New chapter… deux jours d'attente, ça va ? XD
En espérant que ça va vous plaire, bonne lecture !!
Suite au couronnement du jeune roi Caspian, le pays de Narnia devint plus prospère que jamais. Peut être pas autant que durant l'âge d'or de Narnia, car de nombreux conflits préexistaient entre les Narniens et les Telmarins, mais Caspian tentait de résoudre toutes les querelles avec douceur, justice et fermeté. Nombreux étaient ceux qui disaient que le jeune roi était l'héritier des rois et des reines d'antan. Mais malgré ce succès, le jeune roi ne pouvait chasser la douleur de son cœur.
Depuis près de trois mois, il avait tenté d'oublier son amour pour la reine Susan mais rien n'y faisait, il ne pouvait l'oublier. Et cela lui faisait d'autant plus mal qu'il savait qu'il ne la reverrait plus. Son conseiller, le professeur Cornelius, lui avait conseillé de choisir une reine parmi les jeunes nobles telmarines mais Caspian avait d'autres soucis et ne voulait pas penser à se marier pour le moment. Néanmoins, beaucoup de noble familles telmarines attendaient avec impatience que le roi se choisissent une épouse et nombreux étaient les pères qui envoyaient leurs filles à la cour en leur demandant d'essayer de séduire le roi. Parmi elles, se trouvait la belle Adria, fille d'un riche et digne seigneur telmarin qui n'avait pas accepté la dictature indirecte du roi Miraz. Il avait été heureux que Caspian devienne roi, peut être inconsciemment parce qu'il avait été proche de son père et qu'il espérait être récompensé. Depuis des mois, la jeune Adria écoutait son père lui promettre le royaume de Narnia et la gloire si elle devenait reine. Elle s'était alors rapprochée de Caspian, comme beaucoup d'autres jeunes filles, et il lui semblait que son charme faisait de l'effet au jeune roi. En réalité, elle était vraiment tombée amoureuse de Caspian, mais peut être aussi par ambition, elle se voyait bien reine de Narnia à ses cotés. Mais Adria n'ignorait pas les sentiments que le roi avait éprouvé pour la reine Susan : tout le monde avait pu voir leur baiser avant qu'elle et ses frères et sœur ne repartent chez eux, et elle devait avouer que la reine Susan la Douce était bien plus belle que toutes les femmes de ce pays. Cela la rendait jalouse mais elle espérait que Caspian l'oublierait rapidement puisque, comme tout le monde l'avait entendu, elle ne pourrait plus revenir à Narnia.
Caspian, lui, savait qu'il était la cible de nombreuses jeunes filles et cela le mettait mal à l'aise car il ne parvenait pas à oublier Susan alors qu'il le devrait. Il essayait d'éviter au maximum les endroits du château fréquentés et passait beaucoup de temps avec son ancien professeur, les centaures, Reepicheep ou Trompillon. Celui-ci comprenait la douleur du roi, car il lui avait été difficile de voir partir la jeune Lucy et, de temps en temps, ils restaient ensembles sans parler, juste à écouter la mélodie de Narnia en se souvenant des moments passés avec les êtres aimés.
Lorsque Glenstorm arriva au galop vers lui, il était précisément en train de repenser à Susan, Trompillon à ses cotés.
- Votre Majesté ! Gronda la voix grave du centaure, les aigles nous ont rapporté que des visiteurs se dirigeaient vers le château.
- Des visiteurs ? demanda Caspian, curieux, qui cela peut-il être ?
- Je n'en sais rien votre Majesté, mais ils seraient accompagnés par certains de mes soldats.
- Accompagnés ? Vous voulez dire… que vos soldats les escortent ?
- Non, votre Majesté, répondit Glenstorm, mes soldats leurs servent en quelque sorte de monture.
- De monture ? S'étonna Caspian, des centaures se laissant monté par des humains ? Il n'y a que…
Et soudain, une pensée germa dans son esprit. Etait-il possible qu'ils… Non, bien sur que non, Aslan l'avait dit, ils ne reviendraient que lorsque Narnia auraient besoin d'eux. Mais alors, qui était ces visiteurs montant des centaures ?
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A peine étaient-ils arrivés de l'autre coté de l'armoire que Lucy s'élança dans l'herbe en riant. Edmund et Peter la rejoignirent rapidement mais Susan ne pouvait croire ce qu'elle voyait. Ces arbres, ce lampadaire, le chemin… tout lui rappelait Narnia… mais ils étaient de retour à Narnia. Comment cela était-il possible ? Soudain, son cœur se mit à battre plus fort… elle allait pouvoir revoir Caspian, lui parler, le serrer dans ses bras, l'embrasser !
Mais combien de temps s'était-il écoulé depuis leur départ ? Quelques jours ? Des mois ? Des années ? Peut être était-il mort ? Cette pensée lui déchira le cœur mais elle reprit ses esprits et rejoignit ses frères et sœur en courant. Ils empruntèrent le chemin qu'ils avaient pris la première fois et débouchèrent sur un petit village de faunes. Les créatures mis homme mis chèvres furent surpris en apercevant quatre enfants habillés étrangement arriver ainsi dans leur village.
Lucy était émerveillée. Ainsi les faunes vivaient désormais en société et non plus terrés dans la roche, le règne de Caspian avait fait du bien à ce pays visiblement. Celui qui semblait être le chef du village s'avança vers eux :
- Qui êtes-vous, étrangers ? leur demanda-t-il poliment.
Peter pris la parole mais se présenta simplement :
- Je suis Peter, voici Susan, Edmund et Lucy. Nous voudrions rejoindre le château du roi Caspian X.
Le faune acquiesça. Caspian n'était donc pas mort, c'était bon signe. Puis, se souvenant du but de leur retour à Narnia, Peter demanda :
- S'il vous plait… combien de temps s'est-il écoulé depuis le couronnement du roi Caspian X ?
- Oh, cela fait bien trois mois maintenant.
Le cœur de Susan se desserra, elle pourrait donc le revoir. Cette nouvelle lui redonna le sourire qui avait tant manqué à ses frères et sœur et elle les enlaça tour à tour en les remerciant. Peter sourit, heureux d'avoir redonné vit à sa sœur.
Les faunes, eux, paraissaient désemparés. Qui étaient ces enfants qui portaient les mêmes noms que les rois et reines de jadis et qui étaient si heureux d'apprendre que seulement trois mois s'étaient écoulés depuis le couronnement du grand roi ?
- Oh, mais, c'est vous ? fit soudain une voix que tous reconnurent.
- Chasseur de Truffe ! s'écria Lucy en le prenant dans ses bras. Vous m'avez manqué !
- Vous aussi, chère enfant. Mais je crois que plus d'une personne seront heureuses de vous revoir, sourit-il en regardant tour à tour Susan et Lucy.
- Oh, mon cher Trompillon, et Reepicheep… comme j'ai hâte de les revoir.
- Mais vous êtes bien loin du château, vos Majestés, les informa le blaireau.
- Vos Majestés ? S'étonna le faune.
- Bien sur ! Qui pensiez vous qu'ils étaient ? Ce sont les rois et reine d'autrefois : Le Haut roi Peter le Magnifique, la reine Susan la Douce, le roi Edmund le Juste et la reine Lucy la Vaillante.
- Oh, pardonnez-moi, vos Majestés, s'excusa le faune en s'inclinant maladroitement.
- Ce n'est pas grave, sourit Lucy, mais savez-vous comment nous pourrions nous rendre le plus vite possible au château ?
- Je crois que nous pouvons vous y aider, Majesté, dit une voix grave, semblable à celle de Glenstorm que Peter n'avait plus entendu depuis quelques semaines.
- Vous pourriez ? demanda Peter en s'inclinant légèrement devant le centaure.
- Bien entendu, Majesté, trois de mes compagnons et moi-même pouvons vous servir de monture pour parcourir la distance qui nous sépare du palais.
- Vous feriez ça ? demanda Edmund, plein de gratitude.
- Oui, Majesté, s'inclina le centaure.
Nos quatre rois et reines montèrent alors sur les centaures et partirent en direction du château. Il leur fallut trois jours de chevauchée pour arriver en vue de Beruna, les quatre frères et sœur ayant insistés auprès des centaures pour se reposer un minimum.
- Nous y serons demain, les informa le centaure, les aigles ont du prévenir le roi de notre arrivée.
- C'est une bonne chose, murmura Peter, au moins il saura que nous sommes des amis.
- J'ai hâte d'y être ! s'écria Lucy, plein d'excitation.
Susan resta silencieuse. Elle repensait à Caspian. Le fait de savoir qu'elle pouvait le revoir lui permettait de penser à lui sans souffrir. Mais, peut être l'avait-il oublié ? Peut être était-il marié, depuis ?
Edmund ayant senti la détresse de sa sœur, il posa sa main sur son épaule et lui chuchota :
- Ne t'en fait pas Su, tout va bien se passer ! Caspian ne peut pas t'avoir oublié !
Susan lui sourit et ils s'endormirent à la lueur du feu et de la lune.
Le lendemain matin les centaures reprirent leur course, montés par les enfants Pevensie, et arrivèrent en vu du château au bout de trois heures.
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De son coté, Caspian attendait impatiemment l'arrivée des étrangers qui montaient des centaures. Au fond de lui, il espérait… il espérait que ce soient eux… mais il savait qu'il devrait se défaire de cet espoir avant d'être déçu.
Il se tenait sur le haut des remparts du château, la jeune Adria à ses cotés. Il devait admettre qu'elle était belle, très belle même, mais surement pas autant que Susan. Peut être parviendrait-il à l'aimer si il arrivait à oublier Susan. Mais, pour le moment, son cœur était toujours déchiré par l'espoir de la revoir. La jeune femme ne cessait de le regardait, ce qui le mettait assez mal à l'aise et il fut soulagé lorsque Glenstorm arriva pour lui annoncer l'arrivée imminente des visiteurs.
- Quels visiteurs, monseigneur ? lui demanda alors Adria.
- Je ne sais pas, lui répondit Caspian.
Il avait baissé les yeux vers elle et la jeune femme se sentit fondre sous ses magnifiques yeux noirs. Mais le roi détourna le regard et suivit Glenstorm à travers le château jusqu'à la grande cours intérieure ou avait eu lieu une terrible bataille quelques mois auparavant. A peine étaient-ils arrivés que quatre centaures passaient la herse, montés par des humains vêtus étrangement. Caspian ne les reconnu pas tout de suite mais lorsque le premier des humains descendit, il reconnu les cheveux blonds et le regard du Haut Roi Peter.
Une vague de bonheur le submergea. Si Peter était ici, cela voulait dire que Susan aussi. Il reconnu alors les quatre étrangers : Peter, Susan, Edmund et Lucy. Son regard s'attarda sur Susan : même habillée de vêtements qu'il ne connaissait pas, la jeune fille était toujours aussi belle et gracieuse. Il n'arrivait pas à le croire… elle était là, devant lui, comme si rien ne s'était passé, comme si elle n'était pas partie en lui affirmant de ne jamais pourvoir revenir.
Susan, elle, était comme dans un rêve. Depuis son départ de Narnia, des semaines plus tôt, elle avait rêvé de ce moment, tout en sachant qu'il n'arriverait jamais. Et maintenant, il se tenait devant elle, l'invitant inconsciemment à se jeter dans ses bras. Et c'est ce qu'elle fit. La distance entre eux n'était pas très grande, mais elle courut vers Caspian, sous les regards attendris de ses frères et sœur, et se jeta dans ses bras. Celui-ci, se remettant de sa surprise, l'enlaça avec plus de fermeté et enfouit son visage dans ses cheveux. Ils restèrent quelques instants ainsi, sentant le parfum de chacun et espérant que rien de troublerait ce moment.
- Tu m'as tant manqué, murmura Susan de sorte que lui seul ne puisse l'entendre.
- Tu m'as manqué aussi, lui répondit-il en la serrant plus fortement contre lui.
Le vouvoiement qu'ils avaient coutume d'utiliser lorsqu'ils se parlaient s'était instinctivement envolé lorsqu'ils s'étaient retrouvés. Ils se séparèrent finalement avec regret et se regardèrent dans les yeux. Le cœur de Susan se mit à battre de plus en plus fort tandis qu'elle se perdait dans ses beaux yeux noirs et Caspian ne pouvait se détacher de ses yeux bleus. Attiré par une soudaine force invisible, il passa une main derrière son cou et l'embrassa doucement. Susan se sentit fondre sous son baiser, elle entoura ses mains autour de son cou et l'embrassa passionnément. Caspian resserra son étreinte autour d'elle, comme si elle allait disparaitre et ils s'embrassèrent jusqu'à ce que l'air leur manque.
Adria, quant à elle, sentit son cœur se briser. Elle avait suivit le roi jusqu'à la cour intérieure et avait vu cette fille se jeter dans ses bras. Et elle avait comprit : ainsi, la reine Susan était revenue et Caspian l'aimait toujours. Une profonde tristesse, mais aussi une grande colère envers la jeune reine s'insinua en elle et elle partit en courant dans ses quartiers. Mais ni Caspian ni Susan ne remarquèrent la jeune femme… seule Lucy avait pu lire la haine dans ses yeux lorsqu'elle avait regardé sa sœur, et cela lui avait fait peur.
Mais l'heure n'était pas à la douleur et à la peur, mais bien à la joie et aux retrouvailles.
Ca vous a plu ? XD Vive les reviews !!
Juste pour info… le prénom d'Adria est emprunté à Stargate… je trouvais que ça rendait bien dans Narnia !!
Vila, bisoux. Hell.
