Disclaimer: Je ne suis ni blonde, ni anglaise, ni talentueuse. En gros, tout à Jk Rowling, rien ne m'appartient à part l'histoire.
Avertissement: Ceci est un slash HP/DM donc il y aura des bisous, des hommes et du cul. G pour le moment, risque de lemon par la suite.
Dédicace:Catya, ma bêta-readeuse de ce chapitre, je vous dédicace cette fic de la première majuscule au dernier point!
Note de l'auteur: Bonjour à tous. J'y suis arrivée! C'est historique, mais je suis tout de même parvenue à poster ce chapitre (relativement) en temps et en heure. Je le dédicace donc à tous es étudiants qui, comme moi, sont en plein examens (mais qui continuent toujours à lire cette fic au détriment de leur étude...)
Enjoy!
Merci à Sinelune, Alma, Nekochan Miharu, PrincesseDuFeu, Love Draco Malefoy, Merope1, Tinalisa et Alex pour leurs reviews
• Chapitre3 •
Les sorts divers et multiples qui éclairaient la scène firent plisser Drago des yeux. Aveuglé dans ce décor qu'il n'avait jamais vu que de loin, Drago était apeuré. Dans le tumulte des coulisses, il n'avait pas eu le temps d'ajuster convenablement sa chemise à manches bouffantes et ses cheveux ressemblaient maintenant plus à un étalage de chez Madame Guipure en période de solde qu'à la coiffure savamment calculée qu'il affichait moins de dix minutes auparavant.
Mais voilà, entre temps, cet abruti de Survivant et sa compagnie de lèches bottes l'avaient catapulté au milieu de la pièce de théâtre, sous les regards intrigués du public qui applaudissait à tout rompre. Drago avait donc retroussé ses zygomatique, grimacé ce qui ressemblait de loin à un sourire figé puis avait attendu que Potter vienne enfin le sauver de cette galère en lui donnant la réplique.
Show must go on...
Harry arriva donc sur scène comme une fleur, lança une réplique et la pièce put reprendre son cours comme si de rien n'était. Le seul problème était que Drago s'était légèrement surestimé. Certes, en coulisse, il était capable de murmurer les paroles avant que les acteurs ne les prononcent, mais aligner le texte devant une salle comble, c'était une autre paire de manches -bouffantes en l'occurrence.
Il fallut plusieurs minutes et quelques répliques incertaines à Drago avant de se sentir à l'aise dans son jeu. S'il n'avait pas été mort de trouille, il y aurait peut-être même pris un certain plaisir. La pièce du siècle -ou plutôt le scandale- c'était maintenant lui qui la jouait! Les déplacements de Drago se firent automatiquement et le texte finit par couler naturellement dans sa bouche.
-Aimez-vous les premières neiges, Monsieur? demanda Drago en désignant le plafond couvert de magi-projecteurs.
-Je n'aime que votre sourire, vous le savez bien!
-Cessez d'aligner ces sottises et reprenez cette haine que vous aviez envers moi!
-Pourquoi le ferais-je, très cher? se borna Harry.
-Parce que tel est notre devoir!
-Mais le mot devoir n'est point synonyme de désir!
-Si vous m'aimez tant, alors prouvez-le!
A présent, Drago se sentait léger. Le temps où il jonglait avec les sorts de lumière était à présent révolu. Si on le lui avait demandé, il aurait répondu avoir été acteur depuis sa jeunesse.
Dommage que le public ne pense pas de même...
Dans la salle, les gens applaudissaient plus par politesse que par réel engouement. Tous étaient venus ici pour voir Harry Potter nu, mais aussi pour admirer jouer Jude Marshall, le sorcier si réputé pour son joli minois qui faisait craquer les sorcières prépubères, élu pour la première fois plus beau sourire de Sorcière Hebdo par ces mêmes adolescentes. Maintenant qu'une des stars était hors de scène, il ne restait plus au public qu'à espérer que la scène de nu vaille la peine!
-Sachez que si j'aimais la neige autant que je vous aime, je pourrais me mettre à nu ici même, uniquement pour profiter de la présence des pluies d'hiver.
-Je veux des preuves.
- Je vous veux!
-Je vous hais! Mais cessez donc de vous défiler et prouvez ce que vous dites, si vous êtes un homme! Montrez donc à la neige votre attirail dont vous m'aviez tant vanté la majesté!
Dans les sièges, le public commençait tout doucement à gesticuler. Tels des fauves assoiffés de sexe, ils se léchaient d'avance les babines et les phéromones présentes dans l'air témoignaient du nu qui allait arriver. Pour la première fois depuis le début de la pièce, la salle était totalement silencieuse et absorbée par le texte -ou plutôt le dévêtissement lent et froid du Survivant.
A ce moment arriva sur scène Orphée, toujours serrée dans ce qui ressemblait plus à du papier cadeau qu'à une robe de la Renaissance. Subrepticement, elle fit un clin d'œil à Drago pour l'encourager, et continua sa tirade. Confiant et rassuré, Drago dégagea côté jardin, laissant le champ libre au jeu de Harry et Orphée.
-Etes-vous devenu fou ou est-ce l'alcool qui vous a dénaturé? Et où avez-vous mis votre âme pour faire pareille chose? déclama la femme.
-Némésis me l'a dérobée, répondit Harry Potter sur un ton rageur en direction de Drago qui lui tournait le dos.
-Il vous l'a dérobée? Est-ce une raison pour vous déculotter?
C'est à ce moment-là que Drago commença à réaliser le merdier dans lequel il était. Elle arrivait! Elle... La scène du baiser. Et Drago se jura alors que le jour où il embrasserait Potter telle une vulgaire prostituée n'était pas encore arrivé. Du moins, pas s'il arrivait à échapper à ses obligations scéniques.
-Laissez donc, chère amie, les jeux de mots à ceux qui savent les aligner, rétorqua amèrement le Survivant. Les phrases qui sortent de votre bouche sont à mes oreilles une véritable débâcle! Némésis seul sait que l'amour est mon unique poison!
Blanc. Un magnifique blanc suivit cette tirade. Pétrifié, Drago envoya un appel à l'aide silencieux à Orphée qui lui fit les gros yeux, ce qui voulait clairement signifier: "Bouge tes fesses et va l'embrasser, espèce d'idiot!". Drago ne bougea pas. Il ne pouvait pas jouer cette scène... pas cette scène!
Harry prit donc les choses en main. Il s'approcha à grandes enjambées, la démarche féline et le regard meurtrier. Il se planta devant Drago, attrapa sauvagement sa nuque et voulut lui voler un baiser. Au dernier moment, Drago parvint à détourner la tête, sentant les lèvres de Harry venir heurter la peau froide de sa joue.
Et le rideau tomba...
Déstabilisé, Drago fuit la scène avant même que le rideau pourpre ne se relève pour laisser place au salut des comédiens, comme si les planches étaient recouvertes de charbons ardents qu'il devait éviter à tout prix. Le public s'interrogea lorsqu'ils ne virent pas reparaître l'acteur et s'en allèrent aussitôt, déçu par cette médiocre prestation. Harry Potter était bien trop maigre que pour être beau, nu!
Drago alla se réfugier dans sa loge miteuse, ou plutôt, celle que Jude lui avait légué. Assis sur un tabouret troué et appuyé sur sa coiffeuse autour de laquelle pots de maquillage, accessoires de costumes et brosses à cheveux volaient dans un joyeux bazar, il tenta de faire le point sur sa situation.
Par Merlin, pourquoi avait-il eu cette frousse?
Non pas que Drago soit homophobe, loin de là. Mais, étrangement, il ne se sentait pas digne de jouer cette scène. C'était un peu comme s'il était cette grenouille qui voulait devenir un bœuf. Si Drago tentait de jouer dans la cour des grands, cette scène incomparable, plus précisément, il finirait par exploser.
Déçu de lui-même, Drago attrapa un coton démaquillant qui voltigeait parmi les pots de maquillage et entreprit de démaquiller le peu du grimage qu'Orphée avait eu le temps de lui mettre sur le visage avant qu'il ne fasse ses premiers pas sur les planches. Le stress qu'il avait accumulé tout le long de la pièce s'évanouit en même temps que les cotons sous son sort de désintégration.
La porte d'entrée s'ouvrit alors brusquement, laissant entrer Cheyenne, magnifique tornade aux longs cheveux bruns et, accessoirement, narratrice de la pièce. La femme fit semblant de ne pas le voir, enleva son costume, se retrouvant par la même occasion en sous-vêtement devant Drago et ce, sans la moindre gêne. Drago, lui, la regarda avec une expression ahurie sur le visage et toussota pour faire remarquer sa présence.
-Oh, Sucre d'orge. Alors comme ça, c'est toi qui partages ma loge?
-Faut croire, fit bêtement Drago en détournant le regard devant le corps presque nu de sa collègue d'un soir.
-Allons, ne sois pas honteux mon couillon. On irait que tu n'as jamais vu de corps de femme de ta vie!
La jeune femme prit tout de même la peine de se retourner lorsqu'elle dégrafa le bustier du costume pour enfiler un soutien-gorge. Quant à Drago, il ne savait vraiment plus où se mettre.
-Au fait, ça s'est arrangé avec Amanda Clark? tenta Drago pour changer de conversation.
-Tu parles Charles! Elle est partie en furie, hurlant à tout rompre qu'elle nous ferait une critique telle que plus personne ne viendra voir notre navet!
D'un coup de baguette, la femme fit voler à elle sa robe de sorcière qu'elle enfila aussitôt, nouant celle-ci dans son dos grâce à un sort de lien. Drago put enfin la regarder sans rougir jusqu'aux oreilles.
-C'est si terrible que cela? demanda Drago
-Une véritable catastrophe! Heureusement que tu n'es pas acteur de profession, sinon il y a longtemps que tu seras au chômage, mon pauvre vieux!
-Merci, ce n'est pas vraiment ce que j'avais besoin d'entendre!
-Bah, tu m'as demandé une réponse, Sucre d'orge! Je t'en donne une! répondit-elle en replaçant son costume sur un cintre.
-Excuses-moi, tu pourrais sortir de la loge deux secondes? demanda Drago. Je dois me changer.
-Ah, les femmes et leur pudeur, je vous jure, fit ironiquement Cheyenne avant de déguerpir aussi vite qu'elle était venue.
Drago souffla, content d'avoir un peu d'intimité. Comme s'il allait se montrer en boxer à la première venue! Il y avait un minimum d'éducation à avoir! Drago put donc se dévêtir en confiance, prenant garde de ne pas trop froisser sa chemise à manches bouffantes.
Mais quiconque s'étant déjà retrouvé dans les coulisses d'une pièce de théâtre sait parfaitement bien qu'il est totalement impossible de se déshabiller sans être dérangé. C'est donc Harry qui mit cette théorie en pratique en ouvrant violemment la porte de la loge au moment où Drago, dans une tenue minimaliste, s'emparait de sa robe de sorcier.
-Potter! On ne t'a jamais appris de frapper avant d'enter? cria Drago en tentant de cacher son corps.
-Où est Cheyenne? demanda-t-il d'une voix morne avant d'inspirer un coup sur sa cigarette.
-Oui, merci, toi aussi tu as très bien joué aujourd'hui, reprit Drago avec colère en enfilant sa robe.
-Pour ton information, Sugar, ta représentation était pitoyable. Cette pâle copie du jeu de Jude m'a presque donné envie de rire. Apprends donc à avoir ta propre interprétation avant de venir tenter de jouer les acteurs! Mais merci, je suis ravi que mon jeu te plaise... Sache juste que ce n'est pas réciproque!
-Je ne sais pas où est Cheyenne. Elle est partie voilà deux minutes, répondit simplement Drago, vexé comme un Doxy
-C'est tout ce que je demandais, rétorqua Harry avant de claquer la porte.
Drago se retrouva nez à nez avec la porte dont la peinture bleue était écaillée par endroits. Furieux, Drago cracha sur la porte comme si celle-ci était le double matériel de Potter et murmura alors "Connard de Gryffondor!". Drago prit ensuite lui aussi la direction de la sortie, claquant aussi fort qu'il put la porte contre laquelle il venait de cracher et qu'il prenait pour la cause de ses soucis.
Drago détestait se faire ridiculiser!
Lorsqu'il passa en coup de vent à côté d'une série de journaliste, ceux-ci murmurèrent sur son passage, mais il ne s'en formalisa pas. Tout ce qui lui importait à présent était de quitter cet endroit au plus vite...
-Une honte! Mieux aurait valu interrompre la pièce plutôt que de tomber aussi bas...critiqua une journaliste en tailleur vert.
-Il y avait un tel décalage entre les décors et le personnage!
-Une véritable décadence, affirma une troisième.
C'est ce moment que choisit Harry pour sortir de la loge qu'il partageait avec Orphée. Vêtu d'une simple veste en tweed noire et l'œil torve, il semblait n'avoir pas dormi depuis des lustres, comme si cette pièce l'avait vidé de toute énergie. Celui-ci regarda donc les quelques journalistes qui s'intéressaient encore à cette pièce et qui s'amassaient pour avoir une interview de lui.
-Tiens donc, Rita Skeeter, s'étonna alors le Survivant.
-Oh, Harry, mon mignon! Venez donc ici!
-Merci, Rita, mais ce sera pour une autre fois, fit hypocritement l'homme en sortant une petite bouteille plate de sa poche.
-Allons, vous ne refuseriez pas une interview à une vieille connaissance! Je vous promets que j'arriverai à vous faire faire la Une! assura la femme en sortant sa plume à papote de son sac à main en peau de bison.
-Vous aviez déjà promis cela la dernière fois...
-Mais la dernière fois, vous n'aviez aucun détail croustillant à me raconter. Tandis qu'ici, jouer avec une personne que vous haïssez depuis toujours...
Le regard éteint de Harry s'éclaira subitement. Un plan de génie germa dans son esprit. Jamais encore il n'avait eu une aussi belle occasion de prendre sa revanche... Oh, oui, aujourd'hui il avait des tas de détails croustillants...
-Par où commence-t-on? demanda Harry avec un regard rempli de haine.
TBC...
