Suite à des demandes pressantes de suite, voilà ! Il suffit de me demander gentiment (en flattant mon ego quand même du genre : je ne pourrai pas survivre sans la suite ou autre…)

« Pourquoi tu n'es pas venu hier ? »

« Matelda… Je suis désolé. »

Il semblait éviter de la regarder dans les yeux. Culpabilité ? Complicité ? Elle secoua la tête. Son père avait tort. C'était un malheureux concours de circonstances qui avait fait que…

« Je t'ai menti. »

« Quoi ? »

« Mes parents ne sont pas en voyage d'études… Et mon père, il… Il a besoin de moi pour un truc extrêmement important. »

« Je ne te suis pas. »

« Je suis vraiment désolé, je crois que ça aurait vraiment pu marcher. Nous deux. »

« Quoi ? »

« C'est fini entre nous. »

« Mais pourquoi ? Qu'est-ce qui te prend tout à coup ? »

« Vraiment désolé… »

« Attends ! Explique-moi ? Qu'est-ce qui a changé ? C'est quand même pas à cause de… De mon père ? »

« En partie. Et puis,… »

Tony avait les yeux baissés. Il sursauta soudain et la prit par les épaules.

« Ne cherche pas à comprendre. Je ne veux plus te revoir, point final. »

Il partit en courant, la laissant plantée là. Elle sentit ses yeux la piquer, mais elle serra les dents. Elle n'avait jamais pleuré, elle ne commencerait pas pour un garçon.

« Elle est mignonne pourtant… »

Tony lança un regard furieux à Dité. A distance, à l'ombre d'un grand chêne, ils la regardèrent partir.

« Ne me regarde pas comme ça. »

« C'est de votre faute si je dois… »

« Ton père a eu cette idée tout seul. Je ne suis là que parce qu'il s'inquiétait de ne pas te voir revenir. Il tient à toi on dirait. »

« Pas la peine d'être ironique. »

Dité regarda avec mépris le jeune homme essuyer ses larmes.

« Qu'est-ce qu'il y a ? »

« Vous autres humains êtes vraiment des créatures faibles… Les démons ne pleurent jamais. »

« Parce que vous n'éprouvez pas de sentiments… »

« J'en doute ! Enfin, tu aurais quand même pu l'embrasser une dernière fois. »

« Je regrette déjà assez. »

« Dis-toi que tu te sacrifies pour sauver ton vieux père. C'est plutôt noble au sens des humains, non ? »

« Pas pour les démons ? »

« En tout cas, pas pour moi. Mais tu as fait ton choix et je suis censé veiller à ce que tu ne recules pas. »

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«Chérie ? »

« Fous-moi la paix ! »

Matelda monta les escaliers en courant et s'enferma dans sa chambre.

« Je savais bien que j'aurais du enlever ce verrou… »

Dante grimaça quand il entendit des bruits d'objets se brisant au sol. Puis soudain il se rappela de quelque chose et monta en courant.

« Matelda, arrête ça tout de suite ! »

« Laisse-moi tranquille je t'ai dit ! »

« Non tu n'as pas dit ça, tu as dit, je cite… »

« Lâche-moi ! »

« Non plus. Si tu as besoin de te défouler, prends un punching-ball. Ou mieux tiens, viens te battre avec moi ! Après tout, moi aussi j'ai des trucs sur le cœur… »

Matelda réfléchit un instant à la proposition, puis ouvrit la porte. Elle avait à la main la statuette de sa mère, qu'elle voulut reposer.

« Non, garde-la. Je vais te montrer un truc. »

Ils redescendirent.

« Aide-moi à déplacer ça. »

Ils poussèrent la bibliothèque et libérèrent un pan de mur. Dante pointa son épée sur une encoche dans le mur. Il fit signe à sa fille pour qu'elle y place la statuette.

« On aurait eu l'air bête si tu l'avais fracassée par terre, pas vrai ? »

Le pan de mur bascula, révélant une petite salle.

« Viens. »

Des armes étranges étaient accrochées aux murs.

« C'est ça tes vieilleries ? »

« Oui. »

« Maître ! C'est elle votre fille ? »

Matelda manqua de faire une crise cardiaque en entendant une voix étrange venant du mur. Une autre reprit.

« Elle est vraiment charmante. »

Elle se tourna dans la direction du bruit mais il n'y avait personne. Juste une paire de sabres de couleur. Soudain la tête qui ornait la garde de l'épée rouge bougea et parla.

« Je suis Agni. Enchanté de vous rencontrer. »

« Dad ? »

« Quoi ? »

« C'est normal que l'épée me parle ? »

« Euh… Non. … En fait, ils sont censés se taire. »

« Pardon Maître. »

« Non, continuez, dit Matelda. Toi, tu es… »

« Rudra, dit l'épée bleue. »

« En fait, toutes les armes que tu vois ici sont spéciales. »

« Elles parlent toutes ? »

« Heureusement que non ! Mais ce sont des armes démoniaques. L'âme de démons supérieurs que j'ai battus. »

« Sauf nous, s'exclama Agni ! »

« Nous sommes des démons épées, précisa Rudra. »

« C'est-à-dire que ceci est notre forme normale. Notre maître a juste battu les démons que nous possédions avant. »

« Alors que les autres armes sont ce qu'il reste de la puissance vitale des démons qui sont immortels. »

« Ce sont des… fantômes ? »

« En quelque sorte. »

« Oui, en quelque sorte. »

« Bon ça suffit maintenant. Vous deux, silence ! »

Elle se détourna des deux épées bavardes et fit le tour de la pièce : Ifrit, Alastor, Beowulf, Cerberus, Nevan.

Au fond, il y avait trois armes à part : un sabre nommé Yamato sur la droite, la fameuse Force Edge au milieu, et à gauche le socle vide de Rébellion, que Dante utilisait le plus souvent.

« Pourquoi tu m'as amenée ici ? »

« Pour que tu saches où elles sont. Au cas où… »

« Au cas où tu deviendrais amnésique ? T'es pas si vieux que ça, Dad ! »

« Tu es adorable, vraiment… »

« Tu le penses, n'est-ce pas ? »

On frappa à la porte. Dante prit Force Edge et sortit, suivi par Matelda.

« Au revoir, mademoiselle ! »

« Oui, au revoir ! »

« J'ai dit : SILENCE ! »

Il attendit que le mur soit revenu en place et poussa seul la bibliothèque, apparemment sans effort.

« Tu ouvres, chérie ? »

Bon sang ce truc doit peser une tonne, comment il fait ?

« Trish ? »

« Ferme la porte chérie. »

« Attends, Trish lança un regard suppliant à Matelda. Dante, Mundus va à nouveau être ressuscité ! Nous devons aller à la Villa Cocyta. »

« C'est là qu'habite Tony ! »

Dante se plaça derrière Matelda et fit signe à Trish d'entrer.

« Toi, qu'est-ce qui s'est passé avec lui ? »

« Il m'a plaquée… Il m'a dit que son père avait besoin de lui pour quelque chose d'important, et que c'était fini. »

« Toi, d'où tu sors tes infos ? »

« Dité est venu me parler. Apparemment, il tient à récupérer Nevan avant que Mundus ne revienne. C'est lui qui m'a dit où tu pourrais le trouver. »

« Cryptozoologiste, hein ? Je savais pas que les démons étaient classés dans les espèces légendaires ! »

« Dad, tu crois que Caïn et Tony… ? »

« On verra bien. Toi, tu restes ici. Trish, viens. Je vais la lui rendre sa Nevan. Mais elle va pas le reconnaître tellement je vais l'amocher.»

« Tu ne peux pas me laisser ! »

« C'est qui le chef ici ? »

« DAD ! »

« J'ai dit : tu restes ici. Point final. »

Il claqua la porte derrière lui.

« Comme au bon vieux temps, demanda Trish en montant derrière Dante sur la moto ? »

« Ne me mens plus jamais. »

« Mais je… »

« On peut mentir par omission. »

« D'accord. Je te le promets. »

« Si tu le prends sur ce ton… »

Elle s'échina contre la bibliothèque. Qui semblait ne pas vouloir bouger. Elle poussa plus fort, dos au meuble et prenant appui sur le sol. Elle n'allait pas rester là les bras croisés. Elle devait faire quelque chose pour Tony. Elle savait se battre, mais il lui fallait une arme suffisamment puissante. Avec de la puissance, on peut tout faire. Je ne suis pas une faible !

Le meuble bougea enfin. Elle s'arc-bouta et finit par découvrir le mur.

Moi : 1, Dad : 0

« Agni, Rudra, je peux vous utiliser ? »

« C'est une question intéressante… »

« Oui, bonne question. »

« J'ai pas le temps de papoter là, alors oui ou non ? »

« Notre Maître ne va pas être content. »

« Ca non… »

« C'est bon, vous lui direz que je ne vous ai pas laissé le choix ! »

« Hum, qu'en penses-tu, mon frère ? »

« Je pense qu'elle est peut-être digne… Prends-nous, si tu le peux. »

Méfiante, elle s'approcha du mur et posa les mains sur les armes. Agni était brûlant et Rudra glacé. Il me les faut. Elle saisit les gardes. Il y eut un éclair et elle se retrouva allongée par terre. Les mains vides. Sa tête tournait.

« Vous allez bien ? »

« Il semblerait que vous ne soyez pas digne… »

« La ferme ! »

Elle se releva. Elle était face à Yamato, seul sur son pan de mur.

« Tant pis pour les armes démoniaques ! »

« Nous sommes désolés, vraiment. »

« S'il n'avait tenu qu'à nous… »

« C'est bon les gars, ce sera pour une autre fois. »

Elle prit le sabre et le glissa dans sa ceinture. Puis elle sortit et referma le mur. Mais elle ne se sentait pas la force de remettre la bibliothèque en place. Elle alla ensuite fouiller dans le coffre où son père rangeait les munitions et rechargea son Uzi. Elle trouva aussi un fusil à double canon.

Bien ça.

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« Reste là. Je reviens tout de suite. »

Dante descendit de la moto et entra dans le cimetière. Il prit une pelle dans la cabane du gardien qui était absent. Puis il alla droit sur une tombe sans nom perdue au milieu d'autres. Il creusa et en sortit un coffret avec une serrure compliquée. Il y mit une clé qu'il avait ramassée dans sa « pièce à vieilleries » et la tourna. Le coffret s'ouvrit. Dante prit l'amulette qui était à l'intérieur et laissa tomber le contenant.

« Désolé de troubler ton sommeil… Mais j'ai besoin de toi. »

Il reposa la pelle et confia l'amulette à Trish.

« Je ne veux pas m'en servir. Mais au cas où… »

« Je comprends. Je la garderai à ta disposition. »

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« Il ne faut pas que je sois dérangé avant la fin du rituel. »

« Alors je te sers de vigile ? »

« Dis-toi que tu veilles au retour de ton maître. Viens Antoine ! »

Dité regarda le jeune homme suivre son père à contrecœur. Des démons surgirent des murs et du sol après que les humains eurent verrouillé la porte qui menait au sous-sol. Dité sortit Vergil et fit quelques moulinets avec.

« Prêt à tuer ? »

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