Bonjour tout le monde! ^^ Je suis super contente! Pour deux raisons: Premièrement, j'ai pris seulement un jour pour écrire ce chapitre, et deuxième parce que... CE CHAPITRE EST SUPER!!! :P Enfin, pour moi il l'est ?? C'est pour ça que j'ai extrêmement hâte de connaître votre avis! :D Sur ce, je n'en dit pas plus, place à la lecture...
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Hermione était encore et toujours dans sa chambre, au Terrier, quand elle a reçu la lettre de Drago. Elle était avec Ginny, aussi, qui ne disait pas un mot. Elle ne faisait que guetter la réaction de son amie. Respectivement, elle pût lire ces émotions sur ce visage: D'abbord, elle avait pu voir de la surprise, puis de la colère, de l'hésitation avant de dérouler le parchemin, puis, au fur et à mesure que la brune lisait chaque mot, on pouvait voir quelques larmes se former au coin de ses yeux. Ginny ne su dire si c'était des larmes de joie ou de tristesse. Elle n'avait pas vu la lettre de Drago, elle ne pouvait donc pas savoir ce qu'il y avait écrit.
-Il veut qu'on se voit, lâcha Hermione, pensive, la voix rauque à cause des émotions.
-Et toi... tu veux? Demanda naïvement la rousse, soucieuse de savoir si son plan allait marcher.
-Oui... non... peut-être... je ne sais plus! Je suis tellement mêlée!
Elle lui passa la lettre et Ginny la lût.
-Écoute, 'Mione, je ne suis pas dans sa tête mais... je sens qu'il regrette vraiment. Je crois que tu devrais y aller, juste pour voir. Juste pour l'écouter. Sinon, tu le regretteras chaque jour de ta vie, j'en suis sûre. Tu regretteras de n'avoir jamais vraiment su toute la vérité.
Hermione sembla réfléchir un peu à tout ça et se dit finalement que Ginny avait raison. Elle ne pouvait plus vivre sans savoir. Elle prit donc un parchemin de ce pas et écrivit ces quelques mots:
Je te donnes une chance de t'expliquer. Ne gâches pas tout une deuxième fois, je t'en prie. Ce soir, 18 heures, au parc. Je ne t'attendrai pas si tu n'es pas là.
Hermione
C'était simple, clair et précis. En plus, Ginny lui promit qu'elle garderait un oeil sur les garçons alors qu'elle serait au parc. Après tout, elle avait le droit à sa propre intimité. Après avoir accroché la feuille à la patte du majestueux, hibou, elle lui chuchota en lui donnant un morceau de sucre:
-Allez ma belle bête, retourne voir ton maître!
Elle s'assit ensuite puis attendit l'heure fatidique...
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Drago s'était endormi sur son bureau et c'était le petit matin quand il se réveilla, entendant la plainte de son hibou qui essayait, vainement, d'ouvrir la porte avec son bec. Il se leva aussitôt, apercevant un parchemin accroché à la patte de son hibou et espérant surtout que ce n'était pas le sien qu'Hermione lui envoyait.
-Allez, entre! Tu as fait du bon boulot, dit-il en ouvrant la fenêtre à l'oiseau et en lui grattant la tête.
Il prit le parchemin et le déroula aussitôt. Ce n'était pas son encre ni son écriture. Son coeur fit un bond dans sa poitrine quand il sut qu'elle voulait lui parler. Il fut tellement heureux qu'il sauta aussi haut qu'il le pu, lâchant un cri de victoire et faisant s'enfuir l'oiseau par la fenêtre encore ouverte.
S'étant maintenant légèrement calmé, il fallait maintenant qu'il trouve les mots. Il savait ce qu'il voulait lui dire, mais il ne savait guère COMMENT le dire. Ça allait bien se passer. Ça allait bien se passer. Ça allait bien se passer...
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Hermione avait eu toute la misère du monde à s'habiller pour ce soir-là, au parc. Ce n'était pas qu'elle voulait se faire belle. Non, en fait, c'était exactement le contraire. Enfin, elle ne voulait pas être laide non plus, elle voulait seulement ne pas avoir l'air... intéressée. Elle ne voulait pas lui faire de faux espoirs. Elle avait essayé maintes et maintes fois de se persuadé que rien ne se passerait entre eux deux. Mais en était-elle bien sûr? Est-ce que c'était ça qu'elle voulait vraiment, ne plus jamais le revoir, ne plus jamais sentir la chaleur de ses bras, l'ardeur de ses baisers, la douceur de ses caresses...
S'infligeant une giffle mentale magistrale pour se sortir de ces pensées pas très catholiques, elle se regarda une dernière fois dans le miroir et s'encouragea quelques fois avant de partir pour de bon. Son destin l'attendait au parc et il s'appelait Drago. Drago Malefoy...
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Il n'était pas en retard. De toute façon, il ne l'avait jamais été. Il était du style à arriver deux heures à l'avance. C'est ce qui énerva la jeune femme, parce qu'elle avait espéré pouvoir s'enfuir avant qu'il n'arrive. Mais maintenant, il était trop tard pour reculer.
Drago Malefoy se leva quand il l'aperçut approcher. Il savait qu'elle ne lui renderait pas la tâche facile. Mais malgré tout, il devait le faire. Il devait lui dire toute la vérité, quoi qu'elle soit.
-Salut... dit-il, gêné, alors qu'elle arrivait à proximité.
-Écoute, dit-elle d'une voix ferme mais d'où perçait la nervosité. Je te donnes quinze minutes. Pas une de plus. Et je veux tout savoir. N'oublie rien, surtout.
En prenant une grande inspiration afin de se donner du courage, il commença à partir du tout début.
-Ça fait maintenant neuf ans qu'on se connait. Ouais... déjà neuf ans. Dès la première fois que je t'ai vu, à onze ans, à bord du Poudlard Express qui menait à la réputée école de magie, j'ai su qu'il allait y avoir quelque chose entre nous. Mais je n'avait pas le droit alors... J'ai du faire semblant de rien.
Il avait les larmes aux yeux, en repensant à ces souvenirs.
-Je t'ai fait tellement de mal, Hermione. Les railleries fusaient de tous côtés. Parfois même, on t'entourait, les Serpentards et moi, et on te traitait de tous les noms possibles... Ce que toi, tu ne savais pas, c'était que ça me faisait affreusement mal de te faire mal. Parce qu'à chaque fois que tu partais, courant et pleurant, essayant de te cacher de nos railleries, je te sentais un peu plus loin de moi. Tu me détestais alors que j'étais amoureux fou de toi.
Mais c'est seulement en 6ème année que tu m'as pardonné. J'étais à la tour d'astronomie, comme j'y allais souvent quand je me sentais seul. Et tu es entrée, en pleurs. Tu ne m'as même pas remarqué. Et puis là, tu es trébuché sur mon pied. Je n'ai pas ri, je n'ai même pas fait semblant de rire. Parce qu'enfin, je me retrouvais seul avec toi.
Je t'ai lancé une petite taquinerie, lorsque tu étais couchée par-terre. Ce n'était pas pour t'énerver, mais tu as cru le contraire. Tu m'as hurlé dessus. Moi, je te regardais, je me taisais. Je te laissais te défouler. Tu t'es relevé. On s'est regardé en parlant et en tournant. Oui, tu sais comme dans les films lorsqu'une personne parle avec quelqu'un avec qui elle ne fait pas confiance?
Et là, tu m'as expliqué. Tes parents avaient été tués par des Mangemorts parce que tu étais la meilleure amie de Harry Potter, et tu étais sûre qu'ils en tueraient beaucoup d'autres. Tu étais anéantie. Mais après, tu as parlé de mon père Mangemort et tu m'as dit que je suivrai sûrement ses pas un jour. Ça, je ne l'ai pas supporté. Tu m'avais tellement blessé que je me suis mis à hurler.
Hurler que jamais je ne deviendrai comme lui, que tu ne savais rien de moi, j'ai crié pour toutes les fois où je n'ai pas pu crier auparavant. Je t'ai raconté plus sur moi en 5 minutes que je n'avait jamais raconté à mon psy en des dizaines de séances d'une heure. Et là, tu t'es excusé en me prenant dans tes bras, en me réconfortant. J'avais commencé à pleurer. Mais toi, tu as séché mes larmes.
Une amitié était née entre nous. On se voyait le plus souvent et le plus longtemps possible. On était tous deux préfets-en-chef, donc c'était assez facile de se voir. À tous les soirs, nous avions une conversation différente mais si intéressante! Tu en avais, toi, de la répartie, Hermione Granger! Et j'adorais ça, avoir quelqu'un d'aussi, sinon plus, intelligent que moi avec qui discuter.
Un soir, tu es rentrée plus heureuse que jamais. C'est à ce moment que tout a commencé. Je ne te dirai pas tout, ce serait trop long. Mais je te dirai seulement que tu m'as dit que tu m'aimais. Et que tu as su que je t'aimais aussi. C'était merveilleux parce qu'enfin, je découvrais ce que ma mère voulait dire par ''C'est merveilleux d'aimer. C'est se donner, corps et âme, jour après jour, à une personne avec qui on a l'impression que si elle ne serait plus là, ce serait la fin du monde. C'est ce que moi, je n'ai jamais pu vivre avec mon père.''
Oui, parce que mon père était un salaud. Un vrai de vrai connard. Il la battait, jour et nuit. Et moi, je ne pouvait rien faire. Et parfois, il me battait, moi aussi. Parce que jamais je n'ai eu les mêmes idées que lui. Oh oui, quand j'étais jeune, j'étais obligé de l'écouter et de l'approuver. Je n'avais pas le choix, j'avais bien trop peur. C'est toi qui m'a fait changer de point de vue. Quand j'ai commencé à te fréquenter et que tu as su tout sur la relation que j'avais avec mon père, tu m'as aidé à lui dire non.
Drago avait commencé à pleurer. Après avoir repris ses esprits, il continua. Il ne regardait pas Hermione, il regardait à l'horizon, comme si il tentait de se rappeler des souvenirs douloureux et heureux en même temps.
-Mais mon père est devenu de plus en plus violent, à mesure que je ne l'écoutais plus. Il avait même engagé des gens pour me surveiller, quand j'étais à Poudlard. C'est comme ça qu'il a su que je te fréquentais et c'est là que ma vie est devenue un enfer. Quand j'osais lui tenir tête, il me torturait à coups de Doloris. Mais je tenais le coup et je ne lui donnait même pas le plaisir de crier. Parce lui, ça le faisait jubiler, la douleur des autres. Spécialement à ceux qui étaient amoureux de ce qu'il se plaisait à appeler ''Sang-de-bourbe''.
Encore une fois, c'est toi qui me faisait tenir le coup. J'adorais quand tu me consolais, en me tenant dans tes bras et en me caressant doucement les cheveux, en répétant ''Chhhuuut.... chuuuut... Tout va bien aller, tu es avec moi...''. Ça me faisait du bien, d'être avec toi.
À la fin de notre 6ème année, je n'ai pas voulu retourner chez moi. Il me faisais peur. Je ne voulais pas te quitter. Alors cet été-là, tu m'as invité chez toi. Ce fût le plus merveilleux de tous les étés que j'aie passé. Parce que j'étais avec toi, et toi seule. Tu t'étais trouvé un travail et moi aussi, parce qu'il fallait payer le loyer, puisque tu te retrouvais seule. On vivait vraiment comme un vrai couple. On vivait une vie de famille, avec ton chien Biscuit. Une vraie petite furie, comme sa propriétaire d'ailleurs...
L'été terminé, on a du retourner à Poudlard. Mon père avait probablement du me chercher durant tout l'été, mais il ne m'avait pas retrouvé, heureusement. Jamais je ne me le serai pardonné si il te serait arrivé quelque chose.
C'est vers la fin de notre 7ème année..., poursuivit-t-il, des sanglots dans la voix, que ça s'est produit. C'était la guerre contre Voldemort. Et juste avant, je t'avais demandé ta main. Tu avais accepté. C'est donc la bague au doigt que nous avons commencé le combat. Par amour l'un pour l'autre, nous allions gagner cette guerre. Bien sur, Potter et Weasley avaient trouvé bizarre que je me joigne à votre camp, mais ils n'avaient rien dit. C'était toujours utile, de nouveaux combattants.
Donc on s'est battu, mais à un moment, je t'ai perdue de vue. J'ai complètement paniqué. Je ne me souciais même plus des ennemis, je courais. Pas pour me sauver, pour te retrouver. Et c'est là que je t'ai vu. J'ai eu l'impression que ta chute avait duré des heures. Tu tombais, à quelques mètres de moi, et moi, j'étais impuissant. Tu t'es cogné la tête contre une grosse pierre, en attérissant sur le sol. J'eut beau courir et courir encore, je n'ai jamais eu le temps de te rattraper à temps.
Heureusement que la guerre était finie, parce que je crois que je serais aller voir illico Voldemort pour le faire chier et pour me laisser me tuer. Parce que je ne pouvait pas vivre sans toi. Ma mère avait raison: c'était bel et bien la fin du monde. Mais je ne pouvais pas rester là, personne à part Blaise et Ginny étaient au courant de notre relation et Potter et Weasley étaient déjà en train de rechercher des survivants et ils n'allaient pas tarder à te trouver. Juste avant de m'enfuir, j'ai pris la bague que tu avais au doigt, pour ne pas qu'ils se doutent de quelque chose. Je t'ai embrassé sur les lèvres une dernière fois. Et j'ai su que tu étais encore en vie. Tes lèvres étaient encore chaudes et tu as serré légèrement ma main.
Et alors, j'ai entendu les cris de tes amis qui approchaient. Ils criaient ton nom, ils t'appelaient désespérément. Donc je me suis levé, je t'ai regardé une dernière fois, et puis je suis partie. C'est à partir de ce moment que tu as été dans le coma. Je venais te voir à chaque jour de chaque semaine, je venais m'assurer que la vie gisait encore dans ce tout petit bout de femme. Et je te parlais.
Tu ne peux même pas t'imaginer à quel point j'étais heureux quand Blaise m'a annoncé que tu avais bougé! Je me suis rendu immédiatement à l'hôpital. La réceptionniste m'a annoncé que tu les ''Avais quitté''. J'ai interpréter ça comme une annonce de mort. Alors tu imagines ma joie lorsque, complètement atterré, je suis sorti de l'hôpital et je t'ai vu avec la famille Weasley et Potter!
Ensuite, on s'est rencontré sur la rue et... tu connais la suite...
Le récit de Drago avait pris beaucoup plus que quinze minutes mais Hermione n'avait pas osé l'interrompre. Elle avait une tâche beaucoup plus importante à accomplir: déterminer si tout ce que lui avait dit Drago était bel et bien vrai et pour ça, elle avait besoin de temps.
-Drago... je VEUX te croire mais... J'ai besoin d'un peu de temps pour réfléchir. Tu comprends, tu viens sûrement de me raconter les plus beaux moments de ma vie en une demie-heure et selon toi, je les ai passé avec toi. Laisse-moi une semaine. Sans me contacter, ni rien. Et je te promets que je te donnerai ma décision finale. Mais pour l'instant, je t'en prie, laisse-moi.
Drago ne put s'empêcher de pleurer. Les larmes coulaient silencieusement et Hermione ne le surporta pas longtemps. C'est alors que, tout naturellement, elle le prit dans ses bras, caressant ses cheveux dorés et chuchotant, réconfortante:
-Chhhuut... Chhhhuuut... Tout va bien aller, tu es avec moi...
