Hello hello hello, voici le deuxième chapitre de ma série "Bleu argent", j'espère qu'il vous plaira.
Si quelqu'un s'y connait en mise en page sur ce site, je suis preneuse de conseils. Je n'arrive jamais à faire les sauts à la ligne comme je le voudrais haha ^^' désolée si c'est un peu illisible.
A bientôt 3
Lanyiah
Chapitre 2
Malédictions, angoisse et carnet
"Serpentard ! Serpentard ! Serpentard !"
Les cris fusaient sous le ciel sombre, le vent froid d'octobre fouettait les peaux découvertes. Les élèves agglutinés dans les gradins se serraient le plus possible pour se tenir chaud. Au dessus d'eux, une bataille faisait rage : le match amical entre Serpentard et Gryffondor n'avait plus rien d'amical. Les cognards cognaient, les batteurs frappaient, les poursuiveurs feintaient, le Vif d'Or restait introuvable. Les joueurs perdaient patience, rendant leurs mouvements de plus en plus brusques, agressifs. Même les supporters ressentaient la tension plus qu'électrique du match de Quiddich.
- Flo, oriente plus la lumière par ici, voilà !
Tenant un panneau réflecteur beaucoup trop grand pour elle, Florence Donnelly tenta de suivre les instructions de son amie. Kelly l'aida à se positionner en lâchant un énorme soupir.
- Comme ça, voilà, bouge plus !
Florence se maudit elle-même d'avoir accepté d'aider Kelly à prendre des photos du match. Habituellement, la tâche revenait à Andy, mais il n'était pas disponible. Il devait apparemment écrire une lettre importante à sa petite amie moldue … Comme si écrire une lettre mettait si longtemps.
Elle le maudit lui aussi.
Elle maudit sa petite amie.
Elle maudit l'amour en général.
Puis elle éternua.
"Et McDunckan envoie le souaffle à Davidson qui .. OH MON DIEU c'est extraordinaire, Donnelly vient de voler le souaffle avec une figure impressionnante ! Sommes-nous à un match de Quiddich ou à un ballet aérien? Dans tous les cas, il s'avance avec grâce vers les buts de Gryffondor et … C'EST LE BUUUUUT !"
La moitié des gradins hurla de joie, renouvelant les encouragement pour l'équipe de Serpentard.
- Il est quand même balèze ton frère ! dit Kelly en activant le flash de son appareil.
- Moui …
Le stade entier criait "Donnelly ! Donnelly ! Donnelly !". Florence eut un sentiment étrange à la poitrine en entendant son nom, avant de se rappeler que toutes ces acclamations étaient destinées à son grand frère. Son sentiment étrange pesa de plus en plus.
Du haut de son balai, elle vit Maxence sourire en levant le poing. Il semblait heureux. Tout le monde l'admirait. Tout le monde l'enviait. En cet instant précis, il n'existait chez les Donnelly que le grand frère, l'incroyable, le charismatique, le talentueux Maxence.
Elle voulut le maudire.
Mais n'y arriva pas.
Au lieu de quoi, sa poitrine s'alourdit encore.
Dans la famille Donnelly, je demande le meilleur joueur de Quiddich.
Dans la famille Donnelly, je demande la meilleure élève aux BUSE.
Dans la famille Donnelly, je demande le préfet-en-chef.
Dans la famille Donnelly, je demande la plus belle, la plus fine, la plus maline.
Dans la famille Donnelly, Florence n'est jamais choisie.
- Kelly, je …
- Quoi ? lança cette dernière en zoomant un peu plus sur les joueurs.
- Je me sens pas très bien, j'arrive plus à ..
Puis tout devint beaucoup trop bruyant, les "Donnelly ! Donnelly !" martelaient ses tympans, le vent appuya sur sa poitrine, les flashs de l'appareil photo lui brûlaient la rétine.
- … j'arrive plus à respirer …
- Quoi ? Parle plus fort Flo, je t'entends pas.
- J'arrive plus à respirer !
La tête brune se retourna vers elle.
- Tu veux retourner au château ? Viens, je t'accompagne, on descend.
- Non, je .. ça ira. Continue tes photos.
- Tu es sûre ?
Florence baissa la tête, elle ne voulait pas rester une seconde de plus, et le matériel de Kelly devait être encore remballé.
"Donnelly ! Donnelly !"
- Oui. On se voit tout à l'heure.
- Ok ..
"Donnelly ! Donnelly !"
Elle lâcha le panneau réflecteur et poussa en hâte les autres élèves en se dirigeant vers l'escalier en bois.
Elle entendit au loin la voix de son amie crier "Toi, là, avec les grands bras ! Tiens-moi ça et oriente-toi comme ça ! Voilà, bouge plus maintenant !"
"Donnelly ! Donnelly !"
Elle descendit les marches quatre à quatre, elle faillit trébucher sur sa robe. Le monde autour d'elle tournait, tanguait, elle n'avait qu'une envie : retourner dans son dortoir, et disparaître sous sa couette.
"Donnelly ! Donnelly ! Donnelly ! Donn….."
Elle courut le plus rapidement possible vers le château. Les voix des supporters ne semblaient pas faiblir pour autant. Ils ne criaient plus le nom des équipes depuis un bon moment. Seul le mot "DONNELLY" était acclamé, si fort que Florence le reconnaissait de moins en moins. Elle ne parvenait plus à savoir si les supporters criaient réellement, ou s'ils le faisaient seulement dans sa tête.
Elle avait l'impression que sa poitrine était devenue un véritable trou noir.
Arrivée au château, elle prit le temps de s'appuyer contre une colonne de pierre pour se calmer. Chaque inspiration lui brûlait la gorge, elle sentait son cœur battre dans ses joues.
"Au moins, il bat," ironisa-t-elle avant de reprendre sa route vers la tour Ouest. Elle monta les grands escaliers en se tenant à la rampe, ses jambes commencèrent à la lâcher.
- Vous allez bien, mademoiselle ? demanda un vieil homme moustachu dans un des tableaux accrochés aux murs.
- Oui, oui, merci ...
Les personnages peints chuchotaient sur son passage. La jeune fille s'en ficha : elle ne parvenait même plus à les entendre.
Elle traversa les couloirs froids de Poudlard en titubant, avant d'arriver devant la porte de sa salle commune.
Le heurtoir en forme d'aigle semblait l'attendre. Elle maudit la maison des Serdaigles de ne pas avoir un simple mot de passe, comme les autres maisons.
Cela faisait beaucoup de malédictions pour une seule journée.
Une voix douce s'éleva du heurtoir en bronze.
- "Enfant de l'Art, enfant de la Nature,
Sans prolonger les jours, j'empêche de mourir;
Plus le temps passe et plus je fais d'impostures,
car je deviens trop jeune à force de vieillir.
Qui suis-je ?"
Florence ferma les yeux en réfléchissant quelques secondes. Sa rétine abîmée lui renvoya le flash de l'appareil photo de Kelly. Elle sourit.
- Une photographie ?
- Finement déduit, répondit l'aigle. La réponse pouvait être aussi "le souvenir".
Et la porte s'ouvrit.
La jeune sorcière s'avança dans la salle commune. Ses jambes et ses mains tremblaient, mais elle était enfin arrivée. Elle vit, assis sur les fauteuils près d'une fenêtre, quelques Serdaigles qui se retournèrent vers elle. Un peu plus loin, Ingrid Steinkholm semblait lire des bouts de parchemins, qu'une élève aux cheveux noirs et aux lunettes carrées lui tendait. Sa vue se brouilla, elle n'entendit plus qu'un sifflement strident dans ses oreilles avant de s'effondrer sur le sol.
- Donnelly ? Tu m'entends ?
Florence ouvrit les yeux.
Des cheveux argentés pendaient comme les rideaux nacrés de sa maison d'enfance.
Elle aimait ces rideaux.
Elle aimait la lumière du soleil d'hiver qui se reflétait dans ces rideaux.
Cette lumière douce annonçait toujours un temps idéal pour jouer dehors.
Elle n'aimait pas jouer dehors.
Elle aimait se cacher derrière les rideaux nacrés et faire croire qu'elle jouait dehors.
Elle aimait disparaître derrière les rideaux nacrés et faire croire qu'elle n'avait jamais existé.
- Donnelly ?
Une main chaude à l'arrière de sa nuque la redressa. Elle reprit petit à petit ses esprits.
Devant elle, plusieurs Serdaigles la dévisageaient en fronçant les sourcils. D'un geste vif, Ingrid les chassa.
- Laissez-lui de l'air, bon sang ! Apportez-lui un verre d'eau !
Tous disparurent dans la seconde. Tous sauf celle qui tenait sa nuque doucement. Florence se retourna et découvrit la propriétaire de la main chaude. Elle vit ses yeux pâles, sa mâchoire prononcée, ses lèvres épaisses qu'elle mordait machinalement. Ses lunettes noires pendaient au bout de son nez, mais elle ne semblait pas s'en préoccuper.
- Tu vas mieux ? demanda-t-elle d'une petite voix rauque.
- Euh, oui .. merci …
- Tu peux te redresser ?
Florence fit "oui" de la tête. Lorsqu'elle fut assise, la présence chaude disparut de son cou, ne laissant qu'une sensation de vide. Ingrid prit un verre d'eau des mains d'un deuxième année, et y ajouta une petite potion rose pâle.
- Bois ça, dit-elle. Tu te sentiras mieux.
Florence but la mixture d'une traite.
- Qu'est-ce que c'est ?
- Du sperme de licorne, dit la fille aux cheveux noirs en pouffant.
Elle crut qu'elle allait s'étouffer.
- Non mais ça va pas, Kyoshima ! Tu es vraiment bête !
La remarque fit rire la fille aux cheveux noirs. Ingrid se tourna vers Florence d'un air gauche.
- Ne fais pas attention à elle. Ce n'est qu'un énergisant que j'ai concocté au cours de potions, voilà tout. Un dérivé de la Pimentine, sans les effets secondaires. Ca n'a rien à voir avec … euh ...
- N'empêche que c'est ressemblant, enchérit Kyoshima avec un léger accent.
- Tu ne sais même pas à quoi ça ressemble.
- Parce que toi, tu sais ?
Le teint pâle de la préfète vira au rouge.
- Ce n'est pas la question ! Bon, Donnelly, tu te sens mieux ? Que s'est-il passé ?
- Je ...
Elle avala sa salive, sa gorge brûlait.
- J'étais au match de Quiddich … Il y avait beaucoup de monde, beaucoup de bruit et .. je ne sais pas, j'ai paniqué. Je suis désolée.
Chose assez rare, Ingrid sourit.
- Tu n'as pas à t'excuser, Donnelly. Veux-tu qu'on t'emmène à l'infirmerie ?
- Non, non, ne vous inquiétez pas. Je veux juste retourner dans ma chambre et dormir.
- Bon, très bien ...
Ingrid aida Florence à se lever, avant de se diriger vers les dortoirs. Elle fit un signe de tête à la Serdaigle aux cheveux noirs, qui se leva précipitamment et les suivit, en emportant les parchemins et les livres disposés sur l'un des bureaux.
Arrivées dans le dortoir des cinquièmes années, Ingrid déposa Florence sur son lit. Kyoshima, quand à elle, semblait regarder les moindres recoins de la chambre, inspectant les lits, les photos sur les murs, les chaussettes solitaires traînant sur le sol.
- Merci beaucoup, dit la plus jeune. Et encore désolée …
- Je t'ai déjà dit qu'il était inutile que tu t'excuses, Donnelly. Etre préfet, c'est aussi prendre soin des élèves de sa maison.
Cette remarque rendit Florence plus légère. Elle n'avait jamais été proche d'Ingrid Steinkholm, et la voir si attentionnée la dévoilait sous un autre jour. Elle semblait presque gentille.
- As-tu besoin de quelque chose en particulier ? demanda-t-elle.
- Non, non, merci.
- Tu es sûre ? Un thé ?
- Non merci …
- Même pas un petit morceau de chocolat ?
- Euh ...
Elle ne savait jamais dire non à un petit morceau de chocolat.
Les yeux de la norvégienne se plissèrent doucement.
- Très bien, je vais te chercher ça, ne bouge pas.
Elle tourna la tête vivement, et, s'adressant à Kyoshima (qui inspectait maintenant un collier de perles pendant au mur) :
- Toi, tu restes là. Je n'en ai pas fini avec toi.
Puis elle se leva et quitta la pièce.
Un instant passa, sans qu'aucune des deux Serdaigles ne prit la parole. Elles se dévisagèrent en silence. Trépignant sur place, comme si elle ne supportait pas le silence, la jeune Japonaise finit par dire :
- Elle a l'air de t'apprécier. Ehm, Ingrid-senpai.
Florence eut un rire nerveux. Elle ne savait même pas ce que "senpai" signifiait.
- Ah bon ? On ne s'est jamais vraiment parlées. On ne se connait pas.
- Ah.
Elle déposa les livres et parchemins qu'elle tenait dans ses bras sur l'un des lits, avant de faire quelques pas dans la pièce. Florence l'observa en se glissant sous son plaid. Kyoshima semblait un peu intimidée, et elle ne comprenait pas pourquoi. Généralement, les gens ne prenaient pas la peine d'être intimidé face à Florence Donnelly. Ils l'ignoraient, voilà tout.
- Tu te plais, ici ? demanda-t-elle après un moment de silence.
- Cette pièce est plutôt petite, mais oui, c'est très cosy, comme on dit chez vous.
- Euh, non, je veux dire … A Poudlard.
La Japonaise se raidit.
- Oh, ehm, oui, désolée. Oui oui, c'est une belle école. C'est un grand honneur pour moi d'être ici, je suis ravie. J'ai parfois du mal à comprendre les cours, comme vous parlez anglais très très vite…
- En tout cas, toi, tu te débrouilles pas mal. Tu suivais des cours d'anglais, avant ?
- Ehm, oui, mon père insistait pour que je connaisse le plus de langues possibles. Et puis, ma grand-mère est anglaise, alors je parlais souvent avec elle quand j'étais petite.
- Ah, c'est donc ça, tes yeux.
Silence.
- Mes yeux ? Que veux-tu dire ?
Silence.
Florence se rendit compte du malaise qu'avait provoqué sa réflexion. Elle sentit ses joues rougir et ses mains devenir moites.
- Euh, pardon, je me disais juste que tu avais des yeux très clairs pour une Japonaise …
Un autre moment de silence s'installa. Florence se maudit d'avoir dit une phrase aussi stupide. A combien de malédictions était-elle aujourd'hui ?
- Ehm, oui, je les tiens de ma mère, marmonna Kyoshima.
La plus jeune releva la tête. Elle vit que les pieds de son interlocutrice se tordaient sur le sol, que son regard était baissé, que ses oreilles viraient au rouge. Alors, sans réfléchir, elle dit :
- En tout cas, je les trouve très beaux.
Kyoshima sourit en redressant ses lunettes sur son nez.
- Ehm, merci, Donnelly-san.
Encore un mot inconnu. Florence se promit de chercher leur signification dans un dictionnaire anglais-japonais dès qu'elle en aurait l'occasion. Des voix se firent entendre dans le couloir. Elles percevirent Steinkholm se fâcher contre un première année ayant mal fait son nœud de cravate. La Japonaise sursauta, se rapprocha du lit et s'assit en regardant la porte. Elle fixa ensuite Florence dans les yeux, et chuchota :
- Dis, Donnelly-san, je peux te demander une faveur ?
- Euh, oui ..?
- J'ai besoin de ton aide. Il faut que tu me caches absolument quelque chose.
- Comment ça ?
- Ingrid-senpai va revenir d'un instant à l'autre, et je ne veux pas qu'elle découvre, ehm, quelque chose. Elle m'a attrapée en train de .. de faire quelque chose. Et si je veux sauver ma peau, je dois lui faire croire que ce que je faisais était moins grave que ce que j'ai réellement fait, tu comprends ?
Florence ne comprenait pas, mais elle hocha la tête.
- Ce n'est pas illégal au moins ?
- Illégal ? Haha, ehm, non, pas du tout. C'est juste … gênant. Et je ne veux pas que Ingrid-senpai tombe dessus. Tu veux bien le cacher ? Je peux compter sur toi ?
Les yeux de la Japonaise ne lâchaient pas ceux de Florence. Elle sentit une goutte de sueur dégringoler le long de son dos, malgré la fraîcheur ambiante. Elle fit "oui" de la tête. Kyoshima sourit, se leva rapidement, et empoigna l'un des cahiers disposés sur le lit voisin. Elle le tendit à la sorcière aux cheveux châtains.
- Cache-le, s'il te plait. Je viendrai le récupérer dès que je peux. Mais surtout, interdiction de le lire, promis ?
Florence glissa le cahier sous son oreiller et fit "oui" de la tête.
- Promis ? répéta Kyoshima.
- Oui oui, promis.
La plus âgée se détendit, et se mordit les lèvres en expirant.
- Merci, Donnelly-san, Arigato.
- De rien ...
La porte s'ouvrit sur la préfète au épaules trapues, un thé et une barre de chocolat dans les mains. Kyoshima et Florence eurent toutes les deux un mouvement de recul, comme prises sur le fait.
- Désolée, je suis tombée sur un nouvel élève qui ne sait toujours pas ce que "tenue appropriée" veut dire. Tout va bien ?
Florence fit "oui" de la tête, une quatrième fois. Elle n'osait plus regarder la sorcière aux cheveux noirs, de peur que ça ne la trahisse.
- Je te laisse le chocolat sur ta table de nuit, Donnelly, et je t'ai préparé un thé à la camomille, c'est très relaxant dans ce genre de situations.
- Merci beaucoup …
- Ce n'est rien. Kyoshima, nous allons laisser notre collègue se reposer maintenant. Tu peux me suivre, et n'oublie pas tes affaires.
La Japonaise se leva d'un bond, reprit les livres et parchemins et sortit en jetant un dernier regard à la sorcière alitée. Sans un mot, Ingrid Steinkholm la suivit, et ferma la porte doucement.
Enfin seule.
Florence s'allongea. Elle ne savait que penser. Sa respiration était désormais calme, régulière.
Elle ne comprenait pas grand chose aux événements qui lui étaient arrivés aujourd'hui.
Tout d'abord cette angoisse au terrain de Quiddich, puis sa perte de connaissance, puis Ingrid Steinkholm gentille, puis la Japonaise, puis ce carnet …
Florence avait eu beau faire quatre fois "oui" de la tête, elle mourrait d'envie de découvrir ce qui se cachait dans ce carnet.
"Mais, tu as promis", lui rappela sa conscience.
"Comme tes parents t'ont promis que le sorcier Noël existait et qu'il déposait des cadeaux dans chaque maison en prenant de la poudre de cheminette".
Elle plissa les yeux, glissa sa main droite sous son oreiller. Le tissus était froid, rêche. Elle se demanda s'il existait un sort pour adoucir le linge, ou si les elfes de maison ne savaient juste pas prendre soin des affaires des sorciers.
Elle attrapa le carnet le plaça devant ses yeux. C'était un petit carnet à la reliure en cuir. Ses bords étaient écornés, il semblait avoir déjà bien vécu. Une ficelle de couleur rouge le maintenait fermé. Florence fit glisser son doigt le long de la ficelle, plusieurs fois.
"De toute façon, elle n'en saura rien, si je l'ai lu …"
Elle retira la ficelle et ouvrit le carnet.
A suivre ...
