Bonjour à tous.
Après une très longue attente, voici enfin la suite. Je suis désolée de l'attente entre les publications, mais je suis très prise par mes études. Je poursuis pour l'instant ma fiction et j'espère pouvoir publier un peu plus vite.
J'espère que ce nouveau chapitre vous plaira ! Bonne lecture !
Chapitre 21 : Cruelles retrouvailles
Ses mains gantées croisées derrière le dos, Vador faisait les cents pas dans la pièce de la Cité des Nuages, où il avait l'impression de patienter depuis des heures, attendant qu'on lui apporte enfin des nouvelles des prisonniers. Bouillonnant de rage, il n'arrivait pas à croire qu'ils aient pu lui filer ainsi entre les doigts. Il pouvait sentir la peur des officiers qui étaient restés à ses côtés... Peut-être pourrait-il se débarrasser de l'un d'entre eux, là, maintenant... La tache serait aisée, et peut-être cela apaiserait-il pour un temps sa colère...
Mais alors qu'il se tournait vers ses hommes, afin de choisir lequel d'entre eux deviendrait sa prochaine victime, des bruits de pas pressants se firent entendre derrière lui. Espérant recevoir enfin des nouvelles, et surtout des bonnes, Vador se retourna pour voir entrer dans la pièce un groupe de stormstroopers mené par deux officiers. L'expression sur le visage de ces derniers trahissait à la fois le ravissement et l'appréhension. Intrigué, Vador jeta un bref coup d'œil en direction des stormstroopers et constata que certains d'entre eux semblaient porter une quelque chose... Quelque chose qui ressemblait à un corps.
« Seigneur Vador », commença avec prudence l'un des officiers, « Nous sommes au regret de vous informer que les prisonniers se sont échappés. ». Il ponctua son discours d'un vif mouvement de recul, sentant le mécontentement de Vador, avant de poursuivre. « Il semblerait que Lando Calrissian les ait aidé à s'enfuir. Mais nous avons quelque chose qui pourrait vous intéresser », ajouta t-il rapidement, l'espoir recolorant son visage. « Nous avons réussit à en capturer un... Ou plutôt une... ».
Une... Sous son masque, le visage de Vador se teinta d'espoir. Padmé ou Leïa... Il avait réussit à capturer sa femme ou sa fille, elles qu'il désiraient si ardemment retrouver. Forçant les officiers et les stormstroopers à s'écarter rapidement sur son passage, il se fendit un chemin en direction de la captive. Au fur et à mesure qu'il s'avançait, il pouvait distinguer de longues boucles brunes, une peau délicate... Jusqu'à ce que finalement il fasse face au visage pâle de Padmé. En contemplant sa femme, Vador sentit une vive émotion monter en lui. Levant une main gantée, il traça doucement les blessures que Padmé avait au visage. Il s'attarda un instant sur ses yeux clos, yeux qu'il aurait tant aimé pouvoir contempler. Les blessures de la jeunes femmes semblaient importante, mais Vador pouvait sentir à travers la Force qu'elle était bien vivante.
« Nous pensons qu'elle s'est sacrifiée pour permettre aux autres de prendre la fuite », ajouta l'officier derrière Vador, observant les gestes du Seigneur Sith et pensant que celui-ci désirait connaître la nature des blessures qui l'intriguaient. « Nous l'avons trouvé à côté de la commande endommagée d'une passerelle ainsi que de quelques débris d'un détonateur thermal... Elle a fait quelque dégâts dans nos rangs », ajouta-il d'une voix sombre, en serrant les dents.
Vador ne put s'empêcher de sourire sous son masque et pour une fois, il était bien content que personne ne puisse voir l'expression de fierté qui se dessinait sur son visage. Il reconnaissait là bien sa Padmé. Sa femme si obstinée, courageuse et têtue, qui n'hésiterait pour rien au monde à donner sa vie pour sauver celles des gens qu'elle aime. Il continua de la regarder en silence pendant encore quelques instants, perdant toute notion du temps. C'était si bon de pouvoir à nouveau contempler sa beauté à loisir...
« Que faisons-nous d'elle ? », demanda un autre officier, sortant Vador de sa rêverie.
Vador se redressa et se tourna vers ses hommes. Une part de lui avait envie de refermer ses mains autour du coup de l'importun qui avait osé le déranger durant cet instant, mais une autre part savait qu'il ne devait pas attirer les soupçons. S'il montrait une attitude trop douce à l'égard d'une femme, ce comportement serait suspect et viendrait bien vite aux oreilles de Palpatine. Et pour Vador, il était hors de question que l'Empereur découvre que Padmé était encore en vie.
« Transférez-là immédiatement au centre médical sur l'Exécutor ! », ordonna Vador. « Qu'elle reçoive les meilleurs soins. J'aurai besoin qu'elle soit parfaitement rétablie si je souhaite pouvoir l'interroger convenablement... ».
L'officier s'inclina. « A vos ordres ! », dit-il avant de faire signe aux stormstroopers, qui entreprirent de quitter la pièce avec Padmé, et de prendre la direction de la navette qui devait les conduire à bord de l'Exécutor. « Devons-nous informer l'Empereur de cette prise ? », demanda l'officier.
« Non », répondit aussitôt Vador, creusant rapidement afin de trouver une excuse à ce refus. « La prisonnière est dans un état critique. Assurons-nous qu'elle puisse d'abord nous servir avant d'en informer l'Empereur. Inutile de lui apporter de fausses bonnes nouvelles ».
L'officier hocha la tête, signe qu'il ne comptait pas discuter les ordres du Seigneur Sith. « Bien Seigneur Vador », dit-il avant de s'incliner et de suivre le cortège qui quittait la pièce.
Inspirant profondément, Vador emboîta le pas à l'officier. Plus loin devant lui, il pouvait apercevoir le petit groupe qui portait son bien le plus précieux. Il songea avec tristesse qu'il aurait adoré se tenir aux côtés de Padmé, veiller sur elle comme un mari le ferait, mais il savait qu'il ne devait pas attirer trop de soupçons et que tant qu'il se trouverait en présence de tant de monde, il ne pourrait pas se laisser aller à un geste de tendresse envers sa femme. Il n'avait qu'une hâte, arriver enfin sur l'Exécutor et se retrouver avec elle dans le centre médical... Mais surtout, il espérait qu'elle aille bien et qu'elle se réveille rapidement.
Assise, seule, dans l'espace réservé aux passagers du Faucon Millénium, Leïa ne pouvait s'empêcher de revivre inlassablement dans sa tête tout ce qui venait de ce passer. Ils étaient parvenu à rejoindre le vaisseau et à quitter la planète, tout ça pour faire face à un croiseur interstellaire qui avait tenté de couper leur retraite. Au milieu de la panique qui avait suivit, ils avaient découvert que l'hyperpropulsion n'avait pas été réparée, contrairement à ce que Lando leur avait affirmé, ce qui avait mené à une nouvelle querelle entre lui, Han et Chewbacca... Et puis finalement, alors qu'ils se déplaçaient sous un feu ennemi nourrit, par ils ne savaient quel miracle, les trois compères avaient enfin réussit à réparer les hyper-réacteurs, permettant au groupe de mettre le cap sur la Base Rebelle d'Arbra. Mais rien, pas même l'idée qu'ils étaient enfin en sécurité, ne parvenait à effacer une image de son esprit... L'image de sa mère, inconsciente, à la portée de l'Empire et de Vador... Elle l'avait abandonné, alors qu'elle lui avait promis de ne jamais laisser Vador les séparer. Qu'allaient-ils faire maintenant ? Luke et elle n'avaient retrouvé leur mère que pour la perdre une nouvelle fois... Cela ne finirait-il jamais ?
Un bruit derrière elle la sortie soudain de ses pensées, lui dévoilant que quelqu'un venait de pénétrer dans la pièce. Se retournant, Leïa vit que Han se tenait debout à quelques mètres d'elle, l'air hésitant, comme s'il ne savait pas trop s'il devait aller plus en avant, ou s'il valait mieux qu'il la laisse seule... Du revers de la main, la jeune fille essuya les larmes qui coulaient inlassablement le long de ses joues. Elle n'aimait pas l'idée que quelqu'un puisse la voir aussi vulnérable, d'autant plus si cette personne s'avérait être l'ancien contrebandier.
« Han... », dit-elle en essayant de se reprendre.
Han s'avança prudemment. « Je ne voudrai pas vous déranger », expliqua t-il. « Je vous laisse si vous préférez ».
Leïa secoua la tête. « Non, restez », dit-elle en désignant d'un signe de tête le canapé sur lequel elle était assise pour qu'il vienne la rejoindre.
Malgré lui, Han se sentit parcouru d'un frisson de soulagement suite à la demande de la jeune fille et il ne se fit pas prier pour prendre place à ses côtés. Cependant, il ne su quoi dire... L'idée de venir consoler Leïa lui avait paru bonne sur le coup, mais maintenant qu'il était là, il ne savait pas par où commencer. Il s'était rarement trouvé dans ce genre de situations au cour de sa vie.
« Leïa, je... », commença t-il, cherchant désespérément quoi dire pour apaiser la jeune fille.
Mais il n'en eu pas le temps, car Leïa se retrouva bientôt blottit dans ses bras, submergée par une nouvelle vague de larmes. Elle qui était d'ordinaire si forte, même dans les moments difficiles, il lui était pénible de la voir comme ça, si fragile. A nouveau pris de ce désir impérieux de la protéger, il la pressa doucement contre lui et lui caressa délicatement les cheveux, la laissant exprimer tout le chagrin qui la possédait à cet instant. Ils restèrent ainsi de longues minutes, silencieux, le simple contact de Han finissant par apaiser Leïa. La jeune fille s'écarta doucement de Han et inspira profondément.
« Je... Je l'ai abandonné... », finit-elle par articuler, la gorge serrée. « Je lui avais promis que Vador ne nous séparerait jamais et j'ai échoué... ».
Han secoua la tête et entoura délicatement les joues de Leïa de ses mains, essuyant avec douceur les larmes qui y avaient coulées. « Ce n'est pas de votre faute, vous n'avez pas échoué », dit-il. « Votre mère a choisit de se sacrifier, vous n'auriez rien pu faire pour l'en empêcher... ». Il marqua une pause, avant de plonger encore davantage son regard dans celui de la jeune fille, qui ne semblait pas convaincue. « Admettez que vous êtes plutôt du genre têtu dans votre famille », ajouta t-il finalement.
La remarque de Han arracha un petit sourire à Leïa, qui ne put rien faire pour le réprimer. « C'est vrai », admit-elle avec un hochement de tête.
Au fond d'elle, elle savait que Han avait raison, rien n'aurait pu faire vaciller la volonté de sa mère, et elle lui était reconnaissante pour le lui avoir fait réaliser, avec la pointe d'humour qui le caractérisait. Essuyant ses joues du revers de la main, Leïa se calma doucement.
Cette réaction encouragea le jeune homme. « Que vous dit votre cœur, Leïa ? », lui demanda t-il, en posant doucement la main sur la poitrine de la jeune fille.
Un frisson parcouru Leïa suite à ce contact soudain, et elle baissa doucement les yeux sur la main de Han. Elle la regarda quelques instants avant de se souvenir de la question qu'il venait de lui poser. Que lui disait son cœur ? Fermant les yeux, Leïa se laissa couler dans la Force, toutes ses pensées entièrement focalisées sur sa mère, sur l'amour qu'elle éprouvait pour elle... Et bientôt, ce fut comme si la Force lui criait la réponse qu'elle attendait... Sa mère était toujours vivante, elle pouvait le sentir. Sa signature était faible, comme Leïa pouvait s'y attendre au vue des blessures qu'elle avait du recevoir suite à l'explosion, mais au moins elle brillait toujours.
Leïa rouvrit les yeux. « Elle est toujours vivante, j'en suis sûre », dit-elle avec détermination avant de lever le regard vers Han. « Elle est toujours vivante », répéta t-elle. « Maintenant je vais devoir trouver un moyen de la libérer... De l'arracher aux mains de... ». Elle s'interrompit, sentant sa gorge se serrer en songeant à Vador, et baissa les yeux sur le sabre laser accroché à sa ceinture. Inspirant profondément, elle le caressa du bout des doigts, ses pensées se tournant soudain vers son frère. « Luke va être dévasté quand il saura... », ajouta-t-elle, plus pour elle-même que pour Han.
Celui-ci hocha tristement la tête. « Luke est fort... », commença t-il. « Comme vous, il saura que votre mère est toujours en vie, et je sais que tous les deux vous parviendrez à la sauver ».
Leïa hocha lentement la tête, mais resta silencieuse quelques instants. Elle savait bien que Han n'avait pas saisi le double sens de ses paroles, car elle n'avait pas seulement fait allusion à la disparition de leur mère, mais bien aussi à la terrible vérité concernant leur père. Jusqu'à maintenant, la crainte de la réaction du jeune homme l'avait empêché de se confier, mais elle sentait qu'en l'espace de quelques heures, la relation qui les liait avait profondément changé. Leïa faisait de plus en plus confiance à l'ancien contrebandier et, à cet instant, elle avait plus que jamais besoin de parler de son secret à quelqu'un... Inspirant profondément, Leïa releva les yeux vers Han, qui la regardait avec tendresse. A travers ce regard, elle pouvait sentir à quel point elle comptait pour l'ancien contrebandier et que, comme il le lui avait déjà répété à plusieurs reprises, il serait toujours là pour elle. Ce sentiment lui réchauffa le cœur et la conforta dans sa décision...
« Han... », commença t-elle. « Je... Il y a quelque chose que je dois vous dire... »
Devant le regard fuyant et l'hésitation manifeste de Leïa, Han compris que ce que la jeune fille s'apprêtait à lui dire était très difficile. S'approchant davantage d'elle, il lui prit la main en signe d'encouragement. « Leïa, ça va aller », dit-il. « Vous pouvez tout me dire... Vous le savez... ».
Un léger sourire se dessina sur les lèvres de la jeune fille, tandis qu'elle baissait les yeux vers la main de Han dans la sienne. « J'aurai voulu vous en parlez avant, mais... Je ne savais pas comment... ». La jeune fille prit une profonde inspiration et plongea son regard dans celui de Han. « Tout à l'heure, quand j'ai dit que Luke allait être dévasté je... Je ne parlais pas que de notre mère. Il... Il y a autre chose... C'est à propos de Vador... ».
Han fronça les sourcils. « A propos de Vador ? », demanda t-il.
Leïa déglutit difficilement. « Mon Dieu, qu'allez-vous penser de moi après ça... Vador, il... C'est notre père », lâcha t-elle finalement, sa gorge se serra à l'énoncé de cette horrible vérité.
Han resta un instant muet, assimilant les paroles de la jeune fille. « Votre père ? », répéta t-il, incrédule. « Mais... Comment ? Je croyais que votre père était mort ».
Leïa secoua la tête de gauche à droite. « C'est ce que Obi-Wan et Yoda nous ont toujours dit, mais c'était faux. Ma mère pense qu'ils nous ont caché la vérité pour nous protéger...», dit-elle en essuyant les larmes qui coulaient le long de ses joues. « C'est elle qui a tout découvert lorsque nous avons quitté Hoth ».
« C'est Vador qui le lui a dit ? », demanda Han, se souvenant que Vador avait bien faillit réussir à les capturer à ce moment là. « Parce que si c'est le cas, je ne pense pas que ses paroles vaillent grand chose... ».
Leïa secoua à nouveau la tête. « Non, c'est la vérité », dit-elle. « J'aurai préféré qu'il en soit autrement, mais... Ma mère m'a expliqué qu'un lien particulier avait toujours existé entre elle et mon père », ajouta-t-elle devant le regard incompréhensif de Han. « Je sais que c'est difficile à croire, mais elle a ressentit ce lien sur Hoth... Et moi aussi. C'est comme ça que nous avons su qu'il se trouvait sur Bespin, nous avons sentit sa présence », poursuivit-elle en baissant les yeux, tandis qu'un sentiment de honte d'être lié à un tel monstre s'emparait d'elle.
Han resta un moment silencieux, assimilant tout ce que la jeune fille venait de lui dire. Il n'arrivait pas à le croire... Comment Anakin Skywalker, un homme qu'il avait tant admiré étant enfant, avait-il pu devenir le personnage qu'il était maintenant ? Secouant la tête, comme pour remettre ses idées en place, il reporta son attention sur Leïa. Il ne pouvait imaginer ce que cela devait être de découvrir que l'un des hommes les plus cruels de la Galaxie, contre lequel on se bat depuis des années, est en réalité notre père. Des larmes coulaient à nouveau le long des joues de la jeune fille, mais surtout Han pouvait la culpabilité et la honte de Leïa d'être ainsi liée à Vador. Il lui était aisé de comprendre pourquoi elle avait tant hésité avant de s'ouvrir à lui, mais il ne supportait pas l'idée qu'elle puisse penser que désormais elle n'était plus la même à ses yeux. Doucement, il releva le menton de la jeune fille du bout des doigts.
« Leïa, vous n'avez pas à vous cacher devant moi », lui dit-il en lui essuyant délicatement ses larmes. « Peu m'importe que Vador soit votre père, pour moi vous êtes toujours la même... Rien ne changera la manière dont je vous vois », ajouta t-il avec sincérité, le regard plongé dans celui de la jeune fille.
Leïa hocha la tête, sentant sa gorge se serrer suite aux paroles de Han. Elle se sentait soulagée d'avoir enfin réussit à lui parler, mais surtout, elle était heureuse de voir que cela ne changeait rien à ses yeux. Puis, alors qu'elle sentait qu'elle ne pourrait plus contenir bien longtemps le flot de larmes qui menaçait, elle se laissa aller à son chagrin et se blottit bien volontiers dans les bras que Han lui présentait.
Vador sentait son impatience croître, tandis qu'il faisait les cent pas dans le centre médical de l'Exécutor, où le droïde médecin s'affairait toujours à prodiguer des soins à Padmé. Après des années passées loin d'elle, elle était enfin là et cette fois il n'avait pas l'intention de la laisser lui filer entre les doigts. Stoppant ses allées et venues, il s'approcha de la table d'opération sur laquelle elle était allongée et la contempla longuement. Il avait hâte de pouvoir plonger à nouveau son regard dans ses yeux noisettes et d'entendre le doux son de sa voix... La regardant plus attentivement, son attention fut attirée par un objet long et métallique qui pendait à la ceinture de la robe de sa femme, mais qui était à moitié dissimulé sous le long manteau qu'elle portait par dessus. Intrigué, il s'approcha davantage et réalisa avec étonnement qu'il s'agissait d'un sabre laser... Et pas n'importe lequel, c'était le sien. Comment a-t-il fini en sa possession ? Il tendit la main afin de s'en saisir, mais fut interrompu dans son geste par le droïde médecin.
« Tout est en ordre, Seigneur Vador », lui annonça t-il. « Son état est stable ».
Vador ne pu s'empêcher de laisser échapper un soupir de soulagement. « Vous pouvez la réveiller ? », demanda t-il avec espoir, son désir de parler enfin avec sa femme se faisant de plus en plus pressant.
Le droïde médecin hocha la tête. « Je le peux... Mais si vous voulez qu'elle se remette pleinement, elle aura besoin de davantage de repos », l'avertit-il, un air entendu étant perceptible à travers sa voix robotisée.
« Je ne serait pas long », répondit Vador, son regard ne quittant pas la silhouette de Padmé.
Le droïde n'insista pas davantage et attrapa une seringue qu'il remplit d'un produit, avant de l'injecter doucement dans le bras de Padmé. Il s'éloigna ensuite, laissant Vador seul en compagnie de la jeune femme, tandis que celle-ci reprenait doucement conscience. Le Seigneur Sith s'attarda un instant sur les doigts fins de sa femme qui remuaient dans le vide, avec l'envie de les prendre délicatement dans sa main. Il releva ensuite le regard vers le visage de Padmé qui reprenait doucement vie, tandis que ses paupières se mettaient soudain à battre, avant qu'elle n'ouvre enfin les yeux.
Padmé ressentit une vive douleur dans les jambes et les côtes, ce qui la fit immédiatement renoncer à l'idée de tenter de se lever. A la place, elle entreprit de découvrir le lieu où elle se trouvait, laissant son regard parcourir une partie de la pièce. Tout était sombre et elle remarqua la présence de plusieurs instruments qui lui firent deviner quelle se trouvait dans un centre médical. Puis ce fut un son qui attira son attention... Un son qu'elle avait entendu à de maintes reprises dans ses récents cauchemars... La respiration mécanique de Vador. Alors que Padmé se sentait soudain parcouru d'une vague de terreur, les battements de son cœur s'accélérant, elle tourna la tête vers la provenance du son, pour voir la haute et menaçante silhouette de Vador se dessiner dans les ténèbres, juste à côté d'elle. Cette proximité lui causa un vif mouvement de recul, qu'elle regretta aussitôt, car il lui causa une nouvelle vague de douleur.
« Non, reste tranquille », lui dit Vador en s'approchant davantage avec le désir de poser sa main sur le bras de Padmé afin de l'apaiser. Mais il perçu la volonté de prise de distance de la jeune femme et il se ravisa. « Tu es à bord de mon vaisseau, tu n'as plus rien à craindre », ajouta-t-il, détestant la méfiance qu'il lisait dans le regard de sa femme.
« Tu es sûr ? », demanda Padmé. « Après tout ce qui c'est passé, je ne sais plus ce que je dois croire... ».
Vador baissa la tête. Comment pouvait-il lui en vouloir de réagir ainsi et de ne pas lui faire confiance ? Après tout le mal qu'il lui avait fait... Après ce qui c'était passé sur Mustafar... « J'ai cru que tu étais morte », lâcha t-il au bout de quelques secondes de silence, en relevant la tête vers Padmé. « Palpatine m'a dit que je t'avais tué ».
Entendant Vador parler d'un nouveau mensonge de Palpatine, Padmé ne pu s'empêcher de lever les yeux au ciel et manqua même de laisser échapper un petit rire nerveux, mais elle se ressaisit vite, se souvenant de la gravité de la situation. « Tu as bel et bien faillit me tuer », lui rappela t-elle, la gorge serrée.
Vador baissa la tête, honteux. « Je sais, et je ne me le suis jamais pardonné », dit-il, la voix pleine de regrets, bien que sa voix mécanique ne permette pas de le percevoir. « Je suis désolé », ajouta t-il en plongeant à nouveau son regard dans celui de sa femme.
Il s'était excusé, mais au fond de lui il se demandait comment un jour elle pourrait lui pardonner ce qu'il avait fait. C'était tout simplement impossible... Un silence gêné s'installa entre eux, durant lequel Vador baissa finalement à nouveau la tête, ne pouvant plus soutenir le regard de sa femme, s'estimant indigne de pouvoir ne serait-ce que la regarder. Padmé pouvait sentir toute la culpabilité qui émanait de Vador, mais cela ne serait jamais suffisant. Malgré tout l'amour qu'elle éprouvait pour Anakin, elle ne pouvait oublier qu'il l'avait trahi et que ses actes avaient détruit leur famille.
« Moi aussi j'ai cru que tu étais mort », dit-elle finalement, ne pouvant plus supporter ce silence oppressant. Les paroles de Padmé ravivèrent l'intérêt de Vador, qui releva la tête. « Obi-Wan nous a dit que tu étais mort des suites de tes brûlures sur Mustafar », précisa t-elle.
« Obi-Wan aurait certainement aimé qu'il en soit ainsi », rétorqua Vador avec amertume. « Mais il a été trop lâche pour m'achever... C'est par sa faute que j'en suis réduit à vivre comme ça », ajouta t-il, en désignant son masque.
Padmé fronça les sourcils. « Je ne comprend pas », dit-elle. « Comment Obi-Wan aurait-il pu te tuer ? Il nous a dit t'avoir vu mourir après que tu te sois mal réceptionné en tentant d'échapper à une cascade de lave... Il a dit qu'il se trouvait sur une plate-forme, trop éloigné, et qu'il n'a pu rien faire... ».
Cette fois, Vador ne put s'empêcher de rire bruyamment. Bien sûr, Obi-Wan n'avait pas eu le cran d'avouer sa lâcheté et avait préféré se cacher derrière des mensonges... « Bien sûr, j'aurai pu mourir de façon aussi stupide, mais, j'ai très bien échappé à la cascade et ma réception a été parfaite », précisa Vador sur un ton sarcastique, les dents serrées et son orgueil blessé. « Par la suite, Obi-Wan m'a coupé les jambes et mon bras gauche et il m'a laissé brûlé vif », conclu t-il, la colère montant en lui au souvenir de ce jour où son ancien maître l'avait contraint à être moins qu'un homme.
Padmé baissa tristement la tête. « Je suis désolée », murmura t-elle, ne sachant pas quoi dire d'autre. « Je ne peux même pas imaginer ce par quoi tu es passé... ».
« Je n'ai pas besoin de ta pitié ! », répliqua Vador avec force. « J'ai appris à vivre avec ça ! Mais ça ne m'étonne pas qu'Obi-Wan ne t'ai pas dit la vérité ! ».
La colère de Vador ne tarda pas à déteindre sur Padmé. « Alors pour te venger tu l'as tué, n'est-ce pas ! », cria t-elle.
« Exactement ! », répondit Vador avec fierté.
Padmé soupira. L'excès de colère qui venait de la saisir lui avait demandé davantage d'efforts, mais elle se sentait bien trop faible pour se disputer. Levant les yeux et regardant le plafond au dessus d'elle, elle inspira profondément afin de se calmer et de se détendre. Vador perçu la fatigue de Padmé et se calma à son tour. Il se souvint des paroles du droïde médecin, concernant le fait que Padmé avait besoin de repos, mais il avait encore tant de choses à lui dire et à lui demander...
« Où étais-tu ? », demanda t-il avec prudence. « Durant toutes ces années ? ».
Padmé tourna la tête vers lui. « Mon accouchement a été difficile », précisa t-elle, se souvenant de la vive douleur qu'elle avait ressentit à ce moment là, non seulement liée à la mise au monde de ses enfants, mais aussi à son cœur brisé. « J'ai été mise en congélation carbonique durant 20 ans, sans quoi je serai morte ».
« Je suis désolé », soupira Vador, conscient de tout ce par quoi il avait contraint sa femme à passer. Honteux, il songea un instant à quitter la pièce, mais l'évocation de l'accouchement lui rappela les autres questions qui lui trottaient dans la tête. « Et les enfants, comment les as-tu retrouvé ? Et pourquoi est-ce que Leïa porte t-elle le nom d'Organa ? ».
Padmé secoua la tête, hésita un instant à répondre, puis leva le regard vers Vador. « Nos enfants ont été séparé après leur naissance. Leïa a été adopté par Bail Organa, c'est pour cette raison qu'elle porte son nom. Quant à Luke, il a été élevé sur Tatooine par les Lars jusqu'à leur mort. C'est ensuite Obi-Wan qui s'est occupé de lui », précisa t-elle avec un air entendu. Comme elle s'y attendait, Vador serra les poings à l'évocation de son ancien maître et surtout du fait que c'était lui qui avait en partit élevé son fils, mais Padmé ne lui laissa pas le temps de dire quoi que se soit. « Je les ais retrouvé grâce à Bail », poursuivit-elle. « Il est venu me retrouver sur Polis Massa après mon réveil et m'a indiqué où rejoindre mes enfants ». Détournant le regard, Padmé porta son attention sur le plafond au dessus de sa tête. « Tes choix ont détruit notre famille », ajouta-t-elle, sa voix proche d'un murmure et empreinte d'une profonde tristesse.
« Je ne referai pas les mêmes erreurs », intervient Vador, poussant Padmé à reporter son attention sur lui, un sourcil levé en signe d'interrogation. « Tu vas rester avec moi et je vais retrouver nos enfants », précisa t-il. « Nous allons reformer une famille et je vous protégerai, comme j'aurai du le faire 20 ans plus tôt ».
Padmé soupira devant l'entêtement du Seigneur Sith. Elle comprenait son désir de voir sa famille réunit, elle-même le partageait, mais elle avait l'impression qu'il ne prenait absolument pas en compte la réalité de la situation actuelle.
« J'aimerai pouvoir te croire, seulement nous nous battons dans deux camps différents maintenant », lui rappela t-elle. « Laisse-moi maintenant », ajouta-t-elle, ne voulant pas laisser à Vador le temps de rétorquer. « J'ai besoin de me reposer, s'il te plaît ».
Vador voulu protester, mais devant le regard suppliant de Padmé, il capitula. « Très bien, je vais m'en aller. Mais je reviendrai plus tard », précisa t-il.
Padmé ne put que hocher la tête, impuissante. Elle savait que rien n'empêcherait Vador de revenir la voir, mais elle était déjà contente qu'il accepte de la laisser un peu seule. Vador s'approcha de la porte et jeta un dernier regard vers Padmé avant de sortir. Tandis qu'il l'observait, ses yeux se portèrent à nouveau sur le sabre laser accroché à sa ceinture.
« J'ai vu que tu avais mon sabre laser... », commença t-il.
Baissant les yeux en direction de sa ceinture, Padmé caressa le sabre du bout de ses doigts. « Luke me l'a donné quand nous nous sommes retrouvé », expliqua t-elle, un léger sourire se dessinant sur son visage tandis qu'elle se souvenait de ce moment intime passé avec son fils. « Il est à toi, tu peux le reprendre si tu veux ».
Vador secoua la tête. « Non », dit-il. « Je t'en ai fait cadeau il y a des années. Garde le ».
Padmé sentit ses yeux se mouiller de larmes, tandis qu'elle se souvenait de ce jour, dans son bureau au Sénat, où Anakin lui avait expliqué que ce sabre laser était toute sa vie, avant de le lui donner. Du coin de l'œil, elle vit Vador quitter enfin le centre médical. Aussitôt, tout le flot de larmes qu'elle avait tenter de refouler durant leur entrevue se déversa le long de ses joues. Elle avait essayé de se montrer forte, mais c'était trop pour elle. Elle avait pris le risque de se sacrifier pour sauver sa fille, sachant que si elle s'en sortait elle aurait toutes les chances de se retrouver entre les mains de Vador. Et maintenant qu'elle s'y trouvait, elle ne savait pas ce qu'elle allait pouvoir faire. L'idée que son mari était devenu un monstre était déjà très difficile, mais la pensée de le voir à présent tous les jours lui semblait insupportable.
Trépignant d'impatience, Luke faisait les cents pas sur la plate-forme d'atterrissage de la nouvelle base Rebelle sur Arbra. Quelques minutes plus tôt, il avait été informé que le Faucon Millénium avait contacté la Base et se dirigeait vers eux. Après des jours d'inquiétude, après ce qui lui avait paru être une éternité, il allait enfin retrouver sa sœur, sa mère et ses amis. Une série de bip retentissant attira son attention. Baissant la tête, son regard se porta sur R2, qui attendait à ses côtés.
« Je sais, il faut que je me calme », admit-il en posant la main sur le dôme du droïde. « J'ai juste envie de pouvoir prendre Leïa et ma mère dans mes bras. Elles m'ont tellement manqué », ajouta-t-il en relevant la tête vers le ciel, attendant d'y voir apparaître le Faucon Millénium.
R2 émit un bip compréhensif et resta au côté de Luke durant de longues minutes, jusqu'à ce qu'enfin, la silhouette du vaisseau tant attendu se dessine au loin. Luke sentit les battements de son cœur s'accélérer, tandis qu'il se sentait envahit par une immense joie. Le vaisseau se posa finalement devant lui et bientôt ses occupants en sortirent. A la vue de sa sœur, marchant aux côtés de Han, Luke se précipita vers elle et la serra aussitôt dans ses bras. Il avait eu si peur lorsque, quelques heures plus tôt, il avait soudain perçu à travers la Force, une vive peine dont il savait qu'elle émanait de Leïa.
« Oh Leïa ! », soupira t-il en s'écartant pour la regarder. « J'étais tellement inquiet ».
Leïa ne sachant pas quoi dire, lui répondu par un sourire timide, partagée entre la joie de retrouver son frère et la tristesse à l'idée de ce qu'elle allait devoir bientôt lui annoncer. Luke, cependant, ne remarqua pas son trouble et se tourna aussitôt vers Han, puis Chewbacca, afin de les saluer. Ce n'est qu'à ce moment là qu'il remarqua la présence d'un homme noir qu'il ne connaissait pas, et surtout qu'il réalisa qu'une personne manquait à l'appel.
« Leïa, où est maman ? », demanda t-il, la voix teintée d'inquiétude.
Inspirant profondément, Leïa leva les yeux vers Han qui se rapprocha d'elle et lui prit la main, en signe de soutien. « Luke, en quittant Hoth nous avons eu quelques problèmes avec l'hyperdrive du Faucon Millénium », expliqua-t-elle. « C'est pour cette raison que nous n'avons pas pu être au rendez-vous sur Arbra. Nous avons voulu trouver refuge à Bespin, mais l'Empire nous a tendu un piège. Lando avait passé un accord avec eux avant de finalement nous aider à nous échapper », ajouta-t-elle en désignant Lando de la main. « Nous avions presque rejoint le Faucon mais les Impériaux se rapprochaient... ».
« Votre mère a pensé qu'ils nous prendraient avant que nous puissions quitter la planète », poursuivit Han, sentant que Leïa ne pouvait pas continuer. « Elle est restée en arrière lorsque nous avons franchit une passerelle et en a détruit la commande d'activation. Nous n'avons rien pu faire... », ajouta t-il en baissant tristement la tête. « Elle avait dérobé un détonateur thermal à Boba Fett après que nous l'ayons tué et elle l'a jeté sur les soldats qui arrivaient... L'explosion l'a projeté contre un mur ».
Luke secoua vivement la tête et recula de quelques pas. Il avait l'impression d'être au beau milieu d'un cauchemar. « Vous... Vous êtes en train de me dire que ma mère est... Qu'elle est morte ? ».
« Non ! », répondit vivement Leïa en s'avançant vers Luke et en prenant sa main. « Je sais qu'elle n'est pas morte. Je l'ai sentit à travers la Force et je sais que tu le pourrais toi aussi ».
Luke soutint le regard de sa sœur et vit à quel point elle était certaine de ses impressions. « Il faut aller la sauver tout de suite alors ! », s'écria-t-il, avant de lever un sourcil interrogateur tandis que sa sœur lui répondait par un 'non' de la tête. « Mais enfin Leïa, pourquoi ? ».
« Je suis sûre que ce n'est pas ce qu'elle aurait voulu », précisa la jeune fille. « Je sais que c'est difficile, mais notre mère voudrait que l'on poursuive notre mission et que l'on fasse en sorte qu'elle n'a pas fait tout ça pour rien ».
Luke se prit brièvement la tête entre les mains, ne comprenant pas l'entêtement de sa sœur. « Mais si elle s'en est sortie, elle doit certainement être entre les mains de Vador maintenant », insista t-il, cherchant par la même occasion du regard le soutien des personnes également présentes autour d'eux. « Nous ne pouvons pas la laisser avec ce monstre. Tu te souviens de ce qu'il a fait à Obi-Wan ? Imagine tout le mal qu'il pourrait lui faire... ».
Leïa hocha la tête. « Je sais », admit-elle. La jeune fille connaissait parfaitement Vador, elle savait de quoi il était capable, mais elle ne pouvait s'ôter de l'esprit ce qu'elle avait ressentit sur Hoth, alors que le Sith se tenait en face de sa mère... Ce sentiment d'amour, cet espoir... Elle avait besoin de s'y accrocher et de croire qu'au fond de lui Vador aimait encore sa femme. « Mais écoute moi. Je ne pense pas que Vador lui fera du mal ».
Luke écarquilla les yeux de surprise. « Tu n'es pas sérieuse ? Comment peux-tu imaginer ça ne serait-ce qu'une seule seconde ? C'est de Vador que nous sommes en train de parler ! ».
« Je le sais, mais je veux croire qu'il ne blesserait pas sa femme ! », lâcha soudain Leïa, avant de reculer d'un pas et de mettre les mains sur sa bouche, en réalisant ce qu'elle venait de dire. Bien sûr elle avait compté dire la vérité sur leur père à Luke, seulement pas de cette façon, pas aussi violemment.
Luke recula de quelques pas, comme s'il venait de se recevoir une gifle. Non, c'était impossible, il avait du mal entendre. « Sa femme ? », demanda-t-il. « Mais qu'est-ce que tu racontes ? ».
Inspirant profondément, Leïa se tourna brièvement vers Han, qui lui répondit par un hochement de tête, l'encourageant à continuer, puis elle s'approcha de son frère et prit ses mains dans les siennes. Elle allait lui faire du mal, elle allait lui infliger un terrible choc – le même qu'elle avait éprouvé -, mais elle n'avait pas le choix.
« Luke... », commença t-elle. « Je sais que ça ne va pas être facile à entendre mais... Il faut que tu me crois, c'est la vérité. Moi-même je ne voulais pas y croire au début, mais... ». Marquant une pause, la jeune fille prit une profonde inspiration et déglutit avant de plonger son regard dans celui mal assuré de son frère. « Notre père est toujours en vie. C'est... C'est Vador... ».
A nouveau, Luke eu l'impression que son audition lui jouait des tours. Ce ne pouvait être vrai, c'était impossible. « Non ! », dit-il en secouant la tête. « Non, c'est impossible ! Notre père est mort sur Mustafar ! Tu le sais, Obi-Wan nous l'a dit ! ».
Sentant les larmes lui venir aux yeux, Leïa pouvait sentir la peine et la détresse de son frère et ne rien pouvoir y faire lui était insupportable. « Luke, j'aurai aimé te dire que c'est faux, mais ce serait un mensonge », dit-elle, la voix tremblante. « Je sais ce qu'Obi-Wan nous a dit et peut-être nous a t-il dit ça pour nous protéger, mais je te jure que c'est la vérité. Vador est notre père, je... ».
Luke l'interrompit d'un signe de la main. « Non, je ne peux le croire ! », cria t-il la gorge serrée, la voix entrecoupée de larmes. « Je refuse de le croire ! », ajouta t-il avant de tourner les talons et de quitter en courant la plate-forme d'atterrissage, anéantit et horrifié par ce qu'il venait d'entendre.
Leïa aurait voulu trouver quoi dire et quoi faire pour le retenir, mais il était trop tard, Luke était déjà hors de vue. Très vite, les larmes ruisselèrent en cascade le long de ses joues, alors qu'elle se sentait envahir par l'impuissance. Puis, alors qu'elle avait l'impression de sentir toutes ses forces l'abandonner, épuisée par tous les événements de ces derniers jours, elle sentit soudain deux bras fort l'envelopper et le retenir.
« Ça va aller », lui dit Han en embrassant tendrement sa chevelure. « Luke est fort... Il lui faudra sans doute du temps, mais il surmontera ça ».
Leïa hocha doucement la tête, espérant de tout son cœur que l'ancien contrebandier avait raison, puis, à bout de force, elle s'abandonna dans son étreinte protectrice.
Le centre médical était plongé dans l'obscurité lorsque Vador y pénétra avec prudence. Seule une faible source de lumière éclairait le lit sur lequel se trouvait Padmé et vers lequel le Seigneur Sith s'avança. Éclairée de la sorte, elle paraissait irradiée et était véritablement telle un ange. Vador la contempla longuement alors qu'elle était endormie. Elle était si belle, elle lui avait tellement manqué toutes ces années... Il souhaiterait tant pouvoir la toucher, pouvoir la prendre dans ses bras. Lentement, il leva une main gantée et lui caressa doucement la joue, comme s'il s'était agit de la chose la plus précieuse au monde.
« Je suis désolée Padmé », chuchota t-il, détestant par la même occasion le fait que son vocodeur ne laisse passer aucune douceur dans le son de sa voix. « Je t'aime... ».
Il resta là encore quelques instant puis, baissant la tête, il se détourna. Quittant la pièce, il ne vit jamais la larme qui avait soudain coulé sur la joue de sa femme.
