Disclaimer : Tout l'univers de Saint Seiya que vous reconnaîtrez aisément appartient à Masami Kuramada.
Genre : Romance avec deux couples que je n'ai pas vu souvent. Surprise. Yaoi/Lemon
Rating : M.
Avertissement : Que celles ou ceux qui condamnent les relations entre hommes passent leur chemin.
Spoiler : Que se passe-t-il lorsqu'on aime une personne qui vous a fait du mal ? Et comment accepter ses sentiments et les comprendre ?
Chapitre 2
Aïoros savait qu'il avait gagné la partie. Il était doué aux échecs. Il savait positionner ses pièces, en sacrifier certaines, attaquer, feinter, pour finir par gagner. Il avait conquis le cœur de Saga. Celui-ci s'approcha encore jusqu'à n'être plus qu'à quelques centimètres de l'homme qu'il aimait. Il passa une main tendre dans les cheveux châtains jusqu'à la nuque, puis il posa ses lèvres sur les siennes. Le baiser devint vite passionné, chacun enlaçant l'autre pour attirer le corps de l'être aimé contre le sien.
- Ros, je sais pas c'qui va s'passer ! souffla Saga entre deux baisers. Comment les autres vont prendre notre relation…
- Je m'en fous ! C'est leur problème ! Le mien pour l'instant c'est de savoir comment je vais t'attirer dans ma chambre sans que tu devines mes intentions.
- Ca m'a tout l'air d'une proposition malhonnête ça…
- Absolument…
Tout en plaisantant et s'embrassant, Aïoros les avait conduits jusqu'à sa chambre. En chemin, il avait commencé à déboutonner la chemise de Saga pour caresser la peau douce et sentant l'eau de toilette de son torse aux muscles idéalement dessinés. Il était fougueux, et Saga fut surpris de constater qu'il ne semblait pas aussi inexpérimenté qu'il l'aurait cru.
- Tu faisais quoi en Enfer ?
- J'étais à Elysion et tout était fait pour qu'on soit heureux… très heureux…
- Je vois…
Saga se retrouva torse nu. Il frissonna lorsqu'Aïoros posa ses lèvres sur un téton et que ses mains parcoururent ses flancs et son dos. Le Sagittaire n'était plus un enfant. Oh non ! Lorsqu'il sentit une main se faufiler entre ses jambes, il ne put retenir un sursaut et un soupir de plaisir. Il n'avait jamais vraiment pensé à Aïoros de cette façon. Pour lui, il était encore un adolescent, mais il fallait bien avouer que depuis quelques minutes, il était en train de changer d'avis. De plus, il sentait son cœur et son esprit s'apaiser. Etrangement, si plus tôt, il s'était senti complètement submergé par de violentes émotions, il avait l'impression que maintenant les choses étaient beaucoup plus limpides. Puis il réalisa qu'il était en train de se laisser aller complètement à la passion d'Aïoros. Et il adorait ça. Le Sagittaire explorait son corps sans retenue, il couvrait sa peau de baisers, la léchait, la mordillait, s'enivrait de son odeur. Saga l'entendait ronronnait dans son cou et se dit qu'il était temps de passer à l'action. Il glissa ses mains sous le sweat-shirt, un petit gémissement lui répondit. Il lui ôta le vêtement et Aïoros revint se coller à lui. Le contact entre leurs peaux nues les plongea dans un univers de volupté qu'ils n'avaient entrevu que de loin jusqu'à présent.
Aïoros sentait un feu fabuleux bruler dans son corps. Même si Elysion lui avait montré beaucoup de choses, ce qu'il éprouvait maintenant lui était totalement inconnu. Il comprit que ses sentiments y étaient pour beaucoup. En fait, ils faisaient toute la différence. L'étreinte de Saga se fit plus puissante autour de son corps, le Gémeaux voulait le sentir plus intimement contre lui. Il commençait reprendre ses esprits mais quand une main s'activa à ouvrir son pantalon, il eut encore un sursaut de réticence.
- T'auras qu'à dire que j't'ai violé ! murmura Aïoros qui avait compris sa réaction.
- C'est pas crédible !
- On fait presque le même poids et la même taille, c'est parfaitement crédible que je sois aussi fort que toi. De toute manière si tu te décoinces pas, je vais vraiment te violer !
Et pour lui montrer qu'il ne plaisantait pas, il le poussa contre le mur et se colla derrière lui. Saga laissa échapper un gémissement de plaisir en sentant le désir du Sagittaire contre ses fesses à travers leur vêtements. Les mains d'Aïoros finirent de descendre le pantalon et caressèrent les rondeurs musclées avant de s'aventurer autour des hanches, sur le ventre, sur le bas du ventre. Saga eut un petit cri de délice en sentant son sexe parcourut par une main chaude et douce. Sur ses épaules et sa nuque, Aïoros traçait des sillons de feu avec ses lèvres et sa langue. Le Gémeaux frissonnait, sa respiration s'accéléra lorsque le Sagittaire le retourna pour reprendre sa bouche. Tout doucement, il descendit sur le torse, le ventre. Sa joue heurta la virilité dressée et palpitante. D'une main, il débarrassa Saga de son pantalon, de l'autre, il caressait le haut de ses cuisses.
Le Gémeaux était complètement dépassé par ses sentiments et par les réactions de son corps. Il voulait réagir, mais il était entièrement à la merci du Sagittaire qui menait la danse. Comment faisait Aïoros pour avoir un tel ascendant sur lui ? La réponse était évidente. Parce qu'il craignait encore de le toucher. Pourtant, il devait se rendre à l'évidence. Qu'importe l'âge de son corps, dans sa tête il avait mûri. Ce n'était pas un gamin de quatorze ans qu'il avait devant lui, mais bel et bien un jeune homme qui savait ce qu'il voulait et qui était en train de tout faire pour l'obtenir. Ce ne serait pas juste de ne pas le considérer comme tel. Ses jambes faillirent se dérober sous lui lorsqu'il vit la bouche d'Aïoros engloutir son sexe jusqu'à la garde. Il eut un râle interminable sous l'exquise sensation qui balaya son corps. Les lents mouvements de va et vient le rendait fou. Mais comment reprendre le contrôle ?
- Laisses-toi aller Saga ! Ne me résiste pas ! songeait le Sagittaire en savourant la virilité du Gémeaux.
Il leva les yeux et leurs regards s'accrochèrent avec force. Le désir et l'amour que Saga lut dans ses deux émeraudes qui le fixaient, finirent de balayer ses derniers scrupules. Il prit Aïoros par les épaules et le releva. Il l'embrassa à pleine bouche, sentant le Sagittaire répondre avec fougue à ses baisers. Il les fit basculer sur le lit et s'arrêta net en entendant un petit rire.
- Quoi ?
- Tu te décides enfin ? J'ai failli attendre !
- Ah oui ? Tu vas voir !
Saga commença à chatouiller Aïoros qui éclata de rire en se tordant dans tous les sens sous son tortionnaire. Il réussi à se retourner pour protéger son ventre très sensible à se genre d'attaque. Saga s'allongea sur lui et parcourut ses épaules de baisers incendiaires. Il roula sur coté entraînant son amant avec lui pour le remettre sur le dos puis il lui ôta son pantalon. Il se plaça sur lui, le bâillonna de sa bouche, ondula sur son corps. Ce contact leur arracha des gémissements de plaisir. A son tour, le Gémeaux partit à la découverte du corps de son amant et il s'aperçut qu'il n'avait rien à envier au sien. Les muscles étaient tout aussi développés et rien ne pouvait laisser penser qu'il n'avait que quatorze ans si ce n'est le visage qui conservait encore des rondeurs juvéniles. Mais d'ici deux ans, il n'y paraîtrait plus.
Le cri d'Aïoros se termina en râle quand la bouche de Saga se referma sur son sexe. Il froissa les draps dans ses poings, lançait ses hanches à la rencontre de cette fabuleuse sensation. Au bout d'un long moment, il se contorsionna pour se mettre à l'envers sous le Gémeaux. Dans cette position, ils se caressèrent ensemble, gémissant, haletant. Saga sentit un doigt s'introduire dans son intimité, suivit de deux autres. Il allait faire exactement la même chose mais le Sagittaire venait de le devancer. Il se laissa faire avec un plaisir sans borne.
Longtemps, il sentit Aïoros le détendre avec douceur et délicatesse. On apprend de drôle de chose à Elysion. Il continuait à lécher la virilité de son amant tout en soupirant de délice. Le Sagittaire se plaça enfin derrière lui. Il se mordit la lèvre en voyant la courbe des reins du Gémeaux, si sensuelle. Il la parcourut des mains avant de commencer à investir ce corps qu'il désirait si fort. Un pincement de douleur fit grimacer Saga mais bientôt le plaisir le submergea. Il feula comme un chat en sentant son amant prendre enfin possession de lui. Il se cambra d'avantage, allant à la rencontre d'Aïoros. Celui-ci commença à se mouvoir, lentement, un mouvement ample et puissant. Il se retirait tout doucement avant de revenir plus vite. Saga criait à chaque intrusion délicieuse.
Parfois, le Sagittaire accélérait et ses va et vient étaient plus courts. Saga perdait complètement pieds. Personne ne l'avait jamais pris ainsi. C'était absolument divin. Il était maintenant tellement bien habitué à la présence de son amant que celui-ci ressortait complètement avant d'investir à nouveau son corps. Le Gémeaux cru qu'il allait devenir fou de plaisir.
- Ros… t'arrêtes paaaah…
- Pas question … j'ai att… attendu trop longtemps…
- Bon sang ! C'est trop bon… hann…
Aïoros sourit. Il ne voulait pas le toucher et maintenant, il ne voulait plus qu'il arrête. Il le fit mettre sur le dos et recommença pendant ce qui sembla être une éternité. Les plaintes lascives de Saga contribuaient à l'exciter encore plus. Il regarda son visage à la beauté exaltée par le plaisir. Après toutes ces années, bien qu'il n'ait jamais eu conscience de l'écoulement du temps, il réalisait son rêve le plus cher, le plus précieux. Se faire aimer de Saga et l'aimer enfin, sans avoir à se cacher. Il vivrait son amour au grand jour, le hurlerait à la face du monde et tant pis pour la morale. Il se pencha sur son amant pour l'embrasser. Saga noua ses bras autour de son cou pour l'attirer à lui et approfondir leur baiser, le prolonger jusqu'à perdre haleine.
- Va plus vite… j't'en prie… plus viiiite…
- Et si j'veux pas ? le taquina-t-il.
- Je saurai bien t'y obliger ! rétorqua Saga en enroulant ses jambes autour de ses hanches.
- Si tu l'prends comme ça…
Il accéléra ses mouvements, le Gémeaux ruait entre ses bras, cambra son corps. Puis soudainement, il se redressa, reposant sur les cuisses du Sagittaire qui avait passé ses bras autour de sa taille. C'est lui qui maintenant imposait son rythme, les talons plantés dans le matelas. Il renversa la tête en arrière avec une telle sensualité qu'Aïoros fut soufflé devant cette vision si érotique. Il plongea sur cette gorge offerte, remontant ses mains dans son dos pour le soutenir. Les mouvements de Saga devenait frénétiques, il ne maîtrisait plus rien. Il se sentit chuter en lui-même lorsqu'il macula leurs ventres de sa semence dans un éclair éblouissant de jouissance. Ses spasmes eurent raison du Sagittaire qui jouit en lui dans un cri identique. Le Gémeaux retomba en arrière, entraînant son amant sur lui. Ils restèrent un long moment ainsi, reprenant lentement leur souffle, l'un en l'autre, revenant lentement à la réalité.
Deux bras puissant enserrèrent Aïoros avec une telle force qu'il sut qu'il avait définitivement capturé le cœur de Saga. Il le savait au plus profond de lui.
- Je t'aime, entendit-il à son oreille. Tellement fort.
- Je sais. Je t'aime aussi.
- Si tu ne m'avais pas ouvert les yeux, jamais on se serait retrouvé ici.
- Saga, tu dois oublier mon apparence physique et voir au-delà, me voir tel que je suis.
- C'est pas évident.
- Tu veux que j'demande à Shaka de te priver de la vue ?
- Idiot ! fit Saga en souriant.
- Ferme les yeux et laisse tes mains me caresser. Vas-y, ferme les yeux !
Saga baissa les paupières. Il parcourut longtemps le corps de son amant avec ses mains, l'entendant soupirer d'aise.
- Alors c'est le corps d'un gamin que tu touches ? lui demanda Aïoros en se calant contre lui.
- Non, c'est vrai que t'as rien d'un gosse. Et puis, tu viens de m'le prouver non ?
Pendant de longues minutes, ils restèrent ainsi, s'embrassant tendrement, se caressant, se murmurant des mots d'amour. Saga n'en revenait toujours pas de l'immensité de son amour. Il réalisait seulement maintenant qu'il avait toujours aimé Aïoros. Que pour lui aussi, cette amitié s'était lentement transformée en un sentiment plus intense. Mais ni l'un ni l'autre n'en avait jamais rien su.
- Comment tu peux m'aimer ? murmura le Gémeaux, craignant un peu la réponse.
- Je m'demandais quand tu allais me poser cette question, lui répondit le Sagittaire sur le même ton. Puis il s'assit sur le lit et regarda son amant droit dans les yeux.
- Lorsque tu as disparu, commença-t-il, je n'ai plus jamais perçu ton cosmos, ni celui de ton frère. Ce soir là, j'étais de garde dans la chambre sacrée où dormait Athéna. J'ai senti la présence du Grand Pope mais j'avais aucune raison de m'inquiéter. Puis brusquement, son aura a changé. Il y avait tellement de haine que j'ai compris que quelque chose n'allait pas. Quand je suis entré, tu t'apprêtais à poignarder le bébé. Je l'ai attrapé, tu as frappé son lit. Ensuite je t'ai donné un coup de poing dans l'estomac et ton masque est tombé. Je t'ai reconnu et pendant deux secondes ton aura était là. J'ai senti toute ta douleur, ta souffrance, ta peine, ton désespoir. C'est comme si on m'avait arraché le cœur. Mais très vite, l'Autre a repris le contrôle et tu m'as balancé une décharge d'énergie qui a pulvérisé le mur par lequel je me suis enfui avec Athéna. La suite tu la connais.
- Je sais tout ça, mais tu réponds pas à ma question.
- Pendant ces deux secondes, j'ai compris ce qui se passait. J'ai compris que ça n'était pas toi, Saga, le Chevalier d'Or des Gémeaux. Tu étais possédé par une entité diabolique, malveillante et c'est elle qui voulait la mort de la Déesse. Pas toi. J'aurais peut-être pu t'aider mais je connaissais ta puissance et ma priorité, c'était de sauver ce bébé de quelques mois. Jamais je t'en ai voulu Saga, jamais. Quant à Shura, je lui ai pardonné il y bien longtemps. Quand Shiryu l'a affronté, il a compris lui aussi qu'il avait été manipulé et il s'est sincèrement repenti. Il a obéi aveuglément à ton ordre, ça a été sa seule erreur. Une erreur qui a fini par lui coûter la vie !
Saga regardait Aïoros avec des larmes plein les yeux. Cet homme qui se tenait devant lui était encore plus magnifique qu'il ne l'avait imaginé. Il savait tout. Il avait tout deviné, compris et il avait pardonné. Le Gémeaux s'assit à son tour et le prit dans ses bras. Il sanglota longtemps en le serrant contre lui, étreinte que lui rendait Aïoros au centuple. Ils se regardèrent encore et tout fut dit en quelques secondes.
- Viens, on va prendre une douche, proposa le Sagittaire en se levant et entraînant son amant avec lui vers la salle de bain. T'as besoin de te détendre, et j'ai très envie que tu m'fasses l'amour sous l'eau, termina-t-il avec un sourire enjôleur.
Au début leur relation choqua certaines personnes, mettant Saga mal à l'aise, mais Aïoros se montra si démonstratif que tous finir par accepter et comprendre les sentiments qui les liaient. Le Sagittaire se moquait de l'opinion des autres et le Gémeaux finit par faire de même. Et pour aussi surprenant que se fut, c'est le Lion qui accepta leur couple en premier. Tous s'attendaient à le voir sauter à la gorge du Gémeaux ou à ce que les liens avec son frère se détériorent mais il prenait même leur défense quand parfois la discussion dérivait sur eux entre plusieurs Chevaliers. Quelques semaines plus tard, cet évènement était déjà de l'histoire ancienne. Voir Saga et Aïoros, s'embrasser en public n'avait plus rien d'étonnant.
Si Aïolia se contrôlait mieux en présence de Shura, ce qu'il éprouvait à son encontre était toujours aussi fort. Son frère avait raison, ça lui pourrissait la vie. Il n'arrivait plus à oublier qu'il était là, vivant, respirant. C'était devenu une obsession. Il fallait qu'il perce l'abcès une bonne fois pour toute. Il monta au dixième avec la ferme intention d'en finir définitivement.
Cette après-midi là, il faisait particulièrement chaud. Tous les habitants du Sanctuaire étaient confinés à l'intérieur des bâtiments, à la recherche d'une fraîcheur illusoire. Lorsque le Lion entra dans le Temple du Capricorne, il était en sueur. Il avait camouflé son cosmos mais assez tard. Il se demandait si Shura avait détecté sa présence.
- Tu te décides enfin à venir me voir ? fit une voix grave avec un léger accent espagnol, sortant de derrière une colonne.
Aïolia sursauta. Il n'avait pas senti le cosmos du Chevalier, il l'avait caché, comme lui.
- Tu m'attendais ?
- Disons que je t'ai senti arrivé.
- Comment tu sais que je viens te voir ? Que je ne fais pas que traverser ton Temple ?
- Avec cette chaleur, il faut avoir une bonne raison de sortir et de s'taper les escaliers. Et tu caches très mal tes sentiments !
Ils se dévisagèrent un moment. Le Lion sentait la colère monter en lui alors qu'étrangement, le Capricorne semblait plutôt… résigner.
- Aïolia, je viens de placer un bouclier d'énergie autour de mon Temple. Personne ne peut entrer et nous sommes les seuls à pouvoir sortir. Je sais que tu m'détestes, que tu me hais et je sais pourquoi. Alors insulte-moi si ça peut te soulager, frappe-moi-même, j'me défendrai pas. Mais fais quelque chose !
Aïolia ne lui laissa pas le temps de réagir. Il se jeta sur lui et le roua de coups. Il se releva tirant le Capricorne à lui, l'envoya contre une colonne au pied de laquelle Shura s'effondra. Il leva la tête juste pour voir un poing s'écraser sur sa joue. A nouveau, le Lion le remit debout et lui assena une série de coup de poing dans le ventre et les cotes. Le gardien du dixième Temple se recroquevilla sur lui-même, se protégeant comme il le pouvait avec ses bras des coups terribles qui pleuvait sur lui. Puis au bout d'un moment il estima que ça suffisait. Il attrapa Aïolia à bras le corps, comme un lutteur et le projeta au sol. Vif comme un chat, le Lion renversa la situation et se retrouva à cheval sur le Capricorne. Il martela son visage de plusieurs coups violents.
Shura était au bord de l'évanouissement. Son corps n'était plus qu'une plaie et hurlait de douleur au moindre geste. Puis il réalisa que les coups avaient cessé. Il ouvrit un œil dont la paupière commençait à gonfler et regarda son agresseur. Aïolia l'observait avec une expression de terreur sur le visage et il venait de réaliser une chose qui le bouleversait au plus profond de son être. Devant lui, Shura avait un regard brillant de tristesse, mais il y avait chose d'autre aussi dans ses yeux sombres.
Alors perdant tout contrôle, Aïolia se pencha sur l'homme qu'il haïssait et l'embrassa brutalement. Il passa une main derrière sa nuque, se soutenant avec l'autre et lui imposa un baiser sulfureux. Il écrasa ses lèvres sur les siennes, les obligeant à s'ouvrir. Quand sa langue trouva sa jumelle, elle s'enroula autour, faisant naître un soupir indéfinissable au Lion. Shura avait posé ses mains sur ses épaules, mais ne comprenait pas ce qui se passait. Même s'il appréciait que la douleur s'arrête, une autre souffrance éclata dans son cœur. Soudain le Lion se redressa et le regarda, les yeux agrandis de surprise. Il ne savait pas pourquoi il avait fait ça. Il se leva et sortit du Temple en direction de celui du Sagittaire.
- T'as fait quoi ?
Aïoros regardait son frère, ahuris par ce qu'il venait de lui raconter. Il n'en revenait pas. Il mit ses mains sur ses hanches, dans un geste d'incompréhension et de colère.
- Je sais pas c'qui m'a prit, se défendent-il en grimaçant sous la morsure du désinfectant que Saga venait de verser sur ses mains meurtries.
- Tu le tabasses et ensuite tu l'embrasses ?
- Je sais pas pourquoi j'ai fais ça !
- Voilà, c'est propre, lui dit Saga sur un ton apaisant. Ton cosmos fera le reste. Je vais voir Shura.
Il sortit, laissant les deux frères face à face. Aïoros entraîna le Lion dans la cuisine et prépara deux cafés.
- Expliques-moi.
- J'ai explosé, je l'ai frappé. J'étais tellement en colère que j'ai même failli utiliser mes attaques. C'est à peine si j'ai pu me retenir. Et puis ma rage s'est évaporée comme par magie.
- Et en plus, il se défendait même pas. Aïolia, comment t'as pu faire une chose pareil !
- Il m'a regardé, il avait l'air tellement triste. Je sais pas comment ça s'est passé, je l'ai embrassé. C'était une envie incontrôlable, j'en avais besoin.
Le Sagittaire prit son frère dans ses bras et le berça comme un enfant pour le consoler, comme quand il était encore un petit garçon.
- Il était tant que tu comprennes, lui chuchota-t-il à l'oreille.
- Quoi ?
- T'as pas encore compris ? T'aimes Shura et depuis longtemps.
- Mais t'es malade ! Tu veux que j'aime l'assassin de mon frère ?
- Tu l'as haïs, c'est vrai et pendant longtemps. Mais un autre sentiment s'est insinué dans ton cœur. Tu ne t'en ais pas aperçu parce que ta haine était si violente qu'elle te rendait aveugle.
- Aïoros, tu dis n'importe quoi !
- Réfléchis une seconde. Pourquoi tes sentiments envers Shura sont-ils si intenses ? Parce qu'inconsciemment tu l'aimes depuis longtemps et que ça te perturbes. Tu ne comprends pas mais tu sais que c'est lié à lui. Alors au lieu de t'ouvrir à cet amour, tu l'as occulté par la rancœur que tu as éprouvée pour lui à une certaine époque et tu t'es persuadé que tu le haïssais. Et tu veux connaître la meilleure ?
- Quoi ? Y pire que ça ?
- Il est amoureux de toi. On est plusieurs à s'en être aperçu. Saga, Shaka et Mû aussi. Quand il te regarde, on a l'impression qu'il va se liquéfier. A l'entraînement, il grimace à chaque coup que tu prends. Quand on sort tous ensemble et que tu repars avec un homme ou une femme, il a les larmes aux yeux.
- Mais c'est impossible ! Jamais il a tenté de me faire comprendre ses sentiments !
- Mais arrête de cacher derrière ton petit doigt ! Tu crois qu'il ignore que tu le détestes ? Ton cosmos transpire la haine à son égard depuis des mois et tu n'as rien fait pour le cacher. Tu crois que ça pouvais l'encourager ? Je t'avais dit que l'amour et la haine étaient les fruits du même arbre et que la frontière entre les deux était très mince.
- Et je t'ai répondu que je savais faire la différence.
- A l'évidence, c'est pas le cas. Rentre chez toi et réfléchis à tout ça et sois honnête avec toi-même. Arrêtes de te voiler la face !
- Shura va bien, fit la voix de Saga qui entra dans la cuisine. Tu l'as pas raté dit donc ! Il est salement amoché mais il s'en sortira. Il a dit que si tu veux discuter, tu peux aller le voir quand tu veux.
Aïolia se leva comme un automate et quitta le Temple sans un regard pour les deux Chevaliers.
- Réfléchis ! lui cria son frère avant qu'il ne sorte. Alors, Shura ? demanda-t-il en se tournant vers Saga.
- Ton frère l'a vraiment massacré. Il a une pommette et une arcade ouverte, il arrive à peine à ouvrir les yeux et il a deux cotes fêlées. Rien d'insurmontable mais j'te dis pas la gueule qu'il a le pauvre !
- Y t'as raconté ? s'enquit le Sagittaire en servant un café au Gémeaux.
- Exactement ce qu'Aïolia nous a dit. Je lui ai fait comprendre qu'on avait remarqué qu'il semblait avoir des sentiments pour lui et il m'a tout avoué. Il est vraiment amoureux de ce Lion enragé qui te sert de frère !
- J'espère qu'ils vont pouvoir se parler, soupira Aïoros, sinon ça va être invivable !
- T'inquiète pas, y sont grands. On peut les aider jusqu'à un certain point mais après, faut qu'y s'débrouillent tout seul !
- Je sais, mais c'est de mon p'tit frère et de mon meilleur ami qu'il s'agit.
Saga l'entoura de ses bras et posa un baiser sur son front. Les mains d'Aïoros vagabondèrent sur ses hanches pour l'attirer contre lui et il l'embrassa à pleine bouche.
Pendant deux jours, Aïolia ne sortit pas de chez lui. Son frère vint le voir à deux reprises sans insister. Le Lion était en proie aux doutes les plus effrayants. Après ce qu'il avait fait à Shura et les révélations du Sagittaire, il était rentré chez lui et s'était recroquevillé dans un coin de sa chambre, par terre, avec un coussin serré dans les bras. Longtemps, il avait pleuré, puis ensuite, il avait effectivement réfléchi. Aïoros avait raison. En sentant ses sentiments changer, prendre un chemin qu'il considérait comme inconcevable, inconsciemment il les avait emprisonnés derrière cette haine qu'il avait pour le Capricorne. Pourtant, il ne le détestait pas avant leur résurrection. Shura lui était simplement indifférent. Puis il y a eu le Mur des Lamentations et Aïolia dut s'avouer qu'il éprouvait de l'admiration pour les cinq Chevaliers renégats, six avec Shion, qui avaient tant risqué en devenant des Spectres d'Hadès. Mais pour l'instant, il n'arrivait pas à accepter qu'il puisse être tombé amoureux du meurtrier de son frère. Parce c'était quand même ce qu'il était. " Même en m'ayant tué, il aurait conservé son honneur de Chevalier, mais ce qu'il a fait en tant que Spectre d'Hadès, si la mission avait échoué, il aurait tout perdu. Il aurait été considéré comme un paria, son nom traîné dans la boue et banni de l'ordre de la Chevalerie d'Athéna. Aïolia, ce qu'il a accompli et ce qu'il a risqué rachète, à mes yeux, ce qu'il m'a fait, ignorant qu'il était manipulé."Ces paroles résonnaient dans sa tête comme un leitmotiv.
Il mangea à peine pendant ces deux jours. Son frère revint le voir une troisième fois et le houspilla en le jetant dans la douche pendant qu'il lui préparait un repas un peu plus consistant.
- Alors, tu comptes faire quoi ?
- Je vais aller le voir pour m'excuser, répondit Aïolia en s'asseyant à table.
- C'est un bon début mais c'est pas suffisant.
- Qu'est-ce tu veux de plus ? commença-t-il à s'emporter.
- C'est un peu plus compliqué qu'une bagarre tu crois pas ?
Aïolia baissa les yeux sur sa salade. Bien sûr que c'était plus qu'une bagarre, il en avait parfaitement conscience. Mais le courageux et terrible Lion pourfendeur de Spectres devenait un vrai chaton craintif quand il s'agissait d'assumer ses sentiments amoureux.
- Vous devez éclaircir la situation entre vous sinon, vous allez terriblement en souffrir. Et le plus vite sera le mieux.
Après avoir rangé la cuisine, le Sagittaire laissa son frère, non sans lui avoir arraché la promesse qu'il irait voir Shura le plus rapidement possible, c'est-à-dire qu'il avait jusqu'au soir. C'est en fin d'après-midi qu'il trouva enfin le courage de sortir de son Temple pour se rendre chez le Capricorne. Pendant qu'il gravissait les marches, il tentait encore de comprendre le comment du pourquoi de tout ça. Il ne voulait pas s'avouer ses sentiments. Il avait même du mal à croire que Shura puisse éprouver les mêmes à son égard. Son frère ne lui avait dit ça que pour le calmer et le faire réfléchir. Ben là chapeau ! Il avait mis une sacrée pagaille dans sa tête ! L'escalier était interminable, en même temps, il trouva qu'il était arrivé bien trop vite à destination. Il entra dans l'ombre rafraîchissante du Temple, cosmos bien visible, annonçant son arrivée et ses intentions pacifiques. Il se dirigea vers la porte de l'appartement du Capricorne, dissimulée derrière une rangée de colonne. Le maître des lieux sortit devant lui à cet instant. Aïolia s'arrêta, regarda le Chevalier et baissa les yeux sur ses chaussures, honteux. Son visage était encore bouffi des coups qu'il avait reçu. Shura ne le quittait pas du regard. Il était partagé entre ses sentiments amoureux et sa rancune parce que le Lion l'avait quand même bien esquinté.
- T'as un moment ?
- Bien sûr. Tu veux entrer ?
- Euh… si tu veux…
Ils entrèrent et Shura l'invita à s'installer dans le salon. La tension entre eux était palpable et ni l'un ni l'autre ne savaient comment entamer cette discussion qui devait impérativement avoir lieu. Shura s'assit sur le fauteuil en face et croisa les jambes, les doigts de ses mains entrecroisés sur son genou.
- Je voudrais m'excuser pour… pour c'que j't'ai fait, commença-t-il sans oser regarder son vis-à-vis dont le visage lui rappelait trop sa violence.
- T'as pas à t'excuser. Je t'ai dit de m'insulter ou de me frapper si ça pouvait te soulager quand tu es entré. Tu as fait ce que tu avais à faire.
- C'est pas parce que tu l'as dit que je devais absolument le faire. Je… j'me suis pas contrôler, et j'm'en veux.
- On oublie. Quelques coups, ça va pas m'tuer ! Je suis mort trois fois, tu t'rappelles ? Et puis j'me suis pas défendu, j'tai laissé faire.
- C'est quand même pas une raison. J'ai aucune excuse pour c'que j'ai fait.
- Si t'en as une. J'ai tué ton frère. Et tu m'as toujours profondément haï pour ça. Mais je comprends. Et je considère que cet incident est clos.
Aïolia leva enfin les yeux sur le Capricorne. Il eut un instant de surprise. Assit ainsi, dans ce fauteuil, Shura dégageait un tel charisme, une telle présence que c'en était presque dérangeant. Il était mal à l'aise et fit mine de lever pour partir puisque pour le Chevalier, il n'y avait rien à ajouter.
- Pourquoi tu m'as embrassé ?
Et zut ! Fallait qu'il la pose cette question ! Aïolia se rassit et se plongea à nouveau dans la contemplation de ses baskets dont il commençait à connaître les moindres craquelures.
- Je sais pas, murmura-t-il au bout que quelques secondes d'un silence pesant.
- Tu m'as embrassé plusieurs fois.
- Peut-être que… que je voulais t'humilier.
- Pourquoi ?
- Mais j'en sais rien bon sang ! finit-il par s'écrier en se levant brusquement.
Il fit le tour du canapé et se planta devant la fenêtre qui s'ouvrait sur le petit jardin. Dehors un massif de roses rouges inoffensives offert par Aphrodite faisait une tâche écarlate parmi toutes les autres fleurs et arbustes entretenus avec amour par le Capricorne.
- Pourquoi Aïolia ?
Le Lion sursauta et se retourna en entendant la voix juste derrière lui et se retrouva face à Shura, à quelque centimètres de lui. Il avait une étrange expression dans le regard. Quelque chose comme de la colère teintée d'une profonde tristesse.
- Arrêtes de te poser des questions ! fit-il d'une voix calme et grave.
- J'ai la tête qui va exploser à force de retourner tout ça !
- Tu te souviens de ce que tu as dit à Mû dans le Temple de la Vierge quand il t'a empêché de nous attaquer à Saga, Camus et moi ?
- Qu'est-ce que j'ai dit ?
- L'heure n'est plus à la réflexion mais à l'action. Arrêtes de réfléchir Aïolia. Agis !
- Quoi ? Tu veux encore que j'te frappe ?
- Ce sera pas aussi simple. Cette fois je me défendrai.
- Qu'est-ce que j'dois faire alors à ton avis ?
- Arrête de te poser des questions et fais c'que t'as envie de faire ! répondit Shura doucement en s'approchant encore.
Il jouait sa dernière carte, il repoussait le Lion dans ses derniers retranchements. Et que fait un animal acculé dans un coin sans possibilité de fuite ? Il se retourne et fait face au danger. "… fais c'que t'as envie de faire !"Qu'avait-il envie de faire ? Ne plus se poser la question et agir. D'un mouvement que Shura n'eut même pas le temps de voir, il prit son visage entre ses mains et écrasa sa bouche sur celle du Capricorne. Shura ne sursauta même pas, il s'y attendait. Ou du moins, il s'attendait à une réaction et espérait bien qu'elle serait de ce genre. Il répondit immédiatement à ce baiser brutal et fougueux. Pour ne pas lui laisser le temps de réfléchir encore, il passa ses bras autour de sa taille et le serra contre lui. Leurs langues se rencontrèrent pour une escrime sensuelle intense qui alluma un véritable brasier dans leurs corps. Le Lion ronronnait de plaisir et le Capricorne répondait par des soupirs de bien être.
Après quelque secondes, ils se séparèrent hors d'haleine pour s'observer. Les yeux de Shura ne reflétait que du désir et… de l'amour ? Aïolia ouvrit enfin son cœur et se laissa submerger par les sentiments qu'il éprouvait pour le Capricorne et qu'il avait si longtemps refoulés parce que ça lui semblait être une trahison envers son frère que d'aimer l'homme qui l'avait tué. Ce qu'il ressentait était si intense que l'émotion le saisit à la gorge et des larmes coulèrent sur ses joues.
- Pleures, laisses-toi aller, murmura Shura en embrassant ses joues pour sécher ses larmes. Tu t'sentiras mieux.
Puis il l'embrassa très tendrement, attendant qu'il se calme un peu. Il le conduisit jusqu'au canapé et s'assit à coté de lui, le reprenant dans ses bras. Il laissa le Lion l'allonger sous lui et l'accueillit entre ses jambes. C'était une façon de lui faire enfin accepter ses sentiments. Leur baiser devint plus passionné, il s'accompagnait de soupirs et de faibles gémissements. Shura eut un mouvement de hanches qui fit ronronner Aïolia. Ses mains parcouraient le corps du Capricorne, passant sous son t-shirt, ses lèvres descendirent dans son cou, mordillant l'oreille au passage. Shura sentait son cœur prêt à exploser de bonheur. Il tourna la tête, offrant volontiers sa gorge aux baisers du Lion. Lui aussi avait glissé ses mains dans son dos, sous la chemise, et caressait la peau brulante tout le long de l'épine dorsale le faisant frissonner. Celui-ci ôta son vêtement et aida Shura à faire de même. Le contact de leurs peaux les plongea un peu plus dans les méandres délicieux de cette passion qui les dévorait. Leurs mains étaient folles, leurs bouches avides, leurs respirations saccadées rajoutaient à leur excitation.
Leur désir était violent et ils le sentaient à travers leurs pantalons. Les sensations électrisantes qui émanaient de cette partie de leur corps devenaient impossibles à ignorer. Soudain, Aïolia s'écarta de Shura et le cloua du regard. Du bout des doigts, il dessina le contour du visage, passa sa main dans les cheveux noirs et soyeux pour revenir prendre la joue dans sa paume. Le Capricorne ferma les yeux, savourant cet instant de tendresse pure. Il tourna légèrement la tête et déposa un baiser au creux de cette main douce et câline.
- Je t'ai assez fait de mal, murmura le Lion
- Alors fais-moi du bien…
Aïolia recommença à l'embrasser avec une tendresse infinie. Il avait compris et accepté cet amour qu'il éprouvait pour le Capricorne. Même s'il était encore abasourdi par la force et l'immensité de ses sentiments, il n'avait plus qu'une envie, aimer cet homme jusqu'à la fin de ses jours. Il caressa son corps, redessinant les contours des muscles, laissant sa bouche s'aventurer dans le cou et sur le torse. Shura soupirait tout en caressant la crinière du Lion qui léchait sa taille et ses flancs. Il ouvrit le pantalon et embrassa le ventre toujours plus bas. Le Capricorne se mordait les lèvres, son bassin allant à la rencontre de cette bouche excitante. Aïolia se releva et lui enleva son pantalon. Il avait devant les yeux une fière virilité sur laquelle il posa une main douce. Shura sursauta et eut un petit gémissement qui se prolongea en sentant la caresse se déplacer sur toute la longueur de son sexe. Leurs regards se croisèrent, remplis d'amour et voilés de désir.
C'est alors qu'Aïolia referma ses lèvres sur le membre tendu. C'est un petit cri qui accueillit la fabuleuse sensation qui parcourut le ventre du maître des lieux. Le Lion commença lécher toute la peau sensible alternant les petits coups de langue et les caresses de la main. Il finit par le prendre complètement en bouche et Shura se cambra en étouffant un cri. Pendant ce qui sembla être une éternité, le Lion prodigua cette exquise caresse à son amant. Puis il descendit plus bas pour commencer à détendre l'intimité du Capricorne qui frémit de plaisir en sentant un doigt s'introduire dans son corps. Son désir était à son comble. Il ne rêvait que d'une chose, sentir Aïolia en lui. Il se redressa et finit de le déshabiller. A son tour, il prit le membre dur et chaud dans sa bouche pour le savourer. Le Lion grondait de plaisir, sentir cette chaleur humide autour de lui le faisait sombrer dans un monde fabuleux.
Il se dégagea et rallongea Shura pour s'installer entre ses jambes. Leurs sexe se frôlèrent, leurs arrachant des plaintes lascives. Aïolia se présenta contre l'intimité qu'il désirait tant et la pénétra tout doucement. Shura se cambra, un long gémissement sorti de sa bouche entrouverte rapidement bâillonnée par une autre, vorace.
- Liaaaahh ! C'est bon…
Aïolia sourit mentalement. Avant, Shura l'appelait souvent comme ça, comme son frère. Il commença à bouger ses hanches lentement, de petits mouvements qui s'accompagnaient de soupirs. Puis il plongea plus profondément dans ce corps brulant qui venait à la rencontre du sien. Shura s'accrocha à ses épaules, le tirant à lui pour l'embrasser encore. Il avait noué ses jambes autour de sa taille, lui intimant par ce geste de le prendre encore et encore.
- Tu es si chaud…, si doux… murmura-t-il contre ses lèvres avant d'enfouir son visage dans son cou.
Le Capricorne appuya sur ses reins, il accéléra la cadence. Leur respiration était saccadée, plaintive par moment. Mais bientôt se furent des gémissements et de cris de plaisir qui remplirent le salon. Aïolia s'était relevé sur les genoux pour voir son amant au bord de l'extase. Shura ne se contrôlait plus, il n'essayait même plus. A la seconde ou le Lion prit son sexe pour le caresser, la jouissance l'emporta comme un raz de marée. Son cri résonna dans le cœur d'Aïolia qui se libéra en lui en un râle rauque et profond. Il se laissa aller sur le torse haletant qu'il embrassa encore.
- Lia, je t'aime ! Promets-moi que tu m'feras l'amour comme ça tous les jours, toutes les nuits… chuchota Shura entre deux baisers
- J'te l'promets ! Moi aussi je t'aime ! Tellement fort que ça m'terrifie !
- Tout ça, c'est grâce à ton frère. Comment on aurait fait sinon ?
- Arrêtes de te poser des questions ! L'heure n'est pas à la réflexion mais à l'action. Aimes-moi Shura ! Fais-moi l'amour !
Fin.
J'espère que vous avez aimé.
