Barna : C'est vrai que ça pourrait potentiellement lui attirer des ennuis (tu es clairvoyante ?), à Kate. Enfin, faut lui donner que se faire plaquer sur le sol comme ça, ça n'inspire pas beaucoup confiance, MDR !

Hermione2b : C'est moi l'auteur alors je te dis que c'est moi qui suis dans cet ascenseur avec Tony, na (non mais les gens ne respectent plus rien de nos jours...) ! C'est vrai qu'on dirait des gosses... Tony est un grand enfant, Kate est plus mature de nature, mais il fait ressorti la gamine en elle... ;)

CaroH : Je t'intrigue ? J'ai fait exprèèèès !

Chapitre 11 : Not that innocent

Les recherches dans l'appartement n'avaient rien donné – sauf des frictions entre Kate et Tony.

En revanche, les recherches sur l'homme lui-même avaient été très fructueuses : sans le savoir, les deux agents du NCIS avaient mis la main sur un terroriste recherché, Aziz Nejem.

Quelle chance.

- Aziz, Aziz... dit Gibbs pour lui-même, face à l'homme arrêté par Kate et Tony. Vous venez d'aggraver votre dossier déjà peu flatteur.

Aucune réponse.

- Pourquoi avoir voulu tirer sur mon agent ?

L'ex-marine laissa échapper un court rire sans joie.

- C'était pas très malin, Aziz. Même si vous l'aviez tuée, vous étiez fait comme un rat.

- La femme s'est attirée la colère d'Allah.

- Alors, qu'attend Allah pour frapper ? demanda Gibbs, visiblement sceptique.

- J'étais sa main. Vous m'avez retenu, moi. Allah a bien plus qu'une main.

« Je hais les fanatiques », songea sombrement l'homme aux cheveux gris. Religion et obsession faisaient rarement bon ménage. En fait, c'était souvent un mélange explosif.

Sans mauvais jeu de mots.

- Pourquoi elle plus qu'une autre ?

- Elle comme tous les autres, mais surtout elle. Allah m'offrait une occasion en or.

- Répondez clairement à ma question.

Nejem eut un sourire machiavélique. Malgré ses années d'expérience, Gibbs sentit un léger frisson lui parcourir l'échine.

- Vous tous êtes responsables de la chute d'Afaf. Mais elle l'est particulièrement.

« Vengeance » songea l'amateur de café. Le NCIS avait arrêté Afaf, mais l'agent qui avait forcé le réceptionniste à la coopération, l'agent qui s'était précipitée vers la salle de repos, l'agent qui l'avait malmenée dans le parloir... c'était Kate. Il était normal, prévisible que l'organisation terroriste cherche à leur faire payer cette perte, et surtout à Caitlin. Il aurait dû s'y attendre.

- Allah a d'autres mains...

Le message était clair : d'autres tentatives suivraient. Lorsque l'organisation saurait qu'Aziz avait échoué dans sa mission de châtier le NCIS en tuant un agent – de préférence Kate – quelqu'un d'autre allait s'en charger.

Une lumière se fit dans la tête de l'agent spécial. Serait-il possible que...

- Et pour le capitaine Byrne ?

- Un outil. Un vulgaire outil.

Le déclic se fit dans l'esprit de Gibbs : on s'en était pris au capitaine de frégate pour attirer le NCIS dans un lieu précis. L'appartement d'Aziz, comme Kate et Tony avaient pu le constater, donnait une vue parfaite sur celui de Mark Byrne, ce qui présentait une opportunité plus que parfaite pour Aziz de tirer sur l'un des agents qui seraient immanquablement envoyés sur place...

L'ancien marine jeta un bref regard à sa montre. Son sang ne fit qu'un tour : Kate devait être sur le point de partir pour rentrer chez elle.

Aussitôt, il se précipita vers la porte et quitta les lieux en courant. L'ascenseur se faisant trop long, il bondit dans la cage d'escaliers, montant les marches quatre à quatre.

En arrivant aux bureaux, il chercha la jeune femme du regard.

- Tony ! Où est Kate ?

- Partie chez elle, répondit le jeune homme, qui se dirigeait lui-même vers l'ascenseur.

- Depuis combien de temps ?

- Ça fait à peine deux minutes, pourquoi ?

Gibbs reprit sa course.

- Quoi ?

DiNozzo se mit à courir derrière son patron.

- Qu'est-ce qu'il y a ? Gibbs ! S'il y a une erreur dans son rapport, c'est pas nécessaire de te mettre dans cet état...

- C'était pas un hasard, ils essaient de la tuer ! répliqua Gibbs en ouvrant une porte à la volée avant de descendre un escalier pratiquement sans toucher les marches.

- Qui ça ?

- L'organisation d'Afaf !

Ils venaient d'arriver dans le parking de l'édifice.

- Où est-elle ? aboya l'ancien marine en la cherchant du regard parmi les nombreuses voitures.

Soudain, Anthony la vit. Quelques rangées plus loin, elle se dirigeait vers sa voiture, n'ayant même pas remarqué leur présence.

Quelque chose de tout à fait inexplicable se produisit alors en lui. Une poussée d'adrénaline doublée de l'impression que quelque chose allait se produire.

- KATE !

L'agent s'immobilisa et se tourna vers lui, les sourcils légèrement froncés. Ses yeux s'arrondirent avec surprise lorsqu'elle le vit se mettre à courir à toute vitesse en sa direction, zigzaguant entre les voitures.

Lorsqu'il la saisit par le coude, elle protesta :

- Mais qu'est-ce que tu fais ?

- Fais-moi confiance !

Le jeune homme l'entraîna dans sa course en direction opposée, afin de mettre le plus de distance possible entre eux et la voiture de la jeune femme. Ils furent imités par leur patron.

Sous le véhicule, un petit compteur afficha 00:00.

Une milliseconde plus tard, le souffle de l'explosion les fit tomber sur le sol. Par pur réflexe, les trois agents fédéraux couvrirent leur tête de leurs mains pour se protéger.

Les yeux ronds comme des soucoupes, Kate se retourna sur le dos, regardant ce qui restait de sa voiture.

Pas grand-chose.

- Oh... ça c'est... pas couvert par mes assurances...

- Tout le monde va bien ? demanda Gibbs, soucieux de son équipe.

- Un peu sonné, répondit Tony.

- Kate ?

- Qu'est-ce qui se passe, bon sang ? Je veux dire... d'abord ce tireur, et maintenant, ma voiture ! J'attire vraiment la poisse à ce point ?

- L'homme que vous avez arrêté a provoqué la venue du NCIS dans l'appartement du capitaine Byrne pour venger Afaf, répondit Gibbs en se relevant. Il m'a clairement fait comprendre que d'autres suivraient. Apparemment, pour lui, n'importe quel agent aurait fait l'affaire, puisqu'il ne pouvait pas prévoir que tu serais sur les lieux, mais on dirait que quelqu'un d'autre a décidé d'être plus sélectif.

- Venger Afaf. Venger Afaf, répéta Caitlin.

Elle regarda ses deux collègues.

- Elle n'a pas fini de jouer avec mes nerfs, celle-là.

La jeune femme se releva debout, montrant les débris qui constituaient maintenant son ex-voiture.

- Comment je rentre chez moi, maintenant ?

- Tu n'y vas pas, lança Tony.

Il se releva aussi.

- Tu y es peut-être attendue.

- Il a raison.

- Et je vais ?

Le regard de son supérieur se porta par-dessus son épaule. Kate comprit très vite où il voulait en venir.

- Je ne vais pas chez Tony ! protesta la jeune femme.

- Ils ne s'y attendent sûrement pas.

- Je peux aller chez toi.

- Plus prévisible et j'en ai encore pour des heures ici.

Tony ouvrit à moitié les bras.

- Je te protègerai, princesse.

Kate lui frappa le bras en lui jetant un regard noir.

- J'ai pas besoin qu'on me protège. Ni qu'on m'appelle « princesse ». Gibbs !

- Kate, c'est ce qu'on a de mieux pour l'instant.

Résignée, elle se dirigea vers la voiture du jeune homme.

En arrivant dans l'appartement de Tony, Kate haussa les sourcils en voyant le léger désordre qui régnait dans l'endroit.

- Désolée, je ne classe pas mes trucs en ordre de couleur, lança-t-il.

- Tu ne les classes pas tout court, répondit sa collègue.

- Très drôle.

Se massant la nuque avec sa main, la jeune femme se laissa tomber sur le sofa.

- Tu as faim ? demanda son ami de la cuisine, le nez dans le frigo.

Kate n'en revenait pas d'une pareille question.

- On a voulu me tirer dessus, ma voiture a explosé, tout ça en une journée... alors non, je n'ai pas faim.

Les coudes sur son comptoir, il l'observa quelques secondes.

- Tu as peur, hein, Kate ?

L'orgueil de la jeune femme lui souffla de ne rien répondre, alors qu'elle n'avait qu'une envie : fondre en larmes en espérant qu'il la prenne dans ses bras pour la rassurer. Elle y serait si bien...

Tony regagna son salon, s'asseyant à côté d'elle.

- C'est bon, Kate. Ils ne viendront pas ici. Aucune chance... tu as mal ?

- Migraine, répondit Caitlin en grimaçant légèrement.

- Je peux tenter un truc, si tu veux.

En temps normal, l'agent fédéral se serait méfiée, elle aurait voulu savoir ce qu'il voulait faire exactement. Elle aurait posé des questions.

Pas ce soir.

Elle hocha légèrement la tête. Franchement, au point où elle en était...

Délicatement, Tony posa ses doigts sur les tempes de la jeune femme, ses pouces entrant en contact avec l'arrière de son cou.

Les doigts du jeune homme entamèrent un lent mouvement circulaire. Après seulement quelques secondes, Kate ferma les yeux de soulagement, sa douleur apaisée par le doux massage.

Anthony sentait progressivement le corps de Caitlin se détendre sous ses doigts. Doucement, il les fit glisser de ses tempes à la base de sa nuque. Ses gestes avaient légèrement changé. Ils étaient maintenant plus tendres – de plus en plus tendres.

Le massage sensé lui faire passer sa migraine se transformait de plus en plus en caresses sur sa peau fine et douce. Il était impossible – parfaitement impossible – que Kate ne se rende pas compte du changement d'attitude, aussi s'attendait-il à des protestations, voire même à une gifle, d'une seconde à l'autre. Mais, pour l'instant...

Après de longues minutes, la jeune femme osa briser la magie. Elle se retourna lentement vers lui, et les mains du jeune homme glissèrent sur ses épaules. Ne voulant pas aggraver son cas, il les retira immédiatement.

Kate passa ses bras derrière son cou pour l'enlacer. Plus que surpris, Tony demeura immobile quelques secondes avant de refermer ses bras autour d'elle. La jeune femme se blottit davantage contre lui alors qu'il resserrait l'étreinte, humant au passage le parfum fruité de ses longs cheveux noirs.

Il la berçait avec lenteur dans ses bras, et Caitlin eut l'impression qu'elle pourrait demeurer dans cette position pour l'éternité, et ne plus jamais avoir besoin de quoi que ce soit d'autre, et surtout... ne plus jamais avoir peur.

- Ça ira, Kate, murmura-t-il en se détachant un peu d'elle. Ça ira...

L'Italien l'embrassa doucement sur le front et elle eut un très discret sourire. De son index, il lui releva délicatement la tête. Ses grands yeux sombres le regardaient étrangement alors que, du bout de son pouce, il effleurait ses lèvres si tentantes.

Elle allait le frapper. Elle allait probablement partir. Elle allait assurément le bouder pendant des jours. Elle ne lui pardonnerait sans doute jamais...

Tant pis.

Il pencha lentement son visage sur le sien. Si Kate voulait se dérober, ce devait être maintenant. Elle n'en fit rien, bien au contraire. Elle leva légèrement la tête pour aller à sa rencontre... et ils s'embrassèrent.

Et cette fois, il n'y avait pas de stupide ascenseur pour se remettre en marche au mauvais moment...

Le mot de la fin : Mmmmhhh y'en a qui ont envie de me tuer de couper là, me trompé-je ? Mdr... bon allez hop... j'ai été un peu plus longue, mais ça doit bien valoir sa petite review !!! ;)