Disclamer: Nous ne possédons pas les personnages de Bleach, mais utilisons leur corps à notre gré .

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Candide pris entre deux corps

Nanamy qui s'approche de la caméra (oui oui, de la caméra. . .c'est notre petit Hanatarou qui film, enfin qui tente de filmer sans ce prendre les pieds dans le fil) Bonjour à toi ! Gentille, m0yashi ! Tes reviews font très plaisir aux troupes !

Surtout à Gin ! On ne dirait pas comme ça, mais il aime avoir des fans XD. . (Petit coup d'oeil vers Ichimaru qui tape la causette avec Chibi-Kyouki qui n'aspire qu'a une seule chose. . "Mais où à t-il acheté son shampoing à la menthe ?") Alors vraiment merci ! merci ! Je suis très heureuse que tu assumes ta perversité et que tu nous laisse des commentaires adorables, car tel est le mot ! Kawai !

J'espère que ce chapitre te plaira, rien de pervers. . ou pas plus que d'habitude XD

Soudain, Kyouki qui -grâce à un subtile trucage prends la place de Nanamy devant la caméra d'Hanatarou (Mais pourquoi il a une caméra ? . . .euh. . Ch'ai pas XD)

Taadaaaa! Eh oui, c'est mon tour, me voici, Chibi-Kyouki ... euh, une seconde s'il vous plaît (tabasse Namy-chan qui boude parce que je lui ai volé la vedette... revient en s'essuyant les mains:)

Bref, cette fois-ci, c'est à moi de remercier Nais qui, à cause de nous, est devenue une droguée des lemons :P allez, va, y'a pire comme addiction :) . Sinon, désolée de te le dire mais le duo cruauté-trash avec une bonne dose d'humour n'est pas sur le point de s'arrêter, c'est même tout le contraire! prépare-toi à voir dans les prochains chapitres un Kira dans tous ses états xD

Dans une volute de fumée (c'est beau les effets spéciaux!) Namy-chan apparaît de nouveau aux côtés de Kyouki:

Enfin le pouvoir ! AH ! (Nanamy montre sous les yeux ébahis de Kyouki, la -secrète- marque de teinture de Renji-kun !) Ahahha ! Tu la veux n'est-ce pas ? Va chercher ! (Nanamy lance la boiboite sous le regard blasé de sa collègue qui s'en va tout de même. . . bah oui sur Ebay, ça doit se vendre bien. . non ?) Bon revenons à nos moutons. . .

Major-Oniakai ! Comment ça pauvre Kira ? Moi je dis qu'il a de la chance ! Et puis c'est tout ! Assumes mon coco ! XD Nan mais franchement, tu te laisserai faire toi ? non ? donc cela veut juste dire que Kira aime ça (Kyouki : Kira est une tapette . . .Pardon Vincent Mac'doom j'aime les gays) Nanamy se retourne et lance cette fois ci, la célèbre laque de Ken-chan ! Grâce à cette laque, les clochettes tiennent toutes seules !

Bref, je disais donc que Kira aime cette situation, il se complaît dans la douleur, donc j'aime dire dans ces cas là : Amuse toi bien et morfle XD (ouais je sais je sis aussi délicate qu'un troupeau d'éléphant, mais bon je suis influencée par Kyouki alors j'ai une bonne excuse !) Bon bonne lecture Major-Oniakai et merci de ta gentille review !

Me revoici (Kyouki range précieusement dans son sac la laque de Ken-chan avec la teinture de Renji-kun et le cirage spécial peau sensible d'Ikkaku...) donc, c'est de nouveau à moi (projette Nanamy en dehors du champ de la caméra... bruit sourd d'un corps qui tombe... conséquences de ma délicatesse...) cette fois ci c'est Elisa83 que je tiens à remercier, juste une petite chose... ARRETEZ DE PLAINDRE KIRA ! ! ! nan mais oh! il l'a choisi, son malheur, et en plus il y retourne les pieds devant, donc ça montre bien qu'il aime çà...

ARRETEZ DE CHERCHER DE EXCUSES AU PLUS GROS MASOCHISTE-FETICHISTE DE TOUT LE SEREITEI ! ! ! lol cette petite parenthèse refermée, j'espère que tu apprécieras autant la caractère d'Aizen que celui de Gin, qui n'est pas vraiment présent dans le chapitre 4... il se prépare en vue de la suite!

Ah, avant de rendre l'antenne, merci également à Shigu, même si sa gentillesse et sa compassion doivent être dures à supporter en lisant cette fic, car nos chers héros se mangent pas mal de... enfin bref, vous me comprenez!

Une dernière précision, histoire de clarifier les choses, avant de vous libérer : malgré toutes les insinuations de Namy-chan dans ce texte, mes cheveux sont purs, vierges et exempts de tout produit chimique (Nanamy: ouais, c'est bien la seule partie de ton anatomie qui reste chaste, pure et innocente!) IRUSEI ! bref, sur ce, bonne lecture à vous, en espérant que vos reviews restent aussi régulières et encourageantes!

Hanatarou, dans une tentative désespérée pour tourner la caméra afin de lui aussi être sur le film, se prend les pieds dans le câble... on peut voir l'image basculer, entendre un "BAKAAA" aigu (Namy-chan) un rictus (Gin) , un "attention! ma nouvelle teinture!" (Renji) et un "ma nouvelle écharpe! attention! C'est du 100 poils d'anus de mouton!" (Bya-chan). Un faible "à vous les studios" retentit, sur fond de "Semimasei! semimasei!" "Qui a vu ma laque?" "C'est combien la teinture permanente?" "vous croyez qu'Histugaya a eu une leucémie et que ses cheveux ont repoussé blancs?"

... Eh oui, nous étions motivées pour vous répondre, à toutes celles qui ont pris le temps de nous écrire une review! Encore merci! Et surtout... Enjoy!


Chapitre 4: Chassé-croisé amoureux: un cocktail d'amours explosif

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Un corps sans vie aux cheveux de blé, errait dans les rues du Seireitei en direction du bureau d'un certain capitaine. Tel un automate le Shinigami marchait, un pied devant l'autre comme on lui avait jadis appris lorsqu'il était vivant, mais ça c'était une autre époque. On dit souvent que nous pouvons déceler le caractère d'une personne à sa manière de se déplacer. A cet instant quelle image donnait le vice capitaine, aux yeux d'autrui ? Lui qui devait montrer l'exemple à ses cadets.

Kira, plongé dans son fort intérieur, presque en transe, ne vit pas un certain mur, composé de chair et d'os. Le petit blondinet reprit pied à la réalité grâce à ce choc. Juste son petit nez avait souffert de la collision avec le torse musclé d'un de ses confrères.

« Renji-kun ? » Questionna le blond, toujours dans la brume. Cependant, lorsqu'il croisa le regard dur de son ancien camarade d'académie cela lui fit comme un choc électrique.

Pas un mot n'interrompit ce lourd silence, seul les yeux du Shinigami au caractère explosif semblaient s'exprimer.

Que disaient-ils ?

C'est surtout de l'inquiétude que traduisaient ces deux hémisphères.

En effet, Renji depuis quelque temps, s'enquit de l'étrange comportement de son ami. Depuis peu, le blond avait perdu son appétit, il ne buvait plus mais c'est surtout la blancheur inhabituelle de sa peau et ses nouvelles cernes qui troublaient énormément le détenteur de Zabimaru.

« Kira ! » Affirmait tout d'un coup le roux en agrippant les frêles épaules de son compère. Kira qui durant toute la silencieuse confrontation regardait vers le sol, releva la tête.

Il scruta le visage de l'homme qui était depuis longtemps son ami, son confident. Renji avait l'air soucieux, ce n'était pas dans ses habitudes de montrer autant de faiblesse dans son regard et dans ses gestes, mais aujourd'hui le Renji, qui était face à lui, était différent.

« Kira si tu as un problème tu peux m'en parler »

Izuru choqué mais à la fois émut par tant d'attention, sourit tendrement à « ce chien errant ».

« C'est gentil Renji-san, mais je vais bien. Juste un peu trop de dossier à remplir, ceux donné par Yamamoto-dono »

Le Shinigami de la sixième division ne semblait pas satisfait de cette réponse toute faite, il attrapa d'un geste vif le bras de cette loque humaine et l'amena à lui.

« Je sais que tu n'es pas bien, je ne vais pas t'obliger à tout me dire, mais sache que nous sommes amis et que je suis là pour toi ! » S'énerva le roux, la mâchoire serrée, les yeux remplis d'une lueur jusqu'à là encore inconnue du plus jeune.

Pendant un temps le coeur de Kira s'arrêta, pendant une seconde il ne respira plus. .Cela semblait une éternité pour lui alors qu'il n'en était rien.

Renji s'inquiétait pour lui ? Izuru crut défaillir à cette révélation, lui qui souffrait en silence depuis si longtemps. Savoir qu'une personne s'intéressait à elle, et surtout se préoccupait de son état, lui réchauffait le coeur. Pendant tout ce temps, le pauvre petit jouet se sentait seul et abandonné par tous. En une seconde, un camarade venait de lui montrer le contraire. . .Comme il avait envie de lui dire tout ce qu'il ressentait, comme il avait envie de lui dire sa souffrance quotidienne, lui conter sa débauche, son dégoût et surtout sa solitude. Sauf que Kira n'était pas prêt à lui dévoiler ses plus vils secrets, non. N'était-il pas prêt à s'affronter ou ne le voulait-il pas ?

Avouer à une personne ses maux c'est comme les braver, le subalterne de la troisième division n'était pas encore arrivé à ce stade là, il ne pouvait pas encore faire face à ses démons.

« Renji-san, je te remercie pour ta gentillesse. Ne t'inquiète pas, mon état n'est que passager. Tout se finira bien. Maintenant lâche-moi, je dois me rendre au bureau de la cinquième division. »

C'est avec une grande amertume que Renji laissa s'échapper Kira de ses bras puissants.

« Je suis ton ami, ne l'oublie pas » Répéta le roux avant de repartir en direction de ses bureaux, laissant un Kira sur place avec le sourire au lèvre.

« Au moins je lui ai fait rendre son sourire, même si ce n'est que pour un instant » Cogitai l'homme à l'uniforme noir. Il avait bien raison, car dès que Renji eut le dos tourné Kira repartit dans sa léthargie, dans son monde intérieur, un monde chaotique.

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Renji regagna le bureau de son mentor après avoir bien sûr, pris le plus long chemin. Durant sa petite promenade il croisa, Ikkaku et Yumichika qui se disputait, encore une fois. Par moment l'ancien habitant du district d'Inuzuru les comparaient à un vieux couple.

Au moment où il pénétra dans le bâtiment de la sixième division, il se sentit désabusé. Oui, depuis quelque temps, le pauvre vice capitaine éprouvait une gêne lorsqu'il prenait ses fonctions dans son service. Prenant les escaliers habituels pour atteindre le bureau de son capitaine, Renji traînait les pieds d'un air dégoûté. Cela faisait bientôt un mois qu'il en avait pris conscience et qu'il était dans cet état second. Oui, bientôt il pourrait fêter l'anniversaire de sa révélation.

Un mois, soit 4 semaines, donc 30 jours . . . qu'il était lucide.

A cause de sa révélation, le roux avait changé, c'est surtout Zabimaru qui l'avait constaté. Par moment son porteur devenait aussi sensible et fragile qu'une fillette de douze ans, puis il devenait plus féroce que Ken-chan, plus réfléchit que le vieux Yamamoto. Oui cela fait bizarre d'entendre çà, pour caractériser notre petit roux. Surtout connaissant son caractère explosif et son passé au sein de la onzième division, loin de là de faire un stéréotype de ces hommes reconnus pour leur force brute. Mais il faut être réaliste, c'est pas avec eux que l'on pourrait inventer l'eau chaude. Bref, Zabimaru s'inquiétait beaucoup des conséquences d'une tel vérité.

« Respire. . Inspire, expire. . .Inspire, expire » Se remémorait-il les exercices de respiration du capitaine Ukitake. Il devait se calmer, ne laisser aucun sentiment dépasser ses barrières psychiques.

Prenant son courage à deux mains, Abarai frappa à cette fameuse porte, -où il était resté trente secondes pour s'apaiser, et entra.

« Bonjour Taichô ! Je vous apporte les nouveaux dossiers de Yamamoto-dono. »

Kuchiki, la tête dans ses dossiers ne daigna pas regarder son locuteur, trop préoccupé par un rapport d'un de ses sous fifres.

« Taichô ?! » réédita-t-il sa question, d'une voix calme et posée.

« Je t'ai entendu Renji. Pose-le avec les autres. » Rétorqua sans un regard le capitaine de la sixième division.

La voix qu'avait utilisé, l'héritier de la famille Kuchiki était stricte, froide . . il s'exprimait toujours de cette manière-là. Mais cela nuisait énormément au roux, depuis peu il prenait avec plus de sensibilité les remarques et les sarcasmes de son supérieur, il piquait souvent des crises de colère. Bien sûr cela se terminait toujours de la manière suivante : Laver les toilettes de la onzième division pendant une semaine pour punition. (1).

Pourquoi était-il devenu si sensible aux commentaires de son mentor, alors qu'il y a plus d'un mois, il n'y faisait pas attention ?

Abarai Renji, vice capitaine de la sixième était amoureux. Oui amoureux d'un homme. Oui amoureux de son supérieur.

Qu'avait-il fait à Kami-sama pour en arriver là ? Il ignorait encore la réponse mais les faits était belle et bien là et il en subissait les conséquences jours après jours, heures après heures.

Le plus dur était durant son service, lorsqu'il était dans le si petit bureau de Byakuya. Être si près de lui, le rendait dingue, mal à l'aise. Sentir son parfum lui chatouiller les narines, lui faisait tourner la tête. C'était comme si le capitaine le narguait : « être si près de moi, mais sans me toucher »

Le pauvre Renji, fantasmait de plus en plus sur son objet de désir, il s'imaginait nu dans ses bras, caressant amoureusement ses cheveux d'ébènes, embrasser sa peau de lait et surtout pouvoir toucher une chose qui le faisait honteusement fantasmer. Le charisme de son aîné l'excitait énormément, en avait-il conscience ? Par moment, le pauvre Renji le pensait. Était-ce son imagination ? Parfois les yeux de Byakuya le fixaient comme s'ils voulaient dire quelque chose. . . Le détenteur du roi babouin le prenait comme :

« Regarde moi mais ne me touche pas ! Touche moi mais ne me goût pas ! Goûte moi mais n'avale pas ! »

N'était-ce pas cruel ?

Fort heureusement, personne ne le remarqua. Avec les années qu'il avait passées dans le Rukongai, Renji avait réussit à se construire un masque, une facette pour stopper ses sentiments -enfin c'est ce qu'il pensait.

Malgré tout, son attirance envers son supérieur était inconnue de tous. Il en était ravi, sinon comment lui expliquer ? À lui ! Le noble de service ! Ce n'est pas parce que Renji est amoureux qu'il va pour autant oublier les défauts de son capitaine et sa réputation de glaçon. Jamais Byakuya ne répondrait à ses sentiments. C'était inconcevable, jamais il ne pourrait être amoureux d'un homme venant du district le plus pauvre du Seireitei ! Il était noble avant tout !

Hélas le pauvre Shinigami était impuissant face à cela et surtout il ne voulait rien faire, la situation était assez gênante comme ça, il ne valait mieux pas qu'elle empire. L'héritier serait alors dans une position fort dérangeante à cause de son rang. Ils n'étaient pas nés sous la même étoile et cela Renji le savait fort bien.

Plongé dans ses propres réflexions, son regard se posa sur les lèvres de son amour impossible. Elles étaient tellement fines et rosâtres, allant à merveille avec la blancheur de sa peau. Étaient-elles douces ? Chaudes ? Sucrées ? Passionnées ?

« Renji ? »

La voix de son supérieur le fit sursauter, il l'interrogea du regard. Tel une statue, le pauvre roux n'avait pas réussi à bouger d'un centimètre, ce n'est qu'avec un haussement de sourcil de Byakuya, qu'il réalisa la situation incongrue.

Après de brèves excuses, Abarai sortit en trombe du bureau, adossé à la porte il aurait voulut hurler

« Ah ! Kami-sama je suis gay ! Et je suis amoureux de Byakuya, mon mentor, mon capitaine, l'héritier de la famille Kuchiki qui plus est, est le plus hautain de tout les nobles du Seireitei ! Aidez moi ! ! Sauvez- moi ! AH !» Mais cela aussi c'était impossible.

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« Vous m'avez appelée, Taichô? » murmura une petite voix emplie d'admiration servile.

Aizen tourna doucement la tête vers sa proie si familière et, s'efforçant de paraître content de la voir, il l'invita à prendre place à ses côtés. Le canapé de cuir noir qui meublait le grand bureau du capitaine Aizen s'allongeait dans l'angle de la pièce, chauffant lascivement ses coussins dans le soleil matinal. Le Taichô à lunettes siégeait majestueusement, dans une position d'humilité feinte, son regard perdu dans les mèches de cheveux noirs qui cascadaient sur le cou d'Hinamori. Il ne l'avait jamais autant détestée qu'en cet instant, jamais elle ne l'avait autant dégoûté: son regard implorant, ses courbes sans saveur, sa petite voix plaintive, son corps de femme, tout en elle le repoussait, c'était comme si un instinct primitif poussait Aizen à s'en éloigner. Mais le capitaine dépassait ce stade de dégoût physique, et il exerçait à présent sa force mentale jusqu'à ses extrêmes limites pour tolérer ce petit corps, frêle et moite, qui vint se blottir au creux de son épaule.

Alors qu'il l'observait, chaque détail l'insupportait, il regrettait la courte mais si prometteuse entrevue qu'il avait eu avec ce cher Kira-kun... Ses mèches blondes, son regard torturé, ses mains tremblantes, l'odeur de la peur qui s'était répandue en une écume lactée sur son corps frissonnant...

Oui, il désirait cet homme, plus que jamais il le voulait pour lui, comme un objet dans une vitrine devant lequel on s'arrête chaque fois et qu'on rêve de posséder. A côté de lui, les traits d'Hina-chan lui paraissaient bien fades, et il se demandait combien de temps il pourrait encore jouer la comédie...

Passant un bras autour de son buste, il déposa un long baiser sur le cou tiède de sa subalterne, imaginant prolonger la scène avortée de la bibliothèque: il se voyait mordre jusqu'au sang cette peau d'albâtre, imposer son sceau, liant dans un pacte de sang leurs destinée dans les affres des plaisirs que jamais la petite esclave aux yeux ternis par une soumission sans borne ne pourrait lui apporter.

Soupirant d'aise, les yeux mi-clos, la jeune femme s'abandonnait comme une poupée de chiffons aux bras de son capitaine. En cet instant, peu lui importait la raison de sa convocation, la seule présence d'Aizen suffisait à emplir son petit coeur d'une joie mièvre et naïve. Oui, peut importe ce qu'il lui demanderait, tant qu'il continuait ses caresses, tant qu'elle pouvait se noyer dans ces sensations divines qui l'effrayaient et lui faisaient honte, elle lui serait fidèle. Persuadée d'être l'objet de ses pensées et de ses nuits, elle se complaisait dans la fausseté la plus douce qui soit.

« Hinamori »murmura-t-il doucement, sortant le lieutenant de sa rêverie

« Te souviens-tu de cette mission dont je t'avais parlé? Eh bien, il va maintenant être temps pour toi d'entrer en scène »

Sous le regard avide de reconnaissance de sa subalterne, Aizen continua:

« Je sais que ce que je m'apprête à te demander va te sembler étrange, mais toi seule peut remplir cette mission. Tu es maintenant mon plus grand atout, mon plus grand espoir. Mes regards ne te quitteront pas un seul instant. Es-tu prête? »

La jeune femme, les yeux brillant de contentement à défaut d'intelligence, exhorta son supérieur, le suppliant de lui donner les détails de cette fameuse mission. Mais lorsqu'elle entendit les mots qui suivirent, ceux-ci résonnèrent dans sa tête tel l'écho de ces lourdes cloches épiscopales :

« Je voudrais... non, j'ai besoin que tu te rendes aux bureaux de la 10ème division, et que tu transmettes un message au capitaine Hitsugaya »

Ne pas oublier de regarder ses yeux, histoire de la convaincre... voilà... Ses yeux sont tellement fades face aux prunelles dorées que j'ai vues l'autre jour...

« J'aimerais que tu arranges une rencontre entre nous deux... j'ai besoin de m'entretenir avec lui. Je sais que ce ne sera pas une mince affaire, mais j'ai une totale confiance en toi. »

Prendre son menton entre mes doigts... approcher mes lèvres... Kira-kun, si seulement tu étais là...

« Crois-tu être en mesure de remplir cette mission? »

La jeune femme scella son accord dans un baiser silencieux, n'imaginant pas que, caché sous ce « Merci » plein de ferveur et de gratitude, toutes les pensées d'Aizen-sama étaient tournées vers le jeune blond dont le regard soumis l'avait captivé...

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Sortant du bureau de son supérieur, Hinamori se demanda pourquoi son Taichô tenait tellement à

rencontrer Hitsugaya... Elle n'avait pas eu le courage de lui demander, et lorsqu'il s'était penché sur elle pour lui dénouer son kimono, lorsqu'elle avait senti la ceinture de soie glisser le long de son dos, tout embryon de pensée avait quitté son corps, noyée dans les plaisirs de la chair, elle n'avait même pas entendu son capitaine murmurer un autre nom que le sien lorsqu'il se libéra en elle: sous un bourdonnement dû à leurs effusions, le nom de Kira s'était perdu dans les cheveux épais de la jeune femme. Et elle repensait à ces étreintes qu'elle idéalisait tellement, en jeune romantique écervelée par une naïveté consternante qu'elle était, et, le coeur léger, elle se dirigea vers les bureaux de la 10ème division.

« Peut être veut-il le défier au Shogi, ça fait longtemps que je ne l'ai pas vu jouer » se dit-elle pensivement, essayant laborieusement de faire fonctionner plus d'un neurone tout en marchant.

« Ou alors... »réfléchit-elle « ... ou alors, il veut lui demander la recette de son fameux cake aux olives bleues, de celles qui poussent en dehors des limites du Rukongai... et en échange, Aizen-sama donnera à Toshiro la marque de sa coloration... Pauvre Shiro-chan, il est vraiment décidé à paraître plus jeune... Je me demande comment il sera avec des cheveux blonds... ou bruns... ou roux... je crois que je vais en profiter pour lui demander son avis sur les miens, ils sont trop abîmés... j'espère qu'Aizen-sama le remarquera si je vais chez le coiffeur... Je crois que celui au centre ville de Karakura est à peu près potable... Au pire, je demanderai à Rukia de m'accompagner... Elle est vraiment gentille cette Rukia... Et il faudra aussi que je prenne de ces délicieuses petites choses au chocolats qu'ils vendent sur Terre... je suis sûre qu'Aizen-sama aimera... Aizen-sama dit toujours que... »

Ainsi, perdue dans ses pensées non moins intelligentes qu'existentielles, la jeune femme au regard vide se dirigeait vers les locaux d'Hitsugaya, qui ne se doutait pas encore de ce que les sombres desseins d'Aizen lui réservaient...

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(1) Pourquoi les toilettes de la onzième division ? Elles sont réputés par leur hygiène irréprochable, oui imaginer une bonne centaines d'homme viril macho avec une dizaine de toilettes et seulement une balayette ! (Oui personne ne veut en acheter, cela ne fait pas viril d'après eux et surtout pas Yumichika car ce n'est pas digne d'une personne belle d'acheter ce genre d'immondice)

...En espérant que ce chapitre vous ai plû, n'hésitez pas à reviewer pour laisser votre avis! Suite au prochain chapitre ...