Désolée, j'ai beaucoup de retard mais j'ai eu la visite de mon amie la fièvre ces derniers
jours. Ce chapitre est assez court mais c'est que j'ai dû diviser en deux mon chapitre
initial. Vous aurez la suite demain soir, promis, elle est déjà presque entièrement écrite
donc mis-à-part si je me fais percuter par un pigeon rebelle demain, vous aurez la suite
très vite. Voilà, bonne lecture et on se retrouve en bas:)
POV Lexa
Cette journée sur les routes m'avait épuisé tant physiquement que mentalement. A chaque croisement, j'espérais voir arriver Clarke, qui aurait compris son erreur et nous attendrait, pour continuer le chemin à mes côtés mais non. Jamais. J'imaginais chaque scénario possible. La voir pendue devant les portes d'Azgeda ou empalée sur le chemin mais cela non plus, heureusement, n'arriva jamais. Des heures à souhaiter que son sort ne soit pas semblable à celui de Costia. Des heures à me dire que j'aurais dû écouter mon cœur et non ma tête après sa mort. Oui, j'aurais dû anéantir cette nation pour ce qu'elle avait fait et non l'inclure dans la coalition pour préserver mon fichu espoir de paix. Comme quoi, la vie n'est faite que de cycles. J'avais fermé les yeux sur les agissements de Nia et maintenant cela me retombait dessus une nouvelle fois. Pourquoi dans ce monde l'amour devait être une faiblesse? Pourquoi ne pourrions-nous pas être les héros des livres qui dataient d'un siècle seulement. Pourquoi tout était devenu si compliqué? Pourquoi l'humanité n'était-elle pas redevenue ce qu'elle était quelques siècles plus tôt? Ne pas commettre les mêmes erreurs que nos ancêtres, voilà ce que nos sages nous enseignaient depuis notre plus jeune âge. Proscrire toutes technologies pour ne pas signer la fin de l'humanité mais l'humanité n'existe plus aujourd'hui. On ne peut causer la fin de ce qui n'est pas. On ne vit que pour survivre. Mes désirs de paix, de vivre dans la tranquillité et l'harmonie ne pourraient jamais voir le jour. Il suffit d'un souffle d'air pour renverser le premier domino et détruire tout ce qui avant cela avait été bâtit. Malgré tous mes efforts, je n'avais rien changé. La prochaine Heda héritera comme moi d'un monde dans le chaos. Pourtant, quand je me levais chaque matin à Polis, voir les enfants courir et jouer dans les rues, les marchands vendre leurs produits durement acquis, les guerriers patrouillaient doucement, sans réelle crainte, oui, voir cette vie s'épanouir chaque matin me faisait penser que j'avais changé les choses. Même la menace du Mount Weathers, les reapers qui kidnappaient les gens de mon peuple, oui, cette menace, nous commencions à la diminuer en se protégeant efficacement du brouillard acide et en perfectionnant nos remparts et aujourd'hui qu'ils étaient vaincus, c'était au tour de Nia de semer le chaos, de déclarer la guerre! Je soufflais alors, résignée à cette vie faite de multiples combats pour la survie, et, en voyant la fumée s'échapper de ma bouche,je ressentis enfin la morsure du froid. Nous arrivions enfin. Je resserrais mon manteau en fourrure avant de faire accélérer ma monture. Sortant de l'épaisse forêt où nous étions plongés, mon regard se dirigea devant l'immense mur de glace encerclant Azgeda. Ce village était toujours plongé dans l'hiver, ayant creusé la montagne pour y vivre et ayant bâti avec les bases déjà présentes ce mur de glace infranchissable. Les ravages du temps avait fêlé par endroit la glace mais n'avait délivré que très récemment qu'un seul passage dont je pensais être une des seules au courant...
Je fis signe à mes troupes de rester en retrait, à la lisière de la forêt. Nous devions encore étudier le terrain et voir nos options. Non, notre seule option en fait. Il n'y avait qu'un seul passage et c'était les larges portes de Azgeda. Avec les bombes, nous pourrions les faire exploser de l'extérieur mais il allait falloir trouver un moyen de les atteindre sans perdre trop d'hommes. Du moment que nous sortirions du couvert de la forêt, nous serions totalement à découvert. J'allais rejoindre mes conseillers quand les larges portes en bois s'ouvrirent et je vis la reine en sortir, accompagnée d'un homme seulement, tout deux à cheval. Comprenant le message, je fis un signe à Indra qui me suivit sans hésiter. Nous avancions alors vers Nia et ce qui devait être son second, Roan. A mi-chemin entre mon peuple et son village, je me stoppais, suivi par mon allié, attendant celle qui devait détenir Clarke. A deux mètres à peine, elle se stoppa et me sourit. Elle semblait se voir en position de force, nullement inquiète des troupes présentes devant ses portes. Elle prit alors la parole, inclinant sa tête de façon plus provocante que respectueuse :
-Heda.
-Nia, répondis-je froidement.
-Tout ce monde rien que pour moi Heda, j'en serais presque flattée, commença-t-elle, ironiquement.
-Je ne suis pas venue à ta rencontre pour entendre tes sarcasmes, la coupais-je. Tu es en position de faiblesse Nia. Les portes ne tiendront pas longtemps et toi comme moi savons que mes troupes sont plus nombreuses et entraînées que les tiennes. Alors où veux-tu en venir qu'on en finisse? Es-tu disposée à relâcher les prisonniers pour éviter une guerre stupide que tu es sûre de perdre?
Elle éclata alors de rire, ce qui me fit fulminer, ma main se dirigeant alors vers mon épée, vite imitée par son second et Indra. La reine, elle, ne sembla rien remarquer, ou n'y prêta pas attention, et me fixa alors, se montrant en position dominante, et lâcha :
-Roan, laisse ton épée là où elle se trouve. Je suis sûre que Lexa n'a pas l'intention de s'en servir, n'est-ce pas?
Je grognais, me retenant du mieux que je pouvais de dégainer mon épée et de la transpercer pour effacer ce petit sourire insolent de son visage. Voyant que je ne bronchais pas, elle sourit de plus belle et me dit :
-Bien. Je suis, en effet, venue pour empêcher cette guerre «stupide» pour réemployer tes mots. L'issue de ce combat n'est bonne ni pour moi, ni pour toi, les pertes humaines seraient bien trop importantes et je sais à quel point tu tiens à la paix. Ainsi, je renouvelle mon offre. Toi contre mon second, en duel, pour le titre de heda.
Je serrais les dents, me contenant difficilement et avant que je ne puisse refuser, elle ajouta :
-J'ai en ma main quelque chose à laquelle tu tiens. Tu devrais réfléchir plus longuement...
Tout en disant cela, elle regarda derrière elle, vers la montagne. Je suivis son regard et vis avec horreur une personne suspendue au-dessus du vide dont la crinière blonde ne faisait aucun doute sur son identité. Je lâchais un juron et me retournais vers mon peuple qui assistait au même spectacle. Je crachais haineusement :
-Je ne céderais pas à un tel chantage ! Quelle certitude ai-je qu'elle me revienne vivante !
-Seulement ma bonne parole, répondit-elle narquoisement. Demain, tu affronteras Roan. Si tu
gagnes, je ne m'opposerais plus à ton autorité et Clarke te sera restituée. Mais si Roan gagne, toi morte, je prendrais Polis. Ne t'inquiète pas, aucun mal ne sera fait à ton peuple, je dois bien régner sur quelqu'un. Après, je serais bien entendue obligée d'exécuter les opposants à mon pouvoir mais ce ne seront que quelques dommages collatéraux sans grande importance. Oh, et pour Clarke, tout dépendra de sa volonté ou non à me servir. Je te laisse la nuit pour y réfléchir, ne dit-on pas que la nuit porte conseil...
Je ne prêtais plus attention à ses propos, mon regard figé sur la silhouette de Clarke que je voyais bouger vigoureusement. Je pensais au début qu'elle tentait de rejoindre la montagne mais non, après quelques secondes à la voir gesticuler, je compris qu'elle tentait de se défaire de ses chaînes pour tomber! Mon souffle se coupa quand je la vis s'immobiliser et glisser lentement vers le bas. La chute lui serait forcément fatale. Paniquée, je me retournais vers Nia qui souriait toujours face à ce spectacle. Avait-elle perdu la tête ?Si Clarke chutait, tout espoir de ce duel tomberait à l'eau sans l'ombre d'une hésitation. Je regardais à nouveau vers celle qui était devenue ma faiblesse et, quand ses poignets quittèrent ses chaînes et qu'elle bascula dans le vide, un cri mourut dans ma gorge, avant même d'avoir franchi la barrière de mes lèvres, quand un bras venu de nulle part la retint. Je lâchais un soupir de soulagement quand elle fut ramenée vers la montagne et disparue de ma vue. Je fusillais alors du regard la reine, serrant à nouveau les dents pour ne pas l'embrocher. Elle souriait toujours et dit avant de partir :
-J'avais pris mes précautions. Une nuit pour réfléchir, voilà ce que tu as avant de recevoir ses restes sur un plateau d'argent.
Je me retournais à mon tour, empoignant les rênes rageusement pour rejoindre mes conseillers. La nuit serait longue...
POV Clarke
Je me débattais rageusement dans les bras du garde qui m'encerclait d'une poigne de fer. J'aurais dû deviner que la reine ne serait pas assez idiote pour me laisser sans surveillance. Mes poignets étant cassés, chaque mouvement était une torture et des cris de douleur s'échappèrent de ma bouche sans que je ne puisse les retenir. Je faisais une bien piètre guerrière. Les chaînes étant désormais inutile, il me mit un collier en métal froid autour du cou qui était relié par une barre de fer au mur de ma nouvelle cellule. Génial. L'atmosphère était toujours aussi froide et malgré que j'ai enfin les pieds sur terre et que je sois libre des mes bras, ma tête bloquée ainsi rendait impossible toute tentative d'évasion. Je pestais contre moi-même quand le garde sortit, me disant que je n'avais pas été assez rapide. Maintenant, j'étais bonne pour une longue nuit de douleur, mes poignets m'élançant douloureusement, et le bruit de talons claquant sur le sol m'indiquant le retour de la reine. Bingo, cette dernière entra avec ses outils qu'elle devait chérir. Elle se posta devant moi et s'exlama:
-Tu as été parfaite!
J'en restais bouche bée. J'avais failli faire tomber à l'eau son marché avec Lexa et elle me disait que j'avais été parfaite ! Elle était vraiment dérangée cette femme. Devant mon air crédule, elle ajouta :
-Tu aurais dû voir la tête de Lexa quand elle a comprit que tu comptais faire le grand saut. Maintenant, si elle n'accepte pas le duel, sincèrement, je ne comprendrais pas. Ma victoire est proche, et tout cela, grâce à toi.
-Vous saviez que j'allais tenter de me tuer ? Demandais-je, abasourdie.
-J'ai tout fait pour que tu le fasses. J'avais vu que tu te sentais inutile et faible et j'ai fait en sorte que
tu reprennes confiance en toi. En te menaçant de torture et en te montrant comme indispensable comme monnaie d'échange, j'étais sûre que tu préférerais mourir que cela n'arrive. Bon, je n'ai juste pas compris pourquoi tu t'es cassée les poignets. La boucle qui raccrochait tes chaînes à la barre de bois était en partie cassée, en forçant un peu, ça se serait très vite détachée et tu serais tombée de la même façon. Mais bon, au moins, tu as assuré le spectacle pendant un long moment, m'expliqua-t-elle.
Je restais sans voix. Moi qui la croyait folle, elle était bien plus réfléchie qu'elle ne le faisait penser. Depuis le début je n'étais qu'un pion dont elle se servait allégrement. En voulant aider mon peuple et Lexa, je n'avais au final que servit sa cause. Je fermais alors les yeux, serrais les dents, et lançais rageusement mon poing en direction de sa mâchoire. Surprise, elle ne put entièrement dévier le coup et, en rouvrant les yeux, je vis du sang couler de sa lèvre fendue. Je souris victorieusement, malgré la douleur que ce coup avait causé. J'allais peut-être mourir, mais au moins, j'aurais eu le plaisir de voir son petit sourire satisfait disparaître de sa face. Elle lança, rageusement :
-Bien, je vois que te proposer de t'allier à moi est inutile. Demain, Lexa sera morte et toi, dès que tu me diras la position de Niylah, tu mourras aussi.
-Vous aurez besoin de moi vivante demain. Lexa voudra s'assurer que je suis en vie, répliquais-je avec force.
-Oh mais tu seras en vie. Je n'ai juste pas précisé dans quel état...
POV Lexa
-Cela suffit! Criais-je soudain, perdant mon sang froid.
Cela faisait des heures que mes conseillers débattaient sur le fait de faire ce duel ou non et des heures que je ne cessais de penser à Clarke, prisonnière de la reine que tous savait impitoyable. La chancelière, bien évidemment, me priait de la sauver par n'importe quel moyen, comme bon nombre de mes conseillers qui respectaient Wanheda. Mais deux conseillers faisaient résistance, réclamant le sang de ce peuple ou affirmant que ce serait un piège et que rien ne prouvait que Nia tiendrait parole après ma victoire. Quand le silence revint, je pris ma décision et l'énonça clairement :
-Clarke a vaincu le peuple qui nous tenait sous leur joug durant tant d'années. Nous avons trahi le peuple du ciel qui aujourd'hui a mis sa rancœur de côté pour se battre avec nous. Laissons tomber Clarke et nous nous ferons un nouvel ennemi. Ai-je raison ? Demandais-je à la chancelière.
Cette dernière hocha simplement la tête, aussi, je continuais:
-Notre peuple respecte Clarke et, je pense, ne s'opposera pas à ma décision. Je me battrais demain et je vaincrais. Je sais vos doutes sur la parole de Nia, moi, j'ai la certitude que le duel de demain sera un piège. Nia voudra profiter de ma faiblesse pour me tuer. C'est pour cela qu'il me faut des infiltrés. Je n'aurais le droit qu'à peu d'hommes pour assister au duel qui se déroulera, je le suppose, dans l'enceinte de leur village. Personne ne se souciera d'une personne s'éclipsant du duel, surtout si c'est une jeune femme blessée.
Je fis alors entrer Raven, d'un geste pour Indra. Quand mon invitée pénétra la tente, la surprise se lut sur bien des visages. Je m'expliquais alors :
-Le plan initial était d'exploser les portes de l'intérieur. Nous le reprenons seulement. Pendant que je combattrais, Raven se dirigera vers l'entrée. Elle fera diversion à l'aide d'une bombe quand le duel sera terminé, pour éloigner les gardes. Elle placera ensuite la bombe plus imposante sur les portes qui permettra à nos troupes de pénétrer Azgeda et d'en prendre le contrôle.
Je me tournais alors vers mon atout :
-Raven, je n'ai aucun droit de t'obliger à accomplir cette acte qui pourrait te coûter la vie. Aussi je te le demande comme une faveur. Pour ton peuple prisonnier, pour Clarke, acceptes-tu de risquer ta vie pour cette cause que je crois juste?
-Oui Heda. Je l'accepte, affirma-t-elle, sans l'ombre d'une hésitation.
Je hochais la tête à nouveau avant de déclarer :
-Ainsi soit-il. Jamais Polis ne tombera entre les mains de cette femme sans foi !
Chaque conseiller acquiesça alors et sortit de ma tente, tous sauf la mère de Clarke qui attendait que tous soit parti avant de dire :
-Si vous perdez, que se passera-t-il?
-Je ne perdrai pas, tout simplement. Vous feriez mieux de vous reposer. Dites à vos hommes de se tenir prêt pour demain. Tout repose sur nos guerriers. Ma vie est entre leur main, comme celle de votre fille. Ne l'oubliez pas.
Elle secoua la tête positivement avant de partir, me laissant seule dans ma tente. Je savais qu'il fallait que je me repose pour mon combat mais des tas d'images me hantaient. Je revoyais le corps sans vie et torturé de Costia et songeait à ce que devait vivre en ce moment Clarke. Mais le ciel me sera témoin que demain, Nia mourra d'une mort lente et douloureuse dont je serais l'unique responsable...
Alors, verdict ? Pfffff sinon, quel épisode 3 ** Que de beaux moments pour nous, n'est-ce pas ?;)
Le duel et la grande bataille demain soir, j'espère que cela vous plaira. Pour mon AU, la suite devrait être poster jeudi ou vendredi^^
Dragoncila : Oui bien sûr que clarke est en vie^^ Et j'ai aussi envoyé plusieurs tweet pour Alycia, c'était vraiment honteux de l'insulter comme il a été fait. J'espère que cette suite t'aura plu en tout cas^^
xDinghy : Ahah désolée, vraiment. Oui c'était hard mais obligatoire pour la crédibilité les poignets, pas possible autrement, c'est des méthodes de torture courante à l'époque médiéval, fin voilà. Et oui, je peux t'assurer que ma ptite Lexa va le réclamer tout ce sang mouahahahahahaha xD
MagRd : Ah désolée encore, mes fins de chap sont terribles je sais mais pas le choix des fois...pis c'est marrant aussi xD Nia va souffrir, je peux te l'assurer^^
MaraCapucin : Oh merci beaucoup, ça me touche beaucoup. J'écrirais d'autres moments de cette façon, avec Clarke dans ses pensées ainsi, comme Lexa d'ailleurs. Je préfère des fois limite ça à des dialogues, ça sonne plus vrai des moments comme ceux-là^^ Contente que ce chap donc t'es plus et j'espère que celui-là te plaira tout autant^^
Nascray : Je sais, je suis cruelle parfois;) Oui, pauvre pitchoune, ça m'a fait de la peine de l'écrire je peux te l'assurer...
meg1287 : Merci beaucoup:) J'espère que ce chapitre te plaira également^^
Allez, à demain pour la suite du chapitre qui devrait former un tout^^ kiss:)
