Disclamer : Tout ce qui suit ne m'appartient pas. L'histoire appartient à gothraven89 qui et l'auteur original, moi ne suis que la traductrice alors tous les mérites du scénario lui revient à lui et pas à moi.

Note de la traductrice : Encore une fois je m'excuse pour le temps d'attente, mais, entre l'école, Noël et les visites de famille, je n'ai pratiquement pas eu de temps à moi depuis la dernière fois. Par contre maintenant je suis plus libre, alors l'arrivé des nouveaux chapitres devraient reprendre plus régulièrement.

Chapitre 12 : Un matin rouge de sang.

Don Eppes grommela bruyamment lorsque les premières parcelles de conscience attaquèrent son esprit.

"Où suis-je?" pensa Don en regardant autour de lui avec une vision brouillée quand il se souvint de tout et qu'une pensé effaça toute les autres.

Charlie, où était Charlie?

Don se retrouva immédiatement sur ses pieds pour se cogner dans la porte de sa chambre lorsqu'il la découvrit barrée. Tout ce qu'il souhaitait était de la défoncée. Le ciel était légèrement pourpre, l'aube arrivait. Pendant que Don essayait sans succès d'ouvrir la porte, il se rappelait les événements de la soirée précédente. La dernière chose qu'il arrivait à se rappeler était Charlie qui le regardait lui disant que tout irait bien. Don se retourna, regardant pour trouver n'importe quoi qui pourrait l'aider à ouvrir la porte. Lorsque Don regarda la table de nuit, il remarqua tout de suite la clé déposée là. Rapidement, Don ouvrit la porte et il se précipita dans le corridor cherchant désespérément un signe de Charlie, son père ou l'un de ses collègues du FBI.

De légers grognements provenant des chambres voisines de la sienne furent un signe qu'il apprécia grandement. Il débarra et ouvrit la chambre à sa droite et il aperçut Allan Eppes encore à moitié endormi.

- Papa! Cria Don en s'élançant à ses côtés.

- Donnie? Questionna Alan pendant que les effets du somnifère se dissipaient.

- Donnie, où est Charlie? Ajouta-t-il.

Don allait répondre quand le son d'une autre porte qui s'ouvrait attira son attention dans le corridor. La chambre d'invité était ouverte et laissait voir une paire d'agent du FBI pas tout à fait bien réveiller.

- David, Colby! Dit Don pour attirer leur attention.

Les deux hommes se retournèrent et rejoignirent Don.

- Vous avez-la tête sur les épaules les gars? Demanda Don, remarquant leur air un peu désorienté.

- Ouais, on est là Don, enfin, plus ou moins là. Murmura David fatigué pendant que Colby essayait de se débarrasser des effets du sédatif.

Il est probable que Don n'ait jamais entendu le commentaire parce qu'il était déjà parti vers les escaliers. David, Colby et Alan le suivant.

Lorsque Don arriva en bas, il fut choqué que tout était pareil que le soir précédant excepter pour le trou dans un mur.

Don regarda aux alentours jusqu'à ce qu'il regarde vers l'arrière, voyant les premiers rayons de soleil par les carreaux de vitre de la porte arrière.

David, Colby et Alan regardèrent Don courut aussi vite qu'il le pouvait vers la cour arrière.

Don passa la porte arrière, dont les vitres étaient cassées, et stoppa net lorsqu'il vit les deux formes devant lui. Don sentit sa gorge se serrer en voyant son petit frère Charlie serrant le corps sans vie d'une femme japonaise. Ses yeux étaient fixes et vitreux, un sabre de samouraï grossièrement enfoncé dans son ventre.

- Mon Dieu! Chuchota quelqu'un derrière Don. Cela sonnait comme son père mais cela lui importait peu. Son attention était concentrée sur Charlie et il n'oublierait jamais l'image qu'il avait devant les yeux.

Des mèches de cheveux frisées cachait la face de Charlie, le T-shirt qu'il portait était à peine reconnaissable, éclaboussé de sang un peu partout. En regardant d'un peu plus proche Don reçu un autre choc en voyant le sang s'écouler de plusieurs plaies sur les bras de son petit frère. Il semblait que le jeune homme était pétrifié là où il était assis, dans la rosée et le sang qui recouvrait la cour arrière.

Don pris son courage à deux mains avant d'entreprendre d'avancer et de s'asseoir aux côtés de son frère qui était dans un état catatonique. Don lécha ses lèvres sèches avant de parler.

- Charlie? Demanda-t-il doucement, espérant recevoir une réponse de l'autre homme.

La seule réponse qu'il reçut fut le silence. Don tendit sa main jusqu'au menton de Charlie et il lui tourna gentiment la tête jusqu'à ce que leurs regards se croisent. Au moment où Don regarda dans les yeux de Charlie son cœur se brisa et la peur s'installa dans son ventre à la vue de l'état de son frère. Les profonds yeux bruns de son frère, habituellement vibrant de vie, le regardaient, vide, entouré pas des larmes séchées.

- J'ai essayé de l'arrêter. Chuchota de façon presque inaudible Charlie.

Don sentit une vague d'espoir, Charlie venait de parler.

- Charlie, que s'est-il passé? Demanda tendrement Don. Après un autre long silence, une voix peu assurée répondit.

- El… elle s'est fait çà à elle-même, elle s'est enfoncé le sabre dans le ventre Don. Dit Charlie, sa voix reprenant tranquillement son aplomb avec chaque mot tout en retournant son regard vers le corps dans ses mains.

- Cela n'avait pas à se passer de cette façon… Cela n'avait pas à se passer de cette façon… Cela n'avait pas… La voix de Charlie s'étrangla lorsque de violents sanglots traversèrent tout son corps.

- Oui, ici l'agent Colby Granger, j'ai besoin d'assistance à la résidence des Eppes, envoyer une ambulance… et aussi le coroner. Dit Colby au téléphone tout en regardant Charlie serrer le corps encore plus fort contre lui.

Don regarda son frère se balancer d'avant en arrière, pleurant toutes ses larmes.

- Oh Charlie… mon Dieu, Charlie. Chuchota Don tout en agrippant gentiment Charlie et le tirant loin du corps de Koyuki Jenshio. Ils reculèrent ensemble de plusieurs pas.

- Non, laisse-moi partir. Chiala Charlie en se débattant faiblement pour se défaire de l'emprise de Don lorsque ses jambes se dérobèrent soudainement sous lui.

Don s'assit doucement à terre avec Charlie. Il regardait tristement la face peinée de son frère et il pleura lui aussi. C'est à ce moment que Don senti que ses mains étaient humides. Il en regarda une et il vit avec horreur qu'elle était rouge, pleine de sang.

- Oh non, où est l'ambulance? Cria-t-il en serrant Charlie.

Comme si une prière avait été exaucée, le son des sirènes perça à travers l'air. En quelques secondes, des douzaines de véhicules des forces policières s'arrêtèrent et une ambulance se gara dans l'entrée. Deux infirmiers en sortirent, l'un hispanique et l'autre un grand homme aux cheveux foncés portant la civière.

Ils trouvèrent Charlie à demi conscient qu'ils enlevèrent des bras de Don pour commencer à le soigner.

- La pression est en chute, nous devons l'amener tout de suite sinon il ira en choc. Dit l'un des infirmier en attachant Charlie à la civière et l'entraînant vers l'ambulance. Don couru derrière eux, mais David et Colby l'arrêtèrent pendant qu'Alan les regardait emmener son fils.

Les infirmiers embarquèrent Charlie à l'arrière de l'ambulance et en quelques secondes ils étaient en route pour l'hôpital.

Charlie regarda le plafond pendant quelques secondes avant de regarder les infirmiers.

- Ne vous inquiétez pas chef, vous allez être correcte. Dit l'hispanique.

- Arrête ça tout de suite Mojave et détache-moi de cette planche. Répondit catégoriquement Charlie sans la moindre trace du choc émotionnel qu'il montrait cinq minutes plus tôt.

- Hey, ne te fâche pas après nous, nous devons jouer les infirmiers Ghost. Dit l'autre gars à partir du siège conducteur, qui en réalité n'était nul autre que Christian Wolfe AKA Knightawk.

Charlie donna un sourire sans émotion pendant que Julio Vargas détachait les courroies. Ils se dirigeaient vraiment vers un hôpital public même si Charlie n'avait pas besoin de beaucoup de soins. La majorité des blessures étaient superficielles. Steele les attendait déjà.

Charlie laissa un petit grognement de douleur lorsque Julio appliqua un tampon d'alcool sur les coupures de ses bras.

- C'était un bon score. Dit Christian en conduisant. Pendant un moment, seul le silence lui répondit.

- Ce n'est pas moi qui l'ai tuée, la salope s'est tournée en sishcabob, elle a pris le chemin des lâches. Murmura Charlie avec léger dédain en se recouchant sur la civière pour le reste du trajet.

" Tu étais une bonne guerrière Koyuki Jenshio, mais tu vivais avec l'idée de mourir avec honneur. Tu n'a jamais réalisé que l'on ne meurent pas avec honneur, mais que l'on vit avec." Pensa Charlie.