Voici la traduction du quatrième chapitre de la fanfiction de l'auteur anglophone Roving Otter ^^ (je préfère le rappeler à chaque chapitre)
Bonne lecture!


Il se réveilla en entendant Gai s'affairer dans la cuisine, fredonnant tout seul. Lee s'assit, bailla, et se frotta les yeux. Les souvenirs de la nuit dernière lui revenaient progressivement en tête, malgré son esprit embrumé, et son pouls s'accéléra. Je lui ai vraiment dit tout ça?

-Ah, tu es réveillé! Bonjour!

Gai entra dans la chambre, vêtu d'un tablier plein de farine, un sourire aux lèvres. D'une main, il portait une grande assiette contenant une pile de ce qui ressemblait à des pierres.

-Bonjour, Gai-sensei. Qu'est-ce que c'est?
-Et bien, je n'ai pas eu de compagnie depuis un moment, donc j'ai pensé que je pourrais faire un petit-déjeuner spécial. Ce sont des gâteaux énergétiques. Ma recette spéciale. Qui contient énormément de protéines et de fibres. Tiens, goûtes-en un.

Lee prit un des gâteaux qui ressemblaient à des pierres et l'inspecta. Il n'avait pas l'air bon, mais..

Il en prit une bouchée et dût immédiatement refouler l'envie de recracher. La texture arrivait à être en quelque sorte granuleuse et gluante à la fois. Lee mâchonna, sentant les granulés semblable à du gravier contre ses dents, et avala. Il se força à sourire.

-C'est vraiment bon.
-Je suis content que tu aimes, rayonna Gai. Neji a prétendu qu'il avait passé la journée aux toilettes après en avoir mangé quelques bouchées, mais je ne vois pas pourquoi. Je veux dire, moi-même j'en mange tout le temps. Il doit avoir un estomac délicat. Pas comme nous, hein, Lee?
-Mmph.

Lee avala une autre bouchée. Il avait déjà la sensation d'avoir une brique dans l'estomac.

Parce qu'il aimait Gai plus que tout, il manga trois gâteaux-pierres. Une heure après il était aux toilettes, sa combinaison descendue jusqu'aux chevilles, l'estomac plein de crampes.

Il se demanda si c'était ce que voulaient dire les gens lorsqu'ils disaient que "l'amour fait souffrir."


-Est-ce que ça va, Lee? demanda Tenten.
-Ça va.

Il marchait à côté d'elle, une main sur le ventre.

L'équipe Gai avait été envoyé en mission de rang C, pour escorter un marchant et sa famille jusqu'à une ville voisine. Neji et Gai marchaient derrière la caravane pendant que Lee et Tenten marchaient devant. Ils marchaient depuis quelques heures, et déjà, ils avaient dû s'arrêter deux fois pour que Lee aille se soulager dans les bois. Et son estomac avait toujours des crampes.

-Tu n'as pas mangé de la cuisine de Gai, dis?

Il détourna le regard, gêné.

-Comment tu as deviné?
-J'ai goûté une de ses barres protéines une fois. Bon sang, je ne referai plus jamais ça. Je ne sais pas comment il arrive à manger ça. Il doit avoir un estomac en acier.
-Ce n'était vraiment pas si mauvais.
-Tu es très gentil de dire ça.

Elle jeta un œil aux mains de Lee, toujours bandées.

-Au fait, qu'est-ce qui s'est passé?
-Oh, j'en ai juste un peu trop fait quand je m'entraînais. Ce n'est rien de grave.

Vers midi, ils s'arrêtèrent pour se reposer. Le marchand et sa famille allèrent déjeuner dans la caravane, pendant que Gai et son équipe s'assirent dehors pour manger leur ration. Gai mâcha joyeusement un de ses gâteaux énergétiques, pendant que les autres mangèrent des boules de riz.

Gai offrit un gâteau à Lee, qui se crispa.

-Non merci. Je–Je ne veux pas manger tous les vôtres. Vous devriez les garder pour vous.
-Je t'en fais pas, j'en ai amené plein! Tu peux en prendre autant que tu veux!

Lee déglutit.

-Oh, pour l'amour du ciel, dit Tenten. Vous savez bien que ces à cause de ces gâteaux qu'il est allé dans les bois toutes les cinq minutes, non?
-C'est vrai? demanda Gai, perplexe.

Lee baissa les yeux, penaud.

-Ils ont une incidence bizarre sur mon organisme. Je pense que je ne devrais peut-être pas en manger d'autres maintenant. Je suis désolé, Gai-sensei.
-Tu n'as pas besoin de t'excuser pour ça, Lee, dit-il avant de regarder le gâteau à moitié mangé qu'il tenait. Étrange, tout de même. Je n'ai jamais eu de problème.

Neji leva les yeux au ciel.

Après qu'ils eurent fini de manger, Neji et Tenten se levèrent et se rendirent à la caravane. Lee allait se lever également, mais Gai lui dit: "Un instant Lee. Assieds-toi.

-Oui, Gai-sensei? demanda Lee en se rasseyant.

Gai s'assit près de lui et commença à défaire les bandages de ses mains.

-Il faut les changer.

Lee grimaça lorsqu'il enleva les bandages. Les entailles sur ses jointures étaient toujours à vif. Gai prit un flacon d'antiseptique de son sac et en étala doucement sur les blessures. Puis il prit un rouleau de bandages neufs du sac et commença à le dérouler à mesure qu'il bandait les mains de Lee.

-Tu devrais garder tes mains bandées tout le temps. Comme ça, ça n'arrivera plus.
-Je ferai ça, si vous pensez qu'il le faut.
-Je pense que ça serait une bonne idée. Les mains d'un shinobi sont importantes. Tu dois protéger les tiennes.

Il noua les bandages et sourit à Lee – ce sourire qui réchauffait Lee jusqu' au plus profond de son être. Puis il se frotta les mains et se leva.

-Et voilà. C'est bon.
-Merci, fit Lee en se levant.
-Ce n'est rien.

Lee hésita.

-Merci pour la nuit dernière, également. De m'avoir parlé, je veux dire. Ça m'a beaucoup aidé.

Gai sourit et posa une main sur l'épaule de Lee.

-Je t'en prie.

Lee le regarda dans les yeux. Il brûlait de dire la vérité à Gai, et pendant un instant, les mots lui titillèrent le bout de la langue. Pendant un instant, il voulait dire toutes les choses qu'il gardait emprisonnées dans son cœur. Il était fatigué de devoir les cacher.

Puis Tenten les appela.

-On part!

Gai leva les yeux, et sa main glissa de l'épaule de Lee.

-Allons-y.

Lee le suivit, le regard baissé.

-Oui, Sensei.
-Lee? Tout va bien?
-Je vais bien, dit-il en faisant un sourire forcé.


Les semaines passèrent. Lee passait ses journées à s'entraîner, à se préparer pour l'Examen des Chunin qui arrivait.

Gai lui avait enseigné quelques techniques de méditation, comme promis, et ça l'aida. Tard dans la nuit, quand les pensées de Lee s'égaraient vers le corps de son sensei, il arrivait à calmer son esprit et à s'endormir sans se toucher.. mais tout au fond, une part de lui mourait d'envie de satisfaire ce désir. Et bien sûr, il ne pouvait pas contrôler ses rêves. Des images de Gai hantaient presque chacune de ses nuits. Plus d'une fois, il se réveillait dans des draps humides et collants.

Malgré tout ça, la vie continuait normalement.

Une fois, en fin de journée, après que Neji et Tenten furent rentrés chez eux, Lee et Gai s'attardèrent et allèrent courir ensemble. Quand ils eurent fini leurs deux cent tours autour du village, Gai dit: "Bien. Et si on faisait une pause?

-Je peux continuer. Je ne suis pas fatigué.
-Juste un instant. Je veux te parler.

Lee se tourna vers lui.

-Qu'y a-il, Gai-sensei?
-Ça va sembler bizarre de ramener ça sur le tapis d'un coup, mais ça fait un moment que j'y pense et que ça me travaille.

Il attendit.

-Tu sais que je tiens à toi. Depuis que tu es devenu mon élève, j'ai senti qu'il y avait une connexion entre nous. Un lien.

Le cœur de Lee s'accéléra.

-Je–Je ressens la même chose, Gai-sensei.
-Et j'ai remarqué qu'à la fin de chaque journée, quand le temps qu'on passe ensemble touche à sa fin, tu as toujours l'air réticent à retourner chez toi. Je sais que tu aimes t'entraîner le plus dur possible, mais je pense que tu te sens aussi peut-être un peu seul. Ou bien je me trompe?
-Non, murmura-il avant de déglutir, son cœur tambourinant dans sa poitrine. C'est vrai.
-Je songeais à te demander..

Lee attendit, retenant son souffle. La transpiration gagnait ses mains. Il est sur le point de me demander ce que je ressens vraiment pour lui, pensa Lee, et une décharge d'excitation et de terreur secoua sa tête. Il ne savait pas comment répondre, si Gai lui demandait.. mais peut-être qu'il n'aurait pas à répondre. Peut-être que Gai lirait la vérité dans ses yeux.

-Depuis combien de temps vis-tu tout seul?

Lee cligna des yeux, déconcerté – c'était la dernière question à laquelle il s'était attendu – mais répondit immédiatement.

-Depuis que j'ai sept ans. C'est quand j'ai quitté l'orphelinat. J'étais devenu trop vieux pour rester là-bas, mais ils n'ont pas réussi à trouver une famille qui voudrait m'adopter, donc j'ai dû déménager dans un appartement. J'ai pu rester là sans payer.
-Tu aimes cet endroit?
-Je pense. Je n'ai rien pour comparer à part l'orphelinat. J'imagine que c'est un peu isolé. Et le bâtiment n'est pas très bien chauffé, donc il fait parfois très froid dans ma chambre. Mais on s'y fait.
-Je vois, dit Gai avant de s'éclairer la voix. J'ai vu le bâtiment moi-même. Ça n'a pas l'air d'un endroit où il fait bon vivre. Pas un endroit pour un garçon qui vit tout seul. Si je parle de tout ça, et bien, je me demandais.. si tu aimerais vivre avec moi?

Lee écarquilla les yeux. Pendant un moment, il ne put pas parler. Il le fixait, la bouche grande ouverte, complètement abasourdi.

Gai se gratta la nuque et sourit timidement.

-C'est ton choix, bien entendu. Tu es libre de dire non, si tu es satisfait de ce que tu as déjà. Je sais que tu as l'habitude de t'occuper de toi. Mais je veux que tu saches que tu es le bienvenu chez moi. Si tu as besoin de temps pour y réfléchir..
-Gai-sensei!

Lee se rua sur Gai pour le serrer contre lui, et l'impact les propulsa par terre.

Gai laissa échapper un gloussement surpris et ébouriffa les cheveux de Lee.

-Est-ce que ça veut dire oui?

Lee acquiesça, le visage enfoui contre le torse de Gai. Il ne pouvait pas parler. Il savait que s'il essayait, il fondrait en larmes de joie.


Le déménagement ne prit pas longtemps. Lee avait seulement quelques possessions à son nom: ses vêtements, son matelas, et une pile de livres rongés. Ses quelques meubles branlants ne valaient même pas la peine d'être emportés. En une heure, il avait apporté toutes ses affaires à l'appartement de Gai.

-Voilà ta chambre, dit Gai en ouvrant une porte, révélant une spacieuse chambre d'amis avec un lit et un bureau.

La pièce faisait deux fois l'ancien appartement de Lee, avec une large fenêtre dont les rideaux ouverts laissaient entrer le soleil.

-C'est pour moi? Vraiment?

Gai hocha la tête. Ses yeux cherchaient ceux de Lee.

-Je veux que tu sois heureux ici.

Son ton était anxieux, presque timide. C'était un ton que Lee entendait rarement de la part de son sensei.

-S'il y a quoi que ce soit dont tu as besoin ou envie, fais-le moi savoir.

La gorge de Lee se serra.

Il y a des années, quand il était tout jeune et qu'il vivait à l'orphelinat, il avait rêvé d'être adopté par quelqu'un avec un regard plein de gentillesse – quelqu'un qui l'emmènerait à la maison, l'étreindrait et qui l'aimerait et voudrait de lui. Mais ce n'était jamais arrivé. Il avait patienté dans une attente haletante qu'un jeune couple vienne à l'orphelinat, espérant avec ferveur qu'ils le choisiraient, mais ce n'était jamais arrivé. Personne n'avait jamais posé deux fois les yeux sur le discret et banal garçon aux cheveux noirs. En grandissant, l'espoir de trouver un foyer s'était lentement dissipé, et il avait commencé à se demander si quelque chose n'allait pas chez lui, s'il était simplement et naturellement impossible à aimer.

Mais à présent, ce rêve s'était réalisé. On voulait de lui. On l'aimait.

Lee cligna des yeux pour chasser ses larmes.

-Merci.
-Tout va bien?
-Oui, dit-il en souriant à travers ses larmes. Je suis juste très heureux. J'ai l'impression de rentrer à la maison pour la première fois de ma vie.

Gai le serra contre lui.

-Bienvenue à la maison, Lee, murmura-il.

Lee rendit à Gai son étreinte. Entouré de ces deux bras grands et forts, il se sentait tellement en sécurité, comme s'il était emmitouflé dans un cocon d'amour.

-C'est bon d'être à la maison.

Au milieu du torrent de bonheur et de chaleur, Lee sentit une petite pointe d'anxiété. Être avec Gai-sensei tout le temps – être si proche de lui – rendrait son secret encore plus difficile à cacher.


Gai étouffa un bâillement en marchant dans le couloir en direction de sa chambre.

-Enfin, marmonna-il. Terminé la paperasse.

La partie qu'il aimait le moins dans son travail de Jonin, était de loin classer les rapports officiels après chaque mission. Classer tous les dossiers lui fatiguait les yeux.

Gai s'arrêta. La porte de Lee était entrouverte, et il jeta un œil à l'intérieur.

Lee était allongé sur le sol et ronflait légèrement. Gai rit doucement. Récemment, Lee s'entraînait jusque très tard dans la nuit, pour se préparer à l'Examen des Chunin qui approchait. Ça n'aurait pas été la première fois qu'il tombe d'épuisement. Gai entra dans la chambre, porta doucement son élève endormi et l'étendit sur le lit. Mon génie de l'effort, pensa-il affectueusement en regardant le visage de Lee.

Quelques semaines s'étaient écoulées depuis que Lee avait emménagé chez lui. À présent, Gai se demandait comment il avait fait pour vivre tout ce temps sans lui. Il n'avais jamais réalisé à quel point il se sentait seul dans ce grand appartement vide. La présence de Lee était une source de réconfort, de joie et d'inspiration.

Gai remonta la couverture sur Lee, le borda et se retourna pour partir. Il s'arrêta.

Un des calepins de Lee était ouvert sur le bureau. Curieux, Gai le saisit. Pendant un moment, il se demanda s'il devait le reposer – Lee ne lui avait pas donné la permission de regarder à l'intérieur, après tout. Mais pourtant, s'il s'agissait de quelque chose vraiment privé, Lee ne l'aurait sûrement pas laissé ouvert comme ça.

Gai le feuilleta, souriant en voyant l'écriture nette de Lee. Un étudiant bien appliqué..

Il se figea, regardant une page particulière. Un poème? Il ne s'était pas rendu compte que Lee avait écrit de la poésie. Il lut attentivement les lignes.

Ses yeux charbonneux, comme le soleil
Brillent sur moi et me réchauffent de leur éclat
Mon cœur tremble quand il dit mon nom
Je me demande s'il le sait déjà

Gai haussa les sourcils. Il n'avait jamais vraiment été fan de la poésie, il n'avait donc pas de quoi comparer, mais il était malgré tout plutôt impressionné. Il n'avait jamais vu cette facette de son élève. Mais de qui pouvait parler ce poème? Pas de Neji, évidemment – Neji avait des yeux pâles. Cette nuit-là, quand Lee lui avait confié pour la première fois qu'il était attiré par un autre homme, Gai avait supposé qu'il s'agissait du rival et camarade de Lee, mais peut-être qu'il s'était trop vu en Lee.

Chacune de mes pensées est pour lui
Je suis sien, corps, âme et esprit
Il me touche, mon être s'ébranle
D'un désir qui m'assujettit..

Le rouge monta aux joues de Gai. Il jeta un œil à Lee, toujours endormi dans son lit. Puis il reposa le calepin, se sentant un peu coupable. Le poème continuait, mais il en avait déjà trop lu. Peu importe de qui ça parlait, c'était évident que Gai n'était pas censé le lire. Il se faufila hors de la chambre et ferma la porte.


La semaine suivante, la curiosité de Gai ne le quittait pas. Qui était ce mystérieux garçon qui captivait autant son cher Lee?

Évidemment, c'était quelqu'un pour qui Lee était pris de passion. Chacun de mes pensées est pour lui, avait-il écrit. Mais le poème ne donnait aucun détail concret à part que cette personne avait les yeux noirs. Bien sûr, ça incluait environ un tiers du village.

Le garçon Uchicha, peut-être? Non, le poème décrivait également ses yeux comme chauds. et ceux de Sasuke étaient aussi froids et perçants que des stalactites.

Shikamaru? Non, ça ne collait pas du tout.

Ça devait être quelqu'un que Lee connaissait personnellement. Gai se rappelait le vers "Mon cœur tremble quand il dit mon nom."

D'une certaine manière, il n'arrivait pas à se débarrasser de la sensation de passer à côté d'une réponse complètement évidente, mais il n'arrivait pas à mettre le doigt dessus, elle filait comme du sable entre ses doigts.

Il savait qu'il devait juste oublier tout ça. C'était sûrement anormal de s'intéresser autant à la vie amoureuse de son élève. Mais pourtant, cette pointe de curiosité ne voulait pas s'en aller.

Gai ne pouvait plus se retenir. Un jour, pendant qu'ils mangeaient leur petit-déjeuner ensemble, il dit – en gardant un ton léger et anodin – "Qui est-ce?"

-Qui? demanda Lee en levant le nez de ses céréales.
-Celui aux yeux charbonneux, dit Gai avec un sourire.

Lee écarquilla les yeux.

Gai ne savait pas à quelle réaction il s'attendait – des joues qui rougissent, peut-être, suivies d'un de ces adorables sourires timides. Au lieu de quoi, le visage de Lee perdit ses couleurs, et une expression horrifiée et mortifiée passa dans son regard.

-Vous avez lu ça? demanda-il d'une petite voix.

Gai hésita.

-Euh.. et bien, oui. J'aurais sûrement dû te demander la permission, je sais, mais je suis tombé sur ton calepin ouvert, et j'ai vu ce poème. Il était très bon. Je ne savais pas du tout que tu écrivais ce genre de choses.

Lee fixa Gai d'un regard blessé comme si on l'avait frappé de plein fouet.

-C'était privé.
-Je suis désolé, Lee, dit Gai, alarmé. Je ne savais pas que ça te mettrait en colère.

Lee se leva.

-J–je dois y aller.

Il se rua hors de la pièce.

-Lee, attends!

Gai l'entendit descendre les escaliers quatre à quatre, puis la porte claqua, et Lee était parti.