En Allemagne, on trouve des cyber cafés... J'avais oublié ce "détail". Le problème, c'est qu'ils ont des claviers qwertzuiop (si si) sans les accents.

Vous voyez quelles difficultés je surmonte pour vous livrer le nouveau chapitre?

« Bonsoir... »

Matelda attendait Tony depuis une demi-heure. Elle était furieuse. Mais l'homme qui venait de l'aborder n'était pas celui qu'elle attendait. Il était très grand, avait les épaules carrées mais était assez mince. Il avait des cheveux blonds coupés courts et des yeux bruns presque en amandes. Il y avait une cicatrice en forme de v sur sa pommette gauche. Il portait un long manteau noir.

Il y avait tellement de types qui se croyaient autorisés à la draguer... Elle l'ignora, comme elle le faisait toujours.

« Comment va votre père ? Nous n'avons pas fini notre dernière conversation... »

Un frisson parcourut sa colonne vertébrale. Mais elle ne le montra pas.

« Il aurait voulu rester, mais il avait du bricolage à faire à la maison. »

« C'est amusant, mais voir un sang si faible fanfaronner me paraît encore plus pathétique... Oh non, ne partez pas ! »

Cinq démons lui barrèrent la route. Elle n'aurait jamais du accepter l'idée de la dernière séance. Il n'y avait personne d'autre.

« Si c'est pour un rencart, désolée, je suis déjà prise. »

Il n'avait visiblement pas le sens de l'humour : il grimaça, laissant une ouverture. Elle le bouscula et courut. Ils la rattraperaient sûrement, mais elle espérait que ce serait le plus tard possible. Elle prit son sac à dos et en sortit l'Uzi. La baïonnette crénelée lança un éclair doré dans la lumière des lampadaires. L'ancienne propriétaire était chasseuse de démons… Si son père le faisait, elle pouvait le faire aussi...

Elle se retourna et ouvrit le feu. Elle avait appris à tirer à l'âge de cinq ans. Elle roula sur le côté pour éviter la lame enflammée d'un Abysse et tira le couteau de sa chaussure avant de se relever. Une faux glissa le long de l'Uzi en faisant des étincelles. Mais elle s'arrêta lorsque la lame damassée se planta dans la tête du démon.

Ce n'est qu'un entraînement, Matelda. Garde la tête froide. Ils ne veulent pas te tuer. Bien sûr que non...

Elle avait acquis suffisamment d'automatismes pour parer les attaques au réflexe. Elle rendait peu de coups, mais ils étaient toujours bien placés, et prudents. Elle ne tenait pas particulièrement à se faire blesser.

Pourquoi cette fois était différente ? Elle était seule ET ils étaient nombreux ET ils en voulaient à sa vie. Sans déconner, d'habitude c'est un seul truc en même temps !

« Caïn ! »

« Oh, il a parlé de moi tout de même ? »

« Mon père va vouloir vous tuer. »

« Je l'attends. »

« Mais ce sera moi d'abord ! »

Elle slaloma entre trois démons et brandit sa lame. Mais Caïn l'arrêta avec un kriss en métal noir.

« Qu'est-ce que vous voulez ? »

« Force Edge. »

« Quoi ? »

« Tu ne me sers à rien si tu es ignorante. MEURS ! »

Elle sauta en arrière pour éviter le coup mais il retourna sa lame et frappa à nouveau.

C'est pas vrai... Je suis fichue.

N'abandonne jamais ! S'il y avait bien une chose que son père lui avait apprise...

Elle tendit l'Uzi pour parer le coup et tira une rafale.

Elle atterrit dos à Caïn et entendit un gémissement. Humain. Elle courut sans s'arrêter jusqu'à chez elle.

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A travers la fenêtre crasseuse qui donnait sur la rue, Gjüll distingua la silhouette familière coiffée de cheveux blancs mi-longs. Il grimaça : ce n'était pas celui-là qu'il attendait.

« Dante doit partir ! Gjüll attend quelqu'un ! »

« Qui ? »

Même yeux bleus, même allure, mais un long manteau qui n'était pas rouge…

« Tu fais erreur, nabot. Je ne suis pas Dante. »

« Que peut faire Gjüll pour le fils de Sparda ? »

« Je viens t'apporter ta récompense. »

Bonnes vacances aux gens concernés! Continuez à me reviewer si vous en avez envie, ca (pas de c cédille sur ce de clavier) me motive vraiment!!