CaroH : C'est vrai que le Tate devient de plus en plus rare, sans doute parce qu'elle est morte... mais j'ai pas peur des morts, moi !!! J'aime pas Ziva, et une des raisons est que chaque fois qu'elle parle avec Tony, j'ai l'impression que c'était sensé être Kate alors tu vois... j'ai pas vu SWAK encore, je crois qu'il passe aujourd'hui ou mercredi (les horaires de NCIS ici sont pas terribles, j'en manque plein ), il a l'air trop bon, je vais l'enregistrer je crois bien mdr :D Et oui ahlala pauvre Kate, c'est pas facile pour elle comme début de fanfic... je me suis beaucoup amusée à écrire ces scènes, alors je suis contente que tu les aies aimées :)
Deydy : Merci :D Et oui je suis rapide en ce moment, faut dire que je me concentre exclusivement sur celle-ci parce que l'inspiration est très forte alors je profite ! Et tu vas sans doute être contente que j'ai planifié jusqu'au chapitre 10 (titres et événements généraux), plus un autre chapitre (mais celui-là je sais pas quand précisément je vais le caser). Pour une fois je suis sûre de ne pas bloquer avant un bon moment, LOL.
Chapitre 6 : I still breathe
Kate regardait Tony à travers la vitre. Elle serait bien entrée, mais Abby y était déjà, et le docteur Jefferson, sa clémence et sa compréhension ayant des limites, refusait catégoriquement de laisser entrer plus d'une personne à la fois dans la « chambre » du malade.
Derrière elle, le docteur Mallard parlait avec le médecin dans un jargon médical qui lui permettait de comprendre à peu près la moitié de la conversation.
- Nous faisons le maximum.
- J'en suis convaincu, docteur, soyez-en assuré.
- Mais rien ne fait effet. Son état ne fait que se détériorer depuis qu'il est ici. Jamais il n'a semblé aller mieux par rapport au jour précédent. Il est de plus en plus las, disait le jeune homme. J'ai rarement vu un homme aussi faible. Il est convaincu qu'il va mourir...
Le docteur soupira et baissa la voix, croyant que Kate ne l'entendrait pas :
- Et j'ai bien peur qu'il ait raison...
La porte coulissa et Abby sortit en jetant ses gants et son masque dans la poubelle. La jeune femme habituellement si joyeuse et souriante était en larmes. L'agent fédéral serra son amie dans ses bras.
- Il va mourir, Kate, sanglota-t-elle. Et il veut mourir...
- Oh, Abigail...
D'un geste très paternel, le médecin légiste la prit dans ses bras.
- Il va de plus en plus mal... Ducky, j'ai vraiment peur pour lui...
Caitlin, après avoir mis des gants et un masque, pénétra à l'intérieur de la chambre transparente et vint s'asseoir près de lui.
- Kate, tu bouges trop vite, marmonna-t-il avant qu'elle ne s'asseye sur le lit.
- Désolée... je te taperais bien pour ce que tu as dit à Abby, mais vu ton état...
- Il... fallait bien que...
Sa respiration devenait de plus en plus difficile, et il compléta d'une voix difficilement audible :
- Que je le dise... à quelqu'un... et toi tu ne... veux rien entendre...
Elle posa doucement sa main gantée sur sa joue.
- Chut... ne parle pas si tu as du mal...
- Je... ne voulais pas... la faire pleurer... juste... lui dire que... j'ai pas peur... Kate... Kate, j'ai mal... j'ai du mal à te voir...
Bien malgré elle, la jeune femme se mit à pleurer, pour la énième fois en huit jours.
La porte coulissa, laissant entrer le docteur Jefferson. Il jeta à l'agent du NCIS un regard très clair : « Dehors ». Contre toute attente, elle sortit sans rien dire, trop épuisée sans doute pour se battre. Au passage, elle faillit se faire bousculer par deux médecins venus aider Jefferson.
- Bordel, mais qu'est-ce qui se passe là-dedans ? tonna Gibbs.
- J'en sais rien, répondit Kate, angoissée.
Après de longues minutes, le jeune médecin ressortit, l'air morose et sombre derrière son masque blanc.
- On a failli le perdre, mais on l'a stabilisé pour l'instant. Mais écoutez, je vais être franc avec vous. Il est stable pour l'instant... cependant, je crois bien que... à moins d'un miracle... l'agent DiNozzo ne passera pas la nuit. Vous devriez tous rentrer chez vous... je suis sincèrement désolé, mais on ne peut pas faire plus qu'espérer...
Secouant la tête d'un air contrit, il retira son masque et s'éloigna.
L'ancien marine tourna la tête vers la cage de verre et murmura :
- Fais mentir ce docteur, Tony...
Puis, l'équipe déprimée quitta les lieux.
Lorsque Kate arriva à son appartement, son moral se situant dangereusement en dessous de zéro, elle sursauta à peine en voyant Robert, assis sur son sofa, qui l'attendait.
- Surprise. Je t'emmène au restaurant ce soir, ça te dit ?
- Écoute, ne le prends pas mal, surtout, mais c'est vraiment pas le moment.
Elle bifurqua vers la cuisine pour prendre une bouteille d'eau dans son réfrigérateur. Puis, elle prit la direction de sa salle de bains.
- Kate, t'es pas comme d'habitude.
- Sans blague ?
La jeune femme fit tomber deux aspirines dans le creux de sa main. Il s'empressa de les récupérer.
- Rends-moi ça tout de suite.
- Dans ton cas, chérie, il vaudrait mieux dormir.
Kate leva les yeux au ciel et s'en prit deux autres, qu'elle avala immédiatement avec une gorgée d'eau sous le regard désapprobateur de l'homme qui lui faisait face.
- Il faut croire que quelque chose m'empêche de dormir.
- Pourquoi ne retournes-tu plus mes appels depuis huit jours ?
- J'en ai passé deux en quarantaine, au cas où tu ne t'en souviendrais pas.
- J'arrête pas de t'appeler, tu réponds jamais.
L'agent fédéral prit une longue gorgée d'eau avant de sortir de la pièce pour aller se laisser tomber sur son lit.
- Peut-être parce que mon collègue a entre trente et quatre-vingt-dix pourcent de chances de mourir d'ici peu, peut-être parce qu'on vient de me dire qu'il ne passerait sans doute pas la nuit ? Je sais pas, qu'est-ce que t'en penses ?
- Le zouave qui avait appelé en pleine nuit ? C'est qu'un collègue, Kate, dit-il en passant son bras autour de ses épaules.
La jeune femme se dégagea.
- C'est plus qu'un collègue et je te serais reconnaissante d'en parler autrement.
- Tu le fais toi-même.
- Y'a que moi qui ai le droit, et surtout pas en ce moment, répliqua-t-elle en se levant.
- Et ça veut dire quoi, ça, plus qu'un collègue ?
- J'ai pas dit ça ! rétorqua Kate.
- Oui, tu l'as dit.
« Merde, je l'ai dit » souffla une voix dans sa tête.
- Oui, hé bien, ça veut dire ce que ça veut dire.
Il haussa un sourcil.
- Ça veut dire... ça veut dire que c'est pas seulement une personne avec qui je travaille. C'est aussi...
- Quelqu'un qui appelle en pleine nuit.
- C'était pour le travail ! Ça aurait pu être Gibbs ou McGee ! Je suis dans un monde d'hommes, Robert, c'est normal que mes collègues ne soient pas des femmes !
- Alors explique ce que tu as voulu dire.
- Je n'arrive pas à croire qu'on a cette conversation. Je m'inquiète pour lui, c'est légitime ! Si tu ne peux pas comprendre ça...
- Ce n'est pas seulement ça ! La façon dont tu en parles...
- Oh, bon sang, tu es jaloux parce que je pense beaucoup à lui ces temps-ci ? Il est en train de mourir, Robert, tu veux être à sa place ?
- C'est la façon dont tu en parles toujours ! s'énerva Robert. Avec ce petit sourire que tu crois que je ne vois pas et ces étoiles dans tes yeux. Ces étoiles qui ne brillent pas pour moi.
- Écoute, on a traversé ensemble plein de choses à cause de notre travail, c'est NORMAL que je m'inquiète pour lui ! Je m'en ferais autant pour Ducky, Abby, Gibbs ou McGee ! Ils auraient la même inquiétude pour moi ! Et... et... j'arrive toujours pas à croire que tu es jaloux de Tony et que je m'engueule sur ce sujet avec toi alors qu'il est en train de mourir !
Énervée, elle sortit de la chambre, l'homme la suivant de près.
- Est-ce que tu te mettrais dans cet état pour moi ?
- Non mais tu te rends compte de ce que tu dis ?
Il la prit par le bras et l'obligea à se tourner, plantant son regard dans le sien.
- Est-ce que tu passerais autant de temps à mon chevet ? Est-ce que tu te couperais des autres comme ça ? Est-ce que tu serais aussi à l'envers si c'était moi et pas lui ?
- Tu crois vraiment que c'est le moment de parler de ça ?
- Réponds, Kate.
La jeune femme demeura obstinément silencieuse, mais détourna le regard, ce qui voulait tout dire. Robert la lâcha et elle croisa les bras, le regard toujours posé sur son comptoir blanc.
- Kate, c'est idiot de t'en faire autant alors que tu ne peux rien y changer.
Caitlin se passa brièvement la main dans les cheveux.
- Tu ne peux pas t'attendre à ce que je ne me fasse pas de souci pour Tony ou que j'arrête d'en parler simplement parce que ça ne te fait pas plaisir.
- Ouais.
Il recula de quelques pas avant de tourner les talons.
- Au fond, je crois que j'aurais dû m'en douter depuis longtemps.
« Moi aussi » songea-t-elle alors que la porte claquait, indiquant son départ.
Lasse, elle se laissa choir sur son sofa, se sentant trop vidée – moralement et physiquement – pour se tenir debout. La moitié des relations qu'elle avait eues (pas si nombreuses tout de même, elle s'appelait Caitlin Todd, pas Abigail Sciuto) s'étaient soldées par un échec lorsque l'homme en question se rendait compte qu'entamer une relation avec un agent fédéral, ça voulait dire avoir tout sauf le calme et la stabilité.
L'autre moitié s'était également terminée en échec lorsque l'homme concerné finissait par être jaloux de Gibbs (« C'est comme un second père, enfin ! » répliquait-elle, exaspérée) ou de Tony (« Ce n'est qu'un AMI un peu casse-pieds sur les bords, vraiment ! » répétait-elle).
Robert Paterson pouvait être classé dans la seconde catégorie...
Elle sursauta en entendant son téléphone sonner. Il faisait sombre... elle avait dû s'endormir. Quelle heure était-il ? Elle jeta un regard à son horloge. Minuit et des poussières...
Il n'y avait que Gibbs pour l'appeler à une heure pareille.
Méfiante, elle regarda le téléphone sonner une seconde fois, n'osant pas répondre. Elle savait trop bien ce que son patron pouvait avoir à lui dire au beau milieu de la nuit.
Tony.
Les larmes lui piquant déjà les yeux, elle osa décrocher le combiné à la quatrième sonnerie, redoutant ce qui suivrait, tentant de s'y préparer mentalement.
- Allô ? dit-elle, la gorge nouée.
- Kate, commença la voix de l'ancien marine.
La tentative de préparation mentale fut un échec : Kate sentit une larme rouler sur sa joue.
- Gibbs, pitié...
- Il est vivant, Kate.
La jeune femme, silencieuse, sentit sa respiration s'accélérer. Est-ce que ça voulait dire que...
- Kate ? Tu es toujours là ?
- Oui...
- Ce n'est pas la grande forme encore, mais son état s'améliore doucement.
Du revers de la main, l'agent du NCIS essuya ses larmes alors que l'homme continuait :
- Son rythme cardiaque est encore plus bas que la normale, mais il a commencé à s'accélérer un peu depuis environ une heure. Sa dernière prise de sang montre que son corps a commencé à fabriquer des anticorps pour combattre le virus...
Caitlin pouvait presque voir son patron sourire :
- Si je résume ce charabia que seul Ducky peut comprendre et que je traduis ça en langage courant... il va mieux.
- On a le droit d'y aller ?
- Je suis en route, Ducky est déjà sur place. Il m'a dit qu'il se chargeait de prévenir Abby, je vais appeler McGee dès qu'on aura raccroché.
- J'arrive tout de suite.
- Je m'en doutais.
Après avoir raccroché, Kate se leva. Bien qu'ayant les jambes tremblantes, elle se précipita aussitôt vers la porte de son appartement.
Lorsqu'elle arriva sur les lieux, la première personne qu'elle remarqua fut Abby.
Honnêtement, on aurait eu du mal à la manquer : lorsque Ducky l'avait appelée, elle avait visiblement jugé que quitter son pyjama était une trop grande perte de temps. Aussi était-elle vêtue d'un... pyjama rose avec des oursons. Néanmoins, elle avait toujours ses fidèles deux couettes sur chaque côté de sa tête – à croire qu'elle dormait avec.
- Kate !
La scientifique se jeta à son cou en la voyant.
- Il va mieux ? Il va vraiment mieux ? demanda Kate, comme si elle n'arrivait pas à y croire.
- Mieux ? Mieux ? Il est sauvé !
- Abby, on ne connaît pas le virus, nuança l'agent fédéral.
La gothique – qui n'en avait pas vraiment l'air en ce moment – se détacha d'elle, rayonnante.
- Tu te souviens que je t'avais dit que le virus ressemblait à deux déjà connus ?
- Oui.
- Ces deux virus sont l'Ebola et la fièvre hémorragique Congo-Crimée.
- Charmant.
- Les deux ont un taux de mortalité très élevés, mais dans les deux cas, si dans la seconde semaine on remarque une amélioration, le patient est sauvé, sauvé, sauvé, sauvé !
Sans savoir pourquoi, Kate se mit à rire. La situation n'avait rien de drôle, mais elle avait appris avec le temps qu'il arrivait que la chute du stress ait des effets un peu inattendus.
- Tu viens ? Il t'attend...
- Quoi ?
- C'est pour ça que j'étais pas à l'intérieur. Il a demandé à te voir et je lui ai dit que je t'attendrais...
Après avoir enfilé les gants et le masque (toujours de rigueur, puisque le virus était toujours présent dans le sang de Tony), elles pénétrèrent dans la « chambre ».
La lumière avait été légèrement augmentée. Tony était toujours allongé, apparemment encore trop faible pour se mettre en position assise, mais il semblait moins amorphe et les « bip » de ses battements cardiaques semblaient plus rapides qu'avant.
Il sourit faiblement en la voyant s'avancer vers lui.
- T'es pas débarrassée de moi, dit-il d'une voix plus rauque qu'à l'habitude.
Kate, derrière son masque, esquissa un sourire en glissant discrètement ses doigts entre les siens.
- Tant mieux...
Le mot de la fin : Mon Dieu mais je suis en feu ! Mdr... voilà pour le chapitre six, le septième devrait venir bientôt :)
