Lorsque Tara et Drago eurent finis d'exposer leur plan à leur parents, ceux-ci furent ramenés au manoir et leurs enfants regagnèrent le quartier général de l'Ordre. Ils savaient que le moment approchait et que Dumbledore leur donnerait le signal de départ.
Ils durent attendre le lendemain pour avoir des nouvelles de Dumbledore. Lorsque celui-ci réapparut, il paraissait fatigué.
- Vous allez bien Albus ? Demanda immédiatement Drago.
- Oui, ne t'en fais pas pour moi. J'ai juste du faire quelques détours pour échapper à Tom mais je vais bien. Vous avez réussi ?
- Oui, tout s'est bien passé. Ils nous aideront. Nous leur avons dit que nous les tiendrons informés dès que possible. Mais nous ne savons toujours pas nous même quand tout cela aura lieu.
- Le plus tôt sera le mieux. Je pense que nous pouvons dès maintenant nous préparer. Je sais de source sure que Tom s'absentera quelques heures demain soir. Cela nous laissera le temps de retrouver le carnet et le serpent avant qu'il revienne. Et c'est à ce moment là que nous pourrons mettre un terme à son règne.
- Vous appelez ça comme ça ? Demanda Tara effrayée. Nous parlons tout de même de nous battre contre le Seigneur des Ténèbres !
- Je le sais bien. Mais vous ne devez pas avoir peur. Tout ira bien si vous suivez mes instructions.
- Si vous le dires, ajouta Tara qui n'était pas vraiment convaincue.
Tara envoya Kreattur avertir ses parents. L'elfe revint quelques minutes plus tard avec leur réponse : ils seraient prêts. Il en allait de même pour les parents de Drago.
Ce soir là, Tara et Drago étaient encore plus nerveux que d'habitude. Ils avaient profité de Anna comme si c'était la dernière fois qu'ils la voyaient et étaient prêts à affronter leur destin. Ils s'étaient résignés à peut être mourir mais ils en étaient venus à la conclusion que, si tel était le cas, ils auraient ainsi racheté toutes leurs mauvaises actions.
Le lendemain, l'attente fut longue. Ils avaient l'impression d'attendre leur exécution. Mais, le soir venu, Dumbledore apparut devant eux :
- Il est l'heure. Êtes-vous prêts.
- Oui Albus, répondit Drago.
- Alors allons y.
Tara avait cru au début qu'ils partiraient au manoir seuls. Mais Dumbledore avait prévu des renforts au cas ou les choses tourneraient mal. Aussi ils emmenèrent avec eux Tonks, Lupin, Hermione, Ron, Sirius et Potter. Ils transplanèrent tous devant le manoir où Dobby les attendaient. Dumbledore s'adressa à l'elfe :
- Dobby, est-ce que le Seigneur des Ténèbres est ici ?
- Non monsieur. Il est parti il y a presque une heure.
- Très bien, dit le sorcier. Nous devons y aller et nous dépêcher.
Tara prit la main de Drago, un peu trop nerveuse pour affronter ça toute seule. Ils s'avancèrent en direction de ce qui, quelques semaines plus tôt, était encore leur maison. Lorsqu'ils pénétrèrent dans le manoir, Narcissa était dans le salon accompagnée de Lily et Severus. Lucius n'était pas là.
- Vous avez fait ce que nous vous avions demandé ? Questionna Drago.
- Oui mon chéri. Nous avons fait de notre mieux et nous pensons que le Seigneur ne nous a pas soupçonné. Nous lui avons dit que nous pourrions protéger ses biens et il a accepté.
- Aussi facilement ? Demanda Dumbledore sceptique.
- Oui, intervint Lily. Je ne crois pas qu'il y ait vu quoi que ce soit de mal.
- Je m'étonne tout de même que ça ait été aussi facile, ajouta Severus.
- Nous n'avons pas le temps de nous attarder sur ces préoccupations. Quelles que soient les conditions, nous devons détruire le carnet immédiatement.
- Mais comment ? Demanda Tara qui réalisa soudain qu'il n'en avait jamais été question, Dumbledore ayant toujours repoussé ce point.
- J'ai quelque chose avec moi qui permet de détruire un Horcruxe, répondit Dumbledore. Maintenant, apportez moi le carnet.
Narcissa se leva et attrapa un carnet caché dans un coffre de la bibliothèque. Elle le tendit à Dumbledore qui le posa délicatement sur la table lui faisant face.
- Écartez-vous ! Dit-il à l'adresse des membres de l'Ordre.
Le sorcier dégaina une épée qu'il abattit sur le carnet qui se déchira … comme s'il s'agissait d'un simple carnet. Dumbledore sembla pâlir :
- Ce n'est pas l'Horcruxe !
- Quoi ? Demanda Narcissa. Mais pourtant …
Soudain, une explosion retentit dans le hall. La porte d'entrée fut projetée au loin et sur le seuil de la porte apparurent Lucius et Voldemort. Derrière eux, une escouade de mangemorts se tenaient apparemment prêts au combat. Le Seigneur des Ténèbres se mit à rire en voyant les visages déconfits des occupants du manoir :
- Vous croyiez vraiment que j'étais assez naïf pour vous confier mon bien le plus précieux
- Bonjour Tom, dit Dumbledore d'une voix calme.
- Dumbledore ! Vieux fou ! Tu pensais que j'allais me faire avoir aussi facilement ?
- Je l'ai cru, oui !
- Notre cher ami, Lucius, a été à la hauteur de l'estime que je lui porte. Pas comme certains, ajouta t-il en fixant Narcissa, Lily et Severus.
- Père ! Cria Drago. Comment avez-vous pu ?
- Je suis navré, fils, mais j'ai des principes et votre trahison m'était insupportable.
Le Seigneur des Ténèbres semblait jubiler de la réaction de la famille Malefoy. Ils étaient abasourdis d'entendre une telle chose. Lucius les avait vendus à son maître. Toute sa famille !
Sans prévenir, le Seigneur des Ténèbres leva sa baguette et la braqua sur Drago.
- Sale petit traitre ! AVADA KEDAVRA !
Mais simultanément, Dumbledore avait lancé sur lui un sort informulé qui le fit vaciller et sauva par la même occasion la vie de Drago car le jet de lumière verte frappa la bibliothèque derrière lui. Voldemort abattit sa baguette en direction de Dumbledore, visiblement sa nouvelle cible. Un duel débuta entre eux. Les seuls bruits provenaient des dégâts causés par leurs attaques respectives, chacun prononçant ses incantations mentalement.
Dumbledore créa un phénix enflammé qui se jeta sur Voldemort, le projetant à l'extérieur du manoir. Ce dernier se releva et fit se lever une tempête accompagnée d'une pluie de grêle. Les deux sorciers paraissaient manipuler à la perfection leurs attaques. Alors que Tara et Drago ainsi que les autres membres de l'Ordre se précipitaient à la suite de Dumbledore, celui-ci leur cria :
- Pas maintenant. Vous devez continuer !
- Continuer ? Intervint Voldemort tout en lançant une tornade glacée sur son adversaire. Mais tu te fais des illusions. Vous avez déjà perdu !
Tara et Drago avaient compris ce que voulait dire Dumbledore. Ils devaient retrouver le serpent et le tuer. Tonks leur fit signe que tout irait bien pour eux et qu'ils devaient faire ce que Dumbledore leur avait ordonné. Les membres de l'Ordre se jetèrent alors dans une bataille contre les mangemorts, à l'extérieur du manoir.
Tara et Drago se ruèrent dans le salon où Severus et Lucius avaient disparus laissant Lily et Narcissa dans la stupeur la plus totale, tétanisée par la peur. Tara s'approcha de sa mère et la secoua légèrement :
- Maman ! Où est Nagini ?
- Je …
- Maman ! Vite ! Nous perdons du temps !
- En haut ! Intervint Narcissa. Il est enfermé dans votre chambre.
Drago attrapa l'épée que Dumbledore avait abandonnée dans le salon et il se rua avec Tara à l'étage. Ils ouvrirent précautionneusement la porte de leur ancienne chambre et furent déstabilisés par le silence qui y régnait. Leurs parents s'étaient-ils là aussi fait avoir ? Avaient-ils cru capturer le serpent alors que Voldemort les avait trompés ? Ils eurent soudainement leur réponse. Tout se passa si vite que Tara eut du mal à comprendre.
Le serpent surgit de nulle part et se jeta sur Drago. Celui-ci tenta de se libérer et de le blesser avec l'épée mais elle lui tomba des mains. Il réussit à repousser le serpent pour attraper l'épée que Tara avait ramassée et lui tendait, lorsque le serpent se jeta sur sa gorge. Drago fut alors projeté contre le mur. Cependant, ce n'était pas le serpent qui l'avait poussé, c'était Lucius qui était rentré pendant l'agitation dans la chambre. Nagini se déchaina sur Lucius comme s'il était animé par la rage. Drago réagit rapidement et trancha brusquement la tête du serpent qui était trop occupé avec sa proie pour voir l'assaillant derrière lui.
Lorsque le serpent tomba, inerte, sur le sol, Drago se précipita sur son père :
- Père ! Mais qu'avez-vous fait ?!
- Je ne vous ai pas trahis, fils … dit Lucius difficilement, sa gorge ruisselant de sang. Tiens …
Lucius sortit de sa poche un carnet identique à celui que Dumbledore avait tenté de détruire quelques minutes seulement plus tôt. Cette fois, cependant, c'était certainement le vrai, c'était l'Horcruxe.
- Père ! Dit Drago qui tenait la tête de Lucius dans ses mains.
- Fais ton devoir … Ne t'inquiètes pas pour moi … ça devait finir comme ça ... je suis fier de toi.
- Merci … Papa, réussit à articuler Drago qui sentait les larmes couler.
Les yeux de Lucius se fermèrent pour la dernière fois. Il était mort. Drago parut anéanti par la mort de son père et avait du mal à reprendre sa mission. Tara le souleva et le secoua :
- Drago ! C'est tragique, je suis d'accord ! Mais nous n'avons pas le temps de nous appesantir là dessus. Nous devons avancer ! Nous avons l'Horcruxe. Détruis le, c'est à toi de le faire !
Drago la regarda, les yeux dans le vide. Soudain, il prit le carnet dans ses mains et le jeta sur une table à proximité. Il murmura : « Pour mon père ! » et transperça la couverture avec la pointe de l'épée. Le carnet émit un hurlement qui provoqua immédiatement un écho au dehors. Voldemort avait du entendre le cri et avait du comprendre. Un orage gronda au dessus du manoir. Le Seigneur des Ténèbres était dans une colère noire et ne comptait plus se laisser faire. Il était décidé à se battre !
Severus apparut derrière eux. Il était en sueur. Lorsqu'il vit le spectacle de désolation qui s'offrait à ses yeux, son regard se fit moins sombre. Il balbutia :
- J'ai essayé de retrouver Lucius. Mais ? Que s'est-il passé ?
- Papa, répondit Tara émue, Lucius vient de prouver qu'il était un homme bon. Il ne nous a pas trahis nous, il a trahi son maitre par amour pour nous. Et nous avons pu détruire les deux Horcruxes.
- Alors, le maître est désormais … mortel ?
- Je le pense, conclut Drago.
- Nous devons en avertir Dumbledore, reprit Severus.
Ils redescendirent alors dans le salon et ce fut Drago qui franchit en premier le seuil de la porte du manoir. Il s'adressa à Dumbledore :
- Albus ! Nous avons réussi !
A ces mots, Voldemort sembla comprendre qu'il était en danger. Il voulut réduire en cendre le seul sorcier présent capable de lui tenir tête. Il prononça alors les mots fatidiques en direction de Dumbledore :
- AVADA KEDAVRA !
Mais Dumbledore avait réagi aussi vite que lui et, pour la première fois depuis que les membres de l'Ordre le connaissaient, il jeta lui aussi le sort impardonnable.
Deux faisceaux s'entrechoquèrent alors, trop forts pour disparaître mais pas assez pour vaincre l'autre. Les deux sorciers semblaient lutter pour résister à la puissance du sort lancé par chaque adversaire. Le faisceau était composé d'une moitié verte, issue de la baguette de Voldemort et d'une moitié rouge, issue de celle de Dumbledore. Les combats autour des deux sorciers s'étaient interrompus, chacun observant l'ultime affrontement. Tous savaient que la dernière attaque venait d'être lancée et qu'à son issue, l'un des deux camps aurait gagné. De cette attaque, seul l'un des deux sorciers sortirait vivant.
Dumbledore prit alors la parole, tout en maintenant sa prise sur son arme :
- Tom, est-ce que tu te souviens de la raison qui te fait te battre ?
- La seule qui en vaille la peine : le pouvoir !
- Je dois avouer que, du pouvoir, tu en as acquis beaucoup ces dernières années. Mais ma question est plutôt : qu'en as-tu fait ?
Voldemort sembla être perturbé par la question. Il vacilla et la part du faisceau rouge s'agrandit. Dumbledore, fort de son avantage, continua :
- As-tu tiré quelque chose de bon de ce « pouvoir » ?
- Je sais où tu veux en venir, vieux fou. Et tu peux arrêter tout de suite. Je ne suis pas concerné par tes préceptes idéalistes.
- Tu as tort, Tom. Je parle effectivement d'amour et j'aurais compris que tu te battes autant pour sauver un quelconque amour. Mais tu es seul. Tu as toujours été seul. Tu ne peux pas comprendre pour quelle raison Drago et Tara t'ont fui. Ils ont quelque chose que tu n'auras jamais.
Voldemort manifesta un regain de rage mais le faisceau rouge n'en avança pas moins.
- Ils sont partis parce qu'ils sont faibles ! Rugit Voldemort.
- C'est là que tu as toujours commis la même erreur : aimer ne rend pas faible. C'est tout le contraire. Tu savais que Tara ne t'aurais jamais trahi mais elle a puisé le courage dans son lien avec Drago et Anna.
Voldemort commit l'erreur de regarder Drago qui tenait la main de Tara serrée dans la sienne. Ils paraissaient former un barrage humain que rien ne pourrait rompre, ce qui atterra le Seigneur des Ténèbres qui sembla entrevoir ce que son adversaire tentait de lui expliquer. Il ne put retenir l'onde de choc que projeta Dumbledore sur lui. Sa baguette lui sauta des mains, il reçut en plein cœur le jet de lumière rouge et fut projeté au sol. Son corps tressauta une unique fois avant de s'immobiliser.
Il mourut ainsi, vaincu par un immense sorcier, mais aussi et surtout par l'amour.
CONCLUSION
Tara était dans les bras de son mari et tournoyait au rythme d'une langoureuse valse. Elle l'observait et le trouvait toujours aussi beau. Certes, ses cheveux étaient désormais clairsemés, des sillons s'étiraient sur son visage et il paraissait plus fatigué, mais ses yeux conservaient leur éclat malicieux. Elle savait qu'elle même, elle n'était plus à l'apogée de sa beauté mais elle lisait toujours autant d'amour dans les yeux de son mari. C'était tout ce qui lui importait.
Lorsque la musique prit fin, Drago fit basculer son épouse et elle ne put réprimer un rire cristallin. Il la redressa alors et l'embrassa comme lorsqu'ils étaient jeunes. Tara oublia tout ce qui l'entourait, bien trop éprise de son mari pour s'inquiéter de ce que pourrait penser les autres danseurs. Elle fut ramenée à la réalité par la voix d'un adolescent :
- Vous pourriez arrêter de vous donner en spectacle ?! C'est écœurant !
- Scorpius, mon chéri, dit Tara à son fils, tu sauras que ton père et moi sommes, malheureusement pour toi, aussi amoureux qu'au premier jour.
- Je vais vomir ! Dit le jeune homme en s'éloignant.
Drago sourit, habitué à la mauvaise humeur de son fils. Il était leur petit dernier et il devait avouer qu'ils l'avaient toujours beaucoup trop gâté et cela s'en ressentait à l'heure actuelle. Il regarda avec plaisir venir vers lui une jeune femme, tout de blanc vêtue, l'air radieux :
- N'écoutez pas ce que dit ce sale garnement, vous êtes très beaux tous les deux.
- Merci Anna, répondit Tara, mais quelque part, il a raison. Nous ne voudrions pas vous voler la vedette le jour de votre mariage.
- Ne vous inquiétez pas, dit un jeune homme, lui aussi tout en blanc. Nous sommes ravis de vous voir heureux. J'espère que nous serons aussi amoureux que vous dans une vingtaine d'années.
- Mouais … glissa Drago.
- Drago ! S'exclama Tara choquée. Je sais très bien à quoi tu penses et je te l'ai déjà dit : cesse d'être négatif.
- Je ne suis pas négatif, mais tu dois bien avouer que les moldus ont une fâcheuse tendance à dissoudre leur mariage. Mais bien évidemment, reprit-il en voyant le regard assassin de sa femme, cela ne vous concerne pas.
- Et sinon, Luis, reprit Tara, essayant délibérément de changer de sujet, comment se passe votre travail ?
- Plutôt bien, merci … répondit le jeune homme un peu déstabilisé.
- Et qu'est-ce que vous faites déjà ? Demanda Drago, tentant maladroitement de se rattraper.
- Il te l'a déjà dit cent fois, s'indigna Tara. C'est un gêneur et un formalicien !
Anna éclata de rire. Elle reprit son calme sous le regard étonné de sa mère et s'expliqua :
- Maman, il est ingénieur informaticien !
- Oui, bon ! Conclut Tara. A peu de choses près, c'était presque ça …
- Dis-moi que tu sais au moins quel est mon métier ? Demanda Anna suspicieuse.
- Tu ne nous prendrais pas pour des imbéciles quand même ? Glissa Drago avec un air amusé. Et puis, je te rappelle que dans notre monde aussi il y a des médicomages !
- Des médecins, papa !
- Tu joues sur les mots là …
Anna prit alors un air plus sérieux et s'adressa à ses parents d'un ton beaucoup plus solennel :
- Maman, papa, je voulais vous demander quelque chose depuis quelques temps.
- Oui ? Dis nous, répondit Tara.
- Je voulais savoir si …
- Si vous êtes fiers d'elle ! Intervint Scorpius.
- Quoi ? S'écria Drago abasourdi. Mais évidemment que nous sommes fiers de toi ! Pourquoi ? Tu en doutes ?
- Elle nous refait son complexe d'infériorité, glissa sarcastiquement Scorpius.
- Anna ! Dit Tara d'une voix douce. Nous ne te l'avons peut être pas assez dit, mais nous sommes extrêmement fiers de toi ! Tu es quelqu'un de bien et tu es magnifique. Mais pourquoi en douterais-tu ?
- Et bien, parce que je suis … différente, répondit la jeune femme mal à l'aise.
- Parce que, elle, ajouta Scorpius, elle a honte ! Auriez-vous oublié que c'est une Cracmol ?
- Scorpius ! S'emporta Tara. Tu veux bien arrêter de te mêler de ce qui ne te regarde pas !
- Oh, ça va, dit l'adolescent en tournant les talons.
- Anna, dit Drago, tu crois vraiment que nous t'aimons moins parce que tu n'as pas de pouvoirs ?
- Je ne sais pas …
- Arrête un peu tes bêtises. Tu as oublié qui étaient les grands-parents de ta mère ? Est-ce que pour autant je l'aime moins ?
- Oui, c'est vrai.
- Allez, ça suffit ces bêtises, conclut Drago. Accorde plutôt cette danse à ton vieux père.
Ils s'éloignèrent, laissant Tara en compagnie de son nouveau gendre. Elle lui sourit et prit un air sombre pour lui dire :
- Luis, je vous aime beaucoup mais sachez que le dernier homme qui a voulu faire du mal à ma fille est mort. Alors vous savez à quoi vous en tenir, finit-elle avec un sourire.
Tara s'éloigna du jeune homme qui paraissait quelque peu effrayé par les menaces de sa belle-mère.
La sorcière regarda autour d'elle et constata que sa vie était vraiment parfaite : elle avait un mari qui l'aimait, des enfants magnifiques qui étaient manifestement heureux, un gendre plutôt agréable même s'il avait le tort d'être un moldu et ses parents étaient toujours de ce monde. Qui plus est, son travail au sein du ministère aux côtés de Dumbledore était des plus valorisant et de surcroit, la paix régnait dans le monde magique. Tout était pour le mieux, et ça depuis plus de vingt ans.
