Dauphie : C'est vrai qu'on ne voit pas souvent le procès... mais je tenais à le faire. N'ayant jamais mis les pieds dans un tribunal (et surtout que c'est pas pareil au Canada par rapport aux Etats-Unis), j'espère que je n'ai pas trop fait d'erreurs grosses comme ma maison XD.
Barna : Tu te le demandais ? Et moi donc, j'ai dû changer dix fois au moins ! XD Quant à Tony et Kate... fufufufuuuu (non mais quoi, ce n'est pas drôle si je donne des spoilers sur ma propre fic) !!!
Hermione2b : Merci beaucoup ! C'était en fait la décision qui m'apparaissait la plus logique. Je ne crois pas que les Américains seraient attendris sur un truc pareil... XD.
Chris : Youpi, une nouvelle revieweuse ! Je suis contente de voir que tu apprécies :D
Note : Pardon du retard, je l'avais écrit à la main et pas eu le temps de le recopier tout de suite...
Chapitre 14 : Somebody to love
Ils sortaient du tribunal, heureux et soulagés.
- Pendant un instant, j'ai bien cru qu'elle arriverait à attirer la pitié des jurés avec son écrit larmoyant, lança Kate à la cantonade.
- Ouais, moi aussi, renchérit Abby. J'ai vu une femme qui pleurait dans le jury pendant qu'elle racontait ses salades.
- Il faut dire que cette jeune femme est particulièrement bonne comédienne, commenta Ducky.
- J'ai encore du mal à comprendre pourquoi elle a plaidé non coupable avec les aveux et tout ce qu'on avait contre elle, dit McGee. C'était un peu idiot.
- C'était sûrement la seule ligne de défense que son avocat pouvait imaginer, répondit Tony. La cause était perdue d'avance. Pauvre gars.
- « Pauvre gars » ? s'exclama Caitlin. Il m'a fait passer pour une incompétente qui violente les civils, ton « pauvre gars » !
Le jeune homme lui servit un sourire éclatant.
- Il faut dire que les apparences étaient contre toi, sur ce coup-là.
Elle le frappa sur le bras en lui jetant un regard assassin.
- Elle a fait ça pour toi, espèce de taré, protesta Abby.
- Au fond, je crois qu'Afaf voulait être reconnue coupable, dit Gibbs alors qu'ils arrivaient au niveau de sa voiture.
- Tu crois qu'elle avait vraiment des remords ? demanda Abigail, sceptique.
- Non...
L'ex-marine s'assit derrière le volant.
- Mais lorsqu'on l'a interrogée pour la première fois, je lui avais dit qu'après le jury... c'était moi qui me chargeait de lui faire payer.
Avec ce sourire typiquement « Gibbs » accroché aux lèvres, il referma la portière.
La gothique laissa échapper un léger rire en se retournant vers le groupe.
- J'aurais dû m'en douter, commenta-t-elle alors que la voiture s'éloignait.
- Je l'ai vu lui dire, dit McGee. Il lui a aussi dit que s'il n'y avait vraiment pas d'antidote, elle avait intérêt à prier pour que Tony ne meure pas. Il faisait vraiment peur.
- Ça ne m'étonne pas, répondit Kate. Afaf a fait la gaffe de sa vie en demandant à un marine de faire son sale boulot. C'est en faisant ça qu'elle s'est mise dans le collimateur de Gibbs.
- Comment ça ? demanda Timothy.
- Réfléchis un peu, le bleu, railla DiNozzo. Afaf demande à un civil de jouer les microbiologistes. En admettant que ça débouche aussi sur le meurtre de sa femme suivi son suicide, ce n'est pas le NCIS qui arrive sur les lieux, vu qu'on a rien à y voir. Je ne trouve pas le laboratoire. Je ne tombe pas malade. Gibbs n'a pas envie de crucifier le responsable avec des clous rouillés.
- Ce que le jeune Anthony essaie de signifier, c'est que Jethro ne laisse jamais tomber ses hommes, dit simplement le médecin légiste. Voilà ma voiture... je te ramène chez toi, Abigail ?
- Oh, oui, ce serait gentil, répondit la scientifique avec un sourire.
Après avoir salué les trois agents, Ducky et Abby montèrent dans la vieille voiture.
Quelques secondes plus tard, ce fut McGee qui monta dans sa voiture pour s'en aller.
Tony fronça les sourcils en voyant Kate sortir son portable.
- Qu'est-ce que tu fais ?
- J'appelle un taxi. Je te rappelle que ma voiture a récemment explosé et qu'elle est en morceaux dans le laboratoire d'Abby. Je n'ai pas encore eu le temps de m'en acheter une autre.
- Attends, c'est idiot, protesta le jeune homme. Ma voiture est juste là, je peux te raccompagner.
L'agent fédéral haussa les sourcils en posant sur son collègue un drôle de regard. Elle ne se rappelait que trop bien de ce qui était arrivée la dernière fois, et elle se considérait assez dans le pétrin comme ça. Inutile de recommencer et d'empirer son cas.
- Ne me regarde pas comme ça, j'ai rien derrière la tête.
C'était un mensonge, mais il fallait dire à sa décharge que l'intention derrière était plus que bonne. Il la regarda réfléchir, croisant mentalement les doigts. Si Kate acceptait, il aurait peut-être – éventuellement – l'hypothétique courage de se jeter à l'eau.
Peut-être.
- D'accord, céda-t-elle.
Malgré les intentions initiales de Tony, le trajet se passa dans le silence le plus total. Un silence gêné, lourd d'embarras, qui semblait vouloir accompagner chacun des moments où ils se retrouvaient seuls tous les deux depuis... hé bien... depuis.
La voiture s'immobilisa devant l'immeuble de Caitlin.
- Merci, dit-elle avec un léger sourire.
C'était le moment où jamais.
- Kate !
La main posée sur la poignée, la jeune femme tourna un regard interrogateur vers Anthony.
Et il se dégonfla.
- Bonne soirée...
- Toi aussi, répondit-elle en sentant une pointe de déception.
Le jeune homme tourna la tête et regarda l'agent fédéral alors qu'elle pénétrait dans son immeuble. Il poussa un profond soupir et laissa sa tête aller contre l'appui-tête de son siège, le regard fixé dans le vague. Il demeura ainsi pendant quelques minutes qui lui parurent autant d'éternités.
- Putain, DiNozzo, fais un homme de toi, s'ordonna-t-il à haute voix.
Tony, soudain décidé, sortit de sa voiture et se précipita dans le bâtiment à son tour. Au pas de course, il monta les escaliers, s'attirant des regards intrigués des locataires qu'il croisait ou passait près de percuter.
Il s'arrêta à un étage en la voyant au bout d'un couloir. Venant visiblement d'arriver devant son appartement, elle sortait ses clés de son sac à main.
L'agent se mit à courir vers elle alors qu'elle glissait une clé dans sa serrure.
- Kate ! Kate, Kate, Kate...
- Tony ?
Caitlin haussa un sourcil en le voyant arriver à côté d'elle, légèrement essoufflé.
- Qu'est-ce que tu fais là ?
Tony demeura silencieux quelques secondes, un terrible nœud lui serrant les entrailles alors que Kate attendait visiblement qu'il dise quelque chose. Habituellement, c'était tout à fait le moment où son courage décidait d'aller faire une petite promenade santé en Nouvelle-Zélande et où il se retrouvait incapable de franchir le pas.
- Je t'aime, Kate.
Bruit métallique. Le trousseau de clés venait de tomber par terre.
La jeune femme regardait Anthony comme si elle ne parvenait pas à croire ce qu'il venait de dire. Des larmes de joie perlaient au coin de ses yeux.
- S'il te plaît, dis-le encore, murmura-t-elle.
Il eut à peine le temps d'ouvrir la bouche qu'elle se jeta dans ses bras, une larme glissant silencieusement sur sa joue. Tony l'étreignit avec force, serrant – enfin – Kate contre son cœur.
Il sentit ses lèvres se poser sur les siennes. Immédiatement, il répondit à son baiser passionné.
- Juste ciel !
Le jeune homme reçut un coup dans le dos.
- Hé !
En se retournant, son regard croisa celui, courroucé, d'une vieille dame d'au moins quatre-vingt-cinq ans. Visiblement, elle venait de le frapper avec son sac à main, et s'apprêtait à recommencer.
- Ça va pas, non ?
- Jeune dépravé ! Trouvez-vous au moins un endroit convenable pour ce genre de choses...
Les deux agents cherchaient quelque chose à dire, mais la dame, après un dernier regard outré, commençait déjà à s'éloigner en pestant contre cette jeunesse totalement dépourvue de moralité.
- Tu as toujours ces caméras et micros ? demanda Tony en un murmure.
Avec un léger sourire en coin indéfinissable, elle secoua lentement la tête.
À peine la porte était-elle refermée derrière eux qu'il l'embrassa à nouveau avec passion, entourant son joli visage avec ses mains. Il sentit les doigts fins de la jeune femme se glisser dans ses cheveux.
Il y avait, dans les baisers qu'il partageait avec Kate, quelque chose de particulier, qui rendait chaque seconde encore plus enivrante, encore plus délicieuse.
Leurs mains explorant le corps de l'autre, ils tombèrent sur le lit de la jeune femme, Tony faisant bien attention de ne pas l'écraser.
Depuis l'ascenseur, il n'avait jamais pu mettre le doigt sur cette chose qui rendait chaque moment d'intimité avec Caitlin si particulier, si unique.
Aujourd'hui, il venait de trouver le nom de l'ingrédient magique.
L'amour...
Le mot de la fin : Wala... bon, c'est fini, j'écris plus jamais – JAMAIS – de chapitre entier à la main, ça me prend toujours un siècle avant de me décider à recopier ! Reviews trèèèès appréciées !! Mdr pardon pour la vieille hein, moi perso ça me faisait trop marrer...
