Et voilà, nous sommes lundi, et comme je vous l'avais promis, voici le dernier chapitre, l'épilogue du Marchand d'Âme. Je n'en dis pas plus, je remercie ceux qui ont laissé une review, et on se retrouve en bas !

Jasmineetaladin : Merci, je suis contente que tu aies aimé la scène au bord du lac ! Heureusement il l'a sauvée, sinon ça aurait été trop triste !

Maxine3482 : Et oui, tout est bien qui finit bien ! Voici l'épilogue, j'espère qu'il te plaira.

MBinipuce : Merci ça me touche ce que tu me dis, mais 200 reviews c'est déjà très bien, je n'ai pas le droit de me plaindre ! Merci en tout cas, je susi contente que tu aies aimé cette histoire, je te laisse découvrir l'ultime chapitre, j'espère qu'il te plaira tout autant. Une nouvelle fiction est en préparation en effet, mais je n'en dis pas plus haha.

Swangranger : Oui exactement, on a tous un endroit qui nous marquera à vie ! Merci à toi pour tes commentaires qui m'ont touchés.

Bonne lecture.


—Tout est prêt ? demanda Ginny à Harry qui revenait du jardin du Terrier.

—Oui, chérie, tout est prêt. Et tout est parfait, comme toi.

Ginny eut un petit sourire et Harry s'approcha d'elle de sa démarche féline, conquérante. Il enlaça la tailla gracile de sa femme et vint déposer quelques baisers le long de sa joue, puis de son cou. La sentant frissonner sous ses lèvres, il ne put s'empêcher de faire glisser ses mains dans le creux de ses reins et de venir capturer sa bouche sucrée et pulpeuse avec luxure et langueur.

—Aaaaaah, vous êtes dégoutants ! s'exclama une petite voix derrière eux.

Noa se tenait sur le pas de la porte et avait posé ses petites mains sur ses hanches en affichant un air de réprimande. Ses parents eurent un petit sourire navré et s'éloignèrent à contre cœur l'un de l'autre. Harry s'approcha de sa fille et la prit dans ses bras.

—Ce n'est pas dégoutant de s'aimer, lui murmura-t-il.

—Mais c'est dégoutant de se faire des bisous sur la bouche !

Ginny gloussa dans un coin tandis que Harry, totalement démuni, ne tentait pas plus de convaincre sa fille. Elle était têtue comme ça mère et de toute manière, cela arrangeait bien Harry que Noa trouve cela dégoutant. Peut-être cela la dissuaderait-elle de le faire elle-même un jour ou l'autre.

—Tu es prête ? demanda Ginny à sa fille.

Harry la reposa par terre et tous deux regardèrent leur fille tournoyer sur elle-même dans sa petite robe rouge, qui lui donnait une allure de tête couronnée.

—Une vraie princesse, souffla Harry.

—Oncle Drago dit que les princesses sont de la pacotille et que moi, je suis une reine.

—Oncle Drago a raison, s'extasia Ginny en caressant les longs cheveux bruns de la petite fille, au moment où la sonnette retentissait.

La petite file ravie tourna une fois encore sur elle-même et se précipita sur la porte d'entrée.

—Il faudrait que Drago arrête avec ses conneries, grogna Harry, il va en faire une gamine pourrie gâtée. Sans parler de Ron qui l'appelle « Sa Majesté » dès que l'occasion se présente.

—C'est pour ça qu'on devrait à nouveau essayer de lui faire un petit frère, ou une petite sœur, minauda Ginny en battant des cils.

Harry parut surpris, mais se reprit immédiatement. C'était la première fois que Ginny abordait le sujet depuis la fausse couche qu'elle avait fait moins d'un an plus tôt. L'évènement les avait terriblement marqués, mais Ginny avait plus souffert encore de la perte de cet enfant qu'elle avait porté près de cinq mois. Un petit garçon. Par pudeur, Harry n'avait plus parlé de cela, laissant le temps à Ginny de faire son deuil.

Il l'embrassa tendrement, au moment où une foule de personne entrait dans la cuisine.

—Je vous ai dit d'arrêter, gémit Noa en levant les yeux au ciel, sous le regard attendri et amusé de l'assemblée.

Ils étaient tous là. Remus et Teddy, Bill, Fleur et leurs trois enfants, Georges et sa ravissante épouse, Ron, Luna, Neville, McGonagall, la famille Weasley au complet, mais aussi Drago, Pansy, Blaise et leur fils, le petit Gabriel. Ils avaient tous répondu présent pour les cinq ans de la petite Noa. Malgré leur vie respective, malgré leur travail et leurs obligations, ils s'étaient tous libérés pour fêter les cinq ans de la petite fille.

Harry les conduisit dans le jardin qu'il avait aménagé avec l'aide de Molly et Arthur. Le thème de la soirée était « Reine et Quidditch », ce qui était, il fallait l'admettre, légèrement décalé pour un anniversaire. Ainsi, la décoration mêlait vif d'or et petite couronne, balais et robe de princesse.

Les enfants disparurent vite dans le jardin, entamant une partie de cache-cache qui s'annoncerait mémorable, quant aux adultes, ils prirent le temps de siroter un des cocktails personnels de Georges et Ron, qui avaient repris les affaires de la boutique de farce et attrape et projetaient de s'agrandir avec une chaîne de restaurants facétieux.

Drago sirotait le sien en silence, ne prenant pas vraiment part à la discussion que partageaient Remus, Ron, Georges et Bill sur les élections du nouveau premier ministre de la magie. Il se contentait d'hausser les épaules et d'acquiescer de temps à autre, en lançant des regards frénétiques en direction du portillon.

—Drago ? cria une voix dans la cuisine, tu peux venir m'aider ?

L'interpelé sortit de sa léthargie et tourna les talons pour rejoindre Ginny qui semblait bien en peine avec l'énorme gâteau qu'elle avait préparé dans l'après-midi.

—Tu peux m'aider à le mettre dans le réfrigérateur ? C'est de la crème glacée et elle commence déjà à fondre, se lamenta-t-elle.

—Bien sûr, fillette.

Quand ils eurent tant bien que mal mis le gâteau à sa place, la sonnette retentit à nouveau. Drago sentit son cœur faire un bond dans sa poitrine, mais fut vite déçu de voir Percy Weasley entrer, une paire de jumelles dans les bras.

—Ah, vous voilà, s'écria Ginny en s'approchant. Et comment vont ces deux petites merveilles ?

Les jumelles, âgées de six mois, gazouillaient en direction de leur tante avec de grands sourires.

—Allez-y, tout le monde est dans le jardin !

Alors que Ginny leur emboîtait le pas, Drago resta un peu à l'écart, s'adossant au meuble de la cuisine d'un air songeur. Pourquoi Hermione n'était-elle pas là ? Il avait cru comprendre qu'elle viendrait… Voilà près de trois mois qu'il ne l'avait pas vue, et il espérait ardemment la revoir pour l'anniversaire de la petite fille. Il savait qu'elle n'aurait loupé cela pour rien au monde, mais peut-être que quelque chose la retenait en Afrique…

A la fin de la guerre, Hermione avait fait le choix de s'engager dans une association humanitaire moldue et parcourait le tiers monde dix mois par an. Cela ne laissait que deux mois à Drago pour la voir et profiter d'elle. Car, quoi que les autres pouvaient en dire, Hermione et lui formaient un véritable couple. Un peu décalé et peut-être loin de l'image du couple ordinaire que l'on pouvait avoir, mais un couple unis et amoureux malgré tout.

Jamais Drago n'avait eu la force d'empêcher Hermione de partir, et même si cela lui arrachait le cœur à chaque fois, il la laissait s'en aller pour mieux revenir, tous les cinq ou six mois. Ils se donnaient peu de nouvelles, mais leur lien si fort et le partage de leur âme, leur permettait de rester proche l'un de l'autre. Elle avait eu besoin de cela. Après des années de guerre, de torture et de morts, elle avait éprouvé ce besoin irrépressible de se couper du monde magique et de revenir aux sources, comme elle aimait le répéter.

—Elle va venir, murmura une voix près de Drago.

Celui-ci sursauta, surpris, et jeta un coup d'œil en direction de Ginny

—Mh ? grogna-t-il.

—Hermione. Elle viendra, elle me l'a promis.

—Ouais, souffla Drago. J'espère.

—Tu la connais, elle a toujours un dernier papier à remplir ou un article à envoyer, mais elle revient toujours.

Ce fut d'ailleurs à ce moment qu'Hermione décida de revenir.

—Qui revient toujours ? demanda-t-elle, les bras croisés sur sa poitrine, le regard sceptique.

—Toi, répliqua Ginny en riant et en se jetant dans ses bras.

Les deux jeunes femmes se serrèrent l'une contre l'autre avec émotion et beaucoup d'amour. Elles aussi ne s'étaient pas vues depuis longtemps, pourtant, c'était comme si elles ne s'étaient jamais quittées.

—Je n'aurai pas pris le risque de rater l'anniversaire de Noa. Elle m'aurait décapitée sur le champ, murmura Hermione avec un air mélodramatique.

—Je l'aurai fait aussi, je pense, répliqua Ginny.

Les deux jeunes femmes rirent ensemble, puis Ginny jeta un bref coup d'œil en direction de Drago et s'éclipsa discrètement. Hermione attendit que Ginny ait définitivement quitté la cuisine pour s'approcher d'un pas presser de Drago qui avait déjà ouvert ses bras accueillants. Sans rien se dire, sans même se regarder, leurs lèvres se trouvèrent immédiatement et ne se quittèrent plus pendant de longues secondes, peut-être même de longues minutes.

—Tu m'as manqué, soupira-t-elle doucement dans le creux de l'oreille de Drago.

—Vraiment ? répliqua Drago d'une voix rendue rauque par le désir.

Hermione eut un petit sourire en coin et un air mystérieux. Ses bras s'enroulèrent autour du cou de Drago tandis que ses yeux sombraient irrémédiablement dans les siens, transis d'amour. Elle était consciente de ce qu'elle faisait subir à Drago. Elle savait qu'il souffrait de leur séparation, et elle aussi d'ailleurs, mais elle avait eu besoin de se sentir utile durant toutes ces années, en s'investissant en Afrique, elle avait peu à peu trouvé sa place au sein de ce monde. A présent, elle se sentait sereine, apaisée par ce monde qu'elle avait pourtant haï des années plus tôt.

Drago prit le visage d'Hermione en coupe, et caressa sa peau de pêche avec douceur. Ses yeux brûlaient de désir. C'était toujours la même chose, à chaque fois qu'ils se retrouvaient, une passion animale les animait. Comme deux parties brisées d'un seul et même cœur, ils ne battaient à l'unisson qu'une fois ensemble. Et Drago de se sentir renaître, et Hermione de se sentir entière. Rien n'était meilleur que ces retrouvailles, pourtant trop rares.

—Eh ! Les amoureux, vous nous rejoignez ? On va passer à table, s'écria la voix de Ginny.

—On arrive ! s'exclamèrent Drago et Hermione d'une même voix.

Avec un petit sourire amusé, Hermione s'empara de la main de Drago et l'entraîna dans le jardin où tout le monde s'était installés. Deux places côte à côte leur avaient été réservées.

—Hermione, te voilà enfin, s'exclama Harry en tirant la chaise à côté de lui pour laisser s'y installer sa meilleure amie.

En face d'elle, Ron souriait lui aussi, trop heureux de voir le trio recomposé à nouveau.

—Je suis tellement heureuse de vous voir tous, murmura Hermione, émue.

Noa s'approcha à son tour et vint s'installer sur les genoux de sa tante avec un large sourire.

—Je suis trop trop contente que tu sois là ! s'exclama la petite fille. Tu as vu comme je suis grande ? J'ai cinq ans.

Elle montra cinq doigts sur une main et les compta un à un.

—Tu as encore tellement grandi depuis la dernière fois, sourit Hermione. Et puis cinq ans, ce n'est pas rien, je ne pouvais pas laisser passer ça.

—J'aimerai bien que tu sois là plus souvent, quand même.

Un petit silence gêné s'abattit autour de la table. Tout le monde pensait la même chose que Noa, bien sûr. Pour l'entourage d'Hermione, c'était toujours très difficile de la voir repartir et de ne pas savoir quand elle reviendrait. D'autant plus qu'elle ne donnait que très peu de nouvelles, trop accaparées par son quotidien. Passant sa vie à construire des écoles ou encore à trouver des moyens pour puiser l'eau sans trop d'effort dans les régions les plus reculées d'Afrique, Hermione était parfois déconnectée de la réalité et de la vie qui suivait son cours en Angleterre. Du manque qu'elle pouvait provoquer, du vide qu'elle pouvait laisser.

—Tu repars quand ? demanda finalement la fillette.

—Justement, dit Hermione en s'éclaircissant la gorge. Je ne pars plus.

A nouveau, un silence envahit la table.

—Jamais ?

—Jamais, répéta-t-elle avec un sourire.

Hermione se tourna vers Drago et posa une main sur la sienne, qu'elle serra de toutes ses forces. Celui-ci était resté silencieux, mais elle pouvait presqu'entendre son cœur tambouriner dans sa poitrine. L'espoir brillait déjà dans ses iris ardoises.

—J'ai décidé qu'il s'agissait de mon dernier voyage en Afrique. Je crois que j'ai fait et que j'ai donné tout ce que je pouvais. Et présent, je n'éprouve plus ce besoin de m'éloigner de l'Angleterre, et je pense qu'il y a tout un tas de choses à faire dans notre pays.

Harry donnant une tape dans le dos d'Hermione tandis que Ron laissait s'échapper un soupir de soulagement.

—Il était temps, grogna le rouquin.

—Je suis sûr que tu trouveras une noble cause à servir, ici, en Europe, ajouta Remus.

—Tant que ce n'est pas la SALE.

—S.A.L.E, Ron, le réprimanda Hermione. Et si, en effet, je pense monter ma propre association humanitaire, qui combattra les inégalités en tout genre. L'esclavagisme des elfes de maison, l'inégalité homme femme, mais aussi sorciers et né-moldus. Il y a tant de chose à faire que je ne sais pas où commencer.

—Commence par épouser Drago, suggéra Ginny avec un sourire innocent.

—Et à lui faire un gosse ou deux, reprit Georges.

—Euh, il est là, grogna Drago en levant la main.

Tout le monde se mit à rire, tandis qu'Hermione se tournait vers Drago et déposait un petit baiser à la commissure de ses lèvres. Les conversations reprirent autour d'eux, tandis que Molly et Ginny faisaient passer les plats – trop nombreux et appétissants. Hermione et Drago ne se lâchaient pas des yeux.

—Ne prête pas attention à ce qu'ils disent, murmura Drago en se servant de la salade.

—A propos de quoi ?

—Du mariage et des enfants. Tu ne repars pas et c'est tout ce qui compte.

—Vraiment ?

—Vraiment, assura Drago avec un sourire en coin.

—C'est dommage, parce que je suis enceinte de trois mois, dit-elle d'un ton neutre.

Drago, qui était en train de boire une gorge de son vin, s'étouffa et recracha le moins délicatement du monde tout ce qu'il avait dans la bouche. Les yeux écarquillés, la bouche légèrement entrouverte, il regarda Hermione d'un air horrifié.

—De moi ?

—Qui d'autre ? demanda Hermione en éclatant de rire.

Enfin, songea Drago. Enfin, il allait savoir ce que c'était que de mener une vie normale. Une véritable vie de couple, se lever tous les matins aux côtés d'Hermione, sans craindre un départ pour de trop nombreux mois. Vivre les choses simples de la vie, l'emménagement, la routine, et enfin, la parentalité. Drago ne se souvenait plus à quoi cela ressemblait, une vie ordinaire. Mais si c'était avec Hermione, il voulait bien retenter l'expérience. Il savait que tout irait bien. Comment pouvait-il en être autrement ? Puisqu'elle était son âme sœur.


Voilà, encore un point final. Je crois que c'est la quatrième fiction que j'achève (fiction longue, pas OS). Et ça me fait toujours tout drôle de terminer une histoire. Parce que malgré tout, même si j'ai mis plus d'un an à la finir, elle est toujours restée dans un coin de ma tête, ça prend du temps, de l'énergie mais c'est toujours merveilleux de concrétiser et de coucher son imagination sur papier ou ordinateur.

C'est pour ça que je vous encourage tous. Tous ceux et celles qui aimeraient écrire une histoire, qu'elle soit une fanfiction ou originale, n'hésitez plus, ça en vaut la chandelle. On a ce sentiment de satisfaction, de fierté de soi-même, de plénitude…

Je remercie aussi toutes les personnes qui ont pris la peine de laisser un commentaire, et j'espère que ceux qui n'ont pas pris le temps ou même qui n'ont pas voulu laisser une review le feront un jour, pas forcément sur une de mes histoires, mais sur toutes les histoires qu'ils dévorent sans rien donner en retour. N'oubliez pas, le commentaire est le seul salaire de l'auteur. Et même si c'est un site d'amateur, ça met toujours du baume au cœur.

Pour finir, je suis actuellement en train de travailler sur une nouvelle fiction, encore très différente de ce que j'ai fait jusqu'à maintenant. Je ne sais pas quand je commencerai à la publier, mais pour vous tenir au courant, je vous encourage, soit à me mettre en « alerte » pour savoir quand je poste à nouveau, soit de me suivre sur ma page facebook, Brunhild Ana Writings.

En attendant cette nouvelle aventure, portez-vous bien ! On se reverra, je ne suis jamais très loin !

Ana.