Vila vila… tout le monde l'attendait… le premier chapitre de ma véritable fic XD

Je tiens à préciser que j'axe sciemment ma fic sur les sentiments et les pensées des personnages… donc ça peut ne pas plaire à certains !! En tout cas, j'espère que vous aimerez… et, bien sur, les reviews sont les bienvenues XD

Bonne lecture !!


Dès qu'ils avaient franchi le portail entre Narnia et leur monde, les quatre Pevensie avaient senti que rien ne serais plus comme avant. Peter et Susan ne pourraient plus revenir à Narnia alors que Lucy et Edmund était supposés pouvoir y retourner un jour. Lucy espérait intérieurement que sa grande sœur ne lui en voudrait pas de pouvoir retourner à Narnia, d'avoir peut être la possibilité de revoir Caspian. Mais Susan n'en voulait à personne, pas même à Aslan ; elle s'en voulait à elle-même de ne pas avoir avoué ses sentiments plus tôt au jeune prince et de ne pas avoir passé plus de temps avec lui. Savoir qu'elle ne le reverrait plus l'emplissait de tristesse et lui donnait envi d'oublier… d'oublier Caspian, d'oublier Narnia et d'oublier sa peine. Mais elle ne pouvait s'y résoudre, elle n'arrivait pas à ne pas penser à Caspian. Il hantait constamment ses nuits, ses journées mais penser à lui, lui faisait mal, énormément mal.

Peter avait compris les sentiments qui enserraient sa sœur et il essayait en vain de lui faire penser à autre chose, de lui remonter le moral. Extérieurement, Susan allait plutôt bien, leurs parents ne lui avaient jamais posé de question sur son comportement et il leur semblait que leur fille était plus adulte. Mas intérieurement, la jeune fille était complètement brisée et cela, ses frères et sœur le sentait.

Lucy l'entendait pleurer la nuit sans pouvoir rien faire, si bien qu'elle se mettait à pleurer elle aussi. Edmund grandissait de plus en plus et veillait sur sa grande sœur aussi bien que Peter l'avait fait pour lui. Mais aucunes de leurs attentions n'y faisait. Susan restait cloitrée dans sa détresse et sa peine. Elle ne parlait presque plus, ne mangeait plus beaucoup, son travail à l'école en pâtissait et ses parents commencèrent à s'inquiéter pour elle.

Ils interrogèrent d'abord Peter qui ne put se résoudre à leur parler de Narnia ou de quoi que se soit d'autre et affirma que sa sœur n'avait rien de spécial. Ils n'auraient surement pas compris que leur belle Susan se morfonde à cause d'un garçon d'un autre monde dans lequel elle ne pourrait plus retourner.

Quand à Susan, elle s'éloignait de plus en plus des autres. D'abord de ses amies à l'école : elle ne leur parlait presque plus, puis de ses frères et sœur. Elle s'enfermait dans une solitude qui semblait la rendre presque inhumaine.

Peter avait tenté de lui parler, de lui faire entendre raison mais la jeune fille lui avait affirmé que tout allait bien. Ils s'étaient alors disputés, Peter mettant en évidence ce qu'elle était en train de devenir et le fait qu'elle s'éloignait de tous ceux qu'elle aimait et Susan avait fini par éclater en sanglots, lui avouant qu'elle ne parvenait pas, même en essayant de toutes ses forces, à oublier le jeune roi de Narnia. Il avait été ému par son chagrin et s'était promis de tout faire pour que sa sœur redevienne celle qu'elle était avant et soit heureuse. Mais le seul moyen était de retourner à Narnia, mais cela leur était impossible.

Pourquoi ce monde si splendide qui leur avait tant apporté auparavant, devait maintenant être la source d'une douleur si intense?

Alors qu'Edmund aidait leur mère à préparer le dîner, Peter avait parlé avec Lucy, qu'il avait désormais appris à écouter, de leur sœur. Ils en étaient arrivé au même raisonnement : la seule façon pour Susan d'être heureuse était de retourner à Narnia… d'où le problème qui se présentait à eux.

- Il y aurait peut être un moyen…, murmura soudainement Lucy.

- Lequel ? lui demanda précipitamment Peter.

- Eh bien… Aslan a dit que vous ne pourriez pas retourner à Narnia, Susan et toi, mais…

- Oui, je sais ça Lucy, c'est bien le problème.

- Laisse-moi finir Peter ! Je disais donc… Aslan a dit que vous ne pourriez pas retourner à Narnia mais la dernière fois nous n'y somme pas retourné de notre plein grès, tu es d'accord ?

- Oui, Caspian nous a appelés… mais en quoi cela nous aide-t-il, Lucy ?

- Eh bien… je ne sais pas trop, mais imaginons que nous y retournions par nous même. Je veux dire, que nous décidions d'y retourner… est-ce que cela ferait une différence ?

- Mais comment ? demanda Peter, désemparé, la seule façon de nous rappeler à Narnia est la corne de Susan mais …

- Non, le coupa Lucy, tu ne comprends pas ! Je voulais dire, si nous y allions sans avoir été rappelé…de notre plein grès.

- Tu veux dire…

- Oui… l'armoire ! C'est une porte, un passage. Il suffit juste d'y entrer et de marcher vers le fond, il n'y a aucun besoin que quelqu'un nous rappelle… tu ne crois pas ? fit Lucy, pleine d'espoir.

- Je ne sais pas, avoua Peter, si Aslan a dit que nous ne pourrions y retourner, c'était surement pour une bonne raison non ?

- Peut être était-ce seulement pour nous tester.

- Comment ça ?

- Eh bien… peut être voulait-il voir à quel point nous tenions à Narnia, à quel point nous essaierions d'y retourner. C'est peut être vrai pour toi et Susan… mais rien ne nous empêche d'essayer.

- Tu n'a peut être pas tord, nous en parlerons avec Edmund, trancha Peter, mais je ne voudrais pas donner de faux espoirs à Susan.

- Aucun risque si on ne lui dit rien pour le moment, sourit Lucy.

En quelques semaines, Peter, Edmund et Lucy avaient énormément grandis. Lucy était devenue moins naïve et son don pour deviner les sentiments des autres était à son apogée. Peter, quand à lui, avait appris à écouter ses cadets : Edmund n'avait-il pas été sacré Roi Edmund le Juste ? Et Lucy n'avait-elle pas fait ses preuves ? Il était désormais plus ouvert et prenait plus rarement de décisions sans en référer au moins à Edmund. Celui-ci avait aussi beaucoup murit en voyant sa grande sœur si pleine de désespoir et il n'était plus le petit garçon qui avait succombé à la sorcière blanche par cupidité.

Le soir venu, Peter et Lucy firent part à Edmund de leur idée.

- Ça peut marcher, en effet, mais encore faudrait-il savoir si le professeur Kirke possède encore cette armoire, avait dit Edmund.

- On pourrait peut être lui écrire pour le lui demander ? proposa Lucy.

- Non, la meilleure chose à faire, c'est d'y aller, et d'essayer ! Trancha Peter.

- Mais si on fait ça, Susan se doutera de quelque chose et…

- Sauf si on lui dit juste qu'on voudrait aller rendre visite à note vieux professeur, Lucy, proposa Edmund.

- Elle n'est pas bête vous savez, s'indigna Lucy, elle est peut être triste, mais elle n'est pas idiote.

- Alors nous devrons nous montrer convainquant, dit Peter, et nous devrons demander aux parents, de toute façon.

Le lendemain matin, Peter expliqua à ses parents à quel point Edmund Lucy et lui aimerait revoir le professeur Kirke qui les avait hébergés pendant les bombardements de Londres. Il utilisa toute la ruse dont il était capable, aidé par la naïveté feinte de Lucy, pour parvenir à arracher un « d'accord » de ses parents. D'un commun accord, ce fut Lucy qui se chargea d'avertir Susan qu'ils contaient rendre visite au professeur Kirke. Elle rentra dans leur chambre en souriant et en l'informant que leurs parents étaient d'accord. Susan ne se douta de rien, ayant peut être oublié l'armoire qui les avait amené à Narnia la première fois, et accepta de les accompagner avec un engouement modéré.

Après avoir rapidement fait leurs affaires, ils prirent le train le lendemain dans la matinée et arrivèrent chez le professeur en début d'après midi. Peter et Lucy ne cessaient de lancer des coups d'œil à Susan pour voir sa réaction mais celle-ci suivait lentement ses frères et sœur jusqu'à la grande maison. Ils frappèrent à la porte et Mrs. Macready leur ouvrit. Elle fut d'abord surprise de les voir devant chez elle, puis elle leur sourit et les invita à entrer.

Elle s'était habitué à ces enfants durant les quelques temps qu'ils avaient passés dans cette maison. Elle devait reconnaître qu'il y avait bien plus d'ambiance lorsqu'ils étaient là que lorsqu'ils étaient absents.

- Le professeur Kirke est occupé pour le moment… si c'est lui que vous venez voir, les informa-t-elle.

- Pouvons-nous faire un tour dans la maison en attendant ? demanda Lucy avec une note d'espoir dans la voix.

- Oui, mais pas de bruit, les avertir Mrs. Macready avec un imperceptible sourire.

- Oh, merci ! répondit Lucy avec un grand sourire.

Et elle s'élança dans les escaliers, suivie d'Edmund et de Peter. Mais Susan ne les avait pas suivit. Peter s'arrêta soudainement et regarda sa sœur en bas des escaliers.

- Et bien, Susan, tu ne viens pas, lui demanda-t-il en souriant, cette maison ne te rappelle-t-elle pas de bons souvenirs ?

- Si, mais…

- Alors, viens, la coupa Lucy.

Et Susan monta les escaliers avec eux. Lucy se rappelait exactement ou était la pièce qui contenait l'armoire et elle s'y rendit directement, suivie de ses frères et sœur.

Lorsqu'elle vit sa petite sœur ouvrit la porte de la pièce, le cœur de Susan se serra. Qu'essayait-elle de faire ? Mais Peter et Edmund de firent aucun commentaires et suivirent Lucy dans la chambre. Susan resta sur le pas de la porte, regardant sa sœur ouvrit la porte de l'armoire à cause de laquelle elle souffrait tant.

- Lucy, qu'est-ce que tu…

- Eh bien, Susan, viens, répondit Lucy, comme si rien n'allait de travers.

- Mais, Peter… tu sais bien que…

- Viens Susan, la coupa Peter en tendant sa main vers sa sœur.

Celle-ci, comme envoutée, ferma la chambre et avança vers son frère. Elle ne pouvait croire ce qu'ils étaient en train de faire. Pourquoi voulaient-ils retourner dans cette armoire alors qu'Aslan leur avait dit qu'ils ne pourraient y retourner ? Pourquoi lui donner tant d'espoir pour ensuite, les voir détruits ? Elle s'arrêta en face de l'armoire et jeta un regard à ses frères et sœur. Ils attendaient tous un geste de sa part, ils la regardaient mais elle ne put se décider à entrer dans l'armoire. Tout cela paraissait si réel, et pourtant si irréel.

- Pourquoi ? demanda-t-elle soudainement à ses frères et sœur.

- Nous voulons que tu sois heureuse Susan, lui répondit Peter avec un doux sourire.

- Et la seule manière que tu le sois et d'entrer dans cette armoire, renchérit Lucy.

- Mais vous savez bien ce qu'Aslan a dit, protesta Susan, vous le savez, alors pourquoi me faites-vous cela ?

- Parce que, si nous ne tentons rien, tu va te détruire Susan, retentit la voix mure d'Edmund.

Susan lui lança un regard surpris et prit la main que Peter lui tendait à nouveau. Et ensemble, ils franchirent la porte de l'armoire.

La porte de la chambre s'ouvrit tout à coup et les quatre Pevensie se retournèrent en sursautant.

- Eh bien mes enfants, gronda la voix grave du professeur Kirke, vous contiez partir sans me dire au revoir ?

Les quatre frères et sœurs se regardèrent un instant, surpris par l'apparition soudaine du vieil homme.

- Nous… nous pouvons partir ? demanda Lucy

- Bien entendu, vous le pouvez, si vous le décidez.

- Mais Aslan a dit…

- Aslan… Aslan, oubliez un peu ce vieux Lion, sourit le vieux professeur, je suis sur qu'il sera ravi de vous revoir à Narnia.

- Vous lui avez parlé ? demanda Lucy avec un grand sourire.

- Il m'a parlé en rêve oui. Et je dois vous avertir, mes enfants, si vous décidez de partir aujourd'hui, vous ne pourrez plus revenir ici.

Cet état de fait leur fit l'effet d'un coup de poignard. Ils y avaient pensé, bien entendu, mais inconsciemment peut être. Aucun d'eux n'avaient réellement pensé que retourner à Narnia revenait à quitter leur monde, leur pays, leur famille.

Lucy fut la plus affectée : elle fondit en larmes et Peter la prit contre elle.

- Nous ne pouvons pas abandonner nos parents, fit la voix douce de Susan.

Cette phrase fit reprendre ses esprits à Lucy, qui se dégagea des bras de Peter et alla se planter devant sa grande sœur.

- Non, nous ne pouvons pas Susan. Mais nous ne pouvons pas te laisser te morfondre comme tu le fait depuis notre retour.

Lucy avait un ton sans répliques et Susan ne se hasarda pas à lui répondre, si bien qu'elle continua :

- Nous avons fait un choix Peter, Edmund et moi, c'est à toi de faire le tiens.

- Je…, essaya Susan.

- Ne t'en fait pas pour nous Susan, nous serons heureux là ou tu le seras, lui dit Edmund avec un doux sourire.

Susan lui sourit en retour et regarda Peter et Lucy. Elle avait fait son choix. Elle tourna son regard vers le vieux professeur et lui sourit :

- Vous pourrez leur dire que nous allons bien ? Que nous sommes heureux ?

- Bien entendu, ma chère Susan, répondit le professeur Kirke.

Susan sourit, son cœur semblait tout à tout coup plus léger. Elle prit la main de sa petite sœur et celle de Peter, tandis qu'Edmund attrapait la main de Lucy et ils franchirent enfin l'armoire. Ils durent trouver leur chemin à travers les manteaux de fourrures et finirent par tomber la tête la première dans l'herbe verte.

Ils étaient de retour.


Le prochain chapitre très bientôt… c'est promis !!

Bisoux, Hell.