Deydy : Mmmhh... tout dépend de ce que tu entends par là !!! Je te laisse lire le chapitre et me dire si oui ou non, tu considères que « les deux idiots de service ont cessé de tourner autour du pot » !
Hermione2b : Les hommes, tous les mêmes, non mais je te le jure ! Mdr... Hé oui, Tony est désespérément... TONY !
CaroH : Merci beaucoup pour cette review que je prends plaisir à lire :D En fait, « Don't mess with me » (le « je t'aime ») au grand complet a été (évidemment, en fan de Tate que je suis) mon préféré à écrire je dois te l'avouer... j'essaie de respecter au maximum les personnages, de pas trop faire d'écart par rapport à ce qu'ils sont... semble-t-il que je me débrouille pas trop mal !
Note : Prévu jusqu'au chapitre 14 maintenant, avec toujours ce chapitre « sans numéro »... ;)
Chapitre 9 : There's no escape
- Tu es amoureuse, Kate.
Exaspérée, la jeune femme laissa sa tête aller vers l'arrière alors que la gothique, impassible, retouchait une image sur son ordinateur.
- Je me tue à te dire le contraire, Abby.
- Si ce n'était pas le cas, tu ne te mettrais pas dans cet état.
- Non, c'est juste que... la fièvre et les médicaments ! Cet homme me prend pour une cruche ?
- Non, il n'a simplement pas trouvé mieux.
- Et pourquoi il a ramené ça sur le tapis ? Je n'y pensais même pas, mentit Kate.
- Oui, on voit que ça t'indiffère.
- Parfaitement, ça m'indifférait.
- Tu ne sors plus avec Robert pour lui, souligna la scientifique en continuant son travail. C'est quand même... curieux.
- Erreur. Je ne sors plus avec Robert parce qu'il m'énervait à force d'être jaloux.
- Oui, et jaloux de qui ?
- De Tony, admit Caitlin.
Abigail soupira légèrement et se détourna de son écran, une main appuyée sur son bureau, l'autre posée sur sa hanche, regardant son amie comme si elle la trouvait singulièrement lente d'esprit.
- Tu ne te demandes pas pourquoi ?
- Parce que les hommes sont des imbéciles ?
- Non, Kate. Parce qu'il avait raison de l'être. Encore heureux qu'il ne te voit pas avec Tony.
- Ça ne sert à rien d'en parler, de toute manière, dit l'agent fédéral en haussant les épaules.
- Et pourquoi ?
- Parce qu'il a été très clair. Il ne pensait pas ce qu'il a dit.
La jeune femme marqua une courte pause.
- Je ne vois même pas comment ça aurait pu me surprendre.
- Écoute, c'est Tony. Tu sais ce que ça veut dire.
- Qu'il parle sans savoir ce qu'il dit.
- Qu'il détale au mot « engagement » et qu'il se planque dès qu'on prononce le mot « sérieux », corrigea Abby.
- Aussi.
- Je connais Tony, Kate. Ses relations sont des feux de paille. Mais il ne ment pas à propos de ce genre de choses.
- Il faut une première fois à tout, on dirait.
Elle se leva.
- Et... et... de toute manière, moi, je ne veux pas d'un feu de paille.
- Elles l'étaient jusqu'à maintenant, nuança Abby avec un sourire taquin.
- Qu'est-ce que tu veux dire ?
- Que je le vois te regarder et que je sais que ce n'est pas un feu de paille. C'est un bon gros feu de cheminée qui dure longtemps et qui réchauffe bien.
- Mais oui, Abby, mais oui...
L'agent du NCIS se leva et se dirigea vers la sortie.
- Où vas-tu ?
- Finir mon rapport avant que Gibbs ne décide de me frotter les oreilles.
- Ok... bonne chance !
Kate tourna la tête vers la gothique, qui avait un sourire fendu jusqu'aux oreilles. Elle ne put s'empêcher de lui rendre son sourire communicatif – en moins éclatant, certes, mais l'effort y était.
- Merci, Abby.
- C'est un plaisir !
Elle quitta le laboratoire et appuya sur le bouton d'appel de l'ascenseur, alors que la gothique retournait à son travail en se demandant ce que ses idiots d'amis attendaient. Un signe de Dieu ?
Lorsque les portes coulissantes s'ouvrirent, Tony – au grand damne de Kate – apparut, revenant très probablement de la morgue. Retenant un grognement, la jeune femme pénétra dans la cabine et, évitant avec le plus grand soin de le regarder, appuya sur le bouton de l'étage où elle devait se rendre.
Appuyée sur la paroi du fond, les bras croisés, elle regardait les chiffres lumineux indiquant la progression de l'ascension.
- T'en fais une tête, commenta DiNozzo.
Caitlin inspira pour se calmer avant de répliquer d'un ton neutre :
- Merci du compliment.
- C'en était pas un, c'était une remarque comme ça.
- On peut dire que tu sais parler aux femmes.
- Combien de temps as-tu l'intention de réagir d'une façon aussi immature ?
- C'est toi qui me dis ça ?
Elle lui jeta brièvement un regard de travers avant de reporter toute son attention sur les chiffres en haut de la porte.
- Tu ne trouves pas que c'est un peu l'hôpital qui se moque de la charité ? enchaîna-t-elle.
- Je reformule ma question. Combien de temps vas-tu m'en vouloir d'avoir dit quelque chose qui a... échappé à mon contrôle ?
Kate demeura silencieuse, bien décidée à ne pas entrer dans son jeu et à ne rien – RIEN – dire... et ce fut ce moment que choisit l'ascenseur pour s'arrêter inexplicablement.
- Panne, dit Anthony.
- Merci, j'avais cru comprendre.
- Pendant qu'on est coincés là, tu pourrais répondre à ma question.
- Ça n'a pas échappé à ton contrôle, Tony ! s'exaspéra la jeune femme en se tournant vers lui.
- Ah non ? Alors qu'est-ce qui s'est passé, d'après toi ?
- C'est juste que tu croyais tellement que tu allais mourir que tu as pensé pouvoir jouer avec les sentiments de quelqu'un une dernière fois. Manque de chance pour toi, tu n'es pas mort.
- Ouais, je suis vivant, j'ai vraiment pas de pot, ironisa Tony.
- Comme tu n'avais pas prévu survivre, continua Kate, tu as décidé avant-hier de revenir sur tes pas. Fin de l'histoire, assume-la au moins.
- Que j'assume ton délire ? J'étais très malade, tu es venue me voir, j'ai voulu te dire quelque chose comme « merci d'être là, j'apprécie », tu vois ? Et j'étais loin d'avoir les idées claires, alors ça a donné... ça a donné ça !
- Aies au moins la décence de ne pas insulter mon intelligence en pensant que je peux gober un truc pareil ! Ça ne tient pas debout, est-ce que tu t'en rends seulement compte ?
Caitlin s'appuya à nouveau sur la paroi fraîche de l'intérieur de la cabine d'ascenseur, s'enfermant d'un air déterminé dans son mutisme. Si elle n'avait pas le choix d'être coincée avec lui dans cet endroit exigu, elle pouvait au moins décider de ne pas lui parler.
Et elle n'allait pas se gêner. Non mais vraiment !
Après de longues minutes de silence lourd comme le plomb, le jeune homme décida de prendre la parole :
- Si tu savais ce que ce genre de situation pourrait inspirer à des réalisateurs, lança-t-il d'un ton plaisantin.
- Oh, la ferme, espèce de mufle.
- Ou même à moi.
- Je ne te croyais pas si classique, rétorqua-t-elle, le regard obstinément posé sur le plafond.
- Déçue ?
Il haussa les sourcils en la regardant, mais elle ne le remarqua même pas.
- Non mais qu'est-ce que tu veux que ça me fasse ?
Le silence s'installa à nouveau dans la cabine.
Exaspérée, Caitlin se mit à faire les cents pas, marchant en long et en large dans la petite pièce sous le regard de son collègue, qui l'observait avec un agacement croissant.
Après quelques minutes, il perdit complètement patience et posa ses mains sur ses épaules, la bloquant entre son propre corps et la paroi de l'ascenseur.
- Si tu n'arrêtes pas de tourner en rond, je crois que je vais devenir dingue.
- Et si tu ne me lâches pas tout de suite, tu risques vraiment de devenir stérile, répliqua la jeune femme.
- Elles disent toute ça, plaisanta-t-il.
Il avait lâché ses épaules pour poser ses mains sur la surface métallique de la paroi, près du visage de sa collègue, laquelle était toujours coincée entre le corps du jeune homme et la façade dans son dos. Position... comment dire ? Gênante, mais pas désagréable.
Drôle de mélange.
- Tony, commença-t-elle.
Les mots moururent dans sa gorge lorsqu'elle leva les yeux vers lui. Il avait... un drôle de regard. Ce regard. Le regard qu'il avait eu à l'hôpital, une fraction de seconde avant qu'elle ait cette drôle d'impression qu'il allait l'embrasser.
Le regard qu'il avait eu l'avant-veille, après l'avoir prise dans ses bras... juste avant qu'ils retombent sur terre et se rendent compte que la moitié du service était autour d'eux.
Aujourd'hui, il n'y avait personne...
- Pourquoi est-ce que tu me regardes comme ça ? réussit-elle à demander, le nœud se formant à nouveau dans son ventre.
Une main quitta le mur gris pour effleurer son épaule, glisser le long de son bras, et finir par se poser sur sa taille. Leur proximité était telle qu'il pouvait sentir la respiration de la jeune femme s'accélérer contre son torse ferme alors qu'il se penchait lentement vers elle.
- Désolé, Kate, murmura-t-il faiblement, son visage à quelques centimètres du sien.
Le nœud se transforma en un vol de papillons lorsqu'il posa doucement ses lèvres sur les siennes. Tétanisée, Caitlin se laissa faire, poussant l'audace jusqu'à passer ses bras derrière sa nuque. Timidement d'abord, leurs langues se trouvèrent et commencèrent leur bal.
Puis, ils commencèrent à s'enhardir, le baiser devenant de plus en plus passionné. Kate sentit la main de Tony glisser sous son chemisier pour caresser la peau nue de son dos, son autre main étant posée sur sa joue. Elle sentit des frissons agréables lui parcourir l'échine.
Il y eut une légère secousse qui les surprit tous les deux : l'ascenseur s'était remis en marche.
Les deux agents se regardèrent, visiblement aussi mal à l'aise l'un que l'autre.
- Heum... balbutia la jeune femme.
- Oui, heum... Kate...
- Ce n'est jamais arrivé, coupa-t-elle.
Pour se donner contenance – mais aussi pour s'éviter une « rechute » – Kate repoussa Tony.
- Non, jamais. Jamais. Jamais.
- Regardez un peu qui me disait d'assumer...
Les portes s'ouvrirent et Caitlin se dépêcha de sortir, laissant Anthony dans la cabine d'ascenseur continuer à gesticuler :
- Et regardez aussi qui parlait de l'hôpital qui se moque de la charité !!!
Il marqua une très courte pause.
- Et ça veut dire quoi, cette expression de... hé, oh !
Le jeune homme se dépêcha de sortir avant que les portes ne se referment. Quelques personnes le regardaient en ayant très sérieusement l'air de se demander s'il n'était pas profondément déséquilibré.
D'un pas vif, il se dirigea vers son bureau.
- Caitlin Todd, tu es... tu es...
Il se laissa tomber sur sa chaise alors qu'elle faisait de son mieux pour l'ignorer. Elle ne put toutefois pas s'empêcher de lui jeter un regard assassin, mais s'abstint de tout commentaire.
- Assuuuumeeee, dit-il en l'imitant de façon exagérée.
- Je ne t'écoute même pas !
Kate lui tourna le dos pour continuer la rédaction de son rapport, même si cela la mettait dans une position excessivement inconfortable et peu pratique pour travailler.
- Kate, tu n'es qu'une hypocrite...
- Qu'est-ce qui se passe ? demanda McGee, qui passait par là.
- McGee, lança aussitôt la jeune femme sans lever les yeux de son travail, t'entends pas une mouche, toi ?
- Une... une mouche ?
Le jeune agent regarda quelques instants autour de lui, sans voir le moindre insecte.
- En fait, euh... non... pourquoi est-ce que tu...
- T'occupe pas, le bleu, intervint l'Italien. La dame dit n'importe quoi.
- La dame te dit bien des choses, DiNozzo.
- Oui, la dame fait bien des choses avec sa bouche, répliqua-t-il avec un sourire plein de sous-entendus.
Kate lui jeta à la figure le premier projectile qui lui tomba sous la main : un stylo.
- Je comprends rien, laissa échapper McGee, très visiblement à la masse.
- Y'a rien à comprendre, marmonnèrent les deux agents en même temps.
Après s'être mutuellement fusillés du regard, ils retournèrent à leur travail respectif, se tournant ostensiblement le dos. L'expert en informatique renonça à comprendre et reprit son chemin.
Il n'y avait donc personne de normal dans cette équipe ?
Le mot de la fin : Voilà, il est fini, je me lance dans le chapitre dix (euh, non, en fait, je crois que je vais surtout me coucher, je tombe de fatigue)... exprimez donc votre joie, votre frustration ou autre en review :D
