*arrive sur la pointe des pieds en sifflotant* Bonjour vous ! Enfin, bonjour à ceux qui sont encore dans les parages parce que bon… presqu'un an plus tard, j'imagine bien que vous êtes tous partis vers de nouvelles aventures. Malgré ma honte, malgré mon retard, je viens par ici poster le 23ème chapitre de cette fiction. Deux autres suivront et termineront cette histoire, que je ne pouvais me résoudre à laisser inachevée.
Merci à ceux qui viendront y jeter un coup d'œil et encore désolée pour tous ceux que j'ai lamentablement laissé en plan, si vous repassez par là, n'hésitez pas à me lyncher !
Je remercie tous ceux qui ont laissé une review au chapitre précédent !
Leolili : Ange est carrément jaloux mais qui ne le serait pas de Drago ? haha. Merci pour ton commentaire et pardon pour la si longue attente (mon concours s'est malheureusement très mal passé haha).
Charliee3216 : Il était temps qu'il se rase ce clochard haha. Oui en effet, la tension était palpable et ni l'un ni l'autre n'a su résister. Mais bon, en même temps, il était grand temps. Ange est tombé amoureux de la mauvaise personne, malheureusement !
Swangranger : Ron et Harry ne font rien dans la subtilité ahah, mais c'est pour mieux embêter leur Hermione préférée. Je suis contente que le moment Dramione t'ai plu et que tu l'aies trouvé naturel !
Maxine3482 : Merci, je suis contente que ça t'ai plu. Ange est ce genre de personnage que l'on aime détester …
Thilou Lovegood : Ca me touche vraiment ce que tu me dis, j'essaie de rester au plus près des perso et comment, selon moi, ils auraient pu évoluer une fois adulte. Je ne suis pas grande fan de lemon, alors en effet, je suis restée assez vague.
Family-business : Ahah merci pour ton commentaire, je suis ravie que ça te plaise. Pardon pour tout ce retard, j'espère que tu seras encore là pour lire la fin de cette histoire.
Rine : Merci, en effet ces retrouvailles se sont faites attendre, mais tadam, les voilà ! La suite a tardé mais la voilà enfin !
CloStk : J'ai bien reçu ta review, ahah et je suis navrée d'y répondre si tard. Je suis ravie que cette histoire te plaise, j'en ai écrit quelques autres si jamais ça t'intéresse et elles sont toutes achevées (sauf une !). Merci en tout cas, je suis enchantée que mon style te plaise ainsi que l'histoire !
Rosa2101 : Me voilà rassurée, je suis ravie que tu aies trouvé ça juste et naturel. Voici le nouveau chapitre trèèès en retard.
WitchSpirit : C'est moi qui suis en retard maintenant ! Merci, moi aussi j'aime bien Livia haha. La suite est là maintenant et je suis désolée d'avoir tant tardé.
Roze Potter : Merci, en effet je la continue aujourd'hui haha, désolée du retard.
Miss Lolote : En effet Drago n'a pas été gâté niveau femme mais bon c'est pour mieux tomber amoureux de Hermione. Voici la suite.
Lytchina76 : Merci ! Voilà la suite.
Zebulonrr : Je suis contente que tu aies aimé ça me touche toujours de lire ce genre de commentaire. En effet la suite est là, avec beaucoup de retard et j'en suis navrée.
DaiiGoNa : Oui voici la suite haha, très en retard mais la voilà, je suis contente que ça t'ai plu en tout cas.
Firenze-Snape : Arf j'avoue que je suis archi nulle en résumé haha, mais je suis contente que tu aies quand même pris la peine de lire. Ton commentaire me touche, voici la suite avec du retard, je m'en excuse.
Bonne lecture !
Quelques minutes plus tard, tous les membres de l'Ordre du Phénix s'étaient rassemblés dans la petite cuisine de la maison des Black. Drago sentit quelques regards se tourner vers Hermione et lui quand ils entrèrent en dernier. Le regard noir d'Ange en disait long sur ses sentiments vis-à-vis de Drago, quant à Ron et Georges, ils ne pouvaient s'empêcher de sourire – malgré l'horreur de la situation, à Poudlard. Les autres regards étaient quant à eux assez sombres, ce qui signifiait que l'heure était grave et qu'il était inutile de s'attarder sur une chose aussi futile que la nuit qu'Hermione et Drago venaient de passer ensemble.
— Bien, maintenant que nous sommes tous là, commença Harry, je préfère vous dire que la situation est grave. Voldemort a pris ses quartiers dans la forêt interdite et vient d'annoncer qu'il tuerait les élèves de Poudlard un à un si je ne me rends pas sur les lieux.
— C'est de la folie, s'exclama Georges. Tu ne vas tout de même pas te rendre, Harry, il les tuera de toute façon.
—C'est un risque que l'on ne peut pas prendre. Ecoutez-moi bien maintenant. Minerva nous a fait envoyer un Portoloin qui nous fera apparaître dans la Grande Salle. De nombreux élèves se sont portés volontaires pour se battre, mais ils n'ont pas l'endurance et l'entraînement dont nous avons pu bénéficier durant toutes ces années. Vous serez donc tous à la tête d'une escouade. Il faudra mettre les mangemorts hors d'état de nuire, et protéger les entrées du château.
Tout le monde était suspendu aux lèvres de l'Elu. C'était comme s'il avait mûri ce plan depuis des mois, des années peut-être. Comme s'il était né pour ce moment, pour cette bataille. Pour cette victoire. A côté de lui, Drago entendait Hermione retenir son souffle. Elle savait qu'ils devaient en passer par là pour gagner, pourtant, elle était si pâle, que Drago douta un instant qu'elle puisse tenir debout encore longtemps. C'était sans compter son courage de lionne. Sans qu'il ne s'y attende, elle fit un pas en avant et darda Harry du regard.
—Le serpent, Harry. Il faut que quelqu'un s'en occupe… Je pourrai…
—Je m'en charge, murmura une voix rauque dans un coin de la cuisine.
Tous les regards se tournèrent vers Neville qui s'était adossé à un pan de mur. C'était sans doute celui qui avait l'air le plus serein. Ses mains enfoncées dans les poches, il donnait l'impression que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Il était si sûr de lui à cet instant précis qu'il en intimida plus d'un.
—Neville, commença Harry, tu es sûr de…
—Non Harry, je ne suis sûr de rien. Tout comme toi. Mais je sens que j'en suis capable. Voldemort a détruit ma famille, alors j'ai le devoir de participer à sa destruction.
Les deux hommes se regardèrent de longues secondes en silence. C'était comme s'ils parvenaient à communiquer par ce simple regard, comme s'il n'en fallait pas plus pour les convaincre que c'était la meilleure chose à faire. Drago avait toujours eu cette drôle d'impression qu'un lien ténu mais fort reliait les deux Gryffondor depuis qu'ils se connaissaient. Comme gardiens d'un secret connu d'eux seuls.
Harry acquiesça finalement, et il en fut décidé ainsi. Chacun prendrait une escouade de cinq volontaires, exceptés Harry qui se rendrait dans la forêt et Neville qui chasserait le serpent et trouverait coûte que coûte un moyen de mettre un terme à la vie du reptile – et par là-même, au dernier Horcruxe de Voldemort.
—Bien, le Portoloin part dans une minute, annonça Arthur en regardant sa montre. Approchez-vous.
Il posa au centre de la table une vieille batte de baseball qui avait déjà dû servir de longues années, mais avait pour principale qualité d'être longue, permettant à chacun de poser ne serait-ce qu'un doigt dessus. Drago passa un bras entre Hermione et Ginny pour empoigner la batte. Ce ne fut que lorsqu'il remarqua la chevelure rousse de son amie qu'il ouvrit de grands yeux.
—Tu ne viens quand même pas, fillette ? s'exclama-t-il en jetant un regard hagard en direction de Harry.
Celui-ci avait grise mise et semblait tout à fait d'accord avec Drago, mais le regard que lui lança Ginny le dissuada de remettre de l'huile sur le feu. De toute évidence, le départ de la jeune femme pour Poudlard avait été au centre d'une discussion passionnante.
—Qu'est-ce que tu as fait de Noa ? demanda Drago d'une voix rauque.
—Elle est avec Andromeda.
—Tu imagines s'il t'arrive quelque chose ? A toi, à Harry ?
—Merci Drago, mais je sais ce que je fais. Fleur et Bill ont eux aussi laissé Dominique et Victoire, et Remus a laissé Teddy.
—Ce n'est plus le moment d'en discuter, grogna Georges. C'est parti dans… Cinq, quatre, trois, deux, un…
Un crochet invisible s'empara du nombril de Drago et au moment où ils disparaissaient tous dans le néant, la petite main d'Hermione se glissa dans celle de Drago. A l'abri des regards, ce petit geste le rassura et il referma sa main autour de ses petits doigts fins. Ils se raccrochaient l'un à l'autre, faisant passer beaucoup de sentiments au travers de ce simple contact. Autant que possible, Drago tentait de rassurer Hermione, quant à cette dernière, la petite pression de ses doigts sur ceux de Drago signifiait qu'elle savait que tout irait bien.
Comme prévu, tous réapparurent au milieu de la Grande Salle. Celle-ci était bien pleine. Les grandes tables qui la meublaient habituellement avaient disparu, ne laissant derrière elle que les longs bancs sur lesquels de nombreux élèves s'étaient assis. Minerva était sur l'estrade qui accueillait habituellement la table des professeurs et étaient en grande conversation avec les professeurs Chourave et Flitwick, ainsi que l'infirmière Pomfresh.
Tous les regards se tournèrent vers eux quand l'Ordre apparut, et des murmures de soulagement s'élevèrent dans la pièce jusqu'alors silencieuse.
—Merlin soit loué, vous voilà, s'exclama la directrice de Poudlard en s'approchant à grands pas d'Harry. Voldemort vient d'annoncer que si vous ne le rejoigniez pas dans une heure, il lancerait les mangemorts et ses créatures magiques sur Poudlard.
—Ca va aller, Minerva, répondit Harry. Nous avons un plan.
—J'imagine Potter, j'imagine. Dites-nous ce que nous devons faire pour vous aider.
—Tous les élèves présents sont majeurs ? Et volontaires ?
—Oui, je m'en suis assurée personnellement.
—Nous allons créer des groupes de cinq avec à leur tête, un membre de l'Ordre. Nous devons nous assurer de protéger chaque entrée du Château. Voldemort lancera les mangemorts sur Poudlard, même une fois que je me serais rendu.
—Vous rendre ? Vous n'y songez pas sérieusement, Potter, enfin, c'est de la folie !
—Inquiétez-vous pour vos élèves, Professeur, je sais ce que j'ai à faire.
Un silence s'abattit sur le petit groupe jusqu'ici suspendu aux lèvres d'Harry. C'était de la folie, tout le monde le savait, mais personne n'avait de meilleur plan, personne n'était capable de proposer une solution miracle qui ne ferait aucun mort et ferait disparaitre Lord Voldemort en un claquement de doigt.
Minerva acquiesça finalement, et s'approcha de ses élèves qu'elle répartit par groupe de cinq, comme il avait été convenu. Harry quant à lui se tourna vers ses alliés, ses amis, sa famille.
—Faites attention à vous.
—Oui, n'hésitez pas à prendre un Serpentard pour faire bouclier entre vous et les mangemorts, ajouta Ron le plus sérieusement du monde.
Tout le monde éclata de rire, même Drago esquissa un petit sourire.
—Ron ! s'exclama Hermione.
—Quoi ?
—On en est guerre.
—Justement, Hermione, autant en profiter pour faire disparaître définitivement la maison de Salazar.
—Salazar t'emmerde, Weasley, grogna Drago.
Puis, se retournant vers Hermione.
—Mais il a raison, n'hésite pas à utiliser un de ces morveux comme bouclier.
A nouveau, tous se mirent à rire, sous le regard désemparé bien qu'un peu amusé d'Hermione. Celle-ci donna une claque sur l'épaule de Drago en secouant la tête d'un air désespéré.
On donna à Drago cinq adolescents issus de la maison de Poufsouffle et de Serdaigle. Quoi qu'il pût en dire, c'était des jeunes qui avaient la tête sur les épaules, sans doute plus que lui, dix années plus tôt. Ils avaient l'air grave de ces gamins qui n'ont connu que la guerre et qui se sont résolus depuis des années déjà à vivre dans la terreur, et à se battre contre le despotisme. Trois filles et deux garçons.
—Comment vous vous appelez ? demanda-t-il finalement, devant leur air intimidé.
Sarah, Faustine, Kate, Fergus et Carl. Son escouade.
—Moi c'est Drago.
—Drago Malefoy ? demanda Faustine d'un air surpris.
—Lui-même. Allez en route.
Il tourna les talons. Il avait été convenu qu'il se rendrait vers la volière qui était une tour haute de Poudlard mais très accessible de par son ouverture dédiée aux volatiles. Il avança de quelques pas et s'arrêta au niveau d'Hermione qui, elle, avait hérité de quatre garçons de Gryffondor et d'une fille de Serpentard.
—Ca va aller ? demanda-t-il à la jeune femme.
Leurs regards se croisèrent et ce fut comme si la nuit qu'ils avaient passé ensemble était à des millénaires. Ils n'avaient pas eu le temps d'en parler, et de toute façon, ça aurait été vain, car bien futile à côté de la bataille qu'ils s'apprêtaient à mener.
Et Hermione de lui offrir son plus beau sourire. C'était si décalé et pourtant si naturel que le cœur de Drago se serra bien malgré lui. Avait-elle été jamais plus ravissante qu'à cet instant précis ? Alors que l'étau de la mort menaçait à chaque minute de se refermer sur elle, sur lui ? L'innocence de son sourire ne la rendait que plus dangereuse encore, car s'il était certain d'une chose, c'était que la baguette d'Hermione ne doutait jamais, et si vous en êtes la cible… tremblez, pauvre mortel.
—On se retrouve après, murmura-t-elle.
—Ouais… prends soin de toi.
Drago se pencha vers elle et déposa un baiser aussi chaste que tendre sur son front blanc. Elle lui adressa un petit sourire en coin qui voulait sans doute dire « Fais pas ton sentimental, Malefoy » mais accueillit malgré tout le baiser avec plaisir et caressa la joue glabre de Drago du bout des doigts.
Après un ultime regard, Drago tourna les talons et se dirigea vers la sortie. Les grandes portes de la salle s'ouvrirent à l'instant même où il avait posé la main sur la poignée.
Les trois drôles de dames se tenaient dans l'antre de la porte. Arwen, Desdemona et Hazel regardèrent Drago de leur éternel petit regard supérieur, plein de mystère. Drago leur jeta un regard interrogateur et se retourna pour appeler Potter. Ce dernier s'approchait déjà, cependant, Weasley et Lupin sur ses talons.
—Qu'est-ce que vous… commença Harry.
—On est venue jeter un œil… commença Desdemona.
—Et donner un coup de main si l'occasion se présente, ajouta Hazel.
Drago jeta un coup d'œil à Harry.
—Et votre histoire de neutralité, d'équilibre du monde et blablabla ? demanda Ron d'un air totalement blasé.
Hazel et Desdemona eurent un petit ricanement et jetèrent un coup d'œil en direction de leur troisième sœur. Comme toujours, Arwen était comme baignée de lumière dans un halo pourtant invisible. La neutralité faisait partie même de son anatomie, de son sourire à ses yeux, rien en elle ne trahissait un quelconque intérêt pour la situation. Et pourtant…
—On n'agira pas sur le destin de cette bataille, se contenta-t-elle de dire. Mais nous pouvons être utiles de bien des manières…
De toute évidence elle ne voulait pas en dire plus et restait drapée dans son halo de mystère. Harry jeta un coup d'œil à sa montre et sembla estimer que le temps défilait bien trop vite pour leur poser davantage de question. Il se contenta d'hausser les épaules et de déclarer :
—Faites de votre mieux, dans ce cas.
Puis se tournant vers les autres :
—Tout le monde à son poste, il ne reste plus qu'une demie heure avant l'échéance.
Drago acquiesça et se tourna vers son escouade pour s'assurer qu'elle le suivait bien. Le petit groupe s'approcha de lui et le suivirent à la trace jusqu'à la tour de la volière, comme cela avait été prévu depuis le début.
Chacun d'entre eux se plaça à un point stratégique, avec pour unique vue, celle de la Forêt Interdite. Drago se trouvait à côté de la jeune Kate. Celle-ci devait avoir tout juste dix-sept-ans pourtant, elle avait l'aplomb d'une guerrière aguerrie. Sa baguette ne tremblait pas, elle la tenait fermement dans sa main, les yeux rivés sur l'horizon, prêt à agir au moindre mouvement suspect.
—Ils vont attaquer quoi que fasse Harry Potter, n'est-ce pas ? demanda-t-elle finalement, d'une voix basse et étonnamment paisible.
Drago lui jeta un bref coup d'œil et haussa les épaules.
—C'est ce que je ferais à la place de Voldemort.
Kate tourna à son tour les yeux et fixa Drago de longues secondes en silence.
—Mais tu n'es pas Voldemort.
—C'est exact.
Kate le jaugea encore quelques secondes puis détourna les yeux et soupira d'un air las. Comme résignée par la fatalité, elle haussa les épaules et murmura entre ses dents serrées :
—Qui vivra verra, alors.
Qui vivra verra. L'expression prenait tout son sens à cet instant précis. Vivre, oui, mais pour voir quoi ? Pour voir Harry ressortir vainqueur de la forêt interdite, brandissant dans sa main la baguette du Lord déchu ? Ou pour voir Voldemort s'avancer d'une démarche conquérante et marcher sur Poudlard, sur Potter, sur le monde ? Une vague de frissons parcourut son échine. Il n'était pas sûr de vouloir vivre, si ce n'était pour voir que le chaos et l'anéantissement du monde sorcier tel qu'il le connaissait. Et s'il ne vivait pas… et si elle ne vivait pas.
Ses pensées vagabondèrent alors vers Hermione et la nuit qu'ils avaient passée ensemble. Submergé par les sentiments, il se remémora chacune des caresses, des baisers qu'ils avaient échangés. Et cette sensation étrange de se sentir enfin entier, indivisible, puissant, heureux. Pas seulement physiquement… Son âme jusqu'alors ébréchée, même brisée par la trahison de Livia, s'était reconstituée sous les doigts habiles d'Hermione, sous ses regards de braise. C'était comme si …
—Ils arrivent ! s'exclama Fergus de l'autre côté de la volière.
On sentait l'excitation, la fébrilité et la peur dans sa voix grave. Drago sortit immédiatement de sa léthargie. Ses yeux d'acier se rivèrent sur la forêt d'où émergeaient des dizaines, peut-être même des centaines de mangemorts, baguette en l'air, mais aussi de loups garous et de géants.
—Tenez-vous prêts, grogna Drago, les barrières magiques ne tiendront pas éternellement.
Tout alla très vite. En moins de temps que Drago ne l'avait espéré, les protections magiques qu'avaient mises en place McGonagall, Chourave et Flitwick, se volatilisèrent, laissant la voie libre aux sbires du Seigneur des Ténèbres. Il fallut alors se battre, d'abord à la baguette – la hauteur de la volière leur permettait de voir sans être vus – puis peu à peu que les mangemorts avançaient, le corps à corps entra en jeu.
Quand il sembla évident à Drago qu'ils ne pourraient désormais plus être utiles de la volière, il ordonna à son groupe d'abandonner leur poste pour descendre dans le château et prendre part à la bataille qui faisait déjà rage au sein de l'école. En descendant les escaliers, il entendit les cris, les sortilèges qu'on balance à tort et à travers, les corps qui tombent.
Ils arrivèrent dans le couloir du troisième étage juste à temps pour voir Ginny lancer un Stupefix à la figure de Vincent Crabbe. Le petit air satisfait sur le visage de la rouquine eut le mérite de faire sourire Drago qui s'approchait déjà d'elle en courant.
—Bien joué fillette, s'exclama-t-il.
—Je savais que j'avais bien fait de venir.
—Ouais, tâche de ne pas faire de Noa une orpheline.
—C'est n'est pas dans mes projets, répliqua Ginny avec un sourire en coin, directement mimé sur celui que Drago arborait.
Celui-ci allait répondre à nouveau l'une de ses phrases cinglantes dont il avait le secret quand il vit deux silhouettes entrer dans son champ de vision. Et l'horreur de suspendre les battements de son cœur. De l'autre côté du couloir, se lançant des sorts tous plus terribles les uns que les autres, Livia et Hermione se battaient comme deux lionnes.
Livia était vive et rapide, et lançait des sorts plus vite que son ombre, mais Hermione était maligne et anticipait chacun des mouvements de son adversaire. Elle lançait le sort du bouclier mieux que quiconque, et parvenait à lancer un sort d'attaque quasi simultanément. Les Stupefix d'Hermione étaient puissants, mais toujours moins dangereux que les Avada Kedavra et les Sectumsempra que tentait désespérément de lancer Livia.
Le cœur de Drago avait repris ses fonctions mais tambourinait si fort dans sa poitrine que cela lui faisait mal et lui coupait le souffle. La rage écumait en lui, si Livia parvenait à lui faire mal, il promettait devant Merlin qu'il la tuerait à main nue. Mais le duel suivait son cours et ni l'une ni l'autre ne semblait avoir le dessus. C'était une véritable danse, deux pas en avant puis trois pas en arrière, aucune ne gagnait jamais du terrain.
Concentrée sur son adversaire, Hermione recula de plusieurs pas pour mieux avancer par la suite, mais elle ne vit pas le corps d'un mangemort étendu derrière elle.
Sans réfléchir, Drago fit un pas en avant et se mit à hurler de toutes ses forces.
—Hermione ! Derrière toi !
Mais il était trop tard, et quand Hermione tourna les yeux vers Drago, elle trébucha, perdant le contrôle de sa baguette et du sortilège bouclier qu'elle avait lancé. Livia sauta sur l'occasion, et pointa sa baguette sur Hermione en hurlant :
—Avada Kedavra !
Drago dégaina à son tour sa baguette et ne prit pas la peine de viser. Comme si l'instrument magique s'était dirigé tout seul vers l'objet de sa haine, il hurla à son tour le sortilège de mort qui percuta de plein fouet la jeune femme. Son ex-femme, celle qu'il avait aimé, celle pour qui il aurait donné sa vie, autrefois. Dans une autre vie.
Le temps s'était comme arrêté, suspendu dans ce couloir du château qui leur était à tous si familier. Derrière Drago, Ginny avait laissé échapper un cri d'effroi et s'était précipitée sur ses talons pour rejoindre le corps, désormais inerte d'Hermione.
Drago s'agenouillant près d'elle. Sa vue s'était troublée, et des larmes jaillissaient déjà de ses yeux. Quelqu'un semblait laisser échapper une longue plainte et il mit du temps à comprendre que c'était lui. Précautionneusement, il passa ses bras autour du corps d'Hermione et le serra contre son cœur. Entre ses lèvres, un psaume, une prière. Une litanie.
—Réveille toi, Hermione, je t'en supplie, réveille toi. Réveille toi. REVEILLE TOI BORDEL ! Hermione… Hermione…
Ses lèvres trouvèrent les siennes, tièdes et douces comme il en avait le souvenir, et il y déposa un monceau de petits baisers, tous plus désespérer les uns que les autres. Elle ne se réveillait pas, et son esprit savait qu'elle ne se réveillerait plus jamais. Pourtant, au fond de son cœur, Drago refusait d'admettre l'évidence. Les larmes ruisselaient sur ses joues glabres, et à côté, Ginny tenait la main d'Hermione en pleurant sa meilleure amie.
Soudain, une main se posa sur l'épaule de Drago. Elle était chaude et réconfortante. Peut-être celle de Ron, ou de Harry ? De Remus ou même de Molly ?
—Pousse toi, Drago…
Voilà voilà. Je ne faisais que passer…
Non plus sérieusement, j'espère que ce chapitre vous a plu. J'ai essayé de me remettre dans le bain et j'espère sincèrement qu'il n'y a pas d'incohérence (si c'est le cas, n'hésitez pas à m'en faire part).
Si le cœur vous en dit, laissez-moi un petit mot, je pense poster les deux derniers chapitres dans la semaine, histoire de terminer une bonne fois pour toute cette fiction.
A très vite !
