Relentless
Chapter four - More To The Story
Chapitre 4 – Révélations
Sara frotta les pointes de ses cheveux humides avec la serviette bon marché de l'hôtel, essayant de les sécher. Elle se sentait revigorée, mais elle ne pouvait s'empêcher de regretter tout le luxe qu'une vie en fuite n'offrait pas. A cet instant précis, ça aurait été un sèche-cheveux. Satisfaite que ses cheveux ne ruissellent pas, elle ouvrit la porte de la salle de bain et revint dans la pièce principale de la chambre.
Michael était assis sur le lit, regardant sans grand intérêt la télévision dont il avait coupé le son pendant les pubs. Remarquant la présence de Sara, il leva les yeux vers elle et fut immédiatement surprit par quelque chose. Sara remarqua son expression étonnée alors qu'il la regardait et elle devint subitement nerveuse et inquiète. Elle suivit son regard jusqu'à son bras gauche, et, réalisant ce qu'il avait vu, se maudit intérieurement. Réchauffée après sa douche et dégoutée par le pull sale qui collait à ses bras, elle en avait remonté légèrement les manches, exposant partiellement son avant bras bandé. Michael s'était maintenant levé et se tenait devant elle, tenant délicatement son bras dans sa paume alors qu'il regardait sa plaie recouverte par le bandage. Le fait que la blessure soit couverte ne semblait pas minimiser le choc que Michael ressentit.
« Sara … Que s'est-il passé ? Je pensais que Mahone ne t'avait pas … »
« Il n'a rien fait », le coupa-t-elle gentiment. « Ça vient de Gila, lorsque j'ai fui Kellerman … » Elle s'arrêta, ne voulant pas en parler. Quelques jours auparavant, à la gare d'Evansville, elle avait appris à Michael l'essentiel de sa terrifiante expérience avec Kellerman. Mais il n'avait jamais - jusqu'à aujourd'hui, vu de preuves physiques.
« Comment est-ce arrivé ? » demanda-t-il.
Elle ne voulait pas le lui dire, sachant que cela ne lui causerait que de la douleur. Et probablement plus de douleur que la blessure elle-même lui avait causée. « Ça n'a pas d'importance … » essaya-t-elle de le dissuader.
« Ça en a », dit Michael.
Sara rencontra son regard et soupira discrètement alors qu'elle capitula et lui raconta, son regard intense l'encourageant à continuer. « Lorsque j'ai sauté par la fenêtre, j'ai fini sur le pare-brise d'une voiture et je me suis coupé sur le verre, » expliqua-t-elle. Elle parlait d'un ton détaché, essayant rapidement d'énoncer ce qu'il s'était passé avec le moins d'émotion possible, un peu comme si sa voix l'implorait de croire que ce n'était pas grave.
Le corps tout entier de Michael sembla accuser le coup de ses mots. Son dos se voûta et il baissa légèrement la tête, le regard grave et triste dans ses yeux témoignant de la douleur et de la culpabilité qu'il ressentait.
« Est-ce que c'est bon ? Est-ce que tu as besoin que j'aille chercher quelque chose pour ça ? » lui demanda-t-il.
« C'est bon. J'ai tout arrangé, » dit-elle. Elle n'avait pas précisé que le processus pour soigner la blessure. Il n'avait pas besoin de savoir.
Il hocha la tête, mais n'était apparemment pas aussi apaisé par ses mots qu'elle l'aurait voulu. Elle était blessée, et bien qu'il ne l'ait pas physiquement blessée, il savait que s'il ne l'avait pas impliqué dans tout ça, elle ne serait pas là en face de lui, si forte mais si effrayée, son corps meurtri étant la simple évidence de toute la souffrance qu'elle avait enduré ce dernier mois.
« Michael, » commença-t-elle. Son regard quitta le sol, une moquette grise bon marché qui avait bien besoin d'un nettoyage - ou plutôt d'un remplacement, en fait- et croisa son regard. Sara savait que Michael se sentirait triste, coupable et bien d'autres émotions similaires, et c'était bien la raison pour laquelle elle ne lui avait rien dit au sujet de son bras. En sachant à quel Michael était préoccupé par les autres et qu'il était bien au-delà de l'empathie, il était important pour elle de le rassurer. « Je vais bien. Je te le promets. »
Il acquiesça. « D'accord. » Il n'était pas stupide ; il savait qu'elle essayait de soulager sa conscience. Et il l'aimait pour ça.
« Allons dormir, » dit-elle.
x x x
Michael pouvait dire que Sara avait des problèmes pour s'endormir, mais il pouvait aussi dire qu'elle ne voulait pas qu'il le sache. De temps à autre elle bougeait, comme si elle essayait de trouver une position plus confortable, et sa respiration ne s'apaisait pas. Michael l'avait remarqué car il ne dormait pas non plus. Un tas d'idées lui passaient par la tête - il était inquiet pour Lincoln, heureux que Sara soit avec lui, frustré qu'ils doivent encore courir et inquiet sur ce qu'ils devraient faire.
Il jeta un coup d'œil à Sara, allongée sur le côté, lui faisant face, les yeux fermés. Elle lâcha un soupir d'exaspération, frustrée de ne pas parvenir à s'endormir. Michael la contempla alors que son front se plissa, et elle posa sa main droite à plat sur le lit après avoir niché son oreiller un peu plus profondément au creux de son cou. Michael, presque instinctivement, tendit la main et prit celle de Sara dans la sienne, la tenant délicatement alors que leurs deux mains reposaient contre le matelas entre eux. Quelque peu surprise, Sara ouvrit les yeux. Lorsqu'elle s'aperçut que les doigts de Michael étaient entrelacés aux siens, un léger sourire apparut sur ses lèvres. Elle remarqua que Michael ne la regardait pas, mais que son regard était fixé sur leurs mains emmêlées. Puis, comme s'il sentait qu'elle le regardait, il tourna le regard vers elle.
« Tu n'arrives pas à dormir non plus ? » demanda Sara.
« Pas vraiment, » répondit Michael, quelque peu embarrassé de s'être fait surpris à prendre sa main dans la sienne. Ce n'est pas qu'il ne savait pas que cela arriverait, car il savait qu'elle était réveillée. « Je ne suis pas un très gros dormeur, » admit-il.
« Vraiment ? Il n'y a rien d'autre que je pouvais faire pendant mes jours de congés que dormir, » dit-elle, le regrettant aussitôt, pensant que cela semblait plutôt pathétique. Michael ne semblait pas partager cette idée, car il rit doucement.
« Tu prenais vraiment des jours de congés ?» la taquina-t-il, son visage semblant s'éclairer alors qu'ils commençaient à plaisanter. Sa question était pourtant sincère, car d'après ce qu'il savait, Sara était une accro au travail.
« Une ou deux fois, » dit-elle avec un petit rire. Elle détourna un moment le regard et son sourire s'évanouit, le silence s'installant entre eux étant clairement le signe qu'ils regrettaient le passé. Michael était silencieux, l'observant. Une chose que Sara aimait en Michael était qu'il la laissait être elle-même. Il avait déjà exprimé son affection pour elle – il n'y avait aucun doute là-dessus. Mais il ne l'étouffait pas. Il la laissait à ses silences pensifs, plus patient qu'aucune personne ne l'avait jamais été pour elle.
Mais en même temps, Sara n'aimait pas les longues périodes de silence. Juste des instants, peut-être. Pas plus que ça. Il y avait eu beaucoup trop de silence dans sa vie alors qu'elle grandissait, mis à part les accès de colère de sa mère ivre et les disputes de ses parents. Ce n'était pas qu'elle avait toujours eu besoin de parler à quelqu'un, Sara n'avait - même avant tout ça - jamais eu beaucoup d'amis. Mais elle aimait un certain nombre de sons, même s'ils ne lui servaient que de distractions. Son appartement était situé sur une route bruyante, et souvent elle avait ouvert la fenêtre pour écouter les passants. Des écolières discutant avec une agitation et une exubérance qu'elle avait souhaité posséder, des hommes d'affaires d'âge mur se pressant pour aller travailler. Elle aimait même le son des mères et de leurs bébés pleurant. Tout ce qui importait était que c'était des sons. Des bruits de la vie qui la distrayaient de la sienne.
Cette envie de s'échapper momentanément de sa vie avait instillé en Sara l'habitude d'aller au cinéma, seule et tard le soir après une longue journée de travail. Elle était toujours arrivée un peu après l'heure à laquelle le film devait commencer, pour manquer les bandes annonces juste avant. Ce n'était pas qu'elle n'aimait pas les regarder ou qu'elle soit mécontente d'en voir trop comme une véritable cinéphile. Elle détestait juste les moments de silences entre chaque bande annonce. Car lorsque le son à l'écran disparaissait, la distraction aussi. Et dans ces moments de silence, Sara remarquait le siège vide à côté d'elle.
La jeune femme fut tirée de ses réflexions nostalgiques par un bâillement, qu'elle étouffa avec sa main. « Désolée, » dit-elle, embarrassée.
« Non, ce n'est rien, tu devrais essayer de dormir, » répondit Michael.
« Toi aussi, » répliqua-t-elle.
Il acquiesça. « Bonne nuit Sara. » Il trouva cela ridiculement frivole de prononcer ces mots. Cela lui donnait de l'espoir pour le futur, et pour toutes ces nuits où il lui dirait bonsoir.
« Bonne nuit Michael, » répondit-elle en lui souriant avant de blottir sa tête au creux de l'oreiller et de fermer les yeux.
Xxx
Sara se réveilla le matin suivant pour trouver Michael assis à la petite table de la chambre. Ses yeux étaient baissés, fixant intensément la table blanche, comme s'il était perdu dans ses pensées. Sara ferma à nouveau brièvement les yeux, prenant quelques secondes pour sortir complètement du sommeil. Lorsqu'elle ouvrit les yeux pour la seconde fois, elle s'aperçut que Michael ne contemplait plus la table mais qu'il la regardait. Avait-il d'une certaine façon deviné qu'elle s'était réveillée ? Cette pensée agaça un peu Sara, d'une certaine manière. Complètement réveillée, elle s'assit et s'adossa au mur derrière le lit. Elle tira sur le bas de son jean qui remontait sur ses jambes. Dormir en denim n'avait pas été confortable.
« Salut, » dit-elle.
« Bonjour, » répondit Michael avec un sourire.
« Qu'est-ce qu'il se passe ? » demanda immédiatement Sara.
« Qu'est-ce que tu veux dire ? » interrogea le jeune homme, ne sachant pas vraiment pourquoi elle pensait que quelque chose n'allait pas.
« Tes yeux étaient quasiment en train de faire un trou dans cette table il y a encore une seconde, » dit-elle.
Michael sourit légèrement, comme pour se moquer de lui-même. « A quoi penses-tu ? »
Michael ouvrit la bouche pour lui donner une réponse évasive. C'était presque devenu une habitude. Mais il repensa ses mots. Elle avait le droit de savoir ce qui le rendait inquiet, car elle était impliquée là-dedans maintenant.
« Je suis juste inquiet à propos de Lincoln, » dit-il, sincère. Sara acquiesça et tordit le bord de son haut, autrefois blanc, aujourd'hui crème, autour de son index, alors qu'elle écoutait.
« Mais il va vers le Panama ? N'est-ce pas une bonne chose ? » Demanda Sara, se sentant légèrement stupide de ne pas avoir compris. Après tout, elle venait juste de se réveiller.
« C'est ce qui va se passer au Panama qui m'inquiète … » commença-t-il, mais avant que Sara ait pu dire quoi que ce soit, il continua. « J'avais tout planifié. Où nous devions aller, ce que nous devions faire, » dit Michael doucement. Il détestait rappeler à Sara que tout avait été planifié. Tout, excepté leur relation, bien sûr. Il ne voulait pas qu'elle remette cela en question. Alors, avant de continuer, il la regarda intensément, cherchant un quelconque signe de tristesse ou de trahison. Il fut agréablement surpris de ne trouver dans ses yeux bruns aucune de ces émotions. Ils étaient simplement fixés sur lui, inébranlables alors qu'elle se concentrait sur lui et l'écoutait. Il continua alors, « Mais Lincoln … il ne connaît pas les dernières étapes du plan. Celles qui concernent le Panama. Il ne possède pas tous les détails dont il a besoin une fois qu'il y sera. »
« Mais tu les as ? Les détails ? » Demanda-t-elle, confuse, peu sûre de ce qu'il entendait par détails, encore moins pourquoi Michael les avaient et pas Lincoln.
Michael soupira légèrement alors que les mots de la jeune femme lui firent prendre conscience de ce qu'il devait faire, ainsi que de ce qu'il avait jusque là échoué à faire. Ce n'était pas tant le fait qu'il avait délibérément fait des efforts pour ne pas lui révéler ce qu'à présent il devait lui dire, ou plutôt lui montrer. C'était simplement le fait que ça n'avait jamais été le bon moment, ou semblé être le bon. Mais maintenant ça l'était. C'était maintenant ou jamais.
Michael, doucement et avec une grâce qui faisait toujours manquer un battement au cœur de Sara, se leva et se dirigea vers le lit. Il s'y assit, se tournant pour faire face à la jeune femme.
« Sara, » commença-t-il avec quelque chose de triste dans la voix, et immédiatement il remarqua le changement dans les yeux de la jeune femme, où une lueur de nervosité et d'inquiétude s'y alluma. Elle savait que cela n'augurait rien de bon. L'entendre commencer une phrase par son nom, et le voir se rapprocher d'elle pour lui dire quelque chose, c'était comme s'il voulait lui éviter de tomber. « Je suis désolée de ne pas t'avoir montré et expliquer ça, jusqu'à aujourd'hui, » dit-il.
Alors il tendit la main droite pour remonter la manche gauche de son pull, qu'il releva jusqu'à son coude tout en se rapprochant et en pliant son bras pour en révéler le dessous. « Ici, » dit-il, effleurant de deux doigts le mot Allen, minutieusement gravé dans sa peau. Il rencontra son regard – impatient mais toujours inquiet, alors qu'elle attendait que tout cela prenne un sens – avant de continuer. « Cela fait référence à une Clé Allen. J'en ai fabriqué une à partir d'une vis d'un gradin de la prison. Le numéro de la vis, » dit-il alors qu'il fit courir ses doigts le long du numéro imprimé dans sa peau le long d'Allen. « Et la compagnie de plomberie qu'utilise Fox River, » continua-t-il, ses doigts montrant à présent le mot Schweitzer qui terminait cette partie du tatouage. « J'ai utilisé la vis pour dévisser l'évier dans ma cellule, pour que je puisse accéder aux catacombes de la prison. »
Il leva les yeux vers Sara lorsqu'il eu terminé, et laissa son bras retomber sur ses genoux. Il remarqua que Sara avait suivi des yeux son mouvement, et qu'elle était toujours focalisé sur sa peau tatouée. Ses yeux étaient grands ouverts, et elle semblait abasourdie par cette révélation. Et ce n'était pas fini. « Sara ? » fit Michael, inquiet.
« Je … » Elle ne savait pas quoi dire. « Ce n'est pas tout, si ? » demanda-t-elle, levant les yeux pour croiser ceux du jeune homme. « Ce n'est pas la seule partie qui signifie quelque chose ? » interrogea-t-elle, faisant référence au vaste tatouage qui couvrait son torse et ses bras.
« Non, » dit-il doucement. « Chaque partie signifie quelque chose. »
« Tout est lié à l'évasion ? » demanda-t-elle.
« Tout ce que ce que j'ai planifié pour après l'évasion, » expliqua-t-il.
Michael observa Sara, dont le visage était à présent marqué par l'inquiétude. Après quelques longues secondes, après avoir pris conscience de ce que les motifs d'encre compliqués signifiaient, elle parla. « Oh mon Dieu, » dit-elle avec un petit rire sourd et stupéfait et un hochement de tête, alors qu'elle porta sa main à son front. « J'était loin de me douter … »
« Je sais. J'aurais dû te le dire. »
« Je ne peux pas croire que je n'ai jamais soupçonné… » Sa voix se brisa alors qu'elle fixait les horribles motifs floraux du dessus de lit – des motifs insignifiants comparés à ceux qui se trouvaient sur le corps de l'homme assis en face d'elle. Elle était perdue dans ses pensées, se repassant le fil des événements et se demandant comment elle avait pu ne pas réaliser que le tatouage devait avoir un but précis.
« Les détails importants dont je devais me souvenir sont tous là. Mais aussi -» Il marqua prudemment une pause et Sara leva les yeux vers lui. Il prit cela comme un signal pour continuer « - les plans de Fox River. »
« C'est comme ça que tu as su pendant … » Le dernier mot – émeute – resta en suspens. Michael reprit la parole avant qu'elle ne termine sa phrase, sachant exactement de quoi elle parlait, ce qu'elle allait dire.
« Oui. »
Sara soupira longuement, le léger tremblement dans son soupir la prenant par surprise. Elle ne savait pas comment réagir. Elle se souvint de ce jour à l'infirmerie, lorsqu'elle lui avait parlé de son mensonge, pendant l'émeute …
« J'apprécie vraiment ce que vous avez fait pour moi, » dit-elle avec sincérité, pour le remercier de l'avoir aidée.
« Mais … » dit Michael, l'incitant à continuer. Il savait qu'elle avait quelque chose d'autre à dire, il pouvait le voir dans ses yeux.
« Mais vous m'avez dit que vous avez été dans les plafonds de la prison pour PI, mais PI n'a jamais été affecté là-bas, » dit-elle, prudente mais insistante, cherchant désespérément de la clarté et de la vérité.
« Nous avons fini, n'est-ce pas ? » dit-il abruptement. En un instant, Sara se heurta à un mur, elle qui cherchait simplement à connaître la vérité à propos de Michael Scofield. Il ne lui dirait rien, Sara le savait, et pourtant elle essaya encore.
« Michael, ne soyez pas comme ça, je veux juste des réponses. »
A présent, des mois après, elle les avaient. Mais quelque part, elle ne sentait pas soulagée. Ce n'était pas qu'elle était en colère contre Michael. Non. Elle était en colère contre la façon dont il lui avouait les choses, certes un peu tard, lui faisant prendre conscience qu'il renfermait beaucoup de choses – pas seulement sur l'évasion mais sur lui-même – et qu'elle ne savait pas. Oui, le tatouage faisait partie de l'évasion. Mais c'était aussi une partie de lui. Et pourtant elle n'en connaissait pas grand-chose, excepté ce qui avait été directement visible dans les rares moments où elle l'avait aperçu.
Sara pensa à la façon – presque sans se poser de questions – dont elle avait tout sacrifié pour lui et laisser l'équilibre fragile de sa vie basculer. Et pourtant, la seule personne pour laquelle elle avait fait ça, ou plutôt à cause de laquelle elle l'avait fait, n'était encore en bien des façons un étranger total.
