Lilli-Puce : Oui... un classique totalement assumé ! Mais bon, à ma décharge, c'est un classique que je n'ai jamais exploité moi-même !
Hermione2b : Mdr !!! Merci, en tous cas ! (je te laisse Tony dans l'ascenseur et je prends Tony – euh, désolée pour la tournure de phrase – dans l'appart, alors...)
Ncislacrymosa : Merci :D En ce qui concerne SWAK, on me l'a dit une fois je pense et moi : « Ah ? ». Parce que je ne l'avais pas vu encore, j'ai simplement vu quelques moments (Tony à l'hôpital) dans certaines vidéos de Tate sur YouTube et je me suis dit : « Damned... y'a quelque chose à faire avec ça ! ».
Ncislacrymosa, le retour : Mdr ! C'est bon, je ne le prenais pas mal de toute façon, j'ai vu SWAK jeudi soir et moi aussi j'ai trouvé quelques similitudes entre le début de ma fic et cet épisode... ;)
Ilai : Bonjour, nouvelle lectrice :D Je suis bien contente que ça te plaise!
Note : Scénario planifié jusqu'au chapitre 19 inclusivement (et toujours ce chapitre non numéroté en suspens).
Chapitre 12 : Maybe I'm falling
Kate, profondément endormie, remua légèrement dans son sommeil, se blottissant davantage contre Tony. Il sourit pour lui-même en la regardant. Il s'arracha quelques secondes à sa contemplation pour jeter un œil sur l'heure.
« Oups » songea-t-il en voyant qu'il se dirigeait vers un retard.
Le jeune homme embrassa délicatement la jeune femme sur le front avant de se lever pour aller prendre sa douche.
Kate, les yeux fermés, quelque part entre le sommeil et l'éveil, fronça légèrement les sourcils en entendant une sonnerie. Ladite sonnerie eut à peine le temps de retentir que Tony dépliait déjà le téléphone portable pour le coller à son oreille.
- DiNozzo.
- Comment va Kate ? demanda aussitôt la voix de Gibbs.
Le jeune homme jeta un regard à Caitlin, qui, les yeux fermés, feignait le sommeil. Il eut un discret sourire avant de répondre :
- Elle dort.
- Vous n'avez eu aucun problème ?
- Je t'aurais appelé.
- Hier soir, je suis allé avec une équipe faire un tour à son appartement, poursuivit l'ancien marine. On a bien fait de ne pas l'y envoyer.
- À qui le dis-tu...
La jeune femme quitta son faux sommeil en se redressant brusquement et en dardant un regard assassin sur Anthony. Bien que n'ayant pas entendu ce que leur patron avait dit, le ton de l'agent ne lui inspirait pas confiance. S'il osait...
- Pardon ? demanda Gibbs, suspicieux.
- Je veux dire, comment ça ?
- Quelqu'un l'attendait.
- Tu l'as interrogé ?
- Pas la peine, Ducky se charge de ce salopard.
- Écoute, je te passe Kate, sinon je crois qu'elle va me descendre, dit-t-il alors que sa collègue lui faisait signe de lui donner le portable.
Aussitôt qu'elle s'en empara, Kate lança :
- Alors, du nouveau ?
- Tu étais attendue à ton appartement, répondit son supérieur.
La jeune femme poussa un grognement en levant les yeux au ciel.
- Ducky s'occupe de ton visiteur. Tu vas pouvoir retourner à ton appartement, mais une équipe de surveillance sera sur place.
- Gibbs !
- Sauf si tu préfères camper chez Tony.
- Très drôle. Je préfère mon appartement. Même avec des caméras. Et ma voiture ?
- Abby est en train de l'examiner. Elle en a pour un sacré bout de temps. Et j'espère que vous étiez tous les deux sur le point de partir, parce que sinon, vous allez être en retard.
Kate grimaça légèrement en voyant l'heure.
- On arrive.
- Oui, j'espère bien.
L'agent du NCIS raccrocha avant de rendre le téléphone à son propriétaire, qu'elle regarda d'un air entendu.
- Pourquoi tu me regardes comme ça ?
- J'aimerais me rhabiller.
- Mais je t'en prie.
- Seule, Tony.
Il haussa un sourcil en attachant sa montre.
- Tu trouves pas que c'est un peu iron...
- Tony !
- En même temps, qui n'aime pas l'ironie, capitula le jeune homme en quittant sa chambre.
Rapidement, la jeune femme récupéra ses vêtements et se rhabilla avant de sortir de la chambre.
- Pas un mot à Gibbs...
Elle passa devant lui pour récupérer son sac à main.
- Pas un mot à Ducky, pas un mot à McGee, même pas un mot à Abby...
La main sur la poignée de porte, Kate se retourna pour lui faire face.
- Compris ?
- Où est-ce que tu vas ? demanda-t-il en haussant un sourcil.
« Reste calme, Tony... reste calme... » s'ordonnait-il mentalement.
- Au travail, évidemment !
Caitlin ouvrit la porte.
- À pied ? Non, parce que je te rappelle que tu es chez MOI et que J'AI les clés de MA voiture.
Le jeune homme passa devant elle.
- Oui, ça va, rétorqua-t-elle en lui emboîtant le pas. J'ai bien remarqué que j'étais chez toi ! Y'a que toi qui pouvait faire un truc pareil.
- Je rêve ou tu viens vraiment de dire ça ?
- Parfaitement !
Ils venaient d'arriver à la voiture. De plus en plus énervé, Anthony déverrouilla la portière.
- Mais t'es GARCE !
- Je te demande pardon ? s'écria-t-elle en se laissant tomber sur le siège du côté passager.
- Je t'ai pas entendue te plaindre hier, c'est drôle ça ! répliqua-t-il en démarrant sa voiture.
- La ferme, DiNozzo !
- Non, DiNozzo il ne la ferme pas !
- Ben, il devrait ! lança Kate, les bras croisés.
- J'ai jamais vu une telle hypocrite !
- J'ai jamais vu un tel profiteur !
- J'ai pas été le seul à « profiter » !
Tony effectua un virage extrêmement serré digne de Gibbs alors que la jeune femme lui jetait un regard assassin.
- Ah, voilà, il n'y a que moi qui ait le droit d'avoir des torts, on dirait !
- Je ne suis pas une de tes conquêtes, DiNozzo !
Le jeune homme écrasa violemment la pédale de frein pour éviter de brûler un feu rouge. Il tourna lentement la tête vers elle.
- Je n'ai jamais cru une chose pareille.
- T'as pas intérêt.
- Alors où est le problème ?
Le chauffeur derrière eux klaxonna. Voyant que le feu était maintenant vert, l'agent fédéral reprit son chemin.
Après de longues minutes de silence, lorsqu'il s'aperçut que la réponse de la jeune femme ne semblait pas vouloir venir, il réitéra la question en garant la voiture.
Sans répondre, Kate sortit de la voiture.
- Kate... Kate !
Trois éléments prouvaient qu'Abby était débordée.
Élément un : il y avait des parties de la voiture de Kate un peu partout dans le laboratoire.
Élément deux : la musique était très forte.
Élément trois : il y avait, près de l'ordinateur, deux énormes gobelets de cette boisson gazeuse qu'elle affectionnait tant.
Caitlin eut un léger sourire en baissant le volume de la musique de son amie, qui se retourna aussitôt. Euphorique, Abigail se jeta au coup de Kate, qui – et c'était plutôt honorable – réussit l'exploit de ne pas tomber à la renverse.
- Kate, j'ai eu la peur de ma vie !
- Ça va, Abby. Je vais bien. Gibbs a décidé de mettre le paquet, remarqua-t-elle en montrant les deux gobelets.
- Ouais, répondit la gothique avec un sourire. Priorité absolument prioritaire.
- Alors, tu as trouvé ce qui a fait sauter ma voiture ?
- T'es malade ? J'ai même pas fini de séparer les morceaux de ta voiture des morceaux faisant partie du dispositif qui l'a fait exploser.
La scientifique la regarda quelques secondes, les sourcils légèrement froncés.
- T'as l'air différente.
- Différente ? Abby, je n'ai même pas pu changer de vêtements, répliqua Kate en s'asseyant sur une chaise.
- En tout cas, t'as l'air pas trop amochée pour quelqu'un qui vient de passer une nuit sur un sofa.
- Je n'ai pas dormi sur le sofa.
- T'as pas envoyé Tony dormir sur son propre sofa, quand même ?
- Pas... vraiment.
- Tu l'as viré de chez lui ?
- J'aurais peut-être dû.
Abby tourna lentement la tête vers la jeune femme, qui la regardait d'un air coupable – et ce fut précisément cette expression de culpabilité sur son visage qui lui mit la puce à l'oreille.
- Tu as dormi avec Tony ? Toi ?
Kate ne répondit pas, soudain submergée par les souvenirs, ramenés à son esprit par la question de son amie.
Les mains de Tony caressant sa peau nue. Ses lèvres effleurant les siennes. Son corps ferme pressé contre le sien...
Fronçant les sourcils, la gothique regardait l'agent fédéral qui semblait embarrassée. Puis, ses yeux devinrent parfaitement ronds lorsque l'idée fit son chemin dans sa tête.
- Non... non ?
Kate laissa sa tête tomber sur le bureau.
- Non ? répéta la scientifique. Tu as fait l'amour avec Tony ? s'exclama-t-elle.
- Vas-y, dis-le plus fort, je crois qu'il y a quelqu'un au cinquième qui n'a pas entendu.
- Ben quoi ? Écoute, Kate...
- Tout ce que je voudrais c'est de reculer au moment où ma voiture a explosé et dire à Gibbs : « Mais non, Gibbs, pas besoin d'aller chez Tony, je vais passer la nuit au NCIS ». Tu vois, juste... l'effacer.
- Tony ou l'acte ?
- Les DEUX, Abby !
- Ne me dis pas que c'était nul, je ne vais pas te croire.
- Non, mais...
- Ah-ah ! coupa triomphalement Abigail.
- « Ah-ah » rien du tout ! répliqua Kate. Et tu ne m'aides pas, là, tu sais ?
- Désolée. Mais quel est le problème ?
- C'est Anthony DiNozzo ! s'exaspéra Caitlin. Il va mettre ma photo sur son tableau de chasse, et le peu de respect qu'il avait pour moi, pouf, envolé !
- Il te respecte beaucoup, tu sais.
- Alors, tout le respect qu'il avait pour moi, pouf, envolé ! Tu préfères ?
- Je ne crois pas, Kate.
Elle balança le gobelet vide dans la poubelle alors que son amie soupirait.
- Moi, je le sais. Maintenant, il n'y a plus aucune différence entre moi et ces filles qui ne savent même pas épeler son nom de famille sans faire trois fautes.
- Il y a une différence énorme. Il t'aime.
- Il n'a jamais dit ça.
- Si, à l'hôpital.
- Oh, oui, quand il était persuadé qu'il allait mourir et assuré que ça ne l'engageait à rien !
L'agent du NCIS se releva en bougonnant :
- Ça me fait une belle jambe.
- Parce que tu l'aimes ? demanda la gothique, qui visiblement ne perdait pas le nord.
- Oui. Non. Peut-être. Ce n'est pas important.
- Et pourquoi ça ?
- Parce que, de un, c'est lui qui a le dernier mot, de deux, j'ai besoin de quelqu'un de sérieux, et de trois...
Son regard se posa sur l'horloge.
- De trois, Gibbs va me tuer si je ne fais pas mon boulot tout en t'empêchant de faire le tien.
Kate se dirigea vers la sortie.
- Je ne lâcherai pas le morceau, Kate ! lança son amie par-dessus son épaule.
Mais l'agent fédéral ne l'entendit pas : elle avait déjà quitté le laboratoire.
La peau de Kate était infiniment douce sous ses mains. Son goût légèrement sucré se mélangeait délicieusement au parfum de ses longs cheveux noirs et soyeux, l'envoûtant complètement alors qu'il embrassait tendrement son cou, si sensible et si offert. Les lèvres de la jeune femme murmurèrent son nom, et, bien trop content de répondre à cette prière, il les captura en un baiser ardent...
- Oh, Kate... laissa échapper Tony en un faible soupir.
Il fut tiré de sa rêverie par l'arrivée impromptue de la jeune femme en question, qui – heureusement – ne l'avait pas entendu. Visiblement mal à l'aise, elle évitait soigneusement son regard.
Inutile de dire qu'ils étaient mal partis.
Il y eut un tintement de glaçons lorsque leur patron posa un gobelet sur le bureau du jeune homme.
- Oh, merci, Gibbs. J'aurais préféré un café, mais...
- C'est pour Abby, coupa l'ancien marine.
- Je descends lui porter ?
- Bonne déduction.
Tony s'empara de la boisson gazeuse préférée de la gothique et fila dans l'ascenseur.
- Tu avances ? demanda-t-il en direction d'Abby.
La jeune femme se retourna vers lui, tenant avec des pinces un morceau de métal, d'environ sept centimètres de long et quatre de large, calciné et déformé.
- À ton avis, ça vient de la voiture ou du dispositif d'explosion ? demanda-t-elle avec un haussement de sourcils.
- Aucune idée.
- C'est exactement le point où j'en suis. Gibbs t'envoie me soudoyer ?
- Gagné.
Il posa le gobelet sur le bureau à sa droite.
- Tu crois que tu vas y arriver ?
Abby se tourna vers lui, les bras croisés. L'espace d'une seconde, Anthony eut presque l'impression de faire face à Kate.
- Et toi ?
- Si je crois que tu vas y arriver ?
- Non, si tu vas y arriver.
- Je suis pas diplômé en police scientifique, je te laisse le plaisir de séparer les bouts de métal.
- Je ne parle pas des restes de la voiture, je parle de son ancienne propriétaire.
Tony sentit son sang se glacer dans ses veines.
- Abby, de quoi est-ce que tu parles ?
Lui jetant un regard noir, elle lui flanqua une claque derrière la tête. Tony lui rendit son regard assassin.
- Tu passes trop de temps avec Gibbs.
- Je te parle de Kate.
- Quoi, Kate ? demanda-t-il avec méfiance.
- Tony, j'ai du travail et toi aussi, alors épargne-nous du temps s'il te plaît.
- Qu'est-ce qu'elle t'a dit exactement ?
- Que tu mériterais que je t'en colle une autre.
Anthony haussa un sourcil sceptique. Si Kate voulait « lui en coller une », elle le ferait elle-même.
- D'accord, elle n'a pas dit ça. En revanche, tu es un imbécile.
- Ça fait plaisir, Abby.
- Quelqu'un d'intelligent lui dirait. Il lui dirait qu'il l'aime.
- Je lui ai dit ! rétorqua Tony.
- Oui, à l'hôpital. Et après, tu as reculé.
- D'accord, c'était idiot.
- Kate croit que tu t'es moqué d'elle ce jour-là. Et hier aussi.
- Je ne me paie pas sa tête. J'aime Kate.
La scientifique eut un discret sourire. Elle voyait dans ses yeux qu'il disait vrai.
- Wow, t'es sincère. Alors où est le problème ?
La sonnerie du portable du jeune homme retentit. Il décrocha et, après dix secondes, raccrocha.
- Il faut que j'y aille, Abby. Gibbs a besoin de moi tout de suite.
Après un léger sourire sans joie, il recula de quelques pas. Abigail secoua la tête.
- Je connais Kate. Tu vas la perdre si...
- Ouais... je sais. Le problème...
Tony baissa légèrement la tête.
- ... c'est que j'arrive pas à lui redire.
Dépassée, la jeune femme le regarda s'éloigner, puis secoua la tête.
- Les hommes sont de curieuses créatures, murmura-t-elle pour elle-même avant de se replonger dans son travail.
Le mot de la fin : Voilà ! Le chapitre treize est déjà très avancé, alors je vais sûrement le poster demain ! ;)
