bOnjOur-bOnsOir
vOili vOilOù le chapitre 3 de Séquelles.
Merci beaucoup pour vos reviews qui me vont toutes droit au coeur :)
J'espèr' vraiment que la suite vous plaira.
bOnne LecTur' !
.oO°pOmmE-vErtE°Oo.
"La Vie est un sommeil et la mort est le temps du réveil, et l'homme marche entre l'un et l'autre comme un fantôme" Proverbe oriental
Chapitre 3 : Délire de l'absence et rêve interdit...
POV Drago
Je suis bien. Tellement bien. Je ne ressens rien. J'ignore où je me trouve mais j'aime cet endroit. Une chaleur agréable m'entoure, j'ai la sensation de voler, d'être extrêmement léger. Je crois, je suis sur même, de préférer cet état que celui dans lequel je suis lorsque la drogue coule dans mes veines. Ou alors, peut-être suis-je dans cet état parce que je viens d'essayer une nouvelle drogue… Dans ce cas, je suis amoureux. Fou de ce nouveau produit… Je plane… Je vais tellement bien… Aucune souffrance, aucun malaise… Tout va pour le mieux… Une étincelante lumière vient alors m'éblouir soudainement. Je ferme les yeux, les rouvre. Elle est toujours là. Elle se rapproche même. C'est alors qu'une secousse violente me secoue brutalement. Puis une autre. Et une troisième.
Une douleur fulgurante me traverse de part en part. J'aurais bien hurlé de douleur, mais j'en suis incapable. Je ne suis même pas dans la capacité d'ouvrir la bouche, ni même de bouger la moindre parcelle de mon corps d'ailleurs. Je suis figé, immobilisé, totalement et entièrement. Je sens la panique m'envahir, m'étouffer presque, mais me force à garder mon calme, du mieux possible. Quand j'y parviens enfin, j'essaie de me concentrer sur la perception que je peux avoir de ce qui m'entoure. Ne serait-ce que pour savoir si je suis encore en vie ou si la mort est –enfin mais douloureusement- venue me trouver. Mes yeux sont toujours clos, et mes paupières pèsent trop lourdement pour que j'essaie de les ouvrir. Cependant, j'entends. J'entends parfaitement bien même, ce qui m'étonne. D'étranges bruits produit par des machines, des 'bip !bip !' incessants et infernaux, des paroles dont je ne parviens malheureusement pas à saisir pas le sens, une porte - ?- qui claque, et une autre voix. Une voix étonnement mélodieuse, teintée de stupeur, qui résonne en moi telle la plus douce des chansons. Une voix qui ose prononcer un nom et un prénom que j'aurais aimé ne plus jamais entendre de la bouche de qui que ce soit. Mon nom, mon prénom…
-Drago Malefoy…
Pourquoi cet étrange mélange de consternation, d'inquiétude et de… peur ? Et pourquoi est-ce que cette voix m'est étrangement familière ? Je tends encore plus l'oreille et je crois deviner que la nouvelle venue s'approche. Je ne prête plus attention à la douleur qui me torture, me consacrant entièrement aux sons produits par cette femme qui se trouve si poche et pourtant si loin de moi.
-Drago Malefoy… C'est impossible… Faites que je sois en train de rêver, je vous en pris…
Les pas retentissent de nouveau mais ils s'éloignent. J'ai envie de parler, de dire à cette inconnue de rester, de ne pas m'abandonner, de ne pas me laisser seul… Un nouveau bruit se fait entendre, et si j'interprète correctement, elle est actuellement en train de rendre tout ce qu'elle a mangé depuis peu. Alors voilà l'effet que je fais à cette femme… Je ne comprends pas… Les pas s'éloignent encore, disparaissent. Elle est partie. Il faut que je me réveille. Je dois savoir où je me trouve et ce qui se passe autour de moi. Je me bats contre moi-même, je mets toute ma volonté dans ce réveil qui semble inaccessible, mais ne parvient même pas à bouger ne serait-ce qu'un petit orteil.
Soudain je sens quelque chose de froid glisser sur ma joue. Concentrée sur mes essais, je n'ai pas entendu les pas revenir vers moi, mais elle est bien là, de nouveau. J'entends son cœur battre, je perçois son souffle froid non loin de mon visage, et, par-dessus tout, je sens ses doigts passer lentement le long de ma joue. Les secondes passent, les minutes s'étirent, sans que je sache exactement combien de temps elle reste là, ainsi, caressant précautionneusement les traits de mon visage, essayant de calmer son cœur qui bat la chamade. Enfin, sa voix retentit de nouveau.
-Drago Malefoy… Tu es bien la dernière personne que je pensais revoir un jour… Je… C'est… complètement dingue… Si seulement il pouvait s'agir d'un rêve, ou d'un cauchemar devrais-je dire…
Je connais cette voix. J'en suis sur et certain. Mais je n'arrive pas à remettre un nom et un visage sur cette femme, cependant, il me semble qu'elle remonte à loin dans mes souvenirs. Dans une autre vie… Une vie passée… Si loin derrière moi...
-Pas une fois je me suis demandée ce que tu étais devenu… Tant d'années ont passé… Mais que t'est-il donc arrivé pour que tu sois dans un tel état ?...
Malgré qu'elles soient incompréhensibles, les paroles qu'elle prononce sont comme un baume qui vient me réchauffer le cœur. Je me détends un peu plus, et j'ai soudain l'impression de pouvoir reprendre le contrôle de mon corps. Je me concentre, et, enfin, parvins à articuler mes doigts. La femme me lâche soudainement, je la sens se redresser d'un bond. Je ne m'arrête pas et réussis à bouger également mon bras. Alors, je le soulève, tâtonne dans le vide, puis trouve et attrape sa main. Elle se fige brusquement, mais finit par enserrer ma main dans la sienne.
-Malefoy ?
Ses doigts reviennent sur mon visage.
-Malefoy ? Drago… Est-ce que tu m'entends ?...
Je puise dans toutes les forces qu'ils me restent pour essayer de dire quelque chose, sans y parvenir. C'est alors qu'une nouvelle douleur fulgurante me paralyse et je me retrouve à serrer, bien plus fort que je ne le devrais, la main de cette inconnue. Elle sursaute. Tout mon corps se tend brutalement. Jamais je n'aurais cru qu'une telle douleur puisse exister. Elle parvient à retirer sa main et je n'arrive pas à comprendre ce qu'elle fait, je ne sais même plus si elle est à mes côtés, je ne parviens plus à me concentrer sur ce qui m'entoure. Et soudain, ma langue se délie et un hurlement sort de ma bouche. Mes yeux s'ouvrent mais je suis ébloui par la soudaine lumière, de ce fait au lieu de voir du noir je ne vois plus qu'un étincelante couleur blanche-jaune. Mon cri se répercute contre les murs, me revenant durement aux oreilles. Puis, la douleur s'atténue. Lentement, trop lentement, mais je peux m'arrêter de hurler à l'agonie. Je cligne plusieurs fois des yeux, entends différentes voix qui s'éloignent, et sens ses mains se reposer délicatement sur mon visage.
-Drago ? Est-ce que tu m'entends ?
J'aimerais pouvoir lui répondre mais la douleur toujours bien présente m'en empêche encore.
-Ca va aller… Je viens de te remettre une dose de morphine… Ne t'en fais pas, la douleur va partir…
Elle attrape ma main.
-Si tu m'entends, essai de serrer ma main…
J'y parviens. Elle soupire, apparemment rassurée, ce que je n'arrive d'ailleurs pas à comprendre, cela fait si longtemps que personne ne s'était pas inquiété pour moi. Je pensais même ne plus exister pour personne. Je me suffisais à moi-même, du moins, c'est ce dont j'étais persuadé jusqu'à ce que cette voix retentisse au creux de mon oreille.
Au bout de ce qui me semble d'interminables minutes, je finis par me détendre, et commence également à voir ce qui m'entoure. Je distingue le plafond, anciennement d'un blanc immaculé, à présent sale de poussière, les néons, finalement pas aussi fort que je ne l'aurais cru. Tournant la tête, j'aperçois d'étranges machines dont j'ignore le nom et la fonction, puis je rencontre deux yeux d'une belle couleur chocolat entouré d'un trait de caramel. Ces yeux, ce visage… Ils me paraissent si magnifiques qu'ils en deviennent intouchables, insaisissables. Si la douleur ne m'avait pas convaincu d'être en vie, j'aurais pu croire que je venais d'atteindre le paradis et qu'un ange m'y accueillait. Ou alors, peut-être suis-je mort et c'est mon enfer personnel que d'être torturé par la plus douce des créatures. Quel bel enfer alors !
Croisant mon regard, le sien se trouble, et elle se redresse, retirant, par la même occasion, ses mains. Je pousse un étrange grognement de mécontentement. Ce contact était si apaisant, et voilà qu'elle me le retire.
-Mal.. Drago ?
-Je crois que oui…
Ma voix est bien plus rauque qu'habituellement et les mots ont du mal à sortir de ma bouche.
-Est-ce que tu as encore mal quelque part ?
-Oui… Partout… Tout mon corps me fait souffrir… Juste un peu moins, cependant…
-La morphine devrait t'apaiser mais… cela va durer. Ton corps réagit à l'opération qu'il a fallut te faire pour retirer les balles, mais également… tu commence très nettement à être en manque…
En manque… Le Drogue… Bien sur, je me souviens maintenant de ce qui s'est passé. J'étais tellement en manque, il me fallait ma dose à n'importe quel prix, les deux bandes s'affrontaient, armes à feu à la main, j'ai voulu me servir, j'ai pris une balle, non deux balles… Il me paraît complètement ahurissant que je m'en sois sorti vivant. Si vivant je suis réellement.
-Est-ce que… suis-je toujours en vie ?
Elle se rapproche de nouveau, une étrange lueur d'inquiétude et d'incompréhension dans le regard. Je me rends compte, à ce moment précis, que je connais ce visage, cependant je n'arrive toujours pas à mettre un nom dessus. Elle repose –enfin- ses doigts sur ma joue et me sourit d'un air peu sur.
-Oui, bien sur, tu es encore en vie… Dans un sale état mais en vie.
-Qui êtes-vous ?
-Ton… Votre médecin. Je vais m'occuper de vous jusqu'à ce que vous alliez mieux et ensuite j'essaierais de vous aider pour votre problème de drogue.
-Non…
-Comment ça non ? Il faut vous soignez, sinon vous ne tiendrez pas longtemps ainsi…
-Non, je veux dire… Qui êtes-vous réellement ? Comment vous appelez-vous ? Je… Votre visage… Je crois que je le connais…
Elle se ferma, tout à coup, et se redressa, une fois de plus, fronça les sourcils.
-Vous… Tu ne te rappelles pas de moi ? Tu ne me reconnais pas ?
J'hochais la tête, négativement.
-Mais je suis sur que je vous connais…
Elle baissa les yeux un instant avant de les replanter dans les miens, une lueur troublée et rageuse animant ses yeux chocolatés-caramélisés.
-Tu me connais mais ne compte pas sur moi pour te rafraîchir la mémoire. D'ailleurs, je vais faire passer ton dossier à quelqu'un d'autre. Au revoir Drago Malefoy.
Sous mon regard perdu, elle s'éloigna précipitamment. Alors qu'elle allait sortir, elle se retourna une dernière fois vers moi.
-J'espère sincèrement que tu pourras t'en sortir…
Elle disparut, me laissant seul dans un malaise grandissant. Je fermais les yeux, essayant de reconstituer la sensation que m'avait procurée son toucher, sans y parvenir. J'arrive cependant à visualiser son visage derrière mes paupières closes. Ce visage aux traits fins tirés par la fatigue et l'inquiétude, ancré d'une maigreur et d'une pâleur étonnante, ce visage au regard trouble et d'une couleur particulièrement envoûtante. Ce visage dont je suis sur d'en avoir connu la propriétaire sauf qu'elle devait être différente alors…
Je crois que je finis par m'endormir car lorsque je rouvre les yeux et jette un coup d'œil à la fenêtre, non loin de là, je vois que la nuit est tombée. J'ai chaud, trop chaud, je peux nettement sentir la sueur qui coule le long de mon front, de mon dos… Je regarde autour de moi, aperçois un bouton, celui qui doit sans aucun doute permettre d'appeler quelqu'un en cas de problème. J'appui vivement dessus, et, peu de temps après, une infirmière apparaît. Elle se met à vérifier je ne sais trop quoi par rapport à mon état sur les machines à mes côtés.
-Que se passe-t-il ? Vous avez mal quelque part ?
Je grogne. Elle continue de m'interroger du regard.
-Je… me sens… tout engourdi…
-C'est normal, ne vous inquiétez pas. Ce sont des effets secondaires dû à l'opération et aux médicaments que l'on vous administre.
Alors qu'elle se penche vers moi pour essuyer, à l'aide d'un gant de toilette, les gouttes de sueur qui perlaient, de plus en plus nombreuses, sur mon front, j'attrape sa main.
-Où est… la femme…
-Quelle femme ?
-Celle qui devait… s'occuper de moi…
-Oh ! Miss Evans ?! Elle… Elle n'est pas à l'hôpital, et puis, elle a donné votre dossier à un autre médecin. Vous le verrez demain. Le docteur Drunck est un bon médecin, il vous soignera et vous serez vite sur pieds.
Etrangement, très étrangement, mon cœur rate un battement.
-Non… s'il vous plaît… Miss euh… Miss Evans… appelez la. Je dois la voir…
-C'est impossible, je suis désolé. Je ne peux me permettre de l'appeler en pleine nuit.
-Pourtant… Je pensais que cela arrivé… que l'on pouvait appeler… un médecin en pleine nuit…
-Pas le docteur Evans ! Je suis navré. Si vous voulez, je peux faire venir le docteur O'neil, c'est le médecin de garde.
-Non… C'est elle que je veux voir…
-Je suis sincèrement désolé Monsieur.
Elle remit ma perfusion correctement et sortit rapidement de la chambre. Je reste là, ahuri, incompris. De légers tremblements me traversent le corps et je n'arrive pas à définir si ils sont dû aux soit disant effets secondaires, au manque dont je suis victime, ou encore à la peur soudaine de me retrouver seul sans plus jamais avoir le bonheur de recroiser ses yeux aux pupilles entourées d'un doux caramel.
Plongé dans de sombres pensées, j'essaye d'ignorer la douleur qui me tient encore en halène et complètement éveillé. Et plus les heures défilent, plus une sensation d'étouffement m'envahit. Je me sens prisonnier, et par-dessus tout, il me faut ma dose quotidienne de drogue, sinon je pense que je ne devrais pas tarder à leur claquer entre les mains. Et puis, il y a ses yeux qui ne cessent de me hanter…
Enfin, le jour se lève, le soleil fait lentement entrer ses rayons dans la chambre que j'occupe, venant même frôler mon visage. Je n'ai plus dormi. Et pourtant la fatigue est bel et bien présente, faisant s'alourdir mes yeux mais dès que j'approche, Morphée referme ses bras, me laissant, systématiquement, à l'extérieur de son étreinte tant désirée. Je suis à cran et complètement exténué lorsqu'un homme en blouse blanche fait son apparition. Je devine qu'il s'agit là de mon nouveau médecin. Je souris légèrement en songeant que celui-là ressemble bien moins à un ange que celle d'hier. Je me surprends même à croire qu'il devait s'agir d'une apparition. Mais non, le docteur Evans existe, je dois m'en persuader, il faut qu'elle existe !
-Bonjour Monsieur… -il feuilleta le dossier- Malefoy.
Je m'étonnais qu'il puisse connaître mon nom mais il m'apporta aussitôt la réponse à mon questionnement interne.
-Je vois que Miss Evans a complété votre dossier avant de partir. Je me demande bien ce que vous lui avez fait car il est très rare qu'elle qu'elle laisse partir un patient tel que vous, sans vouloir vous offenser…
Je me raidis, tourne la tête vers la fenêtre. Il continu d'avancer vers moi, toujours en consultant ce qui se trouve être mon dossier. Quand il le lâche, c'est pour se tourner dans mes analyses de cette nuit. Enfin, il se tourne vers moi.
-Comment vous sentez-vous ?
J'ai envie de lui dire que je vais particulièrement mal depuis son arrivée mais me retins, tout en lui disant pourtant une moitié de vérité.
-Pas très bien…
-Cela est tout à fait compréhensible quand on sait ce qui vous est arrivé. Cependant, je ne peux vous administrer une nouvelle dose de morphine, votre corps risque de ne pas le supporter. Pour le moment, il va falloir attendre que toute la drogue soit évacuée de votre sang, ensuite, une fois ce cap passé, et autant vous prévenir que se sera loin d'être une passe facile, nous pourrons commencer un traitement de désintoxication…
Je grimace, mécontent. On ne me demande même pas mon avis…
Il resta encore plusieurs minutes, auscultant mes deux blessures par balles, déjà en train de cicatriser, à son grand étonnement d'ailleurs. Il parle, je ne l'écoute pas. Cependant, quand il s'apprête à sortir, je le rappelle.
-J'ai juste une demande à vous faire…
-Je vous écoute.
-Pouvez-vous demander au docteur Evans de passer me voir…
-Je doute qu'…
-Juste cinq petites minutes… Je vous en pris… Il faut que je lui parle…
J'évite de lui préciser que j'ai l'impression que je vais mourir si je ne vois pas l'Ange qui me hante depuis des heures.
Il me sourit, mal à l'aise et je comprends clairement qu'il sait quelque chose que j'ignore. Elle ne doit vraiment pas avoir envie de me voir… Mon cœur semble se déchirer brusquement, encore un peu plus, si cela continu ainsi il va s'émietter totalement parce qu'avec les années, je ne cesse d'en semer des bouts un peu partout.
-Je vais voir ce que je peux faire, mais je ne vous promets rien. Au revoir Mr Malefoy, je passerais vous voir plus tard.
Il s'en va. Je soupire.
Il faut vraiment que je revois mon Ange…
Et voilà
j'espèr' que ce chapitre trois vous a plu :D
Laissez moi une p'tit review pour me dir' ce que vous en pensez ;)
à très bientôt
