Disclamer : Tout ce qui suit ne m'appartient pas. L'histoire appartient à gothraven89 qui et l'auteur original, moi ne suis que la traductrice alors tous les mérites du scénario lui revient à lui et pas à moi.

Chapitre 4 : Les chemins se séparent

Charlie laissa un petit soupir tout en frottant ses yeux fatigués, il avait temporairement chassé ses sombres réflexions dans un cois reculé de son esprit. Un sourd ronflement sur sa droite le renseigna sur le fait que Julio était encore profondément endormit. Christian était assis sur un siège à l'arrière de l'avion, écoutant de la musique sur son iPod. Les deux agents du gouvernement les raccompagnant aux Etats-Unis étaient assis à l'avant, parlant entre eux quand l'un d'eux se leva pour aller parler au pilote. Le plan était simple, ils arrêteraient à New York en premier, Christian débarquerait à l'aéroport international Kennedy, après ils arrêteraient en Arizona, Julio débarquait à l'aéroport de Phoenix et finalement lui-même débarquerait à l'aéroport international LAX. L'agent ressortit de la cabine et passa à côté de Charlie et de Julio, encore au pays des songes la tête pendante sur le bord de la chaise, la bouche grande ouverte. L'agent tendit le bras pour le réveiller quand soudainement Julio se réveilla pour attraper le poignet de l'homme.

- Je n'ai pas vraiment besoin d'un signal de réveil hermano, mais merci pour l'intention. Le latino sourit et laissa le poignet de l'agent.

- Pas de problèmes. Dit l'agent avec son propre sourire avant de retourner s'asseoir.

Julio dirigea son regard vers Charlie en lui envoyant un sourire que Charlie retourna, mais avec un manque de conviction.

- On va rejoindre le premier arrêt dans vingt minutes. Dit le pilote.

- Ça va faire du bien de retourner à la maison après trois sacrément long mois. Dit Julio en s'étirant. Chassant les dernières vagues de sommeil avant de ramener son attention sur Charlie.

- Hey, qu'es que tu vas faire en arrivant chez toi? Demanda-t-il tranquillement en se dirigeant vers l'homme à qui il parlait et s'assoyant dans le siège de cuir, attendant une réponse.

Je vais le savoir une fois que je serais là, pour être honnête, je ne le sais pas encore. Soupira Charlie, notant que Christian les avait silencieusement rejoints. Julio et Christian regardèrent intensément leur chef. La voix du pilote se fit soudainement entendre dans les haut-parleurs.

- Je vous suggère de vous attacher, on atterrit. Parvient la voix déformée. Julio et Christian écoutèrent l'annonce et retournèrent à leurs sièges, Christian sentant une profonde joie en revoyant sa chère ville.

Le petit avion descendit lentement des cieux, accomplissant un atterrissage en douceur sur la piste. Tranquillement l'appareil ralentit jusqu'à l'arrêt, Charlie pouvait déjà vois le, très familier, VUS noir qui se dirigeait vers eux. Les trois hommes détachèrent leurs ceintures de sécurité pour se rencontrer au centre de l'avion saluer Christian. Julio donna une accolade à Christian. Charlie fit pareil et avant de se séparer Christian lui chuchota à l'oreille.

- Comment-tu fait Charlie, comment tu vis avec ce que l'on fait? Demanda-t-il. Charlie sentit une petite douleur au cœur et un sourire sur ses lèvres avant de répliquer.

- Combien de fois va-tu me poser cette question?

- Je vais demander aussi longtemps que cela sera nécessaire. Répliqua-t-il en s'éloignant vers la porte de l'avion.

- Prenez soins de vous, ajouta-t-il avant de disparaître dans la lumière du soleil à l'extérieur. Charlie et Julio restèrent quelques secondes sans réagir avant de retourner à leurs sièges, le pilot attendit que le plein soit fait et que tout soit en ordre.

Une demi-heure plus tard ils décollaient, cette fois-ci vers Phoenix, Arizona, la maison de Mojave. Lorsqu'ils furent dans les airs, Charlie et Julio décidèrent de passer le temps en jouant aux cartes. Julio brassa et passa. Peut-être que ce sera finalement son jour de chance et qu'il arrivera à battre Charlie aux cartes.

- Je vais te battre. Lança Julio.

- Tu peux toujours essayer hermano, tu peux essayer. Souria Charlie en regardant la main qui lui était passée. Une heure plus tard, Julio semblait sur le bord des larmes lorsque Charlie montra la main gagnante pour la septième fois de la filée.

- Je vais te battre un jour. Grommela Julio en lançant ses cartes sur la table.

- Quand l'enfer gèlera mon ami, je suis un maître des probabilités. Dit Charlie en regardant l'attitude défaite de son ami.

- Sourit un peu, il y a toujours de l'espoir. Ajouta Charlie sur un ton moqueur. Julio le regarda, Charlie le fixait, et les deux amis partir à rire en choeur.

- Messieurs, attachez vos ceintures, on a atteint l'arrêt de M. Vargas. Dit l'un des agents.

Charlie laissa un petit soupir et chacun retourna à son siège. Une fois de plus l'avion descendit vers le sol, les étendus de terres rouges de l'Arizona se présentait sous eux. Ce qui enthousiasma énormément Julio Vargas, content de revoir le sable rouge de chez lui. L'avion atterrit sans problèmes et ils purent détacher leurs ceintures. Maintenant arrivait la partie que Julio détestait le plus à chaque retour de mission, il devait laisser leur chef pour un voyage solitaire vers chez lui. Vargas ramassa son sac et se dirigea vers Charlie, qui le rejoint et le serra affectueusement dans ses bras.

- Prends soin de toi Ghost, que la Vierge Marie veille toujours sur toi. Chuchota Julio, sentant Charlie sursauter légèrement.

- Tu te souviens que je suis Juif? Dit Charlie en se décollant.

- Ça n'a aucune importance, je vais continuer de prier pour toi. Dit Julio prenant un peu un ton bourru.

- Prends soin de toi. Dit Charlie lorsque Julio sortait de l'avion.

- Tu fais pareil. Dit Julio avant de s'engouffrer dans la lumière de l'après-midi.

Charlie fixa la porte un instant avant de retourner à son siège, cela prendrait encore vingt minutes avant de décoller vers la Californie. Sur son siège, Charlie commença à griffonner des équations sur un bloc-notes, essayant de s'occuper l'esprit avec ce qu'il connaissait le mieux, les math. Mais dans le fond de sa tête, la terreur du retour à la maison et de faire face à ses proches prenait de l'ampleur. Et puis ses craintes silencieuses grandirent lorsque l'avion rejoint les cieux une fois de plus, se dirigeant vers chez lui, et vers des retrouvailles à la fois attendues et craintes.

- Je ferais mieux d'appeler Bob. Pensa Charlie. Il sortit son cellulaire et y composa un numéro.