigt retentit à nouveau.

"Oh le fourbe...", pensa Chara.

Des os, plus grands que les précédents apparurent, chatouillant les pieds de l'humain qui retombait.

Il s'empala directement sur le plus grand. Le sang gicla de la plaie, coulant le long de l'os gigantesque.

L'âme sortit du thorax de l'humain, pour se briser dans un craquement quasiment inaudible.

"Premier échec pour Chara.", soupira Sans.

Il n'était pourtant rassuré ; il devait reprendre ses esprits et préparer ses armes pour le second round.

Vivement qu'il puisse rentrer.

On s'arrête là
C'est tout pour cette fois !
Si tu souhaite vraiment me battre
Il faut devenir plus fort

Blasters, os, rien ne faisait mourir le petit humain. Faisant disparaître ses armes, Sans décida alors qu'il était temps d'employer le moyen de combattre le plus pacifique : la parole.

"- Hey, Frisk, commença le squelette d'un voix douce. Tu crois vraiment que c'est une solution ? Vouloir gagner en tuant tes amis ? Tout le monde est mort. L'Underground est à toi. Et ensuite ? Qu'est-ce que tu vas faire, gamin ? Regarde, ton corps ne t'appartient même plus...
- FERME-LA !, cria l'enfant, rouge de colère, resserrant sa poigne sur le manche du couteau. Ce corps m'appartient autant qu'à la tafiole. J'ai toujours été une partie de son âme... Enfin, ricana Chara, je dirais plutôt que, maintenant, c'est Frisk qui est une partie de MON âme..."

Mais tes mots ne me touchent pas
Et ne me toucheront jamais
Tous mes péchés rampent sous ma peau
Et le Styx s'écoule dans mes veines

"- Co-Comment ça ?, bafouilla Sans en entendant l'explication de Chara.
- Eh bien, vois-tu, comédien, j'ai conclu une sorte de... Hum, comment pourrai-je appeler ça ?...
Nous avons conclu Frisk et moi une sorte de pacte., affirma le monstre humanoïde en appuyant sur le dernier mot, faisant tourner le poignard tranchant dans l'air.
Que j'ai, par précaution, pris soin d'effacer de la timeline, au cas où un petit curieux viendrait fourrer son nez dedans.
- ... Toi ? Un pacte avec quelqu'un ? J'te voyais plutôt du genre solitaire comme gamin., ricana son adversaire squelettique.
- Tsss, tu peux toujours te moquer. J'ai rencontré Frisk dès sa chute dans l'Underground. Sa Détermination m'a extirpé de mon sommeil éternel, vois-tu ? Je l'ai sentie à travers mon cercueil, remplissant mon enveloppe charnelle d'une sorte de chaleur.
Bref, je suis allé à sa rencontre. Je lui ai raconté mon histoire, lui la sienne. Il m'a expliqué les timelines, et l'Ending précédente qu'il avait obtenue.
Frisk recherchait de l'aventure. De l'action. De la surprise.
Il n'en voulait plus de cette fin ennuyeuse où "Olala tout le monde est heureux à la surface c'est super.", dit Chara d'un air moqueur.
C'est alors que je lui ai proposé ce "contrat" : Frisk me prêtait son corps et son âme si je lui offrais un spectacle haletant...
Tu ne voyait pas ton "pote" comme ça, hein comédien ?"

Sans ne put répondre à la question sarcastique de Chara. Mais l'humain avait raison : le petit squelette tomba des nues lorsqu'il entendit la "vérité".

Mais... Pouvait-il vraiment considérer cela comme la vérité ?

Chara était son adversaire.
Il était intelligent et habile.
Ses paroles ne pouvaient être vraies.

Il ne devait tout simplement pas y croire, c'était sûrement un stratagème de son adversaire : le déstabiliser pour mieux attaquer.

"-... Chara. Tu mens. Je sais que Frisk est encore en toi. Je connais Frisk. Il n'aurait jamais-
- Fait ça ?, le coupa l'humain. Qu'est-ce que tu en sais, Sans ? (Ledit Sans frissonna lorsque son nom fut prononcé avec dureté par Chara.) Est-ce à toi que Frisk a parlé de cela ? Non, bien sûr, il avait trop peur de te mettre en colère et d'affronter ce que je suis actuellement en train de subir.
Crois moi ou non, c'est ton choix.
Mais penses-tu vraiment que si la bienveillance de Frisk existait encore au plus profond de moi, je serai ici, devant toi, un couteau à la main, tentant de te trucider ?

... Je crois qu'on connaît tous les deux la réponse.

Mais assez parlé. Reprenons là où nous nous sommes arrêtés. Reprenons notre danse macabre."

À peine avait-il fini de parler qu'il s'élança vers Sans, la pointe de la lame de son couteau face au visage squelettique.

Un coup, deux, trois, mais Sans les contra ou les évita tous.

Le sourire de l'humain s'allongea sur son visage, devenant petit à petit d'un noir d'encre.

Le squelette commença à distinguer le fameux goudron dans la bouche de son adversaire.

Ses yeux, eux, devinrent d'un éclatant rouge rubis. Ses pommettes virèrent au rose sombre.

Chara était prêt pour le combat final.

Retiens pas tes coups, déferle donc ta puissance
Mais tu sais qu'au fond tu ne peux défier ma démence
Et si tes attaques me font tomber sans pitié
Mes sauvegardes seront là pour me relever !

Une bonne quinzaine de minutes passée, Sans, inhabitué à de tels combats, commençait à fatiguer.

Sa rage bouillonnait en lui, mais ses membres devenaient faibles suite à son utilisation massive de magie. Son souffle se faisait plus fort, ses esquives face à Chara étaient moins précises, pour son plus grand regret.

Perdant peu à peu espoir malgré son désir de victoire, il entendit soudainement une voix l'appeler.

"Sans... SANS !"

oOo

L'interpellé se retourna.
Papyrus se tenait devant lui, les poings sur les hanches, un petit air vexé se lisait sur son visage.

"Sans, ne me dit pas que tu es allé chez Grillby's sans me demander si j'avais besoin de quelques chose ? Ah, tu es incorrigible...
- T'inquiète Paps, j'oublierai plus. J'te demanderai la prochaine fois, répondit le petit squelette.
- Bien... Merci Sans..."

D'un geste brusque, Papyrus souleva son frère du sol et le serra fortement dans ses bras pour lui donner une étreinte chaleureuse.

"Sans, je t'aime fort."

Le concerné écarquilla légèrement les yeux : Papyrus ne manquait jamais de lui montrer son amour mais Sans n'était pas habitué à de si soudaines marques d'affection. Néanmoins, il se sentit comme réconforté. Il entoura le cou de Papyrus de ses petits bras, posa sa tête sur son épaule et murmura :

"Moi aussi je t'aime Paps."

oOo

Les larmes lui étaient montées aux yeux.

Un souvenir.
CE souvenir.
Fallait-il vraiment qu'il réapparaisse dans son esprit, maintenant ?

Peut-être.

Il avait fléchi pendant le combat mais, subitement, suite à cette vision, il se sentait un peu mieux.

L'amour de son frère demeurait toujours en lui.
L'amour pour son frère raviva sa flamme de vengeance.
De Détermination.

"Je sais que Frisk est encore en toi."

Il avait affirmé ça il y a quelques minutes.

Le pensait-il encore ?
Même lui n'en était plus certain.

Il n'avait plus qu'une seule pensée pour le moment : réduire Chara à néant une bonne fois pour toutes.

Faisant réapparaître ses immenses Blasters, il serra les poings tandis que les yeux de l'humain devinrent à leur tour noir goudron.

Son œil bleu s'éclaira.

T'as assassiné tous mes amis
C'est évidemment pour ça que je suis ici
I am their MERCY
I am their VENGEANCE
I am DETERMINATION*

Le tour du monstre humanoïde arriva. Mais celui-ci ne répondit pas tout de suite, préférant narguer son adversaire squelettique de son sourire béat et immonde.

Plusieurs minutes passèrent dans ce silence pesant sans que l'humain ne fasse un seul geste.

Puis, soudainement, il releva le couteau vers Sans, la lame brillant au soleil.

Les Blasters s'avancèrent d'un air menaçant vers l'humain mais ne tirèrent pas encore.

Sans fixait Chara de son orbite bleu.
Il patientera le temps qu'il faudra.
S'il arrivait à se maintenir éveillé.

Mon cœur est fait
De violence

Le silence fut brisé par l'ennemi du monstre.

"Ta dernière heure a sonné, comédien. Au moins, tu seras content, tu pourras rejoindre ton frère..."

Sans regarda Chara avec stupeur.
Son orbite bleue disparut, laissant ses orbites vides.
Il avait peur, pour la première fois de sa vie.
Réellement peur.

Ces paroles...
Ces paroles qui venaient le tourmenter dans ses cauchemars.
Ces paroles qui le hantaient depuis qu'il avait visité cette maudite timeline.

C'étaient les paroles que venait de prononcer l'humain.

Comment Chara les connaissaient ?

Sans connaissait la réponse.

Une seule réponse était à sa disposition.

La timeline qu'il avait visité auparavant était réelle.
La timeline au smiley rouge était réelle.
Et il était certainement en train de la vivre.

Tu ne tiendras pas jusqu'au bout~

Chara ricana en voyant la stupeur de son adversaire ; il n'avait pas songé un seul instant qu'il causerait une telle frayeur au squelette.

Mais l'humain sut alors qu'il avait vu la timeline, sinon il n'aurait pas réagit ainsi.

Il ouvrit la bouche mais n'eut le temps de parler que les Blasters s'étaient activés.

Les rayons jaillirent de partout et manquèrent de peu de toucher l'humain habile.

Sans était dans une fureur noire.
Était dans une panique incroyable.

Non, non, non, il ne voulait pas mourir...
Non, il fallait qu'il gagne !

Les Blasters attaquèrent, encore et encore, avec plus de hargne, devenant de plus en plus grands, de plus en plus puissants.

Mais Chara n'eut en aucun cas peur et esquiva quasiment tous les lasers ; il sentait tout de même le poison se reprendre en lui, mais savait que ce n'était pas suffisant pour le tuer.

Voyant que son ennemi ne fléchissait pas, les Blasters se mirent brusquement à tournoyer.

L'humain fut touché par quelques rayons avant d'assimiler la procédure à suivre pour esquiver les coups ; tout simplement courir et tourner en rond.

Remarquant que cette attaque-ci ne fonctionnait toujours pas sur Chara, Sans s'arrêta.

Non pas qu'il voulait s'abandonner à son sort, mais il souhaitait juste reprendre son souffle.
Des gouttes de sueur roulaient sur son crâne : venaient-elles de sa réactivité, ou de sa peur ?

Chara ne fit plus aucun geste, observant le squelette qui haletait à présent.

Profitant de l'immobilité de son ennemi, il attrapa l'âme bleue de Chara et la secoua dans tous les sens.

Il frappa le corps de son ennemi au sol et le lâcha.
Le corps frêle était inerte au sol, face contre terre.

Mais brusquement, un gémissement.
De la part de Chara.
Mais Sans savait que ce n'était pas lui.
Cette voix ne lui appartenait pas.

Il sursauta lorsqu'un second retentit dans la salle.

Il baissa finalement sa garde lorsque l'humain prononça le nom du squelette avec désespoir, son corps toujours immobile par terre.

Sans courut alors vers l'enfant.

L'enfant à la voix claire.
L'enfant sauveur.
Son ami.

"- F-Frisk ? C'est toi ?, demanda Sans d'une voix chevrotante, prenant la main de l'humain dans la sienne.
- S...Sans... J'ai... Mal..."

Sans n'en croyait pas ses yeux : comment Frisk avait-il reprit possession de son corps ? Et surtout comment cela pouvait-il se dérouler ? Il n'avait pas vu cela dans la timeline.

Cela ne pouvait se finir comme ça.
Et pourtant, après un combat acharné, voici que son issue est la plus simple possible : Frisk était revenu à lui.

"- Frisk... Oh mon Dieu... Je-Je suis désol-
- IDIOT."

Une voix aiguë prononça alors ce mot.
Cette voix provenait du corps de Frisk.
Sans relâcha immédiatement sa main.

Le visage alors collé au sol se releva et laissa apparaître une peau couverte de larmes de goudron.

Sans se téléporta aussitôt à l'autre bout de la pièce tandis que Chara avait essayé de le toucher en profitant de son moment d'effroi.

Chara l'avait berné et l'avait pris par les sentiments pour essayer de le toucher.

Son âme battait à toute allure dans sa cage thoracique.

L'humain se releva sans aucune difficulté, comme s'il n'avait aucune blessure, aucune douleur malgré ce que le squelette lui avait infligé.

Chara s'élança alors et courut vers Sans, le poignard vers sa cage thoracique.

Frémissant de peur devant cette vision trop familière, il rassembla ses forces et lança toutes ses attaques en même temps sur son adversaire monstrueux.

Tu t'écrouleras sous mes coups

Chara continua son chemin, sautant et esquivant par instinct maintenant, se rapprochant toujours plus vite de sa cible. Sans paniquait de plus en plus.

"C'en est fini pour toi, Sans."

Le squelette ricana lorsqu'il esquiva une fois de plus un coup de la part de Chara.

Un second suivit le premier, et Sans comprit que l'humain avait essayé de le surprendre.

"Pff, rigola le squelette, tu crois vraiment que tu vas m'avoir avec une tactique comme celle..."

Un troisième coup qu'il n'avait vu venir le toucha.

Il s'effondra au sol, le sang coulant lentement mais immédiatement de la plaie profonde.

Chara ricana en admirant sa victime enfin au sol. Il soupira et fixa son adversaire d'un air condescendant, mais ne dit rien de plus et s'en alla.
Il préférait laisser le squelette mourir dans la solitude que de plutôt le rabaisser.

De toute manière, il avait déjà subit cette option dans l'autre timeline...

JE NE SUIS QUE VIOLENCE

C'était la fin.
Fini.
Le destin l'avait rattrapé, malgré tous les efforts qu'il avait fournis pour l'en empêcher.

Alors cette timeline avait vraiment existé. Malgré les différences entre celle qu'il avait explorée et celle actuelle, sa destinée avait été la même. Les dialogues, certains actes... Ce n'était pas les mêmes dans les deux cas. Chara aurait-il été plus bavard cette fois-ci ? Ou serait-ce lui qui aurait cette fois-là réagit autrement et changé le cours de la timeline ?

... Une timeline ne reste jamais fixe, alors ça pourrait être le cas.

Lors de sa visite dans cette timeline "perdue", il aurait alors vu... Un certain futur ? Un futur proche ? Un futur simplifié ?
Mais comment cela avait-il été possible ?
Une timeline n'était jamais écrite par avance.
... Ou si ?
Et si oui, comment avait-il donc obtenu la chance de la voir, et d'être informé de son destin tragique qu'il, finalement, aurait pu éviter ?...

Peu importe.

De toute manière, il n'aurait plus besoin d'y penser.

Il allait mourir.

"Mais je maintiens ce que j'ai dit plus tôt."

Voilà ce qu'il s'était entendu dire à Chara dans son "futur".

Et il savait maintenant ce qu'il lui avait dit. Que Frisk était encore en lui.

Hélas, était-ce bien vrai ?

S'il lui avait redit dans cette timeline-ci, c'était qu'il le pensait réellement...

... Non, il avait simplement espéré que cette phrase toucherait un minimum Chara et l'affaiblirait pendant le combat, voilà tout...

Tandis qu'il sentait ses forces le quitter, des sons, images, odeurs le traversèrent alors d'un seul coup.
Il entendait sa respiration erratique au travers des sons de ses souvenirs.

Il distingua une voix grave mais faible qui, apparemment, semblait lui parler, ou l'appeler ; mais il ne pouvait ni entendre ni se concentrer sur ce qu'elle disait...

Puis la cinématique de sa vie s'arrêta alors sur un souvenir.

LE souvenir.
Le souvenir qui l'avait réconforté en plein combat.
Le souvenir le plus récent le plus beau.

"Sans, je t'aime fort."

Lui aussi l'aimait tellement.

Il allait le rejoindre maintenant.

"Sans, ne me dit pas que tu es allé chez Grillby's sans me demander si j'avais besoin de quelques chose ? Ah, tu es incorrigible..."

Sans leva les yeux au plafond, fit son plus beau sourire et murmura dans un dernier souffle :

"Papyrus... Do you want anything ?"