Chaud devant, le vingtième – déjà ? – chapitre et la lettre tant attendue d'Hermione ! Vous vous êtes tous beaucoup questionnés sur son départ, où elle était, avec qui, pourquoi, comment, avec des chaussettes bleues ou roses ? Mais personne ne semble avait vraiment deviné, je pensais pourtant que vous trouveriez !
Pour ceux qui ont pensé à une lettre de suicide ou quelque chose dans ce genre, sachez qu'Hermione n'est pas de ces gens qui considèrent la mort comme une solution ou une libération, et c'est peut-être un tort, car elle donne toujours raison à la vie, qui selon elle est plus fort que tout. Soyez-en sûrs !
Vous avez été très nombreux à commenter, encore plus à lire, et quelques-uns à m'écrire des messages privés, alors vraiment, je vous remercie du fond du cœur, j'ai l'impression que la fic commence à décoller un peu !
Iknox3: Merci, j'aime écrire des choses touchantes ! Pour la lettre d'Hermione, tu ne vas pas attendre longtemps puisqu'elle est là ! Merci pour ton commentaire.
Charliee3216: Oui Hermione est gentille, mais elle a aussi le sens du devoir. J'adore Blaise et Pansy ! Alors quand je peux je les mets dans mes fictions, je suis heureuse que ça t'ai plu !
Leolili: Oui il fait de la peine, mais il a le droit de pleurer de temps en temps, ça fait du bien ! Tant mieux si tu ne t'attendais pas à la lettre, j'aime créer la surprise ! Voici la suite !
Lili Orya: Désolée, c'est jeudi haha, hier je n'étais pas chez moi. Je ne suis pas une grande grande utilisatrice des cliff hanger mais parfois ça ne fait pas de mal. Voici la suite et merci pour ta review.
Math'L: Ahah, je vote je vote ! et oui, où est-elle passée ? Je te laisse le découvrir dans la suite !
Swangranger: Pansy et Blaise sont là pour détendre l'ambiance haha. Je n'en dis pas plus sur la lettre, car elle est juste en dessous :P je te laisse la découvrir, j'espère qu'elle te plaira.
Thilou Lovegood: Je suis ravie que mon histoire te plaise ! Je l'écris avec amour. Oui, les scènes larmoyantes ça va deux minutes, mais Pansy et Blaise sont là pour sauver l'ambiance haha. Merci pour ton commentaire qui me touche vraiment, voici la suite !
Jelleis: Merci pour ton commentaire, je vais répondre à toutes ces questions dans ce chapitre, alors n'hésite pas à me dire ce que tu en as pensé !
Family-business: Et si je peux haha. Non je ne dis rien et je te laisse le lire, tu me diras ce que tu en as pensé. Et oui, Blaise et Pansy sont ses BFF, alors ils gèrent. Si tu trouves l'avanceur de temps, je suis preneuse !
Luli123: Oh je suis ravie que ta première review ne revienne ! Et encore plus que mon histoire te plaise. Je suis contente que mon style te plaise, ça me touche vraiment, peut-être même plus que l'intrigue elle-même. Voici la suite, j'espère qu'elle te plaira tout autant !
Bonne lecture !
« Drago,
J'ignore si tu deviendras et si tu liras cette lettre. Tu es parti sans un mot, et la dernière fois que tu as fait cela, nous ne t'avons pas revu pendant près d'un an. Je garde espoir malgré tout. L'espoir que tu as changé, et que tu n'es plus l'homme détruit qu'avait laissé Livia derrière elle. Que tu as retrouvé la force d'avancer, malgré tout ce que tu as vécu.
Je pars Drago. Je ne sais pas pour combien de temps. Harry et Ron ont décidé de partir aujourd'hui même à la chasse aux Horcruxes, et je crois que ma place a toujours été au près d'eux. C'était ce que nous avions toujours prévu de faire, depuis la mort de Dumbledore. Je crois au fond, que c'était notre destin, et non pas celui de l'Ordre, de mettre un terme au règne cruel de Voldemort.
Je ne renie pas l'Ordre. Chacun de ses membres m'a apporté joie et bonheur, mais il n'y a jamais eu que nous, Harry, Ronald et moi. C'était écrit.
Je regrette tout ce qui s'est passé, Drago. Je regrette de ne pas avoir eu la force de te dire que Livia était vivante. Si c'était à refaire, je le ferai autrement. Malheureusement, je n'ai pas conservé le retourneur de temps que m'avait donné Minerva, jadis. Le temps de ma troisième année à Poudlard me parait si loin, j'ai la désagréable sensation d'avoir vécu mille vies depuis. D'avoir vieilli d'un coup.
Je sais que j'ai mal agi. Que tu étais en droit de savoir. Mais je crois que je n'aurai pas supporté de te voir anéanti, une fois de plus. A ton retour, après un an d'absence, j'ai vu la tristesse dans tes yeux, la douleur dans ton cœur. On ne se connaissait qu'à peine, toi et moi, et pourtant en quelques mois, tu es devenu plus important que le reste à mes yeux. Je n'ai pas d'explication. Ça s'est fait comme ça, petit à petit.
Tes yeux vides, autrefois si expressifs, semblaient sombrer dans des souvenirs trop douloureux et trop lointains pour pouvoir en revenir. Mais petit à petit, tu en es revenu Drago. Tu pourras dire ce que tu veux, mais je t'ai vu revenir. Je t'ai vu venir partager nos repas, je t'ai vu sourire à Ginny, et rire avec la petite Noa. Je t'ai vu être complice avec Georges et même sourire aux plaisanteries de Ron. Je t'ai vu revivre.
Je savais, au fond de moi, que tu n'avais pas oublié Livia, mais son souvenir, puisque moins haineux, était devenu plus doux, plus mélancolique. Tu t'étais habité à son absence, et tu renaissais de tes cendres. Alors, je n'ai pas voulu être celle qui mettrait un terme à tout cela. Je n'ai pas voulu te dire que Livia était vivante, parce que je savais que la lame brûlante de la vérité te détruirait, comme celle de mensonge, il y a de cela plus d'un an.
Elle ne méritait pas la place immense et l'autel que tu lui avais créé dans ton cœur, dans ta vie. Elle ne méritait pas de t'atteindre, de te toucher. Je sais à quel point elle t'a troublé, à quel point elle t'a blessé, Drago, mais il n'en reste pas moins que tu as un choix à faire aujourd'hui. Celui de vivre dans le mensonge d'un passé inexistant, ou d'avancer, quoi qu'il t'en coûte.
Je ne te demande pas de le faire pour l'Ordre, et encore moins pour moi. Je te demande de le faire pour toi, parce que tu mérites plus que le mensonge. Tu mérites d'être plus que l'ombre de toi-même, de redevenir celui que tu étais autrefois : un homme sûr de lui, qui savait parfaitement ce qu'il voulait, et qui ne craignait pas de souffrir.
La peur de souffrir. Elle te ronge. Tu as pourtant tellement souffert, qu'il serait improbable que cela ne t'arrive davantage. C'est ce qui t'empêche d'avancer. C'est pour cela que tu rejettes catégoriquement cette histoire d'âmes-sœur. Parce que si elle s'avérait vraie, si par le plus grand des hasards, nous nous retrouvions être des âmes-sœur, tu craindrais que tout cela ne s'effondre à nouveau et que ton cœur ne le supporte pas.
Mais sois sûr d'une chose Drago, il n'appartient qu'à toi de laisser cette souffrance s'emparer de ton être. Je sais ce que je dis. Je l'ai laissé bien trop longtemps s'insinuer dans mes jambes, dans ma tête, jusque dans ma langue à m'en faire devenir muette. Et tu m'as aidé à me sortir de cette douleur pourtant lancinante, alors j'espère que cette lettre t'aidera à en faire de même.
J'ignora combien notre quête aux Horcruxes durera. J'espère qu'elle ne s'éternisera pas et que nous mettrons un terme à cette guerre avant que je ne sois trop vieille pour tenir debout. J'espère que nous nous reverrons Drago. Et j'espère que d'ici là, tu m'auras pardonné. Que tu auras oublié toute la haine que tu as contre moi, pour ne garder que les bons souvenirs que nous avons partagé. Si la guerre n'a pas raison de nous, je reviendrai, et nous pourrons nous dire tout ce que nous avons sur le cœur.
Prends soin de toi,
Hermione »
Les mains de Drago tremblaient, et sa lecture avait été difficile. Si difficile, qu'il n'avait d'abord pas compris le sens des mots qu'Hermione avait couché sur le parchemin. Encore sonné, surpris, il s'assit au bord de son lit et relit la lettre. Deux fois, trois fois. Une dizaine de fois, jusqu'à la connaître presque par cœur. Il avait l'impression d'entendre la voix d'Hermione dans sa tête, comme si elle se trouvait à côté de lui pour lui murmurer ces quelques mots.
Il s'endormit à ce qui semblait être sa centième lecture. Le corps engourdi, la tête vide, le cœur meurtri. Il ne s'était pas attendu à cela. Il avait pensé rentrer, dire à Hermione qu'elle n'aurait pas dû lui cacher la vérité, puis la prendre dans ses bras et lui murmurer que ce n'était pas grave. Lui dire qu'elle comptait plus que cette ridicule querelle, lui dire qu'il était content qu'elle soit à ses côtés pour surmonter ça.
Mais il ne lui avait pas dit. Et elle n'était plus à ses côtés pour surmonter cela. Elle était avec Ron et Harry, quelque part, très loin de Londres, à la recherche de l'âme fragmentée du Seigneur des Ténèbres. Il n'aurait jamais imaginé cela. Il avait été bien naïf de croire qu'elle l'attendrait. Hermione n'était pas de ces filles qui attendent, elle était plutôt de celles qui agissent, qui prennent les choses en main sans attendre le consentement de qui que ce soit. Elle était forte. Pas comme lui.
Quand il se réveilla au petit matin, Drago crut d'abord qu'il rêvait. Une immense flamme rougeoyante se tenait au-dessus de lui. Une flamme aux yeux dorés et au sourire timide. Ginny.
—Tu es rentré ? murmura-t-elle en s'asseyant sur le rebord du lit.
—Apparemment, répliqua-t-il en se frottant les yeux.
Lorsque Ginny ne fut plus une tâche floue et colorée, et qu'elle eut retrouvé les traits familiers que Drago lui connaissait, ce qui s'était passé la veille lui revint en pleine tête. La dispute avec Hermione, sa discussion avec Blaise et Pansy, le vote pour lui pardonner, et son retour au square Grimmaurd. La chambre vide d'Hermione, et la sienne, froide. La lettre sur le bureau, l'écriture d'Hermione, ses mots. Son départ.
—Ils sont partis ? demanda-t-il finalement d'une voix rauque.
Une ombre passa sur le visage pourtant lumineux de Ginny. Drago sentit la nausée lui nouer l'estomac. Il avait été égoïste de ne penser qu'à lui. Pas une seule seconde il n'avait pensé au désarroi et à la solitude de Ginny de voir son mari, son frère et sa meilleure amie partir sans elle. Elle serait sûrement partie avec eux, s'il n'y avait pas eu Noa. Malgré tout, elle gardait la bonne humeur qui faisait d'elle une fille exceptionnelle.
—Je suis désolé, fillette.
Les yeux embués de Ginny se fermèrent quelques secondes, juste le temps pour elle de reprendre contenance, de retrouver sa force et sa joie de vivre. Le temps de se souvenir que c'était pour la bonne cause. Encore coupable, Drago se pencha vers elle et la prit délicatement dans ses bras. Ginny se laissa faire et vint poser sa tête sur l'épaule de Drago. Elle fut secouée d'un unique sanglot.
—Ils me manquent déjà, soupira-t-elle. Qui sait combien de temps cela va prendre ?
—Ils ne t'ont rien dit ?
—Ils ne le savent pas eux-mêmes. Arwen leur a donné les indications les plus précises possibles, sur la localisation des Horcruxes, des lieux emblématiques pour Voldemort, mais on ne sait quand même pas à quoi ils ressemblent. Et une fois trouvés, il faudra encore les détruire, ce qui n'est pas une chose facile.
Drago ne dit rien. Il savait que Ginny pensait exactement à la même chose que lui. Il savait que ni l'un ni l'autre ne savait quand ils reviendraient, ni s'ils reviendraient. Après tout, Voldemort pouvait très bien se mettre en travers de leur chemin, les attaquer, les tuer… cette pensée acheva de nouer l'estomac de Drago.
—Elle m'a écrit une lettre, murmura-t-il.
Ginny se redressa doucement pour le regarder. Il lui tendit le morceau de parchemin froissé avec lequel il avait dormi. Elle le repoussa gentiment.
—Non, c'est ta lettre, je n'ai pas besoin de la lire.
Drago eut un petit sourire en coin.
—Tu n'es pas une vraie fille ! Pansy l'aurait déjà lu, analysé et y aurait répondu.
—J'ai grandi avec six frères, alors je pense qu'en effet, ça ne fait pas de moi une vraie fille.
—Ou alors la meilleure des filles ? sourit Drago.
—Des années que je me tue à le répéter.
Drago et Ginny eurent un petit rire. Un rire sincère, certes, mais qui avait aussi pour mission de cacher le désespoir et la crainte qui animaient leur cœur à cet instant précis. Il ne leur restait que ça de toute façon, le rire. Les larmes, Drago en avait déjà trop versé, si bien qu'il ne lui en restait plus tellement. Il les gardait précieusement pour les grandes occasions.
—Je peux te prêter Hedwige, si tu veux.
—La chouette de Potter ?
—Oui. Si tu veux répondre à Hermione.
—Ce ne serait pas trop dangereux ?
—Tu sous-estimes Hedwige, c'est une pro.
—J'y songerai…
Et Drago y avait songé. Plus d'une fois. Mais il avait laissé les jours lui filer entre les doigts, puis les semaines. Cinq au total, avant qu'il fasse plus qu'y songer. Cinq semaines durant lesquelles il avait pesé le pour et le contre. Ecrire à Hermione, oui, mais pour lui dire quoi ? A chaque fois qu'il avait été sur le point de lui écrire, il avait relu sa lettre, et s'était enfoncé dans ses pensées, s'emmêlant avec les mots, ne sachant pas par où commencer. Alors il avait abandonné, laissant échoués sur sa table, une plume encore neuve et un parchemin encore vierge.
Pendant ces quelques semaines, Drago n'avait absolument rien fait. Il avait erré comme une âme en peine. Il passait beaucoup de temps avec Ginny, qui comptait aussi les joues, et rendait régulièrement visite à Pansy et Blaise, qui retrouvaient leur meilleur ami. Mais il n'était plus que l'ombre de lui-même, encore et toujours. Il se souciait de savoir ce que pouvaient bien vivre Hermione, Ron et Harry. Il s'inquiétait de ne pas les voir revenir. Il n'en disait rien cependant, car à chaque fois que l'un de leur prénom était prononcé dans le Square Grimmaurd, Molly Weasley éclatait en sanglot, Remus Lupin se murait dans le silence, et les autres échangeaient des regards inquiets, presque fatalistes. Des regards qui en disaient long sur le pessimisme ambiant.
Le mois de juin suivait son cours. Bien sûr, si pour le reste du monde, juin correspondait avec l'arrivée de l'été, à Londres, une fine pluie s'était abattue sur le sol pavé de la capitale, laissant derrière elle une brise fraîche qui ne permettait pas de sortir les jupes courtes et les chaussures ouvertes.
Ce fut le premier matin où Drago se réveilla sous un soleil timide qu'il décida qu'il était grand temps de répondre à la missive d'Hermione. L'astre du jour, bien qu'encore pâle, était un merveilleux présage, et il décida de prendre avec lui plume et encrier pour s'installer dans la petite cour de la maison des Blacks. C'était là qu'il se sentait le mieux, là que le soleil baignait la maison aux allures gothiques. Là qu'il trouverait l'inspiration.
Il ne prit pas la peine d'écrire « chère Hermione », si la lettre devait être interceptée, il ne voulait pas prendre de risque, aussi commença-t-il à rédiger sa lettre de but en blanc, sans début, ni fin, comme le morceau d'une page qu'on aurait arraché dans un vieux bouquin.
« J'ai longtemps pensé à répondre. En fait, je pensais le faire le jour même où j'ai lu ta lettre, mais je ne savais pas quoi dire. Je ne savais plus si j'étais encore colère, ou triste, ou peut-être les deux. Je crois que je le suis encore. En colère, et triste. Parce que j'aurai aimé te voir avant ton départ, pour te dire tout ce que je n'ai pas eu le temps de dire.
J'ai été en colère, de savoir que Livia était encore vivante. Pis encore, qu'elle était dans le camp adverse. J'ai été en colère contre toi de me l'avoir caché, mais ce n'était rien comparé à la rage que j'ai ressenti pour ma propre personne. C'est un peu égoïste et narcissique peut-être, d'être en colère contre soi-même ? C'est apporté beaucoup d'importance à sa petite personne. Mais j'ai toujours été comme ça, je présume que ça ne changera pas.
J'étais en colère de ne pas avoir vu le manège de Livia, et en colère de m'être fait berner. La trahison est chez moi quelque chose d'intolérable, d'autant plus quand elle vient d'une personne qui comptait énormément, avant. Comme par magie, mon amour pour Livia s'est évaporé à l'instant même où j'ai compris que notre idylle n'avait été qu'un mensonge. Remplacé par la haine et l'humiliation.
Et puis tu es partie. Je ne m'y attendais pas vraiment. Tu as été si présente auprès de moi ces dernières semaines, ces derniers mois, que pas une seule seconde je n'ai imaginé que tu t'en irais. Comme un vieux couple installé dans sa routine, je t'ai cru acquise, pensant naïvement que je n'aurai plus à me battre pour te garder près de mois. Il semblerait que la vie s'est résolue à me démontrer à quel point je peux être naïf et stupide, ces derniers temps.
Je ne te demanderai pas de revenir. Ton sens de l'honneur et du devoir te garderont près de tes acolytes, ça n'a jamais été que vous trois contre le reste du monde, de toute façon. La seule chose que je te demande, c'est de revenir. Sur tes deux jambes, de préférence.
Tu as raison quand tu dis que j'ai peur de souffrir. C'est pour ça que le Choixpeau m'a envoyé chez Salazard. Là-bas, on ruse, on défit, on serpente pour mieux se faufiler et éviter la douleur. Parce qu'on n'est pas préparé à ça. On n'est pas préparé à s'attacher aux autres, à souffrir, à se battre et à recommencer. Tout ça, c'est vous qui me l'avez appris. Mais vous ne m'avez pas dit comment éviter de souffrir. Je crois qu'il n'y a pas vraiment d'astuce. Juste l'habitude.
Ou que tu sois, j'espère que tout va bien. J'espère que vous arrivez à vos fins, et que vous rentrerez bientôt. Dis à tes lionceaux que je m'occupe de leur femme et de leur sœur, qu'elle va bien, mais tous les jours, elle guette votre retour, comme Pénélope, Ulysse, fut un temps. Ne la faites pas trop attendre. »
En portant le point final de cette phrase, Drago eut un petit sourire en coin. Comme si lui, n'en avait pas marre d'attendre ? Comme s'il ne guettait pas non plus leur retour ? Son retour. Mais il ne servait à rien de le signifier, Hermione saurait lire entre les lignes, il en était certain. Il décida d'achever sa lettre ici, jugeant qu'il avait dit ce qu'il voulait dire, et caché ce qu'il voulait garder pour lui. Par pudeur, il n'avait pas voulu trop se dévoiler, même si au fond, une lettre était déjà une belle ouverture dans son âme.
Quand il eut ramassé son parchemin et sa plume, Drago rentra dans la maison, et tomba nez-à-nez sur Ginny, Noa dans les bras.
—Tu lui as enfin écrit ? murmura-t-elle en avisant la lettre qu'il tenait dans ses mains.
—Ouais, souffla-t-il, incertain.
—C'est bien. Hedwige est dans ma chambre, si tu veux l'utiliser.
—Merci !
Drago attacha rapidement son parchemin à la patte de la chouette couleur neige. Elle était docile et serviable, si bien qu'il ne l'avait pas encore touchée, que déjà, elle tendait sa patte d'un air hautain. C'était un bel oiseau, et il espérait qu'elle passerait inaperçue, comme le lui avait affirmé Ginny. Au pire des cas, il n'avait pas mentionné les Horcruxes, ni même donné de nom dans sa missive, aussi espérait-il brouiller les pistes. De toute façon, il ne savait même pas où ils se trouvaient.
Quand la lettre fut bien attachée à la patte de l'animal, Drago ouvrit la fenêtre et la posa délicatement sur le rebord. Il attendit qu'elle ne se décide, et finalement, la vit déployer ses ailes célestes et s'élancer dans le vide. Elle tomba, quelques mètres, puis se mit à planer. Quand enfin, elle battit des ailes, Drago la vie remonter doucement dans le ciel. Elle volait vite et avec grâce, si bien qu'il fut hypnotisé par la légèreté avec laquelle elle filait dans les cieux.
Songeur, il la regarda s'enfoncer vers l'horizon en silence, la suivant du regard sans jamais s'en détourner, jusqu'à ce qu'elle ne devienne qu'un minuscule point blanc, qu'il aurait pu prendre pour une étoile, si le soleil ne brillait pas au-dessus de sa tête.
Et voilà ! C'était un chapitre tout doux, vous savez, ceux qui annoncent la tempête ? On a donc une elipse de temps de plus d'un mois, juste pour vous montrer que Drago a réfléchi longtemps avant de répondre. Je voulais donc savoir ce que vous avez pensé de la lettre d'Hermione (qui n'est certainement pas partie se suicider, ni avec un autre, et qui n'est pas larmoyante non plus, un peu de dignité, ça reste Hermione Granger !) mais aussi de celle de Drago ?
On entre dans le dernier tiers de la fiction ce qui veut dire qu'on va bientôt se dire aurevoir, mais pas tout de suite, nous avons quelques semaines devant nous héhé.
Je vous dis donc à ce week end et en attendant, n'hésitez pas à commenter !
