- Comment va Draco ?

- Il se bat bien... contre un mangemort...

- Et Ron ?? Et Harry ??

- Harry est encore contre Voldemort... Je... j'ai perdu Ron des yeux...

Elle sentit Hermione se contracter et lui passa la main dans les cheveux. En fait Ginny ne quittait Harry des yeux que lorsque c'était necessaire. La peur étreignait son ventre, ensserait son coeur. Elle sursauta lorsqu'elle le vit s'effondrer par terre. Il semblait inconscient. Tous ces sorts l'épuisaient. Elle cria son nom, comme si cela pourrait lui venir en aide, lui donner la force de se relever...

Elle vit Draco courir dans leur direction, et se dresser entre Voldemort et le jeune Potter. Draco repoussa ainsi un premier sort, mais déjà un deuxième fonça vers lui, et il ne put l'éviter. Le sort allait le frapper de plein fouet, mais une sorte de bouclier se dressa devant Malfoy junior. Les trois hommes ( ou presqu'homme ) eurent un instant de surprise. Harry profita de cet instant pour jetter le sortilège de mort à Voldemort. Comme au ralentis, le sort le percuta de plein fouet, et Voldemort s'effondra tandis qu'une gigantesque explosion souffla sur toute la salle.

Ginny se baissa un peu plus, protégeant du mieux qu'elle le put Hermione.

Cette fois, tout le monde tomba à terre, les plus exposés reçurent des projectiles. Puis le silence se fit.

Silence où tous prenaient conscience que l'horreur venait de mourir sous leurs yeux.

Puis des cris de joie s'élevèrent dans les airs. Harry reprit conscience et saisit la main que Draco, blessé lui tendait. Il comprit dans le regard du blond que quelque chose n'allait pas, alors, d'une même voix, ils appelèrent leur petite amie respective.

Draco l'emmena près de la statue, mais elles n'y étaient plus. La panique commença à les saisir. Draco jetait des coups d'oeil inquiet autour de lui. Et puis, il aperçut non loin de lui une main, elle seule sortait de la cape, et semblait démabrée du reste du corps. Pourtant, il courut dans leur direction et retira la cape d'invisibilité. Harry courut rejoindre Ginny et vit le même désolement que Draco. Ginny était parsemée de sanglots la tête appuyée contre celle d'Hermione, les yeux fermé, le visage en sang.

- Elle est juste endormie, hein Harry ??

Le survivant s'agenouilla auprès de sa rousse et la serra contre lui, lui aussi pleurant. Draco n'en revenait pas. Elle ne pouvait pas partir. Il posa sa tête contre son coeur, et le sentit battre contre son oreille. Il soupira de soulagement

- Elle est vivante...

- Quoi ? Demanda Harry qui n'avait pas entendu ce qu'il avait dit tellement il avait parlé peu fort.

- Elle est vivante !! S'écria alors Draco.

Il se releva et la prit dans ses bras.

- Où est pomfresh ??

Harry à son tour tenta de se relever, mais il fut prit d'un vertige. Le choc, se dit il.

Draco parcourut tout le château, Hermione dans ses bras, lui murmurant de ne surtout pas mourir.

Il arriva enfin auprès de madame Pomfresh qui s'occupa tout de suite d'elle, lui prodigant les premiers soins.

Harry, lui, s'appuyait sur Ginny pour marcher. Ils ne se parlaient pas, non, ils faisaient leur deuil...

Ginny sentait que Harry faiblissait, si bien qu'ils durent s'arrêter et Harry s'appuya contre le mur.

Elle s'accroupit à sa hauteur. Il était plus pâle que jamais, les yeux rouges et gonflés.

- Ca va ? S'inquiéta t-elle.

Pour toute réponse, il lui caressa la joue tendrement. Il tenta de se relever et ensemble, ils arrivèrent à l'infirmerie.

Hermione était sur un lit, d'un blanc imaculé, Draco à son chevet, lui tenant la main. Il avait l'air d'être très mal. Tout le monde était mal d'ailleur. Ginny s'approcha de lui, ayant laissé Harry aux bon soin de l'infirmière.

- Heu... Mal... Draco... Va te reposer un peu.

- C'est gentil, mais je préfère rester avec elle.

- Elle ne s'envolera pas tu sais...

Elle vit un infime sourire se dessiner sur les lèvres du blond. Elle s'approcha timidement et se décida à lui avouer :

- Je dois te remercier... Pour tout à l'heure. Sans toi, je ne sais pas ce qu'il me serait arrivé.

- T'en fait pas.

Il sourit. Un vrai sourire.

- Allez, va dormir un peu, elle ne se réveillera pas tout de suite.

- Tu as sûrement raison.

Ginny soupira. Biensûr qu'Hermione allait se réveiller, mais ce ne serait probablement pas tout de suite.

Harry revint la voir. Ginny était stressée, aussi, il lui prit timidement la main. Au bout d'un long moment de silence géné, il lui avoua enfin :

- J'ai eut peur pour toi, tu sais.

Elle sourit :

- Je n'aurais pas dût venir, ça t'a déconcentré, tu aurait pu mourir.

- Peu importait, quitte à mourir, j'aurais préféré que ce soit en te regardant.

Elle se tourna si brusquement vers lui qu'elle sentit son cou craquer.

- Et puis, il paraît que tu as fait tout de même beaucoup... Sans toi, je n'ose imaginer ce qu'il serait arriver à certain d'entre nous.

Elle soupira

- J'aurais aimé être d'une plus grande aide...

- Tu n'aurais rien put faire pour Hermione. C'est pas ta faute.

- Je sais, je sais...

Elle regardait à présent Hermione. Elle sentit alors une caresse délicate sur sa joue. Elle sourit alors en soupirant d'aise. Elle tourna la tête vers l'auteur de cette caresse qui la regardait tendrement. Doucement, leur visage s'approchèrent l'un de l'autre. Leurs lèvres s'effleurèrent ; mais elle le sentit s'éloigner. Frustrée, elle rouvrit les yeux, prête à bondir de colère, mais au lieu de cela, elle vit Harry s'affaiser lentement et glisser de sa chaise pour tomber par terre. Elle poussa un cri d'horreur et s'assit à côté de lui, lui ramenant la tête sur ses genoux. Elle appela à l'aide, tout en caressant la chevelure brune du garçon.

- Je me sent mal...

Il ne put dire autre chose, qu'il s'évanouit dans les bras de celle qu'il aimait.

Pompom arriva peu de temps après, alerté par les pleurs de la jeune fille. Elle plaça Harry sur un lit et s'affaira à lui faire des examins.

La journée passa ainsi, le contre coup de la guerre s'imiçant partout, emportant avec lui des âmes qui s'étaient battues pour la paix. Draco revint le soir près de sa chère et tendre. Il la trouva dans le même état que lorsqu'il l'avait quitté. Ginny le rejoint peu de temps après, et elle se laissa bercé par les paroles rassurantes de Draco. Certes, il était peu habitué à se laisser aller à des caresses, mais il lui devait bien cela. Et puis, il aimait bien Ginny. Pomfresh vint les voire :

- Miss Granger devrait se reveiller dans peu de temps. Sa perte de vue est dût à un ématome près du cerveau, il appuie contre la zone de vue. Lorsqu'il se résorbera, elle devrait aller mieux. Quant à monsieur Potter, il semblerait qu'il ait subit un maléfice. Une sorte de poison qu'il aurait avalé. Je ne peut pas en savoir plus, je n'arrive pas a determiner ce qui la mis dans cette état.

- C'est impossible, Harry n'a rien put manger avant la bataille.

- Oui, il suffit de peu de chose, une friandise, ou autre.

- Il va s'en sortir ?

- Tant que le maléfice agira, il ne pourra revenir à lui, je suis navrée.

Ginny versa une larme, se leva, et alla au chevet de son amour. Ils passèrent la nuit ainsi, chacun au chevet de celui qu'il aimait.

Lorsque Draco se reveilla, il vit qu'Hermione dormait toujours. Ce n'est qu'une heure plus tard qu'elle remua.

Elle fut d'abord effrayée de ne rien voire, mais la voix de Draco la rassura. Lorsqu'enfin elle fut calmée, elle fut emmenée par Pompom pour les examins. Enfin, elle regargna son lit.

- Ca va ?

- Oui, arrête de t'inquieter pour moi ! Tu n'a plus de raison de le faire

Draco sourit.

- Dit... demanda t-elle

- Quoi ? Tu veux quelque chose ? De l'eau, t'as faim ??

Le rire cristallin d'Hermione se répandit dans la pièce, et Draco se renfrogna, conscient que c'est de sa réaction qu'elle se moquait.

- Je veux juste que tu vienne dormir à côté de moi... Je suppose que la chaise n'a pas dût être très confortable...

Draco sourit et retira ses chaussures pour se glisser auprès de la Gryffondor.

Ils s'endormirent l'un contre l'autre, après avoir discuté du cas « Harry », aux alentours de 05h du matin. Pourtant, si eux avaient su reconstruire leur bulle, Ginny quant à elle ne parvenait pas à trouver le sommeil, l'agitation qui regnait dans l'infirmerie improvisée, et puis la peur aussi.


Voilà, alors, j'avoue que ce chapitre n'est pas exceptionel, enfin je trouve. Je sais pas ce que vous en pensez, dites moi !!

Désolé, pas de réponses aux reviews cette fois... Mais bon, trop HS !! Je me suis faite supplier pour publier ce chapitre, Pauvre Marion, j'ai eut pitier !! mdr !! Enfin bref, j'expliquerais le bouclier et la maladie dans le prochain chapitre :) eheh !! oui tout s'explique :)

Sur ce... Go reviews :D Ca fait plaisir :) Bref !! Bonne vacances !!