Chapitre 2 :
Pov Hermione :
Le malheur d'être la petite amie de Ron avait duré pendant 1 mois. Je n'en pouvais plus. J'étais à bout. Mais je devais protéger mes parents. Comment Ron avait-il pu virer de ce côté, devenir si méchant. Mais que ce passait-il dans sa tête ? Etait-il devenu dingue ? Non. J'étais sûr qu'il était conscient de ses actes.
Je devais bien avouer qu'il m'avait fait peur. Mes parents étaient tout ce que j'avais de plus cher, mis à part certaines personnes… Je ne savais pas quoi faire. J'aimais mes parents, et je voulais construire ma vie dans ce monde avec les personnes que j'aimais et sur qui je comptais. Mais pourtant, j'avais envie de me battre. Je n'aimais pas Ron, en tout cas pas comme lui, de plus, en ce moment, je m'inquiétais pour lui.
Je devais trouver de l'aide. Mais sur qui est-ce que je pouvais compter ? Ginny ? Sûrement pas, c'était sa sœur. La famille Weasley était donc exclue. Mais sur qui d'autre alors ? Personne. Ou peut-être…
3 jours plus tard, appartement d'Harry Potter :
Pov Harry :
Depuis que le mage noir n 'était plus, ma vie était superbe. Je faisais le métier que je voulais, une situation financière parfaite, des amis fidèles. Mais il me manquait quelque chose, bien évidemment. Que serait la vie si l'on avait rien à regretter ou à désirer ? Elle ne vaudrait pas le coup d'être vécue. Mais en même temps, quand vous aimez la copine de votre meilleur ami et que celle ci et aussi votre meilleure amie, il y a de quoi être énervé ! Surtout quand votre meilleur ami est une vraie tache et que c'est lui qui a la meilleure personne, celle que vous désirez. Je n'avais vraiment aucune chance !
Bref, ce jour là, j'ai été réveillé par la dernière personne à qui j'aurais pensé. Hermione. Elle avait l'air assez embarrassé en me voyant. Je n'est pas tout de suite compris mais en voyant ma « légère tenue » de nuit j'ai tout de suite compris. Un léger caleçon cachait les points sensibles de mon corps, ce qui m'embarrassa tout autant qu'elle…Ce qui était, me semble-t-il, assez normal.
Je l'ai rapidement faite rentrer de peur d'éveiller des soupçons sur mes voisins qui n'étaient pas spécialement commère mais pas pour autant discret non plus. De plus, l'idée que ma voisine me voit « habillé » de la sorte n'était pas mon plus grand fantasme…
Mais je m'égare du sujet principal. Elle est donc rentré, je l'ai faite patienter quelques minutes le temps que je m'habille un peu plus. Quand je suis revenu elle avait déjà pris place sur le canapé. Elle n'avait pas l'air d'aller très bien. Je me suis assis à ses côtés, lui demandant ce qu'il se passait et me faisant légèrement réprimander pour la politesse dont je n'avais pas fait preuve depuis le début de son arrivée :
-Bon, alors, que ce passe-t-il ?
-On n'a plus le droit de venir voir des amis sans aucune raison ?
-Tu ne viens jamais pour rien…
-Ecoute…C'est compliqué…Vraiment, et je…
-C'est Ron ?
-Non…enfin si, un peu.
-Vous avez rompu ? Ai-je demandé avec un peu d'espoir.
-Ca t'aurais plu ? M'a-t-elle demandé avec un sourire qui eu pour but de m'embarrasser davantage que tout à l'heure.
-Euh, non…mais…tu sais, si je disais ça, c'est…hum, par simple curiosité.
-Tu mens très mal. Tu es toujours aussi gamin ! Tu n'as pas ton copain alors tu es jaloux.
J'avais l'impression qu'elle se fichait légèrement de moi là…
-Non. C'est pas pour lui.
-Alors pour qui ?
-…(grand silence)…Tu voulais pas me dire quelque chose ?
-Je n'aime pas Ron.
Là j'étais déboussolé.
-Mais…qu'est-ce que tu fais avec lui alors ?
-Je n'ai pas eu le choix…
-Quoi ?
-Il faut que tu m'aides.
-Mais je…explique moi au moins !
-Très bien…
Elle m'a alors tout expliqué. J'ai cru rêvé. Pourtant c'était bien la vérité. Comment pourrais-je douter d'elle ? Je la croyais, même si j'aurais préféré que ce soit une blague et que Ron ne soit pas comme ça. Après toutes ces années… J'avais je n'aurais cru ça de lui. Comment avait-il pu oser ? J'allais aider Mione. C'était certain, je n'allais tout de même pas la laisser dans une situation pareil ! J'ai pris la parole et je lui ai parlé de ce que nous pourrions faire pour la sortir de là. Bien entendu il n'y avait pas beaucoup de solution. S'en ai donc suivi un grand débat :
-Tu devrais le quitter. On protégerait tes parents…
-Et comment ? Par l'opération du saint esprit ?
-On pourrait en parler à l'Ordre.
-L'Ordre du Phénix ? Tu plaisante j'espère !
-Pourquoi ?
-Tous les Weasley travaillent là bas. A ton avis, ils vont croire qui entre moi et leur fils ?
-Alors on fait quoi ?
-Je ne pense pas que parler soit la bonne solution.
-Mais tu ne vas tout de même pas vivre dans le mensonge pendant je ne sais combien de temps ! C'est complètement dingue !
-Si je parle, la famille Weasley le protégera. Tous les sorciers de sang purs aussi, ou la plupart, c'est à prévoir. En plus, j'aurais tellement honte si quelqu'un l'apprenait, il m'a légèrement touchée mais c'est horrible. Tu n'imagine pas ce que ça peut être de se faire toucher sans ton consentement pour une femme.
Elle commença à pleurer. Je n'ai trouvé aucune idée sauf la prendre dans mes bras. Je l'ai bercée quelque temps, lentement. Elle pleurait toujours. J'avais de la peine pour elle. Quelques mots sont sortis tout seul de ma bouche :
-Je ne te laisserais pas. Je te le promets. Il va payer. Je te jure qu'il va payer.
Je n'avais jamais parlé de la sorte de Ron, et je savais que ça ne serait pas la dernière fois.
Pov Hermione :
Malgré la désapprobation d'Harry, je suis retournée chez moi, ou plutôt chez Ron. Depuis la menace et la fausse histoire de couple, il m'avait fait venir habiter chez lui. Vous vous dites probablement : « Mais est-elle vraiment stupide au point de lui obéir ? ». Mais dites bien aussi, que la force d'une femme n'est pas toujours assez pour combattre ça, et que l'amour qu'elle peut porter à ses parents l'empêche d'agir. Laisseriez-vous vos parents en danger ? Surtout que Ron a beaucoup plus de force qu'eux deux réunis. Je voulais me battre, mais pas en face. Je n'avais pas encore d'idée mais ça ne saurait tarder. De plus j'avais rendez-vous avec Harry le lendemain. Nous allions discuter de ça chez lui. C'était vraiment un ange…
