Et voilà la suite tant attendu (même pas vrai). Désolé pour celles qui ont du attendre. J'aile assez ce que j'ai écrit et... ce n'est pasun Happy End. Pas vraiment.
J'attend vos Rewiew. Sincèrement ça me ferait plaisir de savoir ce que vous en pensez, j'adore écrire mais si personne ne lit ça ne vaut pas le coup. Bisous à toute et bonne lecture.
Fascinante partie II
Elle m'embrassa jusqu'à ce que notre souffle se fasse rare. Essaya-t-elle de nous tuer ? Si ma mort doit ressembler à cela je me suiciderais volontiers dès maintenant. Mais déjà elle se reculait. L'air retraversa mes poumons entraînant avec elle le parfum d'Hermione. Privé de la chaleur de son corps la fraicheur de la nuit, que je n'avais pas sentie, sécha la salive sur mes lèvres et m'enveloppa de son étreinte glacé. Pourtant la tête toujours occupé à ce qu'elle venait de m'offrir je me sentais bien. Devant moi je ne voyais plus qu'elle. J'étais perdue dans le vert de ses yeux, à cette minute même il n'y avait que ça qui comptait pour moi. Ils m'emportaient peut à peut dans un doux songes. Cet instant de ma vie ne sera plus que sensation et émerveillement. Elle s'offrit à moi de son plein grès, avec toujours son sourire calme et paisible flottant sur ses lèvres. Avait-elle seulement conscience de ce qu'elle m'offrait ? Pouvait-elle imaginer la valeur qu'aura ce moment à mes yeux ? Peut-être, peut-être pas. Mais l'heure n'étais pas aux questions. Mon cerveau se mit en veille, uniquement capable de mémoriser ce qui allait se passer. Elle m'entraînait dans un monde nouveau. Je me sentais comme plongé sous l'eau, tout me semblais plus lourd, plus réel. Les sons étaient plus forts, les formes plus net, le goût plus prononcé, le touché meilleur.
Je me souviendrais à jamais d'elle, de ce qu'elle était cette nuit là. Je me souviendrais de l'air où dansait son parfum, de la tension électrique de l'atmosphère, de la nature vivant au ralentis et attentive autour de nous. Je me souviendrais du moelleux de l'herbe où elle s'allongea en tendant les bras vers moi dans une invitation accueillante. Je me souviendrais de la perfection de sa poitrine qu'elle me laissa dévoiler sans pudeur, de sa rondeur parfaite couronnée par ses mamelons bleu sombres aux pointes dressés vers moi dans une supplique muette pour être caressées. Je me souviendrais de la fermeté de son ventre, des muscles invisibles que je pouvais sentir se contracter aux passages de mes mains. Je sentirais sans cesse ses bras tendres et fermes se fermer autour de moi, m'emprisonnant dans sa douceur, me pressant contre son corps de déesse. A jamais je serais parcouru par les frissons que ses petites mains curieuses et baladeuses ont sut crée sur mon corps. Mes jambes seront toujours emmêlées aux siennes, le galbe parfait de ses cuisses emprisonnant à jamais mes hanches. Je me remémorerais sans cesse le chemin vers son éden, la peau douce et tendre de son mont de vénus, la chaleur qui émanait d'elle à cet endroit. Je me souviendrais des vibrations de son corps impatient lorsque ma main la possédait, lorsque de ma bouche je lui faisais atteindre la félicité. A jamais son essence au gout de miel reposera sur ma langue qui patiemment la découvrait. Mais au-delà de sa perfection, plus beau que son corps brillant de sueur, plus intense que ses soupirs de plaisir, plus fort que ses ongles s'enfonçant dans mes épaules, je me souviendrais de son visage au moment où je me lovais en elle. A jamais imprimé sur ma rétine il y aura ses yeux étrécis à la manière des félins, brillant d'une joie sans limite, dévorant son visage, il y aura sa bouche sensuel est gonflé par nos baisés entrouverte sur un gémissement d'extase inaudible, il y aura les mèches de ses cheveux humides de sueur, collé à son front et le bleu intense de ses joues foncés par le plaisir qui parcourait son corps. Et même si je n'étais pas son premier amant, même si elle en acceptait d'autre après moi, même si je n'étais peut-être pas le meilleur, ni le plus beau, son corps était fait pour moi. Ses yeux faits pour plonger dans les miens, sa bouche faîte pour accueillir ma langue, sa gorgé crée pour mes lèvres, ses seins façonnées pour tenir entièrement dans mes mains, son ventre fait pour épouser le miens, ses bras fait pour me serrer contre son cœur, ses jambes faîtes pour se nouer aux miennes et je me perdais dans sa moiteur qui enserrait si étroitement son sexe érigé pour elle.
Elle était faîte pour moi, elle était ma perfection, ma déesse, ma fascination. Même si elle ne m'appartenait pas, même si elle ne m'appartiendrait jamais, moi je lui appartenais. Je me laissais dévorer par le feu qui consumait mon bas ventre, je le laissais m'envahir totalement, me calciner de l'intérieur, m'entraîner dans sa frénésie. Et ça faisait si mal, plus mal qu'avec aucune femme, et je m'enfonçais toujours plus en elle, toujours plus fort, toujours plus vite pour arrêter se brasier et l'entretenir en même temps, pour la faire mienne juste pour un instant. Ça faisait si mal, mais c'était si bon en même temps que je me serais bien laissais brûler ainsi pour l'éternité. Tendue vers moi comme un arc, mon elfe m'envoûtait de son chant d'amour et de plaisir, elle m'enivrait, me possédait, me retenant prisonnière de son cœur. Et du plus profond de son être monta un cri sauvage, un cri de triomphe bestiale, de rage, de peine, de plaisir et d'amour, un cri venant de la profondeur des âges tandis que son entre se resserrait autour de moi me retenant en elle, me forçant à venir en elle, pour elle. Alors je criais moi aussi, l'accompagnant dans sa plénitude caresser les sommets du plaisir. Et lorsque je me reposais sur elle, laissant les battements affolés de son cœur chanter pour moi, elle fit une chose à la quelle je ne m'attendais pas. Avec elle pas de câlin après l'amour, pas d'étreinte alanguis entre deux corps repus, elle était bien trop libre, bien trop fière et sauvage pour se laisser procéder de cette façon. Et je savais que je devais respecter cette partie d'elle. Elle attrapa mon visage de ses petites mains, planta ses yeux dans les miens et me donnas le baisé le plus chaste qu'elle ne me donnera jamais. Et doucement, tendrement, elle posa mes lèvres contre sa gorge, sous ma bouche battait son sang, sa vie coulant contre mes dents.
- Mors-moi. murmura-t-elle. Pas de calice, pas de vie, tu le sais. Mors-moi. Il ne faut pas que tu meurs. Je ne veux pas que tu meurs.
Je ne comprendrais peut-être jamais cette volonté là. Caprice de sa part ou exigence du destin ? Elle m'offrait la vie sans être sûr que je pourrais sauvegarder la sienne. Et je savais qu'il était inutile de discuter, inutile de refuser, c'était ainsi et c'était tout. Sa peau tendre sembla s'écarter sous la pression de mes canines, elle m'offrait le passage, son sang dans ma gorge fut un délice, elle avait un goût divin, indescriptible. Contrairement à mes victimes elle ne se tendit pas, son corps ne paniqua pas, elle n'essaya pas de fuir, ni de me supplier d'arrêter, elle ne cria pas et ne versa aucune larme. C'était étrange pour moi. J'avais l'habitude des jeunes femmes heureuses de me voir s'intéresser à elles, j'avais l'expérience d'étreinte rapide contre le mur d'une ruelle froide pour combler mes simples désirs sexuels que la perspective de mordre faisait naître en moi, et lorsqu'elle atteignait le sommet de leur jouissance je les mordais. Certaines ne comprenaient pas et les mordre décuplait leur plaisir mais la plus part se raidissaient invariablement dans mes bras, ouvraient de grands yeux amplis d'horreurs tandis que la vie s'écoulait hors d'elle, elles se débattaient inutilement, suppliaient dans de long cris d'angoisses et finissaient par mourir entre mes bras, les joues inondés de leurs larmes, leurs cris de désespoirs raisonnant encore dans la ruelle. Mais pas Hermione. Elle attendit patiemment, ne cherchant même pas à m'arrêter. Et je m'abreuvais de se nectar sacré, à côté de son essence vitale le sang des autres étaient de l'eau essayant de se mesurer au vin. En temps normal j'aurais but jusqu'à la dernière goute, laissant derrière moi un corps vide, aux yeux grand ouverts. Mais c'était elle, et il m'était impossible de l'oublier, impossible de la tuer. Je ne sais pas au bout de combien de temps je m'arrêtais, mais l'essentiel est que je m'arrêtais belle et bien. Et elle était toujours là, bien vivante à mes côtés, les yeux alertes, les yeux tendres et la bouche souriante. Confiante. Alors je me reposais sur son sein, laissant son chant de vie me bercer vers les bras de Morphée. J'aurais peut-être dut résister au sommeil parce que je savais qu'à mon réveil je serais seul. Je savais qu'elle serait partis, qu'elle n'aurait pas dormi avec moi car c'était dans sa nature et que ça serait toujours ainsi. Et je ne me trompais pas.
Elle m'expliqua plus tard la portée de son geste. Pas la raison pour laquelle elle le fit mais les conséquences qu'il aura. Je n'avais maintenant plus besoin de m'inquiéter de ma mort, son sang me sauvera, avec le sang de la dernière des elfes circulant maintenant dans mes veines je n'avais désormais plus besoin de calice, même si j'aurais toujours besoin de boire du sang comme n'importe quel vampire. Elle n'était pas là à mon réveil, le lendemain de cette nuit. Et jamais je ne me réveillerais à ses côtés. Ce moment consolida nos liens, je n'avais plus de secrets pour elle, je savais qu'elle en avait pour moi, elle en aura toujours et ce n'était pas contre moi. J'acceptais le fait de ne savoir d'elle qu'un dixième de ce qu'elle savait de moi car au fond de moi je me doutais bien que personne ne la connaîtra jamais entièrement. Son être entier appartient à son peuple, elle préservera à jamais ses secrets en respect des êtres qu'elle a aimé il y avait si longtemps.
Les nouveaux rapports que nous avions amenèrent d'autres questions. Qui avait été le premier ? Elfe, moldu ou sorcier ? L'avait-elle aimé ? L'aimait-elle toujours ? Avait-elle eu d'autres relations à l'intérieur de Poudlard ? Avait-elle l'intention d'en avoir avec d'autres que moi ? J'avoue, j'étais jaloux. Jaloux de savoir qu'il y en avait eu d'autres, jaloux de penser qu'il y en avait d'autres, qu'il y en aura sûrement d'autres. J'étais jaloux pour rien parce que je savais qu'elle ne m'appartenait pas, parce que je ne savais pas ce que j'étais pour elle. Et malgré notre rapprochement, malgré les nuits passées entre des bras je la sentais s'éloigner. Je le voyais aux silences qui s'installaient dans nos conversations, je le voyais à ses regards lointains, je le voyais dans son rapprochement avec Potter. Tout en elle criait que je la perdais. J'avais peur qu'elle ne m'oublie. Peur qu'elle ne me laisse pour quelqu'un d'autre, pour lui. Et lui je le haïssais encore plus pour cela. Je me rendais malade à les imaginer ensemble. J'imaginais ses sourires face aux blagues vaseuses du survivant, j'imaginais leurs tête à tête semblables aux notre, je l'imaginais lui confier des secrets qu'elle ne m'avait jamais dévoilés. Et plus elle restait avec lui plus j'en souffrais, plus je me faisais souffrir. Je les voyais enlacé, j'entendais ses soupirs de plaisir sous les caresses de Potter, je voyais son corps se tendre de plaisir. Je me donnais envie de vomir en pensant qu'il l'a possédait comme moi j'avais essayé de le faire. Alors pour ne pas mourir de cette souffrance j'essayais d'oublier. D'oublier ces moments passé avec elle, la haine que j'éprouvais pour Potter, de l'oublier elle. Elle et sa perfection, elle et sa voix, ses cheveux, sa personnalité, son sourire, son odeur, son corps. Je voulais la gommer de mon esprit pour ne plus avoir mal. J'essayais de retrouver ce que j'avais été, redevenir l'être abjecte que je ne voulais plus être. Je laissais parler mon côté vampire et comme avant ma transformation je me servais à nouveau des corps des filles de Poudlard pour me perdre rien qu'un instant. Un moment cela fonctionna. Même si la douleur était toujours présente, j'essayais de m'en éloigner. Mais un jour j'ouvris les yeux.
Je ne me souviens plus de son nom, je ne sais même plus si ce jour là je le savais ou non, peut-être ne l'ai jamais sut. Blonde ou brune, aucune idée, dans mon esprit elles se télescopaient toutes. Je n'ai plus aucune idée de ce à quoi elle ressemblait. Petite ou grande, ronde ou mince, ça n'avait pas d'importance. Encore une fois pourtant je me souviens des sensations. La fraicheur du sombre couloir de l'école. La pluie qui frappait frénétiquement aux carreaux. Le vent qui sifflait sous les portes. Les gémissements de la demoiselle qui m'écorchaient les oreilles. Ses cris de plaisir n'avaient rien de plaisant, trop fort, trop net, pas assez langoureux, pas assez impulsif, trop mécanique et répétitif. J'avais l'impression d'être aux putes. Je me souviens de ses ongles trop longs qui me griffaient jusqu'au sang. Je me rappelle avec écœurement ses lèvres trop molles sur les miennes. Je plongeais mon sexe en elle au moment où mes canines perforaient sa chair. Son sang avait un goût acre, son sexe grand ouvert n'exerçait aucune pression autour de moi. Je baisais du vent, me nourrissait de moisissure. Elle hurlait de plus en plus fort me rendant sourd, me parlant crûment en essayant d'accompagner mes mouvements. Je la pilonnais sans vergogne et n'éprouvait rien, son sang n'avait aucune saveur et je ne me sentais pas rassasié. Alors c'est à ce moment là que j'ai réalisé. Le sexe pour le sexe ne représentait plus rien, les autres ne me procurait aucun plaisir depuis qu'Hermione s'était offerte à moi. Le sang avait un goût de cendre depuis que j'avais goûté celui de l'elfe. Je n'arrivais pas à l'oublier et toutes les filles du monde ne pouvaient m'aider à réaliser cela. Elle était ma drogue, mon lever de soleil, ma musique préféré, le plus fort des aphrodisiaques, le plus envoûtant des parfums, un chocolat 99% cacao. Rien ne me l'ôterait de l'esprit. Je l'avais dans la peau, dans la tête, dans le sang. Ce jour là j'ai laissé la demoiselle en plan, sans la faire jouir, sans jouir moi-même. Encore aujourd'hui lorsque je dois me nourrir je n'éprouve plus le plaisir d'avant. Je ne touche plus mes victimes et les vide rarement complètement de leur sang. Elle m'avait littéralement transformé. Et je ne savais toujours pas où ça me mènerait.
Et puis il y a eu ce jour là. Pas tout à fait le dernier et en même temps ça l'était. C'était un jour ensoleillé. La fin de l'été pour moi mais le début pour beaucoup d'autre. Si j'avais le choix, si j'en avais le pouvoir, je reviendrais en arrière et ferais durer ce jour éternellement, pour que mon été continu même si cela signifiait l'hiver pour le reste du monde. J'aurais voulu être égoïste, j'ai voulu l'être mais elle ne m'aurait pas laissé faire. Elle était venu me rejoindre ce jour là, pour la première fois, elle était venu me rejoindre dans mes quartiers, en cela aussi c'était la première fois. Et cette première fois serait la dernière. Elle était venue seule, n'emmenant qu'elle et seulement elle. Elle était venue nul. Les gens auraient put la juger impudique ou exhibitionniste, peut-être la voyaient-ils ainsi. Moi je sais pourquoi elle ne s'habillait pas toujours. Elle était une fille de la lune, la sœur des animaux, l'amie de la forêt, elle était une elfe. En cela elle avait le droit d'aller nu. Car aucune honte n'avait de place dans son être, elle était fière de ce qu'elle était. Elle n'allait pas nue pour se montrer ou pour être vu mais parce que c'est ce qu'elle était et qu'il n'y avait aucune raison de cacher cela. Ce jour là je compris réellement ce qu'elle était et dans mon cœur la certitude de ne jamais la revoir devint plus forte. Parce qu'elle n'appartenait déjà plus à ce monde. Cela je le vis, elle n'avait aucune ressemblance avec le lieu où je vivais, tout son être rejetait mon univers. La forêt reculait, l'homme la faisait disparaître et Hermione avec elle. J'aurais put pleurer, me rebeller contre ce destin, hurler la douleur qui me déchirait le cœur mais je ne fis rien car elle savait ce qui allait lui arriver et qu'elle l'acceptait. Pour elle c'était plus que son destin, c'était son choix, sa porte de sortie, sa délivrance. Alors ce jour là n'était pas fait pour les lamentations. Elle n'était pas venue pour cela. Elle ne prit qu'une seule fois la parole ce jour là, mais en une seule fois tout était dit et dans sa voix ne transperçait aucune tristesse, aucune douleur, aucun regret, juste une détermination douce et amer.
- C'est le dernier jour Drago, la dernière nuit. Tu le sais. Demain il sera là. Et ce sera la dernière bataille. Le but de toute une vie de combat. Et toi comme moi savons que ce sera aussi la fin de mon errance. Je ne suis pas triste alors ne le soit pas. Je ne suis pas faîte pour toi, Drago. Tu n'étais pas pour moi. Bien cruel sera ton destin mais je sais aussi que réside en toi la force nécessaire pour l'affronter. Mais pour l'instant oublie le passé et le futur. Aime moi une dernière fois Drago, fait moi tout oublier également. Soit le dernier à me faire ressentir cela et efface tous ceux avant toi juste pour cet instant. Fais moi tienne aujourd'hui. Me laisseras-tu t'aimer en retour ? Me laisseras-tu t'imprimer ma marque, Mais surtout, surtout Drago, me laisseras-tu dormir avec toi ? Me laisseras-tu dormir dans tes bras ? Conterais-je pour toi ? Une dernière fois.
Elle ne me parla plus jamais après cela. Il n'y aura pas de mots d'adieu ni de larmes. En ce jour et pour toujours, je l'aimais. Avec mon corps, ma tête, mon âme mais surtout mon cœur. Et elle me le rendit comme jamais. Toute la journée encore et encore. Et c'était l'éternité. Avec le soleil pour seul vêtement nous nous aimions. Et comme elle me l'avait demandé j'oubliais tout. Le noir de mon passé, le vide de mon futur, le sang, les cris, la douleur, ne restait qu'elle dans mon présent. Et elle m'emmena très haut, très loin. Et dans ce lieu où nous nous perdions, jamais je ne reviendrais. Et je l'aimais, si fort que j'en souffrais, si fort que le monde entier pouvait le sentir. Je l'aimais si fort que ça aurait put devenir une légende si elle n'en était pas déjà une elle-même. Je l'aimais si fort que je ne pouvais même pas lui dire. Mais elle le savait. Aujourd'hui encore cet amour me submerge, aujourd'hui cette douleur me terrasse et me paralyse. Je l'aimais si fort qu'aujourd'hui je l'aime encore. Et comme elle l'avait dit elle resta dormir. Dans mes bras. Et pendant mon sommeil je savais qu'elle était là. Même dans ms rêves je sentais la chaleur de son corps. Et c'était bien, c'était parfait. Cela avait un goût de paradis. Et au matin elle était encore là. Ses yeux sur moi, ses lèvres sur mon cœur, son cœur dans ma main, ses cheveux sur son corps. En cela je compris qu'elle était à moi juste pour cet instant, rien qu'à moi et que c'était elle qui en avait décidé ainsi. Mais je savais aussi qu'elle ne m'aimait pas comme je l'aimais. Car mon amour pour elle était trop fort et cet amour là elle l'avait déjà offert il y a très longtemps. Je le savais. Je savais tout, elle m'avait tout offert d'elle. Je savais tout, je sais tout et elle aussi savait tout.
Mais c'était finit. Alors elle partit. Pas de baisé, pas de cris, pas de larmes, aucune parole. Elle se leva simplement et sortit. Parce qu'elle se devait d'accomplit son destin. Et se qui m'avait échappé arriva à moi brusquement. Le silence que j'avais imaginé n'existait pas, le calme était mort depuis longtemps. Les échos d'une bataille. A ce moment là tout devint noir. En sortant de ma chambre elle mourrait et j'en portais déjà le deuil. Elle était encore en vie mais déjà morte. Je ne sentais plus rien. Je ne ressentirais plus jamais rien, juste les sensations lié à son souvenir. Je ne participerais pas à cette bataille. Au moment où elle sortit plus personne n'y participa plus. Et moi aussi j'étais dehors maintenant. Raide, la tête vide, je ne sais pas comment j'avais atterris là, je savais juste que j'y étais parce que je devais y être. Je ne voyais rien, ni les cadavres ni le sang que la terre n'avait pas le temps d'absorber, sauf elle, je n'entendais rien, aucun cris aucun son, sauf elle. Elle avançait doucement, d'un pas assuré et calme, le pas d'une personne qui sait exactement ce qu'elle fait. Elle tranchait une plaie dans la bataille et à son passage tout s'arrêtait. Bientôt mangemorts et élèves, tout comme moi, ne voyaient plus qu'elle. Et elle étincelait droite et fière, majestueuse. Une reine. Une femme. Une enfant. Mon amour. Une elfe. Níniel. Eldalote. Hermione. Je sentais la terre battre, le vent souffler, le soleil briller, l'univers tout entier était au rythme de son cœur. Elle était la fin et le début. La nuit et le jour. La peine et la joie. La vie et la mort. Elle était tout. Et elle avançait, imperturbable, droit vers me cœur de cette guerre. Droit sur Voldemort et Harry Potter. Indifférent à la beauté qui fondait sur lui, le mage noir harcelait Potter de sort et à ses jambes tremblantes, à son front couvert de sueur et à ses yeux remplis de peur tout le monde voyait que leur sauveur ne pouvait gagner. Et c'est pour cela qu'Hermione était là, pour cela qu'elle existait encore. Parce que le garçon-qui-a-survécu ne devait pas perdre, parce que celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom ne devait pas gagner. Et elle avançait jusqu'à ce qu'elle fut près d'eux, que Potter épuisé tomba à terre, que Voldemort se tourna vers elle son hideuse face de serpent tordu par un rictus ressemblant vaguement à un sourire de victoire. Le monde entier retenait son souffle, le passé, le présent et le futur uniquement tourné vers cet instant. Le ciel attendait le retour de son ange, la terre appelait à la mort du démon. Je souffrais et tout l'amour de mon cœur était tournée vers elle, juste elle, toujours elle. Et Voldemort souriait, aucun doute en lui, il croyait avoir gagné. Mais moi je savais qu'il avait perdu, parce qu'elle l'avait décidé, parce que c'était écrit dans son histoire. Je connaissais notre victoire avant qu'elle n'existe et pour moi cette victoire là avait un goût de défaite. Je ne sentais pas les larmes qui coulaient et me brulaient, je ne sentais plus la douleur, j'étais passé au-delà et pourtant je restais droit car dans mon sang coulait le sien et que ça me rendais fière. Et à ce moment là, au tout dernier instant elle souri, heureuse elle illumina le monde de sa joie et dans sa voix résonna son bonheur, un bonheur tellement puissant qu'il déversa sa lumière dans les cœurs les plus noirs.
- Adieu… Tom.
Le mage noir ne souriait plus, haine, dégoût au fond de ses yeux et même peur. Alors Hermione leva le bras, la main tendu vers ce qui fut jadis Tom Riddle Jedusor. Et la lumière monta à l'intérieur d'elle aveuglant homme et enfant mais moi je regardais. Et je fus le seul à voir, le seul qui ne sauras jamais. Elle fut plus brillante que le soleil, plus brulante que le feu, plus belle qu'elle ne le serait jamais, plus mortelle que la mort et la lumière venait d'elle, sortait de son corps. Blanche la lumière et elle courait sous sa peau, passant par son bras tendu, se concentrant dans sa main et d'un doigt elle toucha le mage noir. Une déflagration, une explosion de lumière, un cri d'horreur et de souffrance absolu, Voldemort mourrait, un cri de triomphe et de joie, Hermione mourrait. Et puis plus rien. Plus de mage noir. Plus de mangemorts. Plus de souffrance. Plus de cris. Plus de larmes. Plus de ténèbres. L'anéantissement total. Mais elle était toujours là. Debout, droite et fière, magnifique, heureuse, tourné vers moi. Le sourire paisible et les yeux calmes. Elle attendait. Je la voyais disparaître, devenir de plus en plus transparente, elle retournait parmi les siens, elle allait les retrouver après tant d'années. Et elle me regardait, elle me demandait l'ultime sacrifice, elle avait confiance. C'était à moi de la libérer. Et sans la force de mon amour pour elle je ne l'aurais pas fait. Je le fis parce que cet amour là était juste trop fort.
- Va les rejoindre. Va le rejoindre et soit heureuse.
Un dernier sourire, un remerciement dans la brillance de ses yeux, une dernière caresse dans le mouvement de ses cheveux. Elle rejeta la tête en arrière, nu et entière. Et dans sa voix plus d'amour qu'il n'y en aura jamais à l'intérieur de nous. Mais cet amour n'était pas pour moi.
- Linwëlin, murmura-t-elle.
Et ce nom : mon bien aimé, résonna clair dans le silence. Son amour pour lui nous transperça et puis elle ne fut plus là. Plus de noir mais plus de lumière. Il y a sûrement eu des cris de joies car Voldemort n'était plus. Peut-être y a eu t-il des larmes pour elle et pour les autres. Mais je ne les entendis pas. Elle n'était plus là. Partie. Disparu. Morte. Alors moi aussi je disparu. Partant loin de la joie que je n'éprouvais pas, loin de la peine des autres pour n'endurer que la mienne. Les ténèbres revenaient. Le noir m'enveloppait. Je retournais dans la nuit. Elle était partie. Je n'étais plus rien. Aujourd'hui encore je ne suis rien. Incapable de mourir parce que même là haut je ne la retrouverais pas, elle n'est pas à moi. Incapable de vivre car dans ce monde elle n'est plus. Je traversais ma nuit sans relâche, j'attendais.
J'attendais le jour où on aurait besoin de moi.
J'attendais le jour de ma délivrance.
Ni vivant, ni mort.
Je poursuis mon destin, je continu son chemin.
FIN
