Mirages

Auteur : Lenvy.

Titre : Frères du désert.

Disclaimer : Belongs to Masashi Kishimoto.

Fait en écoutant : Death Note OST - L's Theme B.

Note : Une fois de plus, merci pour vos appréciations, elles me donnent le courage d'affronter ce monstre impitoyable qu'est la page résolument blanche alors que les idées se mitraillent à grands coups de métaphores dans ce qui me sert de tête, donc, merci :) Et, encore une fois, je n'arriverais pas à me cantonner à cent mots, je crois qu'on approche des deux cents là --' Bonne lecture.

Frères du désert...

On s'accroche comme on peut à ses certitudes. Gaara est tel le désert, cette étendue capricieuse aux tempêtes de sable aussi violentes qu'imprévisibles, et lui ne peut rien endiguer, rien maîtriser, rien protéger de ces fureurs destructrices. Il lui prend parfois d'effroyables colères, comme il peut aussi traverser de longues périodes sans s'adresser à quiconque, enfermé dans un mutisme inquiétant, et, aussi sûrement que le désert calcine le jour et glace la nuit, nul ne peut discerner les facettes brisées de sa personnalité. Alors, Kankurô se concentre sur ses marionnettes, parce que s'il vit sous la menace perpétuelle de son frère et ne peut contrôler aucune de ses réactions, il maîtrise à la perfection ces instruments de bois à qui il a donné un visage humain. Et à chaque fois qu'il tire sur les fils et articule les mouvements de ses tristes pantins, il assure le contrôle qu'il n'aura jamais sur son frère. Cette rassurante maîtrise sur des être inanimés avait toujours été sa seule conviction, mais le jour où Gaara l'a appelé « frère » pour la première fois, quelque chose en lui s'est brisé, parce qu'il y a des choses qu'on ne contrôle pas.