Ca commence à devenir une habitude, je poste de plus en plus tard, mais je respecte les délais. Cette fois, ma bonne excuse c'est que c'était la fête des mères, que j'ai trop mangé, j'ai révisé, que j'ai fait trois gâteaux, que j'ai dormi haha. Bref, du coup je ne poste que maintenant, sorry !

Je remercie toutes les personnes qui ont lu, mais plus encore celles qui ont commenté, parce que vous faites vivre cette histoire, vraiment ! Sais mes lecteurs, je pense que je ne serais pas capable d'aller au bout de mes histoires, alors merci vraiment !

Swangranger : Tes commentaires me touchent vraiment à chaque fois. On va découvrir qui est la troisième sœur, mais tu n'es pas la seule à penser que c'est Livia haha, surtout maintenant que vous savez qu'elle est vivante. Bref, merci beaucoup !

Elisendre : Ahah oui carrément, je suis ravie que tu vois mes allusions à Buffy, je suis une grande fan. J'aime tes théories, bien sûr je ne vais rien dire sinon je vais te spoiler mais tu es sur la bonne voie ! Merci pour ton commentaire.

Leolili : Oui un vrai mystère, mais vraiment, tout va se délier rapidement. Oui le rapprochement se fait petit à petit, mais tant que l'ombre de Livia plane, c'est difficile.

Math'L : ahah j'aime tes hypothèses ! Bon, je ne vais pas répondre parce qu'il y a déjà de nombreuses réponses dans ce chapitre, donc n'hésite pas à me dire ce que tu en penses ! Merci en tout cas pour ton commentaire. Et j'ai bien aimé écrire la dispute Ange/Hermione aussi mdr.

Lily Orya : En effet, ne rien dire ce n'est sûrement pas la solution, mais c'est difficile à dire quand même ! Bon tu vas enfin avoir une réponse pour la troisième sœur dans ce chapitre, tu m'en diras des nouvelles !

InitialsBB : Vous êtes nombreuses à penser que Livia est la 3ème sœur et vous aurez votre réponse dans ce chapitre ! Et je suis ravie de voir que des fans de buffy me suivent ici haha. Pour Ange c'est pas pour tout de suite le départ, mais bon ! Merci pour ton commentaire !

Bonne lecture.


Hazel et Desdemona s'étaient installées à table et tous les regards étaient tournés vers elles. Elles se jetaient des coups d'œil comme si elles parvenaient à communiquer par la pensée. C'était peut-être le cas, songea Hermione en repensant à la manière qu'avaient les jumeaux Weasley de communiquer en silence à l'époque où Fred était encore des leurs.

—Vous êtes toutes les deux des marchands d'âme ? demanda Harry en s'asseyant à son tour, sans lâcher sa baguette magique.

—Nous ne sommes pas des marchands d'âme, nous sommes le marchand d'âme. Avec Arwen, expliqua finalement Hazel de son éternelle voix claire.

—Arwen ?

—Notre troisième sœur.

En y réfléchissant, Drago n'avait jamais songé à en savoir plus sur la troisième sœur. Il avait rencontré Hazel et Desdemona par hasard, par le biais de Ginny et ne s'était pas questionné sur leur identité. C'était à ses yeux, des filles parmi tant d'autres. Mais à présent que le sort de traçabilité les avait touchées, il se demanda où pouvait bien se trouver cette fameuse Arwen.

—Comme est-ce possible ? demanda finalement Lupin. Comment le marchand d'âme peut-il avoir trois identités différentes.

—Tout simplement parce que c'est la première fois qu'un marchand d'âme – notre mère – donne naissance à des triplets. Et au lieu de sauter une génération, comme c'est le cas lorsque le marchand d'âme n'a que des fils, le pouvoir du marchand d'âme s'est divisé en trois, nous donnant à chacun des dons bien particuliers.

—Cela signifie que vous n'avez pas les mêmes pouvoirs ?

—En effet, répondit Desdemona. Nous avons été créées comme trois entités très différentes. Je suis celle qui correspond au bien et vivant, Hazel se rapproche du mal et des morts, quant à Arwen, elle est la neutralité.

Drago eut un petit rictus. Leur mère avait bien choisi leur prénom, à ça près qu'ils ne correspondaient pas à leur rôle de marchand d'âme. Desdemona avait hérité d'un prénom de démon, alors qu'elle représentait le bien. Tout s'éclaira d'ailleurs, quand Drago comprit enfin pourquoi Desdemona l'avait aidé à connaître l'existence du sort de la Trace. Hazel, quant à elle, avait un prénom d'ange, mais ce n'était qu'un moyen de brouiller les pistes, puisque visiblement, elle était plus démoniaque que le prénom de sa sœur. Quant à Arwen, cependant, ce prénom restait un véritable mystère…

—Mon pouvoir, expliqua Hazel, est celui de diviser les âmes, et de parler aux âmes défuntes.

—Le mien, ajouta Desdemona, est d'unifier les âmes, de les soigner.

—Et celui d'Arwen ? demanda Hermione qui buvait leurs paroles.

—Arwen est celle qui guide, elle commande aux âmes. Elle est la plus sage d'entre nous et c'est elle qui décide si nous pouvons utiliser ou non nos pouvoirs. Elle guide les âmes vers la lumière, et retrouve les âmes égarées.

—Les âmes égarées ?

—Oui, les âmes se perdent parfois. Elles bifurquent loin de ce qu'elles devraient être. C'est souvent le cas des âmes sœurs. Des âmes qui s'accrochent à d'autres âmes que celle qui lui est véritablement destinées.

Autour de la table, tout le monde semblait songeur. La révélation de la division des pouvoirs du marchand d'âme n'était pas de très bon augure pour eux. Aux dires d'Hazel et de Desdemona, ce n'était pas elles qui décidaient, mais leur troisième sœur. Sœur qu'ils n'avaient jamais rencontrée jusqu'ici, et qui, si elle représentait la neutralité, ne serait peut-être pas facile à convaincre.

—Est-ce que vous pouvez nous aider ? finit par demander Harry.

Les deux sœurs haussèrent les épaules comme d'un seul homme.

—Nous ignorons ce que vous espérez vraiment de nous.

Harry jeta un coup d'œil à Ron et Hermione. Seules les personnes assises à cette table savaient vraiment pourquoi ils recherchaient tant le marchand d'âme. Leur objectif était de ressoudé l'âme de Voldemort pour n'avoir qu'une seule âme à tuer et non pas sept. Mais à présent qu'ils se trouvaient face à une partie du marchand d'âme, il était temps d'exposer leur plan.

—Nous voulons que vous recolliez l'âme de Lord Voldemort.

La sentence tomba comme un poids au creux de l'estomac d'Hermione. Le stress et l'angoisse de les voir refuser pouvait mettre à mal à tout moment le travail abattu depuis des mois, leur recherche du marchand d'âme. Fallait-il ajouter à cela le fait qu'ils n'avaient pas trouvé ni même cherché d'Horcruxes depuis le retour de Drago, et que par conséquent, ils n'avaient aucun autre plan que celui qu'ils proposaient là à Hazel et Desdemona.

—C'est à Arwen de décider, dit finalement Desdemona de sa voix basse. Recoller les âmes fait partie de mes pouvoirs, mais sans l'autorisation de ma sœur, je ne peux pas le faire.

—Vous êtes donc totalement soumises à votre sœur ?

—Non, répliqua Hazel, vexée. Nous nous en remettons à son jugement et à sa sagesse. Si elle juge que nous ne devons pas interférer dans cette guerre de quelque façon que ce soit, c'est que cela doit être ainsi. C'est tout.

C'est tout. Alors voilà, songea Drago, le destin de toute l'Angleterre et peut-être même du monde magique dans son intégralité se résumait peut-être à la décision de trois sœurs d'une vingtaine d'années.

—Nous devons rencontrer Arwen, et la convaincre, déclara Ron d'une voix forte.

—Elle… elle n'aime pas tellement recevoir de la visite.

—Oui, ajouta Hazel, elle est la plus solitaire d'entre nous. Ca va d'ailleurs sûrement de pair avec la sagesse, son esprit n'est pas corrompu par le monde qui l'entoure, contrairement au nôtre.

—Corrompu ? demanda Ginny.

—Oui, sourit Hazel. En vivant parmi vous, nous nous faisons une autre opinion du monde, une opinion souvent biaisée par nos sentiments, nos rencontres. Alors qu'Arwen, qui vit seule, n'est qu'objectivité.

—Nous devons la rencontrer, insista Harry. C'est notre seul moyen de sauver le monde magique.

—Elle ne sera pas de cet avis, répliqua Desdemona. Mais ça ne coûte rien d'essayer, finit-elle par ajouter.

Tout le monde sembla surpris de sa réponse.

—Je suis celle qui amène le bien, sourit-elle.

—Alors pourquoi tu as prédit à Ginny qu'elle ne serait pas mère très longtemps ? répliqua Drago avec humeur.

—C'est ce que je dis à toutes les mères que je rencontre, ou les mères en devenir. On n'est jamais mère que le temps d'une vie, et leur faire penser que, peut-être, leur maternité ne durera pas, les rend d'autant plus mère et forte face à leur progéniture.

Drago arqua un sourcil. Même si ce que Desdemona disait tenait la route, il n'était pas certain de vouloir lui faire confiance. Malgré tout, Ginny sembla rassurée, et accorda un petit sourire de soulagement à Harry, ce qui suffit à Drago pour ne pas en rajouter sur la question de la maternité. Il se jura cependant, que s'il arrivait quoi que ce soit à la petite Noa, il lui ferait payer d'une manière ou d'une autre.

—Bien, où vit Arwen ?

—En écosse. A Skaw, sans doute l'une des villes les plus au nord de la Grande Bretagne.

—Allons-y alors.

—Tous ? demanda Hazel. Je pense que vous devriez faire le tri.

Harry jeta un coup d'œil alentour.

—Ron, Drago, Hermione, Ginny et Georges. Pendant ce temps, Remus, tu essaies de rassembler le plus de personnes possibles, peut-être que nous aurons très peu de temps pour agir à notre retour. Minerva…

—Je préviens les enseignants et les élèves.

Harry acquiesça et chacun sembla concentré sur ses propres objectifs et ce qu'il avait à faire.

—On peut y transplanner ?

—Oui, mais uniquement par transplannage d'escorte, affirma Desdemona. La maison est bien protégée.

—Trois chacun alors. Je vais prendre Harry, Ginny et Ron, décréta Hazel. Mona tu prends les trois autres.

S'il y avait bien une chose que Drago détestait, c'était le transplannage d'escorte. C'était la façon la plus désagréable de se déplacer qu'il connaissait, cela lui donnait la nausée et il mettait souvent de longues minutes à s'en remettre. Il détestait perdre le contrôle et s'en remettre à une fille en qui il n'avait jusqu'ici jamais eu confiance.

Malgré tout, le regard doux et serein que lui lança Hermione acheva de le convaincre que c'était une bonne idée, et quand elle lui tendit la main, il ne put le lui refuser. La main d'Hermione était douce et chaude. Elle était si petite qu'elle vint facilement se loger dans le creux de la paume de Drago qui la resserra doucement.

Ginny confia la petite Noa à Molly, trop heureuse d'avoir sa petite fille rien que pour elle, et elle embrassa ses parents et ses frères une dernière fois. Les autres firent tous des signes de tête en direction de la tablée puis se tournèrent vers sœurs qui comptèrent alors jusqu'à trois, et soudain, ils furent aspirés par le néant, comme avalés par un trou noir, ne laissant derrière eux que le sempiternel et caractéristique 'plop' sonore du transplannage.

Quand Drago recouvra enfin le sens de la vue, il ne fut pas étonné de se trouver au bord d'une falaise. Il n'y avait absolument rien autour d'eux, si ce ne fut une jolie maison, ridiculement petite, qui s'érigeait un peu plus loin sur la côte. En inspirant l'air glacé et salin à pleins poumons, Drago sentit soudain une once de liberté l'envahir.

Il avait l'agréable sensation de se trouver au bout du monde. Un endroit loin de tout, loin de Voldemort, loin de la guerre, loin du souvenir douloureux de Livia. Un endroit de sérénité et de paix intérieur. Il comprenait ce que Hazel voulait dire quand elle disait que sa sœur n'était qu'objectivité. C'était à croire que jamais civilisation n'était venue entraver la nature, si présente, si vaste dans ce petit bout de terre.

—C'est beau, souffla Hermione à côté de lui.

Il ne le dit pas, mais à cet instant, Drago trouva l'endroit aussi beau qu'Hermione. Quand il tourna la tête pour la regarder, il ne trouva rien de plus beau que ses yeux qui pétillaient de malice comme ils ne l'avaient pas fait depuis des années, son nez légèrement rougit par le froid et ses cheveux qui flottaient dans le vent. Totalement immobile, elle avait perdu son regard mordoré dans l'immensité de la mer qui s'étendait à leurs pieds, quelques centaines de mètres plus bas.

—C'est vrai, affirma Drago.

On n'aurait su dire s'il parlait des lieux ou bien de la jeune femme.

—Venez, leur cria Hazel dans le vent. Arwen nous attend.

Chacun se demanda comme Arwen pouvait bien les attendre alors qu'ils n'avaient pas annoncé leur arrivée, mais Drago en conclut que leur histoire de sœur triplet devait bien y être pour quelque chose. Lui-même n'avait jamais eu de frère ni de sœur, mais il avait souvent eu la sensation, en observant la fratrie Weasley, qu'ils se comprenaient en un seul regard. Et il avait toujours un peu envié ce lien fusionnel que seuls les frères et sœurs partagent. C'était sans doute pour cela, qu'il avait promis un jour à Livia de lui faire toute une ribambelle d'enfants. Ce à quoi elle avait répondu, que deux ou trois étaient largement suffisant.

Quand ils arrivèrent enfin devant la maisonnée, Hazel et Desdemona entrèrent sans prendre la peine de frapper ou d'indiquer par quelque moyen que ce soit leur présence. La maison était petite, mais étrangement lumineuse, avec ses murs immaculés et ses meubles en bois clair.

Le petit groupe suivit les deux sœurs, et se retrouvèrent bientôt sur le seuil de ce qui semblait être un jardin d'hiver transformé en une immense bibliothèque. Assise sur l'un des canapés de toile beige, la troisième sœur les attendait d'un œil intrigué.

—Arwen, s'écria Hazel en se jetant sur sa sœur. Tu nous as manqué.

Mona et Hazel embrassèrent chacune chaleureusement leur troisième sœur. Il était difficile de douter de leur amour réciproque. La façon qu'eut Arwen quand elle caressa doucement les cheveux de ses sœurs, ou encore sourires qu'elles échangèrent ne permettait pas de nier un amour profond et sincère.

Arwen était aussi différente de ses sœurs que Mona l'était d'Hazel. Elle était rousse et avait de magnifiques yeux gris perle, bordés d'une rangée de cils très sombres. Sa peau diaphane n'était pas parcheminée de taches de rousseur comme l'était celle de la famille Weasley, mais lui donnait l'allure d'une véritable poupée de porcelaine. Elle avait l'air d'ailleurs très fragile. Elle se mouvait avec douceur et simplicité, sans jamais un geste brusque pour entraver l'aura mystérieuse qui planait au-dessus d'elle.

Il émanait d'elle une sérénité et une sagesse si denses, qu'on imaginait qu'elle avait déjà vécu cent vies. Comme si plus rien n'avait de secret pour elle, et qu'elle savait, au plus profond de son être, ce qui était bon pour le reste de l'humanité. Elle était intimidante, quand bien même elle faisait presque deux têtes de moins que Drago.

Arwen se leva finalement du canapé et offrit un regard doux au reste de la troupe.

—Bienvenue chez nous, murmura-t-elle enfin.

Les six autres semblaient gênés, comme de trop dans ces retrouvailles familiales. Mais Harry ne se démonta pas. Il savait que cette rencontre pouvait changer la face du monde et leur faire gagner cette guerre. Il ne prit d'ailleurs pas le temps d'expliquer tout son plan, comme il l'avait fait pour Hazel et Mona – peut-être qu'Arwen était déjà au courant d'ailleurs – et se contenta d'avancer dans sa direction et de déclarer :

—Je suis Harry Potter, chef de la Résistance.

—Je sais qui tu es, sourit Arwen. Je connais ton histoire, ton nom et ton rôle à jouer. Ce que j'ignore cependant, c'est ce que tu fais sous mon toit, alors que tu as une batailler à mener contre Lord Voldemort.

Même s'il s'attendait à ce qu'Arwen ne soit pas totalement ignorante du conflit qui faisait rage en Grande Bretagne, il fut surpris de la voir aussi bien informée.

—Nous avons besoin de vous trois pour sauver le monde magique, déclara Harry.

—Sauver le monde magique ? répéta Arwen. Qui vous dit que ce n'est pas Voldemort qui sauvera le monde ? Je ne suis pas en train de dire que le Seigneur des Ténèbres est la solution, ni que vous l'êtes d'ailleurs. Je dis juste que le monde tourne toujours aussi rond quoi qu'il advienne en Angleterre. Et il continuera de tourner après votre mort, celle de Voldemort, et la mienne aussi d'ailleurs.

Ce discours, s'il était plein de sagesse, était aussi le discours d'une personne totalement désintéressée qui ne voyait ni le bien ni le mal, uniquement la neutralité et dont la seule obsession était de conserver l'équilibre du monde.

—Voldemort veut asservir les moldus. Il tue sans remord, il torture.

—Je sais tout cela.

—Et vous restez sans rien faire ?

—Mon rôle n'est pas de prendre parti. Je ne suis ni avec l'un ni avec l'autre, je suis la neutralité, la balance et l'équilibre.

—Ce n'est pas qu'elle ne veut pas, intervint Hazel. Elle ne peut pas, c'est tout. C'est dans sa nature, elle a été conçue pour être neutre, comme tu as été conçu pour être celui qui s'opposera à Voldemort. Elle ne peut rien y faire.

—C'est une question de volonté, grogna Ron.

—Non, parce qu'elle ne peut pas avoir d'autre volonté que d'être neutre. Et c'est pour cela que nous nous en remettons à elle. Sans quoi, ma tendance à être attirée par le mal et la mort me ferait faire de trop gros dégâts. Quant à Mona, qui est si bienveillante, elle aiderait trop de gens, et alors, l'équilibre serait perturbé.

C'était si difficile à assimiler, que personne ne parla pendant de longues secondes.

—Vous devez nous aider, insista Harry. Nous ne vous demandons pas de vous battre, juste de ressouder l'âme de Voldemort pour que nous puissions faire le reste.

—L'équilibre du monde, répéta Arwen.

—Winnie, murmura Mona à l'adresse de sa sœur. Peut-être que l'équilibre du monde est déjà perturbé. Après tout, Voldemort a manipulé son âme et il est allé contre la nature.

Arwen resta silencieuse un moment avant d'hausser les épaules.

—C'est ce que font les hommes. Ils vont à l'encontre de la nature, mais elle se venge tôt ou tard.

—Ce serait bien qu'elle se venge avant qu'il n'asservisse tous les moldus, grogna Georges dans son coin.

Arwen ne sembla pas sensible à l'humour de Georges Weasley. Hazel et Desdemona avaient eu un petit sourire, mais en voyant la réaction de leur sœur, elles restèrent plus discrètes qu'à l'ordinaire.

—Bien, tu nous offres une tasse de thé ? il fait un froid de canard ici, sourit Hazel.

Arwen se décontracté légèrement, et guida tout ce que petit monde jusqu'à la cuisine, qui était une immense bien baignée de lumière avec un grand ilot central où il était facile d'accueillir plus d'une douzaine de personnes. Drago prit place à côté d'Hermione, elle-même à côté d'Arwen. En face Ginny regardait la pièce d'un œil émerveillé.

Quand l'eau fut chaude et le thé bien infusé, Arwen fit couler l'eau dans la théière et disposa de jolies tasses devant chacun d'entre eux. Quand elle arriva à Hermione, elle lui servit doucement le thé, mais dériva légèrement et en fit malencontreusement tomber un peu à côté.

Hermione approcha la main pour venir essuyer l'eau, au même instant qu'Arwen, si bien que leur peau entra en contact une seule et unique seconde. L'électricité qui passa entre elle sembla effrayer Hermione, tandis qu'Arwen, moins expressive, affichait un regard perplexe. A côté, Hazel et Desdemona, témoins de ce qui venait de se passer, souriaient de toutes leurs dents et d'un air entendu.

—Tu l'as senti ? demanda Hazel d'un air excité.

—Ca fait des mois qu'on le sent, ajouta Mona en haussant les épaules.

—C'est vrai, affirma Hazel.

Autour de la table, tous les regards se posèrent sur les sœurs, puis sur Hermione. Etaient-ils passés à côté de quelque chose ? De quoi diable parlaient les triplets ? Qu'avait pu sentir Arwen en touchant Hermione pour la première fois. Etrangement, Drago se souvint de la première fois où il était entré en contact physique avec Hazel, et de l'électricité qui l'avait parcouru à cet instant précis.

—Quelqu'un va nous dire de quoi il s'agit ou … ? demanda Georges, curieux.

—C'est une âme maudite, finit par lâcher Hazel.

—Une âme maudite ? Qu'est-ce que c'est ?

Hazel, Desdemona et Arwen se jetèrent un regard en coin, et ce fut finalement Arwen qui se lança dans l'explication.

—Les âmes maudites sont très rares. On n'en rencontre qu'une ou deux fois dans une vie de marchand d'âme. On parle plus précisément d'âmes sœurs maudites. Ce sont des âmes qui se cherchent pendant des années, des siècles même. Les âmes sœurs sont faites pour se trouver et rester ensemble, mais celles qui sont maudites se trouvent mais ne parviennent pas à rester ensemble. Elles essaient, mais à chaque fois quelque chose les empêche d'être ensemble. Elles mettent des siècles à se trouver enfin.

Les paroles d'Hazel et Mona revinrent en mémoire à Drago. Ils se souvint de leurs messes basses, et des mots qu'ils avaient entendus. « Tu vas voir, c'est très intéressant. C'est la première fois que je vois ça. Oui, j'en suis sûre. Maudites. » C'était donc une allusion à l'âme d'Hermione ?

—Donc Hermione a une âme sœur elle aussi maudite ? demanda Ginny, songeuse. C'est romantique… Peut-être que tu l'as déjà croisé.

Hazel et Desdemona éclatèrent d'un grand rire, tandis qu'Arwen affichait un petit sourire discret.

—Qu'est-ce qu'il y a de si drôle ?

—Bien sûr qu'elle l'a déjà rencontré, dit finalement Hazel entre deux éclats de rire. Il est assis à côté d'elle.

Tous les regards se tournèrent vers la personne assise à côté d'Hermione qui n'était autre que Drago.

—Impossible, dit Drago calmement. Mon âme sœur est morte il y a un an et demi.

Et l'estomac d'Hermione se retourner, à l'idée que Drago apprenne que Livia n'était en réalité pas morte, et surtout, dans le camp opposé.


Voilààààà ! J'espère ne pas vous avoir déçu, mais Livia n'est pas la troisième sœur, elle n'a aucun rapport avec le marchand d'âme donc. Et oui, c'est juste une salope qui a brisé le cœur de Drago haha. Heureusement qu'Hermione va être là pour soigner son petit cœur en miettes.

On en apprend aussi un peu plus sur les âmes sœurs maudites, ce qu'Hazel et Mona avaient déjà deviné depuis le chapitre 7 ! Donc voilà, j'espère que ça vous a plu, on se retrouve la semaine prochaine pour parler de ces âmes sœurs maudites…

A mercredi/jeudi !