bip..bip..bip..bip..bip..bip ( Docteur ! nous avons un poul, un poul ! ) ( Oui mademoiselle, vous avez raison, et admiré la contraction des muscles, la palpitation des paupières et oh… ) \SBAAAF\

Eh ouais les gars, chui là ! revenu ! vivante ! mais j'suppose que vous l'aviez deviné avec cette intro fine et subtile… chui de retour… Je m'excuse pour cette absence… Burn out… - quand j'disais que ce chapitre m'insupportait… Bon ben maintenant je vous livre mon dernier écrit. Le rythmes de parution risque fort de ne pas être retrouvé étant donné que j'ai même pas d'idées pour le prochain chapitre. Déso… j'écris à l'impro…

Merci les nouveaux Followers et merci aux nouveaux favoriteurs. Z'êtes les meilleurs !

Merci aux revieuws de la dernière fois !

Prévention : j'ai tenté d'intégrer un peu de langage marin à tout ça… certaine expression pourrait donc être incompréhensibles… je m'excuse à l'avance. (En revanche, notre héros, va continuer à parler comme un charretier.)

Chapitre 6 : Plume d'Albatros

- Espèce de malade mental, décéréééébré du bulbe !

Je hurle comme un fou et je vois le monde, à défaut de ma vie défilait sous mes yeux d'une manière totalement ahurissante ! J'vais crever ! C'est sûr, j'vais crever ! Puis ça s'arrête et je tombe des bras de l'autre fou. Je titube un peu et me rattrape péniblement à mon premier support. Ma main agrippe la chemise et je manque de dégueuler alors que mon poing se referme à intermittence contre le tissu. Mon ventre gronde, se tourne, se retourne et un vague goût de bile vient enflammer ma gorge. Je jette un regard meurtrier à cette espèce de stupide piaf.

J'ai l'impression d'être jeté trois ans en arrière, ma première cuite, un affreux samedi soir a gerbé mes tripes sr les dalles blanches du quartier Sud Der'erf, une petite ville dont la principale source de revenu dépendant largement de la prostitution, de la vente de drogue et éventuellement du commerce de sirène. Tout cela avec une juridiction aussi changeante que le cours du Berry. Enfin bref le bonheur pour une personne qui veut commencer dans le buisness de la Nostra.

En tout cas, Mika et Bigaïl ou de leur vrai nom Nicolate et Ino, deux prostitués qui passaient par là et qui par le passé m'avait permis de faire le premier pas dans la Nostra, m'avaient aidé à me sorti de là, la tête perdue dans un tonneau à poisson près du port. J'expliquai ma détresse émotionnelle à un macros gluant. Mon premier boulot dans la Nostra. Récupéré les informations sur les dernières avancées révolutionnaires. Un truc dur pour me tester et je savais que j'avais toutes les chances d'échouer. Le pirate qui le détenait s'était réveillé le matin même sur le comptoir du QG de la Marine le plus proche. Et avait été envoyé au p'leton d'exécution le jour suivant. J'avais assisté à la sentence avec l'exaltation morbide d'avoir réussi. J'avais empoché la prime et de la Nostra et des Marines. Du haut de mes guiboles maigres et adolescentes, je m'étais laissé à l'ivresse du vainqueur, riant de leur déconvenue et de ma réussite.

Et le soir même je m'étais saoulé jusqu'à dégueulé, des larmes roulant sur mes joues qui n'avait jamais connu le soleil de la Grande Line et une seule phrase que je répétai en boucle durant les trois jours qui suivirent cette mésaventure, brûlant de fièvre et avec Nico' qui me rassurait doucement.

'' Je suis un assassin ''

Je m'en souviens comme si c'était hier : Nico' avait dû resté à mon chevet, me murmurant une petite mélodie aux accents chantant qu'on lui avait sur l'île des hommes poissons. Il est plutôt étrange Nico'. Un grand type avec des beaux cheveux noirs et bouclés, toujours débraillé, pourvu d'une grâce peu masculine et d'un sens de l'esthétique assez douteux. Ino, lui, est assez blond avec des reflets blancs parfois, de grands yeux bleus délavé, avec toujours un clope au bec et un chouchou violet dans ses cheveux.

Quand je suis parti – environ une demi-heure après l'annonce de ma guérison, Mika m'avait parlé :

- T'sais, Gueule d'Ange, ça sert à rien de te démener comme ça, tu l'sais hein ? Si tu t'engages pour de bon dans la Nostra et vu comment t'es doué – j'avais souris quand il avait dit ça -, ça ne donnera rien de bon. Tu sais là d'dans, on murmure que c'est les Youkons et en particulier Big Mom qui dirige tout c'beau monde au final. Ino penche du côté des révolutionnaires et Karin murmure dans ses rares moments d'lucidité que tout ça ce n'est qu'une machination du Gorosei. Perso, t'sais, j'm'en fous d'ce bazard mai je m'inquièt'un peu pour ta jolie p'tite gueule d'Ange. Tu vas t'faire bouffer tout cru. Moi ça m'passe un peu au-dessus, t'sais ma vie elle est pas trop dur ici, tout le monde aime le sexe. Ino elle a la cote et moi, même si chui pas aussi bon qu'elle, j'fais passer la dope. On fait nos trucs dans notre coin et le matin, on fait l'amour. C'pas compliqué et en plus y'a pas de risques – on galèrerait bien plus à Dressrosa mais c'est pas l'sujet. Tu prends des risques Gueule d'Ange. Et de gros. Fais attention à toi.

Menteur. Comme si tu t'en préoccupais, j'avais pensé.

- Merci Nico' mais j'te l'ai d'jà dis, je n'ai qu'une certitude en ce bas monde, une seule : je ne suis rien de plus qu'une plume. Alors même si chui le meilleur, personne ne s'en rendra compte. Et je les ferais tomber. Tous. Les marines, les révolutionnaires, les pirates, le Gorosei, les Yonkons. Les uns après les autres. Que ce soit avec ma Gueule d'Ange comme tu dis ou avec un poignard planté dans le bide. Et il n'en restera aucun de ces connards. Je leur arracherais leur empire, et il ne restera qu'une seule Plume. Celle qui aura souscrit d'un trait ensanglanté cette Histoire. Moi. Je serais l'dernier et les autres ne pourront que pleuraient.

Je l'avais regardé dans les yeux. J'avais espéré qu'il puisse le comprendre. Mais au fond de ces yeux, je n'avais discerné que de l'incompréhension et du mépris. Je crois que ce jour-là, j'avais pleuré. Un tout petit peu et il ne l'a même pas vu en plus. Alors Je lui avais souri avec toute la mesquinerie, la méchanceté, la cruauté et tout le reste. Et comme d'habitude, il ne s'était rendu compte de rien. Je savais de toute façon qu'à ces yeux j'importais peu. Et que tout ce qu'il pourrait me dire par la suite ne serait que le fruit de son rôle. Celui qu'il joue constamment en ma présence, devant les gros dealeurs venus de ce qu'il appelle le G*, à ces clients, aux Marines.

- Alors, tu es décidé…

Il me regarderait un peu étrangement. Comme pour me voir au travers. Comme s'il cherchait quelque chose qui puisse prouver mon existence, que ma tirade avait eu lieu d'être. Mais au final,

- Oui, mon ami.

Je me sentais stupide. Mon ami… peuh, il n'éprouva à mon égard qu'un profond mépris.

- Je suppose que te demander pourquoi est inutile…

Tout juste connard.

- Tu penses bien…

- Alors bon vent Gueule d'Ange.

Enfin… heureusement que ce mec est bon indic. D'toute façon, j'sais déjà que si je contrarie cet abruti, ç'va pas le faire pour mes prochains pas dans la Nostra.

- Ce n'est pas un adieu, tu l'sais ça ?

Je me sentais bête franchement. J'aurais dû trouvé un autre indic.

- Oui, Gueule d'Ange. Mais vu la pagaille qui va avoir lieu, ne revient pas de suite. Ce que tu comptes provoquer – car tu vas le provoquer n'est-ce pas – ça va faire beaucoup de bruit, se sang et de trucs pas très ragoutant alors fais en sorte de ne pas pointer à nouveau ton minois ici sinon je te renvoi vers Redline par mes propres moyens. D'ailleurs quand tu reviendras – car tu reviendras ça ne fait aucun doute – je te demande une seule chose : ramène-moi un paquet de caramel du Nouveau Monde. Okay ?

Je souris un peu, plus une grimace douloureuse en me souvenant de ma furieuse déclaration. Et de cette demande à la fois concerné et détaché… quelle connerie.

J'inspirais doucement pour tenter de chasser le malaise qui pointait le bout de son nez crochu. Je masse du bout de l'index ma tempe, tentant de chasser mon mal de crâne.

- Salopard !

J'entrevois des éclats d'amusement dans son regard. Non, on se calme, pas de gestes brusques et :

- Ça va Moineau ?

Sa main se pose sur ma tête et je grogne au truc : comme va crever sale enfoiré blond, j'vais te pigeonner si tu continues à m'appeler comme ça ou une autre gentillesse dans le même registre.

Il sourit puis son regard se porte dans mon dos. Et je sens quelque chose. Une vibration qui jaillit du sol, fait trembler la structure du bateau, agite les voiles claires, les bouteilles s'entrechoquent dans un tintement délicieux, la mer ondule comme la chevelure d'Ino et je sens quelque chose de primaire derrière moi. Quelque chose d'animal, un truc qu'aucun homme ne devrait être capable de posséder, une puissance ancienne, vieille comme la Grande Line, la vraie l'ancienne, celle qui date du temps avant le temps, celle qui date de la Grande Epoque comme disent certain. Je me sens minuscule, faible, une brindille, une … plume qui pourrait être emporter d'un coup de vent, un coup de pied, une pichenette.

C'est grossier, comme une montagne qui se découpe au bout d'un chemin sans fin, un Titan qui maintiendrait le monde à l'aide de ces deux mains, ne pouvant être ne serait-ce qu'être effleurer et impérieux car intangible.

Je tourne le regard derrière moi et je capte deux yeux dorés. Puis un visage dur, une espèce de moustache blanche en demis lune. Un homme immense est assis sur une chaise gigantesque et il nous regarde de son perchoir. La puissance de ce type dépasse l'entendement. Je crois je pourrais mourir s'il me touchait. Mais j'ai peur. Ce n'est pas comme le regard de gueule de foin. Gueule de foin a vu, a tout vu même et lui, il a compris, il a soumis.

Okay… je crois que ça… c'est Barbe Blanche. Je rattrape la chemise du Phénix, puis le Phénix qui est en dessous et me planque derrière.

Dans la Nostra, ça chuchote souvent à son sujet mais au final, ce ne sont que des rumeurs de merde. A part les nouvelles recrues on n'sait jamais rien. Y a toujours la solution d'aller sur le terrain mais rare sont ceux qui survivent à ça et encore plus rare sont ceux qui en parle ouvertement. Mais les racontars sont nombreux et démêlé le vrai du faux est une galère de niveau mondiale. Alors pour la plupart des coursiers – moi donc – je prends sur moi pour ignorer ce qu'on murmure. Mais là… c'est autre chose. J'ai beau avoir croisé la Reine des Travestis au détour du Marché Noir, failli heurter Crocodile après une transaction qui m'avait vraiment fait mal au cul, distingué les cheveux blonds de Doflamingo lors d'un Raid et entrevu Moira à l'abord des îles d'Hydra, disons que là…, il y a un autre niveau. Je tire un peu le phénix.

- Gueule de foin ?

- Hn ?

Vous savez, j'adore le '' hn'' élégante variation entre le '' hm '', le '' j'en ai rien a tapé de ce que tu dis mais je réponds par simple politesse '' et le '' non ''. En revanche, je haie profondément les gens qui le pronone à mon égard… mais passons… je n'ai guère le temps pour des futilité telles que chercher à tuer le Phénix. Dans ma liste de personne à tuer, il n'est pas pour tout de suite. Il doit être dans la six-centième position dans ces eaux-là…

- J'vais mourir ?

Il y a une seconde de silence et la seconde suivant la totalité de l'équipage qui éclat de rire. Certains ricane à mi-voix comme Gueule de foin et d'autre comme le Ace se vautre littéralement par terre.

Je leur jette un regard courroucé. Et ça se dit équipage de l'homme le plus fort du monde... je suis tombé dans un complot de Mister Two des Baroque Works. J'pense c'est ça parce que… ben… c'est trop bien organisé pour être réel… et que merde… c'est glauque…

- Que fait un mousse tel que toi, ici ?

Sa voix est forte, puissante, indomptable et indompté. Je me recroqueville et je sens mon estomac se compressé d'horreur. Je devrais pas, je ne dois pas, il ne faut pas. Fais toi tout petit, boucle-là, putain d'immature, si tu l'ouvres ça va mal finir. Mais son regard est intransigeant, il exige que je réponde. Et j'ai peur.

- Je… je…

Je me dandine sur place pas à l'aise pour un Berry. Bordel, je suis vraiment le pire des abrutis, le roi des andouilles, le plus grand couillon de la création… on devrait m'exposer comme un cochon de lait aux vues et aux sus de tous.

Et soudainement je me sens soulever par le manteau et tenu à bout de bras tel un chaton.

- Père ! Y avait ça dans les cales !

- … Gurahahah ! Comment un moucheron est-il monté à bord ?

Ace me balade devant Barbe Blanche… ma main se ferme et se compresse. Et je sens comme des larmes de détresse qui coule sur mes joues. Bordel, j'ai peur, j'ai vraiment peur.

- Allez, répond lui…

- J- j'n'ai pas fait exprès et… et… et… et…

Bravo… je te félicite… quelle répartie… je m'embrouille, bredouille, sans m'arrêter, les mains tremblotant à moitié. Ce mec est si puissant. Puis la voix de Gueule de Foin retentit :

- Père, le p'tit Moineau s'est juste paumé. Il voulait aller à Pitayus si j'ai bien saisie.

- Il a tenté de tuer quelqu'un ?

- Non.

- Parfait, au moins nous n'aurons pas à gérer d'Ace miniature. D'ailleurs fils.

- Quoi, répond le Ace un point de naïveté présente dans sa voix pourtant vachement masculine.

- Fils, je conçois que comme la majorité des personnes présentes sur ce bateau, tu sois quelque peu affecté par toutes les injures mais avec le conflit qu'il y a dans cette région, tu devras t'abstenir.

- Oui, Père !

Sourire de connivence puis un dernier regard étrange et supérieur sur moi. je tremble un eu et il tourne la tête définitivement aussitôt une énorme bête jaillit de nulle part. c'est un monstre ! la largeur d'un Léviathan, le nez aussi rond et dur qu'un bouclier et… et… des papattes… énooormes !

- Bon, vaqué à présent à vos affaires, mes fils. Caterina apporte-moi le rhum.

- Qu'est-ce tu foutais dans les cales, Ace !?

Du coin de l'œil, j'aperçois un rouquin passablement énervé. Attends mais, ce type-là, ce n'était pas le connard de tout à l'heure ? attends, le connard de tout à l'heure… le connard de tout à l'heure fait partie de l'équipage de Barbe Blanche ? Ou alors je suis tombé dans une faille spatio-temporel ?... Peu probable. Quoique… Soudain la main qui me maintenait à dix petits centimètres du sol se desserre et je retombe lourdement sur le sol. Je m'écrase lourdement. Mon calbart va être crade…. Je tourne la tête et là, cette fois c'est Point Ardent qui se fait soulever et agiter comme un prunier. Est niqué qui croyez niqué !

- Dit moi l'allumette, tu crois que ça m'amuse de racheter de la bouffe tout le temps !? que l'argent tombe du ciel !? que j'ai que ça à faire que d'faire coursier dans ma vie de pirate !? Pauvre andouille !

Hey ! Pourquoi c'est toujours moi l'coupable !? J'ai rien mangén moi !

- Et les petits fours de l'anniv' d'Haru !?

- Oh ça va ! d'abord, t'as aucune preuve ! Ça peut bien être Namur ou Reyou ! c'est du délit de faciès.

- Et la fois deux frigos entiers ont disparus !?

- Personne pour témoigner.

- Le gigot de roi des mers…

- C'est la faute des chats !

- Je reste sur mes positions : c'était pas crédible. Ce n'est pas parce qu'on trouve un félidé dans un endroit que sa présence justifié tout, Izou te l'avais déjà dis, je crois… Et tu essayes sérieusement de me faire avaler qu'un chat tout seul a réussi à avaler tout seul qu'on met six repas à finir !?

- Parce que moi, tu trouves que c'est plus crédible ? de toute façon, vous faites partie du CCLC… vous ne pouvez pas comprendre…

- Ah non ! Tu n'vas pas recommencer avec tes conneries de théorie du complot ! C'est de la connerie ce que je t'avais raconté.

- Hérétique, tu dénigres ta propre patrie ! Personne n'arrive à comprendre le danger que représentent les chats… Haru-chan viens moi en aide, s'il te plaît….

- Dix desserts, fait-elle du bout des lèvres.

Elle s'est assise sur la rambarde et ses pieds se balancent doucement au-dessus du sol. Elle arbore un sourire malicieux.

- Arnaqueuse ! cinq !

- Huit.

- Vendu !

La pirate avança, silencieuse, ses courts cheveux auburn dansant au rythme de ses pas. Elle se déplace un peu bizarrement. Elle se plante devant le roux alors que le Ace se place à ses côtés. Elle se cambre à moitié et - … okay… elle a décidé de se la jouer Boa Hancok…

- Donc, Satch, toi, homme qui ne croie pas en la suprématie féline, comment peux-tu croire une seconde que le monde puisse tenir encore en place sans eux ? Sans eux, nous mourrions dans le prochain instant car sinon les souries tenteraient de s'accaparaient le pouvoir. Mais vois-tu nous contre tous et toutes nous intervenons pour vous sortir de ce cercle vicieux… Nous sommes à présent en capacité de nous défendre contre elles ! Vous êtes dépendant des chats et coincés que vous êtes dans vos petites vies autocentrées vous ne distinguait même plus réalité mais nous vous sortirons de là. Nous sommes – il y eut chœur de '' nous sommes '' et des roulements de tambour sortie de nulle part – le CCLC !

Ils sont tous complètement défoncé au crack ou quoi... ?

- Evidement ! ajoute le Ace. Notre message de paix finira par passer !

Plus je reste avec ces gens plus je sens mon Q.I baissait.

- Haru-chan ? demande le Satch.

- Tu as vérifié ce que Namur a mis dans ton lait ce matin ?

- Non pourquoi ? elle jeta un regard meurtrier à un homme-poisson accoudé au bastingage. Qu'est-ce t'as encore fait !? Chui sûre que t'as mis du poisson d'dans !

- Rien du tout! pour une fois que je m'abstiens, on s'acharne sur moi.

- C'est bien ce que je pensais… Cassy' ! Pour Haruta, faut un de tes trucs pour réveiller s'il te plaît.

La réveiller… !? mais y sont sérieux, c'est ça '' ne pas être réveiller '' ! Wouuuah… quelle bande de malades.

- Lesquelles, j'entends au loin, celle d'héroïne ou l'autre ?

- L'autre, elle est pratiquement amorphe.

- Et la vache ?

Arrrghhhh ! mais ils tournent à quoi ici !?

- Quoi la vache ?

- C'était toi ?

- Ben oui, qu'est-ce que tu croyais, siresse** rousse ?

- Arghhh ! mais je vais te tuer ! Marcooooo fais quelque chose !

Le blond tourne la tête vers eux et les fixe un instant. Je sens comme un ennui profond.

- Non, tu es bien assez grand pour te débrouiller tout seul.

- Faux frère ! Uly ! S'te plaît ! Ramène-toi !

- Qu'est-ce qu'il y a, beau roux ?

Une femme aux grands yeux noirs se détache de la foule. Son teint est mate, et son visage est doux… enfin... Tous s'écartent sur son passage alors qu'elle lance des regards peu amènes à la foule. Sa taille est fine, dansante, roulant doucement. Un sourire paresseux et lent orne ses lèvres peintes en bleus, deux dents blanches et aiguisés débordant de ses babines fines et une épée verte pend sur sa hanche, alors que dans sa main elle tient un énorme hachoir de cuisine. Elle s'approche de l'homme et pose avec délicatesse sa main libre sur ses épaules. Celles-ci se déplacent sur les épaules musclées et immédiatement, la rage dans les yeux disparait et un sourire apparait sur le visage du roux. Elle se colle à lui, sa poitrine glissant sur le dos. Yerk, répugnant. Mon irrépressible dégoût pour les femmes refait surface…

- Merci, Uly…

- Mais de rien Satch-san !

- Uly cesse ton cirque, grogne Marco. On a d'autres trucs à gérer.

- Oh toi le moche, ferme là !

Moche, je détaille à nouveau Marco. … … Non. On a pas exactement la même définition de mocheté pauvre femelle décérébré.

Yerk, elle se presse contre lui, ses longues mèches roses roulant dans son dos et elle me jette un regard méprisant. Quelle trainée !

- Est-ce donc ça qui t'importune séant, demande-elle ?

Je haie les femmes, c'est définitif ce sont des créatures démoniaques et sournoises avides de souffrances ! d'ailleurs c'est quoi cette façon de parler ! on est pas au Moyen Age.

- Mais non, Donzelle, c'est Ace comme d'hab. D'ailleurs en parlant de créature marrante, regarde le minot là - il me désigne du doigt, le regard concupiscent. Depuis que le p'tit est arrivé, le calme plat nous fuis !

- Quoi, ça, fait-elle d'une voix traînante. Ce mousse e sort de a monotonie… étrange…

Sa main glisse vers sa hanche et elle se soutient gracieusement sur l'épaule du roux.

- Oui, ça, comme tu dis, m'a fait gagner un vrai petit pactole. Il n'en a pas l'air comme ça mais il encaisse bien le minot et même s'il est tout chétif et – il m'examine du regard – frêle il a bien réussi son coup. Avec ce que tu m'as fait gagner p'tit gars, j'vais pouvoir acheter le cadeau d'anniv' d'Izou…

- Alors… tu ne vas rien m'acheter à moi ? fais la trainée accrochée à son bras d'une voix nasillarde.

- Mais Uly-chan… c'est l'anniv d'I…

- Et alors, Satch-san, tu sais très bien que si on faisait des cadeaux à toutes les personnes du navire à chaque anniversaire, on serait constamment ruiné…

- Oui. Peut-être que t'as raison. Ou peut-être que non… En tout cas, il faut absolument que je lui achète ce kimono et que je remercie ce bout de chou.

Aaaah…. Très intére-Mais je m'en fous de leur vie à ce crétin décérébré !

Et le bout de chou te demande d'aller en Impel Down sans possibilité de retour !

D'ailleurs serait-ce de la jalousie que j'entends suintait de la voix de la trainée ? A retenir…

Il s'approche de moi son grand sourire toujours collé sur ses lèvres… il aurait eu un chat à neuf queues dans les mains j'aurais eu la même réaction… quoique… cet endroit est franchement un putain de coupe-jarret*** !

Oh pas question que tu me touches, p'tit gars ! ma veste traine à moitié sur le sol, mon futal est trempé par le pont. Je jette un œil rapide derrière moi et immédiatement, je repère, Gueule de Foin. Parfait. Alors que le roux ne se trouve plus qu'à un pas, je me redresse subitement, sors-le coutelât du sac et tranche l'air. Il a largement le temps d'esquiver et continue de sourire stupidement. Pauvre abruti. Je modifie la prise de mon arme et lui envois le plat dans l'abdomen quelques centimètres du ventre. Sa jambe bloque mon coup. Et tu crois quoi mon coco !? que je n'avais pas prévu le coup !?

Je me propulse d'un coup de botte sur lui, prend au vol appui sur sa jambe et décolle à nouveau. En une seconde je suis derrière lui et tente un kick en l'air. Et voilà, connard roux, subit le courroux de… il attrape mon pied et… je me sens éjecter avec force et je m'écrase contre la rambarde. Mon dos se prend de plein fouet l'impact et des éclats de bois percent dans mon dos. Je relève le nez et gronde à son encontre. Son expression reste inchangée mais pourtant son corps respire la puissance contenue. Je remarque l'éclat de deux épées accrochées à sa hanche. Okay. Je fouille dans mon sac et en tire six petites pointes de jets. Cinq vont se fichaient dans le mur… encore cette capacité bizarre… merde. Je garde la dernière coinçait entre mes doigts et me précipite vers le roux. Mon poing va à la rencontre de son visage et son sourire diminue un peu. Enfin.

Je me laisse porté par cette ivresse qui vient petit à petit dans mon combat. Je roule, reviens, il sourit toujours, et je me joue de mon environnement. L'autre esquive et me repousse mais je reviens à l'assaut, jouant au funambule avec le Danger. Ces épées claquent toujours contre sa hanche et leur éclat malsain me nargue. Alors à mon tour, je cours, rebondis autours de lui dans une danse qui pourrait s'avérait mortel bien plus pour moi que pour lui. C'est l'un des plus gros problèmes de ma technique de combat. Bien qu'efficace sur de petites frappes comme le pauvre demeuré que j'ai étalé tout à l'heure car elle s'applique uniquement grâce du principe suivant :

'' Mon adversaire est au même niveau que moi ''

En dehors du statut quo que cela me procure, mon style s'efforce de ne pas surestimer l'adversaire et donc de ne pas spéculer. Je retiens donc toujours mes coups et ça me permet de pouvoir toujours me rétracter si besoin. Une marge d'erreur suffisante qui m'a déjà évité bien des emmerdes. Sauf que là, la marge d'erreur est annihilée par le fait simple que je n'ai pas le DROIT à l'erreur. Il est trop fort pour moi.

Mes mains dénichent toutes les petites armes coincées dans mon sac et ma ceinture. Entre les armes de jets, petits kunaïs, poignards et autres shurikens que je fais habilement glisser hors de leurs étuis, les rambardes s'hérissent d'armes. C'est dans ce genre de moments que la taille somme toute assez anormale de mon sac se justifie. Tout ce qui ressemble de près ou de loin à une arme rentre à l'intérieur. Evidement il y a mes papiers, quelques babioles utiles – comme le polaroïd ou le pinceau de la taille d'un avant-bras qui me sert à dessiné des commentaires grossiers sur les murs des QG Marines, deux-trois vêtements de rechanges ainsi qu'une blouse de Marine, une trousse de médicaments en cas d'extrême urgence, de quoi faire un maquillage léger – au cas où un p'tit con de journaliste passerait par là - et deux mètres de rouleaux de bandages – on n'sait jamais. Parfois miraculeusement il m'arrive d'y retrouver de la bouffe mais c'n'est pas très courant…

Cette fois c'est bon, mon poing est à deux doigts de s'enfoncer dans son centre quand…

Ma main se fait bloqué par une autre. Et je me sens tiré vers un torse. Je rebondis un peu et un bras m'attrape la taille, me coinçant.

- Arrête de t'en prendre à mes amis, p'tit Moineau…

Son souffle chaud balaye ma nuque et je le fusille du regard. J'n'aime pas la promiscuité. Un craquement horrible se produit lorsqu'il me fait lâcher mon poignard. Putain, il a dû me briser le poignet ce con. Surtout qu'il me tient un peu bizarrement ce mec.

- Je n'suis pas une poupée, pauvre abruti décérébré !

- Yoi, si tu veux p'tit Moineau. Allez calmes-toi.

Je n'sais pas trop pourquoi mais je sens un peu de chaleur sur mon cou. Je crois que … je rougis. Ça se diffuse un peu partout et je sens comme un picotement.

La fille se rapproche et m'attrape le menton de la main. J'en ai marre qu'ils fassent tous ça…

- C'est ça tout nouveau jouet, Marco ? Il n'est pas du tout mignon. Déjà que t'es moche tu vas en rajouter avec ce laideron.

- Va te faire foutre salope vénale !

- Mouais… mais ce n'est pas mon jouet mais celui d'Ace. C'est lui qui l'a trouvé en premier.

- J'n'suis à personne pauvre mollusque sec.

Où est mon couteau !?

- Où ça ? N'me dit pas qu'il l'a ramassé sur le port tout de même. Imagine qu'il soit à quelqu'un d'autre !

- Hey… vous m'écoutez…

Nan, mais vraiment où il est !? Mes mains s'agitent dans tous les sens et ne trouvent pas.

- On viendra nous le réclamez alors et l'allumette l'a trouvé à la calle. De toute façon pour l'instant il reste ici.

- Il est hors de question que je reste dans cet –

- Et pour le fruit du démon de Satch ? Vous comptez faire quoi ?

Hmmm… L'épée de la gonzesse est pas loin… si je tends un peu le bras… non…

- Vous n'êtes qu'une bande de gastéropodes de synthèse, véracrasse –

- Je n'sais pas exactement ce qu'il compte en faire… ça pourrait devenir intéressant s'il le mangeait… en tout cas, c'est à lui de décider.

- … fond d'égout, sale piaf blond, un cactus alabastien en aurait davantage dans le calbut que toi…

- Ah oui… la '' règle ''…

- … femme vénale, guenon estropiée…

- Je sais ce que t'en penses mais cela sera le choix de Satch.

- … catin de carrefour… attends mais… euuuh… Vous m'écoutez au moins ?

- Nan et j'm'en tape,

- Yoi, qu'est-ce qu'il y a p'tit Moineau ?

- Arrête de me tenir ainsi !

- Si tu veux, p'tit Moineau.

Je me dégage de l'étreinte de l'autre – et c'est surprenant à quel point cette fois c'est facile – et lui grogne à la figure :

- Pauvre connard.

Le regard de Gueule de Foin... devient étrange sur moi. il semble m'examiner puis :

- Papa ? On peut le prendre dans l'équipage ?

- Ouais, ce serait amusant, il est tout petit et mignon – bruit écœuré venant de la Trainée. On pourrait lui faire des couettes, s'exclame la brune qui vient de revenir.

- Et tester des techniques médicales, ajoute le Ace comme si tout cela est normal.

- Thérèse veut s'essayer au massage exotique et lui pourra se servir de lui comme cobaye.

- Ace ! A cause de toi, il a recommencé à beuguait, dit la fille. Bon… plus l'choix... Ace…

- Prise 33… ?

- Prise 33…

...

Malo Sabrag... tu viens de te foutre dans une merde noire.

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Fin de la première partie.

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* Ceux qui lisent les scans comprendront cette référence – certes de merde – mais comprendront. Les autres n'ont pas été spoilé.

** Siresse : femme. Dans le contexte, c'est une insulte (c'était pour les deux du fonds qui ne suivent pas).

*** Coupe-jarret : endroit dangereux, voire mortel.

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J'espère que vous avez aimé. Je vous remercie infiniment pour cette lecture c'est super gentil de votre part.

Bisous !

Revieuws ?

Pelote de Plume.