Yo Guys ! Ça va ? Moi … Le lycée tout ça… ça gonfle mais faut le faire… D'ailleurs je m'excuse pour le ratard ( damn you ! ) gomen, gomen ! Chui suis fière comme tout de ce chapitre. Celui-là, c'est vraiment le meilleur que j'ai eu l'impression d'écrire… mais après…
Je paris un Ace que vous n'devinerez pas ce qui va se passer après… (hin, hin, elle ricane bizarrement alors que ces doigts martèlent la touche Point d'exclamation…) !
Bon le contenu… y a, comme d'habitude, pas mal de digression sur un univers One Piece constamment en extension… Si je n'étais pas si attaché à garder ce texte sans spoil, je parlerais des derniers scans… mais bon. Dommage^^
Merci à Taouret, grazie nguyenthanhtam95 (mention spéciale favoris), takk Traffy. D (mention spéciale favoris), thank you MissYoYo, arigatô Celmon, Anaploufette (mention spéciale favoris ), fofo Aurore Heart, merkzi DeathGothika, akiba , mèsi Talion's justice, tak Uchiha Yamii, choukran ( mention spéciale favoris !) et gratias agimus Kinaria.H (pareil pour toi: KinariapointH ).
Sur ceux, merci à tout le monde, revieuwers, Favoriteurs (j'ai mal à Becherel), Followers, et vieuwers. Je vous aime ! Bonne lecture !
Chapitre n°5 : Plume de Phénix
Ace aux Poings Ardents – puisque c'est lui, cesse enfin de m'ignorer, me faisant un sourire carnier et amusée – surtout amusé – me répond :
- Ouais, gamin. Pourquoi, continue-t-il agressivement, son air se faisant menaçant, tu veux nous attaquer ?
Je respire doucement par le nez et je sens comme une sorte de bombe se posait dans un coin de mon cerveau… respire, ce n'est pas grave. Barbe Blanche je suis sur le fucking bateau de Barbe Blanche a.k.a l'homme le plus fort du monde alias le mec qui peu t'envoyer vers la Red Line d'une pichenette sur l'arrière train… je sens ma respiration s'accélérer, me bruler la gorge, mon souffle se raréfie, mes poings se compressent à intermittence et j'ai la vague sensation que mon cerveau fait des demandes express à mon estomac pour éviter qu'il ne dégueule mon petit-déjeuner de tantôt.
…
…
De toute façon, il n'est même pas là, pas de quoi s'inquiéter. Et puis de toute façon, il y a toujours pire comme… pas grand-chose. Allez… respire doucement… voilà c'est ça, bravo…
- Marco, fait la fille, il est en train de venir tout rouge. Ce n'est pas normal, je crois. Cassy a dit que ça pouvait être grave. Hey, elle me pince la clavicule, tu surchauffes ?
- T'as raison, essaye de lui piquer la joue…
- Si tu lui fais mal, il va peut-être réagir ?
Je ne dis rien alors que les deux timbrés commencent à me tordre dans tous les sens sous les yeux vaguement ennuyé du mec de tout à l'heure… mec de tout l'heure… étant Marco le Phénix… je n'arrive même pas à saisir l'étendu de cette absurdité… L'improbabilité, la possibilité est si faible que je n'ai au grand jamais osé l'entrevoir… Il faut absolument que je me sorte de ce guêpier. Genre de suite. Je lève le nez d'un côté puis de l'autre, tan dis que la fille continue de me pincer. Je lève des yeux méfiants sur ce qui m'entourent. Tout un tas de matelot s'affaire, nettoie le pont, montent aux cordages, déplacent des bouts, s'interpellent de temps à autres. La coordination est summum, chacun sachant déjà ce qu'il doit et comment doit-il le faire. Dans un coin, trois tables ont été installées et une flopée de pirates se sont attroupé autours de celles-ci. Parfois des cris de joie ou de rage en jaillit alors que le groupe éclate en rire grossier et vulgaire. De tout ça s'échappe une telle sensation d'habitude, de quotidien que ç'en ait troublant.
Au final, à peine quelques-uns d'entre eux ne remarque la scène étrange qui se passe. Ou alors ils ont l'habitude d'une telle agitation… je ne saurais dire et en vrai je m'en fous. 9a aurait était un autre équipage que celui de ce putain de youkon je pense que j'aurais pris un peu de temps pour attraper quelques informations. Tout ce qui m'importe c'est de me barrer, là, maintenant.
Cette fois, je n'ai plus aucune hésitation mon corps devient mou et je me cambre violement avant de me laisser retomber sur le côté. La fille, surprise, me considère et se relève alors qu'Ace au Poing Ardent lâche ma jambe qu'il s'était mis à tordre dans un angle un peu bizarre. Mais je reste inerte, comme mort, retenant même ma respiration et elle passe une main devant mes yeux. Au passage je l'entrevois à mon tour. Un petit bout de fille au visage candide et au traits arrondis. Des yeux bleus marines, des cheveux coupés courts et rebiquant en tous sens dans une touffe couleur noisette. Elle est quelque peu androgyne mais son expression reste absurdement joyeuse. Alors qu'elle m'a plaqué au sol avec une force d'un autre monde… psychopathe. Et dire que cette gonzesse fait partie de l'équipage de Barbe Blanche… ça me dépasse…
Vivement, je lui latte les jambes, me redresse d'un bond, attrape mon écharpe laissée là au passage et me propulse vers la rambarde. Mes mains crochètent la fine barre de bois alors que je me pousse un peu vers le haut, tentant d'apercevoir une terre propice à mon échappée miraculeuse. Au plus loin, que porte mon regard, il n'y qu'une vague terre. Merde ! il faut que je me barre. Les gens commencent à me remarquer et se dirige dans une direction. Okay, plus le choix. Nan mais quel idiot ! En plus, merde quoi ! il a fallu que je me plante comme ça. Bordel !
Je fourrage vivement dans mon sac et sort le papier de là. Putain ça a intérêt à marcher. Six mois que je n'ai pas utilisé la Vivre-Card. Je la fixe, le nom apparait, et le petit morceau gigote vers la mer. Bon, bon, okay…. C'était quoi la dernière fois, la manip' qu'il avait fait… je sors la mienne de l'écharpe, la déplie pendant un instant, les bords écaillés par l'eau ne sont pas beaux à voir mais pas grave. Au passage je jette un coup d'œil à mon sac… le reste, semble en état, malgré toutes les acrobaties que j'ai pu faire ces derniers temps. J'espère que le polaroïd n'en a pas pâtît. C'est fragile ces petites choses-là…
Et je colle ma Vivre Card à la seconde. Les deux morceaux se rejoignent l'espace d'une seule seconde, des filaments noirs se créent entre les deux comme si elles souhaitaient fusionner… ce qui n'est pas si faux au fond. Je sens comme une vibration. Tout mon corps est parcouru par celle-ci et j'ai l'impression d'être tombé au fin fond de la Grande Line. Ça ne dure qu'une seule seconde mais bon… je n'ai jamais apprécié cette sensation. Ça me donne envie de pisser…
En vrai, j'exploite juste un défaut des Vivre Card… mais bon, ce n'est pas ma faute si ces petits trucs sont mal foutus… Une Vivre Card corresponde à une seule et unique personne et indique la direction de la position dudit individu MAIS celle-ci ne peut gérer deux personnes en même temps. Le contact de deux Vivre Card relève plus de l'aberration que d'autre chose. C'est comme si pendant une fraction de seconde la Vivre Card recherché qui dit-elle cherché. Donc comme les deux sont liés – personne et Vivre Card – cela envoi l'instant une sorte de décharge pas du tout agréable dans tout le corps.
Enfin bon vu le temps que mettra cet abruti à comprendre que son cher et adorable meilleur ami/copain de beuverie/épenchoir humain s'est plongé dans une mouise profonde et inextricable…
Je glisse la mienne dans mon écharpe, dans un trou grossier que j'ai taillé dans le tissage et ma main va ranger l'autre dans le sac. Bon, bon, mon regard avise une échelle de corde. La voilà ma solution. D'une poussée j'atterris sur la rambarde, mes bottes claquant sur la fine surface. Je me précipite comme un fou vers cette issue, et d'un bond, rejoint l'échelle, l'agrippant d'une main. Je me hisse sans difficultés et coince mon premier pied dans le cordage. L'autre vient se loger à son tour à ses côtés et d'un bond, je grimpe sur cet épais assemblage. Des scrutateurs et curieux s'accumulent autours de moi… la sensation est à la limite du dérangeant mais c'est toujours mieux que pendant la rixe. Mon pied se coince dans un interstice traitre et je me débats un instant mais me détache en baladant mes pieds violemment. Allez… décroche, voilà ! Mes deux mains crochètent un barreau de cordeau et je me propulse vers l'avant vers le haut même, et réussit à me raccrocher. Encore quelques jeux de mains et de pieds et je me retrouve devant mon objectif. Je me glisse sans mal dans la tour du fou* et jette un œil au bas du navire. Une masse compacte de personne s'est agglutinée au bas du mât, bien que d'autre sont reparti faire le boulot, l'atmosphère est quelque peu tendue. On repassera pour la discrétion… k'so… je jette un regard à l'horizon… mouais, personne. S'ils ne se grouillent pas, j'vais y passer. La mer est aussi calme que peut l'être la Grande Line et un vent chaud souffle dans mes cheveux… vraiment trop long ces trucs. Une bonne taillade de derrière les fagaux, ça ne peut faire que du bien…
Je soupire doucement pour trouver le calme qu'il me faudra pour affronter ce monde. Parce que c'est ça au fond… stop ! on arrête. On ne fait pas son Caliméro.
J'attrape mes binocles et les enfilent. La lanière compresse un peu mais au moins maintenant, j'y vois plus clair. Allez… bouges-toi… tu m'avais promis de me porter secours s'il y avait un problème.
D'ailleurs, en parlant de clarté, une lueur se réflè- ah. Un immense oiseau jaillit de nulle part. Des plumes dorées et bleues tombent dans une pluie chatoyante... deux yeux immenses et bleus sur une tête petite et ronde avec un bec doré, posé au bout d'un cou fin et délicat. Puis le poitrail grossit d'une manière gracieuse et se sont ensuite deux ailes gigantesques, parcourues de flammes, s'accrochant autours de la cage thoracique. Et au niveau de la croupe, une longue queue colorée et délicate. C'est incroyable. Et l'oiseau s'approche de moi… et l'oiseau me fixe.
…
…
- Aaaah, y a un putain de piaf qui brille, bordel de merde, connerie de vie, Gooooold ! Y se passe quoi !? Pourquoi y a la volaille qui s'enflamme sans piailler !? Dégage le piaf ! Dégage !
Et le pigeon fluo s'approche de moi et se pose sur la rambarde, dans une pluie d'étincelle colorés, alors que ses serres s'enfoncent dans le bois tendre. Je hurle d'avantage et lui balance mon couteau à la figure, mais celui-ci le transperce dans une gerbe de flammes. Le piaf me regarde comme si j'étais un être profondément stupide. Et je capte soudain. Mon souffle disparaît, mon corps bouge sans mon aide. Un phénix. C'est un phénix, une créature impossible. Et c'est impossible.
Mes yeux accrochent les pupilles de l'autre. Ce n'est pas primaire, mais plutôt… bleus… d'un bleu qui ne devrait pas l'être, étrange et anormal, surnaturel même dans cette immense mer qu'est la Grande Line. C'est bleu et ça a tout vu. Le monde, la malveillance, la terreur, la guerre, l'enfer. Et ces yeux qui transpercent ma carapace, ma peau, mes os, et tout le reste, tout ce qi est scellé, tout ce dont je refuse de penser, et qui laisse tout nu, comme l'enfant que j'étais. La haine, la honte, mes pleurs. Tout ce qui ne devrait pas être là, l'indécence des secrets, la folie des mots, des informations brouillonnent dans mon cerveau plein de trous. et je détourne mon regard. Parce que cette fichue bibliothèque de données si je me suis toujours refusé à la ranger, à classer, les petites informations et les importantes pour ne pas souvenir. De l'autre, de cet autre.
Et dans son regard je capte quelque chose d'étrange, d'improbable. L'animal, dans son immensité, dans toute sa globalité abaisse la tête devant moi alors que ses ailes se déploient doucement autours de lui.
Alors je range mon couteau et m'approche. Sans mot, sans rien d'autre que mes deux mains, juste moi. Encore un pas et je me sens si petit. Mais je crois que si je ne le fais pas je vais mourir, que le monde s'écroulerait si cette immense chose, cet oiseau de toutes les couleurs, n'existait pas. Je tends la main, et je me sens abstrait inconnu et perdu. Mes projets disparaissent, mes idées de folies, mes mots, tout. L'oiseau me fixe étrangement. Il attend mon action, attend. Et tend le cou en ma direction, ses ailes se replient sur ses flancs… je vais être annihiler. Ma main passe la barrière d'étincelles. Elle avance, la courageuse et s'immobilise à quelques centimètres de la ''joue '' du volatile. Et je pose ma main sur le phénix.
C'est chaud, comme un gâteau au miel, une pâtisserie sortie du four, comme un chat endormis, un dragon chaud, un phénix aux yeux bleus. Il me fixe toujours, ses yeux me transperçant de part et d'autre. Puis ses iris se ferment, sa joue se blottie contre ma petite main et un tourbillon enveloppe tout d'un coup cette apparition d'un autre temps. Je tente de me reculer mais le tourbillon m'accroche dans son étreinte de feu. Du céruléen, de l'ocre, lapis-lazulis, d'or, de l'améthyste, du cristal… tout s'envole autours de moi, tout brûle et cette chose vivante, incroyable, jaillissante, colorée, m'étreint. Mon gant se dissout avec tout cela et disparaît dans cette bouillie impossible alors que je sens mes lunettes tombaient, la lanière tranchée ou brûlée mais je m'en fous. Ma main reste pendue dans le vide, étiré dans l'infini de cette absurdité, dans cette improbabilité, dans cet univers qui me fait l'un des plus gros majeurs de ma vie, mes yeux tentant de vaincre l'impossibilité, clignant dans cette folie de feu. Puis quelque chose se saisit de ma main, attrape mes doigts dans une poigne douce et chaude. Puis la lumière disparaît doucement, et à nouveau sous ma menotte je sens une joue mais dure, rasée, chaude, tangible. Les feux disparaissent lentement, régressent et j'entrevois à nouveau ses deux yeux bleus, céruléens, impossibles, surnaturels, puis un visage dur, buriné de soleil, une chemise lilas, un corps humain, incliné devant moi, un pied à terre, l'autre replié. Même rabattu qu'il est, il arrive à être à ma hauteur. Il est géant. Et les dernières flammes disparaissent dans ses cheveux dorés par le soleil. Il me sourit et c'est horrible tant c'est beau.
Et ma main est toujours sur sa joue… je me fige… encore plus que précédemment. Ma main sur la joue d'un putain de mec…
T'es trop mignonne comme ça, fais une voix insidieuse dans ma tête, tu comptes te mettre aux robes ? Putain, on dirait une gonzesse !
Argh, je retire violemment ma main et fais un bond de cabris. Mes pieds s'emmêlent, je sens la rambarde dans mon dos, mon corps basculait et je… merde ! J'vais tomber ! Je tente d'agripper quelque chose n'importe quoi mais mes doigts ne rencontrent que le vide, la gravité m'attire et déjà mes pieds suivent le mouvement. Putain de merde, imbécile ! Soudain je sens une main m'agripper le col et me retenir. Et me laisser dans cette position.
Totale soumission…
- H-hey ! Remonte-moi, je grogne à mon sauveur.
- Pourquoi es-tu sur notre navire ?
- Hein !?
Il est sérieux là ?! Je suis à deux doigts de m'écraser comme une pauvre et ridicule fourmi sur le sol et tout ce que ce crétin trouve à dire, c'est une question totalement stupide et qui n'a rien à voir avec ma putain de situation !
- Je répète : Pourquoi est tu sur notre navire ?
- Mais on s'en fout et d'ailleurs même plus, Je m'en fous ! Remonte-moi, j'exige rageusement alors que mes mains agrippent son avant-bras et que mes pieds tentent de trouver une prise sur le bois lisse qui constitue le nid de pie.
- Répond et je te remonte.
- Pas question, enfoiré !
- Sinon, je te laisse tomber.
Sa prise autours de mon col se défait seconde après seconde et je me tortille en essayant d'être le plus calme possible :
- Une des nombreuses règles qui régissent ma vie dit : si un enculé me tient au-dessus d'un vide s'élevant à plus de deux mètres de hauteur, je n'ai aucune obligation particulière à lui répondre. Surtout si l'enculé est potentiellement un nuisible pour ma vie future.
- C'est sympathique mais je m'en fous. Répond ou je te laisse tomber. J'ai à faire avec Satch.
Putain de connard, enflure mégalomane, trou du cul blond, démon plumé ! Hum, hum, je sens sa main qui me relâche et mon poids n'est à présent maintenu que par ses doigts calleux.
- Okay, okay ! Me lâche pas, conna- hum, s'te plaît ! Okay, mec ! J'ai pas fais exprès, tu vois, j'ai pas d'bâteau et donc, j'la joue parasite sur les aut'es navires, conn– putain, n'me lâche pas ! – mais t'inquiètes, c'tait pas contre vous, spécifiquement. Chui pas un pirate mais les marchants n'aiment pas avoir des criminels qui crèchent dans leur sous-sol. Donc j'préfère les pirates car au pire ils me tuent- merci le code de Piraterie – 'lors que ses sacs à purin de grossistes ont plus l'habitude de livrer leur victime à la Marine. Et pourquoi l'vôtre, ben parce que il avait l'air le plus résistant d'entre tous ! Donc-maintenant-s'te-plaît-,-pose-moi-par-terre-ou-remonte-moi-sur-le-nid-de-pie-bordel, je hurle au bord de l'hystérie.
Même si j'ai assez peu de chance de mourir en tombant, un faux mouvement me fera ressembler à un des marines sous les ordres de Tsuru.
- C'est donc ça… murmure t'il pour lui-même et je le fixe avec anxiété, de peur qu'il me laisse tomber. Et donc, maintenant que t'es découvert, tu comptes faire quoi ? Te plier à genoux devant nos regards miséricordieux ? On n'fais pas dans la charité.
- Garde ton langage châtier pour toi pour les filles des ports, gueule de foin, on ne se trouve pas dans une comédie musicale. T'as promis de m'remonter, alors assume et relève-moi, pauvre con. Et miséricordieux est un mot trop élégant pour qu'un vulgaire pirate comme toi l'emploie ! D'ailleurs, je ne m'agenouille devant personne sans raison valable et clairement, là, je n'ai aucune raison de m'agenouiller juste dans l'optique de te faire plaisir.
- Je peux aussi te laisser tomber, moi le vulgaire pirate…
- Le code, n'oublie pas le code… je réplique alors que mes mains cherchent davantage de prises sur son poignet. Tu pourrais te faire houspiller par le reste de ta communauté…
- Je suis un pirate, mon mignon. L'avis des autres me passent vingt fois au-dessus. Ce ne sont que des mots, qu'en ai-je à foutre ? Et de toute façon, il me restera toujours mon équipage et Oyagi.
Et il me sourit étrangement, ses yeux céruléens brillant de l'éclat de celui qui ne doutait pas, de celui qui savait, qui Savait, que la véracité de ces propos étaient indubitables. Que chaque parole dites est plus vraie que la précédente. Que la complicité si tôt évoquée, n'est pas mensonge mais réel, pas une fable mais un fait avéré, vérifié et vérifiable à tout instants. Ce genre de personne m'indiffère profondément, je dirais même que mon ressentis envers elles, frôle dangereusement le mépris. Car je ne compte pour personne, et que personne ne compte pour moi. Je ne suis rien, ni individu, ni voleur talentueux, ni acrobate élégant. Il n'y a guère qu'aux yeux fourbes et rougis de meurtres de la Nostra – je leur rapporte assez d'info avec mes magouilles pour qu'ils me doivent bien ça mais c'est tout. Ça ne va pas plus loin. Jamais on ne m'enverra la Dame de Pique, Shuraiya, Daz Bones ou Jean Ango. Ces hommes et femmes perdraient-ils véritablement autant de secondes de leur vie dans une chasse veine et sans saveur ? Non et la raison est aussi simple que le monde. Parce que je suis un minuscule engrenage dans la machine. A quoi bon m'éliminer ? Personne ne regretterait pour la simple et bonne raison que je suis infiniment remplaçable je suis infiniment remplaçable.
(…) surtout reconnait ton insignifiance dans ce monde car la probabilité que tu es un jour une quelconque importance ici-bas est proche de zéro et une virgule des milliers de zéro et miraculeusement, un.
Je me secoue quelque peu et gronde un peu pour rappeler ce crétin à la réalité mais il se contente de sourire d'avantage.
- Ouais, bon… mais en fait je m'en fous de tes élans de niaiseries totalement chiants et inintéressants…donc aie l'immense obligeance de me remonter avec délicatesse et bienséance, sinon je te bouffe, poulette blonde !
Il me fixe à nouveau, abandonnant son petit air détaché de la réalité qui le rendait lamentablement et misérablement stupide. Il me regarde l'attendre, puis un éclair de malice passe dans ses yeux. Okay, ça c'était vraiment louche.
Puis sa main se raffermis sur mon col, me ramène à lui, je crochète sa chemise, histoire de ne pas tomber et il grogne :
- Accroche toi bien.
Attends… de quoi il parle… et pourquoi il est grimpé sur la rambarde… et pourquoi le tourbillon revient… et pourquoi ces bras se transforment en ailes… Et…
- AAAAAAAAAAAAAAAAAAHHH ! PUTAIIIIIIIN ! Va crever, sale piaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaf !
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* au cas où ça vous intéresse, cette formulation sort uniquement de mon imagination débordante ( lol) … et uniquement, chui pas sûre que quiconque est déjà appelle le nid de pie, la tour du fou…
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Z'avez aimer !?
Bon, je vous embrasse, et une p'tite revieuw pour nourrir la p'tite auteur que je suis ?
Bisous.
Pelote de Plume
