Mot de l'auteure : Voilà le chapitre que vous attendiez tant:P Hé, oui, je peux vous l'envoyer en avance puisque Jeudi, je ne suis pas làXD Alors, je vous laisse lire votre réponse et surtout, mon CHAPITRE;P
P.S: je ne savais pas vraiment quelle histoire humaine qu'aurait Bella:S Alors, cela se peut qu'il y ait quelques défauts dedans (manque de cohérence, je n'en sais rienXD). J'ai eu beaucoup de difficulté à l'écrire:S Alors, ne soyez pas trop dure avec moi (j'avais des exams à étudier, longue histoire:S)
REVIEWS: Ah, là, là, j'en ai beaucoup, même si cela était moins. Par contre, j'apprécies quand même, une reviews reste un reviews, non? Alors, je remercie les personnes ayant pris le temps de m'en écrire et beaucoup les personnes ayant bien voulu lire mon histoire;P
Momo : Voilà, le nouveau chapitre:P J'espère que tu aimeras. Merci pour ta reviews, c'est très gentil de ta part
Arya15 : Hé, cela vient de ma tête, AryaXD Je ne peux rien y faire si Jessica n'a pas exactement le même caractère que dans le livre, venant de ma tête cette fiction. Alors, je sais que tu es en voyage, mais je suis sûre que tu vas aimer pour ton retour de ton voyage;P Ciao.
Arwen00710: Qui aime Lauren? Tu n'es pas la seule, mais je ne pouvais pas la mettre gentil dans cette fictionXD Cela ne collerait absolument pas. Merci pour ta reviews;P
Theriel: Oh, je n'ai pas oublié ma suggestion et même que je suis une fille de parole. Je dis quelque chose et je le faisXD Alors, voyons ta petite liste:P :
"qu'elle était rendue très proche de moi," -- C'est une expression pour dire qu'ils sont devenus des très bons amis... comme frère et soeur sans l'être un peu. Être proche de quelqu'un, c'est (dans cette phrase) avoir une belle complicité.
"Par contre, les mecs qui lui étaient inconnus ne la connaissaient pas personnellement." -- Oups, je voulais simplement dire que les personnes tournant autour de Jessica... bah, ils ne s'intéresser à elle que pour son apparence, vois-tu? C'est la meilleure explication que je peux te dire;P
"j'étais une vraie bolée" -- Bolée, c'est des personnes très intelligentes, ayant de la facilité pour l'école.
"Je pris mon téléphonai mon amie."-- Une simple faute de frappeXD Je voulais dire "mon téléphone"XD
"Elle me déposa une assiette de petits fruits avec des rôties à côté." C'est quoi des roties?-- Ce sont des toast, des pain grillé dans le grille pains;)
j"e gardais ce commentaire pour moi pour ne pas passer pour un têteux devant elle"-- Une mauvaise formulation de phrase:S Têteux, c'est une personne faisant tout pour être aimer Par contre, la bonne formulation est celle-ci : " Je gardais ce commentaire pour moi afin de ne pas paraître têteux devant elle"
"J'avoue que sa gêné lui faisait un charme"-- Encore une faute de frappeXD Je voulais dire "gêne"XD
Bah, voilà, j'ai tenu ma parole. Alors, si tu as d'autres questions, je suis là;P
Ermione33: C'est toujours rassurant de savoir que le scénario d'une fiction est originale et aimée;P Merci, beaucoup pour ta review;P J'espère que ce chapitre, tu vas l'aimer.
Caroline: Ah, ne t'en fais pas, à ce pointXD Je t'assure que Bella et Edward seront sûrement ensemble, un jour dans la fiction,(Heureux? Quand? Je n'en sais rien encoreXD) Je ne peux pas te dire ce qui va se passer, pas de tapeOo, lol. Ce chapitre ne réponds à ta question, malheurO.O. Par contre, c'est l'arrivée de notre Bella adorée;P Oh, Merci pour ton compliment sur ma fic :) C'est le fun de savoir que je vais avoir une lectrice jusqu'au bout de mon histoire, lol. Bonne lecture;P
Charliine-x: Merci pour ton compliment à propos de ma fiction , je suis heureuse que tu apprécis. Alors, je ne te tarde pas plus et lis ce chapitre;P
Little-moi : Ah! Voilà donc une petite fan de Bella/ Edward ;) Malheureusement, ce n'est pas dans ce chapitre qu'Edward rencontre Bella (rire maléfique "niak, niak, niak" : patience, te dis-je, espiègle). Ce n'est que l'histoire de Bella, humaine;P Alors, voyons si mon histoire est bien;P Merci pour ton compliment. J'apprécie.
Cuullen: Je suis sûre que tu es surprise de voir ce chapitre en avanceXD. Bien sûr que je n'ai pas intérêt à arrêter cette fiction, lol. Comment pourrais-je faire cela? O.K, il y a le chemin de la mort ou bien de l'accident m'enlevant ma mémoire, mais cela m'étonnerait honnêtement. Si cela devait arriver, je demanderai à mon amie d'avertir tous mes lectrices dans un chapitreXD. Cependant, je ne pense pas mourir maitenant ou perdre l'habilité d'écrire, lol. Alors, ne t'en fais, je continue jusqu'au bout l'histoire.
xxjustineblainxx: Tiens, j'aime bien te voir dans mes reviews, toi:P J'ai étudié à fond et j'espère passer mes examens Alors, merci pour ton encouragement. En échange, je te laisse lire ce chapitre, cela te va:P?
PS: Il y a un personnage n'étant pas dans Twilight, Christina, la soeur de sang de Bella. Il faut bien que je me différencie du livre un peu plus qu'inverser les rôles de Bella et Edward XD. Alors, je vous ai averti pour ce point.
3. Un passé mouvementé
Bella POV :
Je m'appelle Isabella Cullen. J'avais dix-neuf ans depuis un moment. Comment que cela peut être possible? Voilà donc mon histoire :
flash back :
Nous étions le Noël de 1853. Nous avions un magnifique hiver à New-York. La neige tombait doucement sur notre tête et le vent n'était pas l'ennemi de la préservation de notre chaleur pour le moment. J'aimais l'hiver, sentir le froid doux frôler mes joues. Étrange, n'est-ce pas? Sous la demande mon époux, je devais aller le rejoindre au restaurant pour une affaire.
Je regardais à travers du carrosse pour voir les paysages défilant sous mes yeux. C'était magnifique, dois-je avouer. Ma petite sœur était là avec moi puisque nos parents étaient morts. Elle n'avait que treize ans à ce moment-là et moi, je l'avais prise sous mes ailes. Maintenant, elle était âgée de quinze ans.
Avant la mort de mes parents, ces derniers avaient contracté un mariage avec un homme influent. Il était mon aîné de onze ans. Nicolas Williams, un banquier. Celui-ci avait été séduit par moi et avait négocié avec mon père pour que je lui sois promise. Je n'avais pas eu le droit de dire mon opinion dans l'entente. Je devais suivre ce que mon père voulait. J'avais seulement quinze ans! Mais j'étais à l'âge d'être l'épouse d'un homme et le chérir correctement.
Quatre ans que j'étais Madame Nicolas Williams et je n'avais toujours pas fécondé. Quelle honte pour mon mari! Lors de la mort de mes parents, mon mari avait eu la générosité d'adopter ma petite sœur, Christina. Elle n'avait que treize ans quand mes parents furent retrouvés étrangement mort dans une ruelle. Heureusement qu'elle ne s'était pas retrouvée avec eux lors de leur meurtre. On disait qu'ils étaient vidés de leur sang!
Cela faisait plusieurs années que des hommes et femmes étaient découverts morts et vidés de leur sang. Les policiers étaient sûrs que c'était un tueur en série incroyablement intelligent. Aucune preuve! Seulement une morsure sur le cou de la victime, l'épaule, etc. ; toujours en haut des pectoraux.
Donc depuis quelque temps, Christina restait constamment à ma compagnie, j'avais trop peur qu'il lui arrive quelque chose. Je m'interdisais qu'un malheur la frappe pour mes parents. Je ne voulais que son bien. Nicolas partageait mon point de vue, même si cela le forçait à amener la petite n'importe où il allait.
C'était un homme très noble, pas seulement dans son rendement de la société, mais dans son cœur aussi. Même s'il avait quasiment acheté ma main à mon père, il avait réussi à conquérir mon cœur, bien que je fusse très jeune. Il voulait une femme et son choix s'était arrêté sur moi, une simple fille d'un avocat. Avant nos épousailles, il avait absolument voulu qu'on se rencontre plusieurs fois afin que JE (lui, il m'avait observé bien des nombres de fois et il était déjà fou de moi) trouve ses qualités. Plutôt rare un homme de cette trempe. On s'était bien moqué de lui par la façon qu'il amenait notre relation. Jamais il ne m'avait embrassée avant que je n'aie voulu le faire, de peur que je le haïsse.
J'avoue, au début, j'avais cette amertume avec lui. Je ne voulais pas quitter mon foyer, laisser ma petite sœur derrière moi, me séparer d'elle, (j'étais de Washington) puisque Nicolas voulait que nous habitions à New-York. J'en étais venue jusqu'à faire une fugue pour m'enfuir de ce mariage arrangé. Cependant, il m'avait retrouvé dans mon lieu secret, une petite forêt, sous une petite grotte.
-Je ne te veux pas de mal, Isabella, avait-il murmuré en pénétrant dans ma cachette.
-Allez-vous-en, lui avais-je ordonné.
-Je ne te marierai pas tant que ton cœur ne m'appartiendra comme le mien est déjà tien.
-Je n'ai que quinze ans!
-Des hommes bien plus âgés que moi pourraient être ton futur époux, Isabella.
Il s'était approché de moi sans que je m'en rende compte.
-Pourquoi moi? avais-je bégayé.
-Parce que je t'ai aimée dès que mon regard s'est posé sur toi quand j'ai rencontré ton père pour une affaire. Tu étais là, derrière ce rideau, à nous observer avec cette petite curiosité.
J'avais reculé de quelque pas. On m'avait parlé des hommes forçant les jeunes filles à se donner à eux. Il n'avait pas insisté et s'était assis sur la roche.
-Qu'est-ce que vous faites? avais-je demandé en le regardant.
-J'attends.
-Quoi?
-Je n'en sais rien, Isabella.
-Appelez-moi Bella, avais-je intimé. Je n'aime pas Isabella.
Il m'avait lancé ce regard surpris. J'avais enfin remarqué qu'il avait des yeux d'un gris pénétrant. J'avais senti mes jambes fléchir sous mon corps et je m'étais adossée au mur de pierre pour m'empêcher de perdre l'équilibre. Il s'était aussitôt précipité à moi, visiblement inquiet. Ses bras m'avaient entouré la taille et mes yeux s'étaient accroché aux siens. J'avais pu déceler ce sentiment dont il disait porter pour moi.
-J'ai vingt-six ans, m'avait-il appris. Onze ans nous séparent, jeune dame.
-Trop, avais-je soufflé.
-Non… l'amour, s'il est réciproque, n'a pas d'âge, Bella.
Sa façon de prononcer mon surnom avait chatouillé mon cœur qui se débattait dans mon thorax pour s'enfuir.
-J'aurais pu te prendre sans rien te demander et te forcer à me chérir, avait-il ajouté.
J'avais tressailli de peur.
-Mais je t'aime trop pour te faire souffrir. Je ne veux que ton bonheur, Bella.
-Je ne connais pas cet amour que vous dites ressentir, avais-je murmuré avec une certaine honte.
-Alors j'aurai l'honneur de le faire naître en toi… et il m'appartiendra…
C'étaient ces paroles qui avaient enlevé cette méfiance que j'avais construit comme barrage contre cet homme.
Je souris en repensant à cet épisode de ma vie. J'avais un homme rare comme époux. Je me trouvais chanceuse puisque j'observais parfois d'autres couples, où l'amour était inexistant entre les deux concernés. Je trouvais cela dommage pour les autres épouses que je connaissais de ne pas avoir pu vivre cette même vie que moi. Elles étaient tristes dans leur vie. Elles se donnaient à leur mari sans ressentir le moindre désir envers lui, contrairement à moi.
Soudain, le carrosse s'arrêta subitement, me piquant la curiosité. Pourtant, nous n'étions pas encore arrivés au restaurant. Je fronçai les sourcils puisqu'il n'y avait plus de bruit. La porte du carrosse s'ouvrit et une voix d'homme nous invita à sortir. Ce n'était pas la même voix que mon chauffeur. Christina sortit sans rouspéter, malgré que je lui aie ordonné de ne pas obéir. Je dus donc sortir, levant ma jupe pour m'empêcher de trébucher.
Nous étions dans une rue complètement déserte et sombre. Aucune maison aux alentours, c'était une petite route très boisée menant à la ville. Seule la pleine lune éclairait un peu la route. Mes yeux croisèrent le corps inerte de mon chauffeur. Un cri attira mon attention et je tournai la tête.
Je vis alors un homme mordre ma jeune.
-Lâchez-la! hurlai-je, affolée, en accourant vers Christina.
Il obtempéra et leva les yeux vers les miens. Les miens s'écarquillèrent lorsque je m'aperçus qu'il avait les iris d'un rouge éclatant. Il marcha vers moi et je criai, demandant de l'aide. Malheureusement, il n'y avait personne aux alentours. Je continuai jusqu'à ce qu'il fut à mon niveau.
-Chut, susurra-t-il à mon oreille. Tu sais que tu sens bonne.
Je frissonnai de dégoût. Allai-je vivre un viol? Ses lèvres étrangement froides frôlèrent la peau de mon cou et je cessai automatiquement de bouger. Le corps de ma petite sœur commença à convulser et j'entendis ses cris de douleur.
-Que lui avez-vous faite? sifflai-je.
Il releva la tête et fixa ma petite sœur.
-Ah, mon petit souper ne l'est plus, se contenta-t-il de répondre.
Je voulus aller auprès de ma jeune sœur, mais il me bloqua le chemin avec son bras.
-Mais toi, tu feras amplement l'affaire.
C'est à ce moment que je sentis des dents froides comme des glaçons se planter dans mon cou. Quelque chose envahit mon corps, un liquide glacial pétrifia tout mon corps. Je m'affaiblis rapidement et mes jambes n'eurent plus la force de soutenir mon corps. Je m'écroulai au sol.
Qui était cet étrange homme? Pourquoi m'avait-il mordu dans le cou? Pourquoi ce froid tout à coup? Bien des questions défilaient dans ma tête et je ne pouvais y répondre.
Un bruit attira l'attention de mon assaillant. Ce dernier s'éloigna de ma petite et moi lentement. Soudain, il disparut sous mes yeux effrayés.
Je voyais le corps de Christina se tordre, s'arquer de douleur.
-Le feu! criait-elle.
Tout à coup, je fus prise par une douleur cuisante à mon cou. Je commençai à trembler de tous mes membres puis la douleur fut remplacée par un feu. C'était mon tour à vivre la même chose que ma petite sœur. Puis, ce fut le noir total.
-Bella, sanglota la voix de Christina. Bella!
J'ouvris grand les yeux en l'entendant. Je m'assis promptement et regardai ma petite sœur. Elle avait tellement changé en… pendant mon inconscience. Ses longs cheveux bruns étaient beaucoup plus éclatants et beaucoup plus soyeux. Sa peau était maintenant translucide et pourtant, elle était encore plus belle qu'auparavant. C'est ses yeux qui me firent le plus peur. Ils étaient complètement noirs comme le charbon.
-Oh, Bella, tu es vivante, se réjouit-elle en me regardant.
J'avais un goût acide dans ma gorge et une douleur se faisait sentir à ce niveau et celui de mon ventre. J'avais faim! Cette faim que je ne pouvais pas atténuer pour le moment. Par contre, ma sœur comptait beaucoup plus que cela. Je la pris vivement dans mes bras, heureuse de la voir vivante.
-J'ai eu si peur pour toi, murmurai-je.
Je pleurais et étrangement, je ne sentais pas d'humidité sur mes joues. Aucune larme n'embrouillait ma vue. Je ressentais seulement la joie de retrouver ma petite sœur adorée.
-Qu'est-ce qui nous est arrivé, Bella? me questionna Christina.
-Je n'en sais rien, avouai-je, incapable de trouver une excuse pour la rassurer.
Je remarquai finalement que nous étions dans la forêt. Je regardai ma petite sœur, demandant des explications.
-Je t'ai traînée ici, déclara-t-elle. J'avais peur que l'homme revienne pour nous faire du mal.
-Tu as été capable de me traîner ici? m'étonnai-je.
-Je ne sais pas pourquoi, mais tu étais légère comme une plume, sourit-elle.
Je fronçai le nez. Ce n'était pas normal. Quelque chose s'était produit quand l'étranger nous avait mordues… mais quoi? Telle était la question qui me tourmentait. Je levai et Christina en fit de même.
-Aurais-tu faim par hasard? l'interrogeai-je.
-Oui, mais je ne voulais pas te laisser ici… et étrangement, le goûter qu'il y avait dans le carrosse me répugne. J'ai tenté de manger, mais je l'ai recraché. C'était dégoûtant.
-Pourtant, tu adore le fromage, doutai-je.
-Je sais!
Une odeur chatouilla mon nez et je crois que Christina fut attisée par elle. Nous nous levâmes promptement et courûmes sans se douter que nous étions à une vitesse anormale. En même temps, nous sautâmes sur la source de l'odeur et mordîmes dans sa chair.
Un liquide chaud et enivrant sortit de la morsure que j'avais faite. Il remplit ma bouche et je fermai les yeux pour le savourer. Je me sentais beaucoup mieux. Le goût acide de ma gorge n'existait plus et la douleur de mon ventre s'estompait. Mon énergie revenait –ou augmentait- au fur à mesure que le liquide chaud se propageait dans ma gorge. Que c'était bon!
Lorsqu'il fut disparut, je reculai un peu. Une peur s'empara de moi lorsque je m'aperçus que c'était le corps d'un humain inerte que j'avais mordu. Christina me regardait, traumatisée par ce qu'il venait de se passer. Un filet de liquide rouge s'écoulait à la commissure de ses lèvres qui tremblaient énormément.
-Christina, as-tu aussi… ? bégayai-je.
Elle hocha la tête. Je la pris dans mes bras et la berçai pour tenter de la calmer. Qu'est-ce nous étions devenus? Des meurtrières? Je me rendais compte que ce liquide chaud qui m'avait enivrée n'était d'autre que du sang d'humain!
Pendant de longues heures que nous restâmes positionnées ainsi sans comprendre ce qui venait de se passer. Je lui murmurais des mots réconfortants, bien que je ne susse pas vraiment si c'était vrai que tout allait redevenir normal. J'espérais de tout mon cœur que Nicolas soit parti à notre recherche.
-Il faudrait retourner à la maison, déclarai-je.
Nous partîmes vers la route d'où était notre carrosse. C'était la nuit et je pouvais bien voir. Étrange…
-Bella, nous avons tué un homme, bégaya Christina. Ne devrions-nous pas plus fuir?
Je m'arrêtai subitement, comprenant ce qu'elle voulait dire. Nous avions commis un crime sans vraiment le vouloir, mais qui nous croirait? Cependant, nous devions voir Nicolas avant. Il nous aiderait sûrement, ayant des amis dans la police.
-Nicolas va nous aider, répliquai-je.
Nous continuâmes notre chemin et ce fut encore ma petite sœur qui brisa le silence.
-Il y a des légendes sur les personnes buvant le sang des humains… on les appelle les vampires.
-Nous ne sommes pas ça, dis-je brusquement, et ces légendes ne sont que des mensonges. Je ne ferai plus jamais l'erreur de m'attaquer à un homme.
-Mais nous ne nous contrôlions pas, Bella! C'est comme si je m'étais laissée guider par un instinct! Je ne me suis rendue comte que c'était un humain que lorsqu'il a été vidé de son sang, Bella.
Elle avait beaucoup plus d'imagination, Christina. Elle était ouverte à toutes les légendes qu'on lui racontait et y croyait dur comme fer. Moi, j'étais celle qui devait la ramener à la réalité afin qu'elle ne perde pas le lien qui la reliait au monde réel. Elle était capable aussi de les faire croire aux personnes n'étant pas comme… elle avait comme un don pour faire croire des choses aux autres. Seule moi, je pouvais la résister. Même mon mari, Nicolas, rationnel, avait de la difficulté à ne pas la croire.
-Bella, il y a un endroit, à l'Europe, où les vampires sont nombreux, poursuivit Christina.
-Arrête, Christina! ordonnai-je. Nous sommes humaines! Les vampires n'existent pas!
-Alors pourquoi l'homme nous a mordues le cou? riposta ma petite sœur. Tu sais aussi bien que moi, il a utilisé ses dents pour nous tenter de nous tuer, nous vider de notre sang!
-Ton imagination te joue des tours.
-Ne sois pas fermée à cette perspective, Isabella Marie Swan!
Jamais elle ne m'appelait ainsi que lorsqu'elle était à bout. Alors, je décidai de l'écouter.
-Si nous allons vers Nicolas, nous le mettons en danger.
-Tu oses dire que je tuerais mon mari!
-Non, ton repas, recitifia-t-elle. As-tu vu comment nous avons perdu contrôle de notre corps quand nous avons tué l'autre humain? C'était pour nous, notre dîner. Nous sommes des vampires, clama-t-elle, ivre de rage. Nous avons tué pour survivre, rien de plus.
-Tu lis trop de légendes et ça t'affecte la raison.
-Pourtant, dans la vie normale, tu n'endures pas l'odeur du sang quand je saigne, contre-attaqua-t-elle. Là, tu l'as savourée comme moi, je l'ai fait! Regarde la réalité en face.
C'était bien plus à elle à le faire. L'étranger lui avait sûrement injecté quelque chose pour qu'elle devienne une folle à lier.
-Depuis plusieurs années, des humains sont retrouvés vidés de leur sang, dit-elle. Je suis sûre que c'est l'étranger qui les a tous tués et nous étions ses prochaines victimes. Mais il n'a pu nous tuer et je crois qu'il nous a contaminées. C'est une maladie contagieuse, être vampire.
Je préférai m'éloigner d'elle. Elle n'était plus la même, elle était complètement disjonctée. Allai-je devoir l'envoyer dans un centre où il enfermait les fous? Je ne pouvais faire cela et pourtant, je savais qu'elle était maintenant folle.
-Bella, je t'en prie, crois-moi, il ne faut pas aller voir des humains, fit-elle en se mettant devant moi.
-Et pourquoi? crachai-je.
-Je ne veux pas leur faire du mal! Nous sommes un danger pour eux, maintenant.
Je l'ignorai, levai la jupe de ma robe et partis vers la route, sous le regard triste de ma jeune sœur.
-Bella, tu regretteras! N'y vas pas, voir Nicolas.
-Christina, tu me suis! Je ne te laisse pas seule.
-Et moi, pas faire une chose que tu vas regretter! Je sais que cela peut paraître fou, mais nous sommes vampires… donc, dangereux pour tous les êtres qu'on aime, en particulier Nicolas.
-Je vais t'amener dans un hôpital, décidai-je, dès qu'on arrive à la maison.
-Comme tu veux, siffla-t-elle, enragée.
Le jour se levait et nous devions nous dépêcher. Nous arrivâmes à la route quand le soleil fut à ses débuts. Quel fut la surprise que nous eûmes lorsque nous brillâmes de mille feux sous les rayons du soleil. Je jetai un regard à Christina qui était beaucoup plus calme que moi, même que j'eus l'impression qu'elle était parfaitement à l'aise avec cela, mais un peu confuse.
-Je croyais que nous mourrions, murmura-t-elle en se tournant vers moi.
-Mourir? répétai-je, perplexe.
-Le soleil est notre ennemi avec le pieu, la croix du christ et l'ail, m'apprit-elle. C'est ainsi qu'on peut mourir. (Elle sembla se souvenir de quelque chose) Ah, c'est vrai, toutes ces choses ne sont pas vrais à ce sujet!
Je secouai la tête, exaspérée des choses que disait ma sœur.
-Nous devrions y aller par la forêt, chez nous, proposa-t-elle. Sinon, on va attirer beaucoup trop l'attention et je ne crois pas que ce soit une bonne idée…
Je ne comprenais pas le calme que présentait Christina. Elle semblait à l'aise avec ce qu'elle affirmait et moi, j'étais si effrayée qu'elle eût raison que je refusais de lui laisser la chance de cela comme hypothèse.
Je la suivis dans la forêt et marchai avec elle dans un silence total. Peut-être que je l'avais réellement blessée en lui disant qu'elle était folle et devait aller dans un hôpital. Je ne pouvais nier la supposition qu'elle soit réellement folle. Toujours dans sa bulle en train de s'imaginer son monde parfait et parler d'un garçon qu'il n'existait même pas… un certain Réginald.
Nicolas et moi refusions de la faire suivre par un médecin. Elle restait ma petite sœur et je ne voulais pas l'envoyer, mais là, aujourd'hui, elle prouvait qu'elle avait problème mental. J'avais de la difficulté à la suivre et cela m'attristait énormément.
Depuis près d'un an qu'elle était ainsi. Elle avait rencontré un jeune homme dans la rue et s'était amourachée de lui dès le premier regard. Ils se voyaient régulièrement et jamais, je ne l'avais rencontré, ce Réginald. Puis, d'un seul coup, elle était devenue si pessimiste et triste. Elle faisait ses corvées avec moi et je pouvais plus lui parler. Je l'entendais de ma chambre pleurer en suppliant le Seigneur de lui ramener ce Réginald. Elle était si jeune pour aimer, même trop… seulement quatorze ans à ce temps là. Depuis, elle avait remonté la pente et tentait d'oublier ce Réginald. Je ne croyais pas qu'il eut existé, mais Nicolas me disait le contraire, même si de la façon que ma petite sœur le décrivait, c'était impossible qu'un aussi bel homme existe, surtout pas avec des yeux dorés…
Après plusieurs heures de marche dans la forêt qui protégeait notre peau du soleil, nous arrivâmes près du manoir. Le goût acide de ma gorge était revenu et j'hésitai sincèrement d'aller vers le manoir puisque ma sœur s'accrochait à l'écorce d'un arbre. Je réfléchissais à ce qu'elle disait. Tout avait une certaine logique, mais l'idée que nous fûmes vampires… était trop irréaliste à mon goût. Mais là, j'avais l'intuition d'écouter ma jeune sœur écervelée.
-Tu disais de fuir, murmurai-je.
-C'est préférable, lâcha-t-elle.
-Ce n'est pas vrai que tu as lu beaucoup de légendes, devinai-je en la regardant.
-Viens, nous devons partir.
Ce n'était plus l'aînée, mais elle. Je lui obéis, même si je ne voulais pas. Mais mon intuition me disait que je devais l'écouter et ne pas contester ce qu'elle disait.
-Raconte-moi des choses sur les vampires, demandai-je alors que nous déchirions une partie des jupes de nos robes.
-Tous les légendes que j'ai lu sur eux, ne sont pas véridiques, déclara-t-elle, sauf pour plusieurs choses. Nous sommes immortelles, nous ne respirons plus et nous nous nourrissons du sang d'humain ou d'animaux…
Je fronçai le front, stupéfaite qu'elle dise cela avec tant de confiance.
-Si tu veux mourir, il n'y a aucun moyen… sauf le feu!
-Pourquoi dis-tu « nous »?
-Parce que je sais que nous sommes des vampires, Bella, pour… pour… en avoir rencontré un.
Je cessai de respirer et jaugeai ma petite sœur.
-Réginald en était un, souffla-t-elle, la voix triste. Il avait seize ans quand il avait été mordu par un vampire qui ne voulait plus être seul…
-Il a vraiment existé…
-Tu croyais vraiment que ce n'était que des ragots ce que je te disais… J'allais à la bibliothèque de la ville pour faire des recherches sur les légendes des vampires –en cachette puisque j'étais une fille. Tout était faux, sauf les points que je t'ai dits.
Je devais rester ouverte, oublier mon côté rationnel.
-Réginald vivait ici depuis plusieurs années, mais quand je l'ai croisé, cela faisait déjà quatre ans qu'il était d'ici. J'avais seulement quatorze ans et aimer à cet âge… ce n'est pas possible. Pourtant, mon cœur a chanté quand je l'ai vu. Nous étions de bons amis et il a eu confiance en moi pour dire la vérité, même s'il n'avait pas le droit.
Elle pleurait sans larme, ce qui était anormal.
-Je l'aimais, mais lui, non. Il me voulait seulement comme une amie, rien de plus. Puis, son père a décidé de déguerpir de New-York puisque c'était rendu trop dangereux pour eux. Telle la source de ma profonde tristesse… il y a quelques mois.
J'assimilai ce qu'elle venait de dire. Je regardai le manoir qui était derrière nous et regrettai de ne pas pouvoir aller voir Nicolas. Plus jamais, je ne le revis avec grand regret.
Christina et moi déménageâmes de ville dans le Canada. De là, nous nous fîmes une vie dans la ville de Montréal, où la forêt était abondante aux alentours, à l'époque. L'orignal devint notre régime alimentaire. Ma petite sœur refusait catégoriquement que nous nous abreuvions au sang humain.
Pendant cinq ans, nous vécûmes dans cette ville et je m'aperçus que je ne vieillissais plus puisque Christina était restée la même. Je flanchai au régime mainte fois puisque le sang d'animaux n'était pas satisfaisant, mais à chaque fois j'allais me faire pardonner en priant au Seigneur.
Christina, elle, fléchit beaucoup moins que moi puisqu'elle avait un but : retrouver son Réginald pour lui montrer qu'elle était comme lui.
À Québec, nous rencontrâmes une famille de vampires qui n'étaient pas comme nous, se nourrissant d'humains. Ils nous invitèrent à se joindre à leur clan et nous acceptâmes sous la condition de ne pas se nourrir d'hommes. Ils avaient trouvé cela étrange. Alors, quand ils chassaient les humains, nous, nous partions dans les forêts pour trouver des animaux.
Puis, sept ans plus tard, Christina nous emmena visiter le nord, l'Alaska. C'est là que nous vécûmes le plus longtemps : quinze ans. Dangereux? Non, puisqu'il y avait personne qui y vivait. Je n'avais plus le rôle de la grande sœur puisque Christina prenait maintenant contrôle de nos déplacements avec fermeté. Elle s'y connaissait et je ne pouvais plus la rouspéter, car j'étais totalement inconnue dans ce monde vampirique.
Je travaillais dans des petits restaurants, étant maintenant capable de résister un peu à l'odeur humaine. Nous devions absolument accumuler l'argent pour pouvoir couvrir notre identité, come disait ma petite sœur. J'étais la seule en âge de travailler. Nous empilions nos profits. Ne mangeant pas, nous pouvions s'empêcher de dépenser dans la chose la plus coûteuse, la nourriture.
Nous décidâmes de retourner vivre aux États-Unis. Ce fut à Boston (que nous restâmes pendant sept ans) que nous allâmes refaire une autre vie, l'argent dans les poches. Nous habitions dans une maison très petite, mais parfaite pour nous. Jamais nous ne restions à la maison, s'occupant à accumuler encore de l'argent. Personne ne remarquait que nous ne vieillissions pas puisque nous déménagions souvent de quartier…
Bien des hommes voulaient nous courtiser, mais nous restions glaces à leur avance. Il était vrai que c'était l'étrangeté même de voir deux femmes indépendantes. Dans ce temps, les femmes étaient au foyer à ne s'occuper que des enfants, mais là, grâce à notre beauté, nous pouvions travailler. Je séduisais et les hommes acceptaient de m'engager comme serveuse dans les grands restaurants. J'attirais énormément de clients, faisant réputation de la belle femme!
C'était l'enfer d'être une femme vampiresse! Nous n'avions aucun droit dans la société à cette époque et malheureusement, nous étions tous deux des filles. Je décidai alors de m'essayer dans les casinos qui commençaient à faire fureur.
Oh, j'ai oublié, j'avais un don : lire dans les pensées. Ma sœur, elle, elle pouvait créer des illusions aux humains et même vampires, sauf moi. Malheureusement, Christina pouvait bloquer ses pensées en chantant constamment dans sa tête! Elle avait trouvé ce truc et maintenant, je n'essayais même plus de suivre ses songes, à son grand bonheur.
Alors, grâce à nos dons –tricher, je sais-, nous gagnâmes énormément d'argent et pûmes le déposer dans ce qu'on appelait une banque. Une personne avait eu l'excellente idée de créer la banque. Nous déposâmes alors tout notre argent. Pour Boston, j'étais veuve d'un mari et Christina était ma fille.
Aux premières années du vingtième siècle, nous allâmes vivre au New-Jersey, beaucoup d'argent dans les poches. Je revenais alors à être la sœur de Christina. Nous avions perdu nos parents et tentions de retrouver une vie normale.
Puis, en 1915, nous partîmes à Chicago. C'était la première guerre mondiale! Biens des hommes étaient absents, étant en Europe pour combattre. Alors, nous, les femmes, avions enfin du travail pour continuer la prospérité de l'économie. Ce fut plus simple pour Christina et moi à se fondre dans le monde.
En 1918, ce fut la grippe espagnole qui fit ses ravages. J'étais maintenant une infirmière attitrée pour aider les médecins s'occupant des patients. Christina, elle, était une simple assistante aidant les malades à ne pas mourir.
Je commençais à être capable d'endurer le sang sans vouloir sauter sur le propriétaire pendant une trentaine de minutes, mais après, je devais faire semblant d'être malade. Je rencontrai alors le docteur Carlisle Cullen, même que j'étais son assistante. Il devint un très bon ami avec moi et pendant les nuits, nous étions quasiment les seuls à rester pour s'occuper des patients malades.
-Vous n'êtes pas humain, hein? demandai-je pendant une nuit alors que nous étions dans une pièce, seuls.
Il me lança un regard surpris.
-Vos yeux dorés vous trahissent, docteur Cullen, ricanai-je.
-Tout comme les vôtres, mademoiselle Swan, riposta-t-il.
Je souris timidement, n'ayant pas pensé à cela.
-Quel est votre âge, mademoiselle Swan?
-Que me donnez-vous?
Carlisle me fixa un long moment, réfléchissant. Il était très beau! Ses cheveux blonds touchaient le bout de ses oreilles. Il avait le visage allongé et toujours ce magnifique sourire rassurant. Son regard mordoré dégageait sa sérénité et une grande sagesse. Il était –bien entendu- plus grand que moi.
-Beaucoup d'années, blagua-t-il. Votre sœur, Christina, est comme vous.
Je hochai la tête.
-Vous avez de la chance d'avoir de la compagnie, vous, confessa-t-il.
Je fronçai le nez, surprise. Il regarda mon annulaire gauche, se rendant compte que j'étais mariée à quelqu'un. Tout de suite, je lui appris que c'était avant ma transformation. Il sembla content, dois-je avouer.
-Alors, vous êtes née en 1834, dit-il après que je lui apprenais la date de ma transformation.
-Exact, ris-je. Je suis vieille!
-Pas autant que moi. Vers 1650…
J'écarquillai les yeux, stupéfaite.
-Je n'ai pas de compagnon pour vivre avec moi. C'est long l'éternité seul, vous savez.
C'est ainsi qu'à partir de ce moment, je devins alors la compagne de docteur Cullen dans les rumeurs puisque nous devînmes très proches de l'un et de l'autre, comme frère et sœur. Ma petite sœur se joignit à notre petite famille.
Fin du flash back.
Telle est l'histoire de moi, Isabella Marie Swan Cullen. Maintenant, j'avais plus d'un siècle et demi. La famille Cullen s'était agrandit avec le temps, nous étions huit. Christina n'avait toujours pas retrouvé Réginald, mais cela lui était égal. Elle tenait à nous (Alice, Carlisle, Esmée, Emmett, Jasper, Rosalie et moi) plus que tout au monde. Elle ne désirait plus le revoir, préférant rester avec nous tous.
Je n'étais toujours pas immunisé contre l'odeur du sang… il me restait un peu de chemin à faire. Je ne me doutais pas encore qu'un simple humain me serait aussi tentant…
Bang! Voilà, la fin de ce chapitre. J'espère que ce chapitre vous a plu, lectrices ou lecteurs. Prochain chapitre. Quand? Oh, je vais encore vous faire attendre:S. Disons, que ce sera le 19 août au plus tard. Pourquoi? Je veux profiter de mon été et je me suis trouvé un travail à temps plein (bon, je raconte ma vie, mais je suis trop contente :P). Par contre, je vais faire mon possible pour que ce soit le plus tôt;P C'est O.K? Je l'espère, lol.
Bon d'accord, j'avoue que j'adore les reviews. Laissez-moi, même les anonymes!
Je vous laisse sur ce. Au prochain chapitre
