5. Haine?

Les jours qui suivirent, à l'école, aucun des Cullen et Hale furent présents, même pas Bella! Cependant, pendant cette semaine là, j'en profitai pour annuler mon rendez-vous avec Lauren, qui fut visiblement insultée par cela. Je m'en fichais complètement! Elle ne m'intéressait pas et elle le savait désormais.

Jessica, elle, elle fut beaucoup plus distante avec moi, à mon grand regret. Pourquoi? Je m'en doutais beaucoup, mais je préférais éviter ce terrain glissant. Je tentais de lui parler, mais elle, elle trouvait toujours une excuse pour s'esquiver.

-Jess, qu'est-ce que j'ai fait? voulus-je savoir alors que nous étions dans sa voiture.

-Rien, répondit-elle simplement.

-Alors pourquoi cette distance avec moi?

-Tu trouves qu'il y a une distance? s'étonna-t-elle.

-Bah, oui! J'ai l'impression que tu m'évites depuis que j'ai démontré un intérêt pour Bella...

Elle devint complètement rouge et je sus qu'il fallait que j'arrête là. Arrivés chez moi, je sortis de sa voiture et me retournai avant de la laisser partir.

-Tu me le dirais si j'avais fait quelque chose pour te blesser? m'assurai-je.

-Certaines choses ne peuvent pas toujours être dites, même avec beaucoup de volonté, éluda-t-elle. À lundi, Ed.

-Attends, alors, je t'ai blessée, conclus-je.

-Non, Ed, je ne suis aucunement blessée, surtout pas à cause de toi. On se voit lundi.

Voyant qu'elle était fermée à avoir une discussion, je fermai la portière et sa voiture partit, sous mon regard triste. Je ne pouvais nier le sentiment qui naissait en moi pour elle. J'avais de la difficulté à accepter qu'elle souffre à cause de moi... je savais que c'était pour cela qu'elle m'évitait, le fait que j'aie trouvé de mon goût Bella Cullen. Cette dernière était encore rien pour moi, sauf pour mon physique. Par contre, pour le cas de Jessica, c'était si différent...

Je rentrai dans la maison et ma mère me sauta dessus avec l'idée d'aller à La Push pendant la fin de semaine. Je refusai de l'accompagner, ayant un roman à lire pour mon anglais. Je le lirais en une journée et ferais la dissertation le lendemain.

-Est-ce que ça va, Edward? s'inquiéta-t-elle.

-Oh, non, tout va bien...

Elle me regarda avec son regard douteur, elle savait si bien quand je mentais. Mais je ne voulais pas parler pour le moment, seule la solitude m'attirait. Je montai à l'étage alors que ma mère me disait qu'à six heures, le souper serait prêt. J'ouvris mon cahier de dessin et me mis à dessiner, mon recueil.

Des yeux. Un nez aquilin, droit et petit. De longs cheveux ondulants. Des belles lèvres charnues. Des joues bombées. Un cou fin. Des mots vinrent avec le dessin. Drôle. Souriante. Gênée. Joie de vivre. Attrayante. Bienfaitrice. Généreuse.

Lorsque je l'eus fini, je m'aperçus que c'était physiquement Bella, mais la personnalité de Jessica... Combinée ensemble, c'était la femme de ma vie. Je souris tristement à cette perspective. De toute manière, je ne devais pas toucher Jessica puisqu'elle était à Mike, façon amicale. Pour Bella, elle, elle semblait être célibataire... je devrais peut-être tenter ma chance.

Par contre, il y avait eut ce regard qu'elle m'avait lancé qui me forçait à revenir sur mon choix, de tenter ma chance. Il était si indéchiffrable. J'avais eu l'impression d'y déceler de la haine. Je ne pouvais connaître le fond de celle-ci. Lui rappelais-je une personne qu'elle détestait?

Je devais m'en assurer...

La fin de semaine passa très lentement à mes yeux. Le temps était long! J'avais fini « Absalon, Absalon! » en quasiment une demi-journée. Pour ce qui était de ma dissertation que je devais remettre au prochain mois, je l'avais terminée en deux heures. Plutôt ennuyante, mais c'était ce que voulait mon enseignant : un résumé du roman et une partie critique.

Le dimanche fut encore pire! Je n'avais plus rien à faire... J'appelai Jessica qui était partie avec le Tyler en question. Alors, ils voyaient pour une deuxième fois dans la semaine. Puis, j'en fis de même avec Mike qui travaillait dans le magasin de ses parents. Je tentai ma chance avec Ben qui avait eu enfin le cran de demander une sortie avec Angela. Alors, toute la journée, je restai cloîtré chez nous à rien faire. Ma mère était partie, à La Push, rencontrer Billy, le gars handicapé, avec mon père.

Le lundi venant, je m'éveillai au premier coup de sonnerie de mon cadran. Je m'assurai que ma mère fût bien réveillée, ne voulant pas qu'elle soit une seconde fois en retard. Je déjeunai en compagnie de Renée. À mon grand bonheur, cette dernière me redonna la clé de ma voiture.

Dès que Jessica fut dans le stationnement de ma maison, j'étais déjà dehors, l'attendant avec impatience. J'avais l'idée de la consoler en insistant pour qu'elle sorte avec Mike. Je montai dans sa voiture et le lui proposai, à peine que j'eusse attaché ma ceinture de sécurité.

-Ed, il ne m'intéresse pas, refusa-t-elle. Il est comme mon petit frère.

-Alors, Tyler t'a fait bonne impression, me moquai-je, triomphant.

-Loin de là! grogna-t-elle. Il est imbécile, ce mec. Il cherchait toujours à me coller!

-C'est ça, un mec s'intéressant à une fille.

-Je n'en sais rien, moi.

Nous nous dirigions vers l'école lorsque nous vîmes une Volve rutilante nous dépasser à une lumière rouge avec une vitesse incroyable. Quel étonnement eussé-je quand je vis le profil de Bella à la place du conducteur! Non d'un chien, une fille aller à cette vitesse, c'était impossible à mes yeux.

Bella POV :

Je levai le frein manuel pour me permettre de stopper la voiture dans le stationnement que je désirais.

-Du calme, Bella! s'exclama Christina, s'accrochant désespérément à son siège.

Nous entendîmes les pneus de ma voiture grincer contre l'asphalte du stationnement. Je souris de satisfaction et la voiture s'arrêta complètement à la place que je désirais.

-Tu sais, si mon cœur fonctionnait encore, je serais morte d'une crise cardiaque, lança Alice.

-Oh, vous êtes come moi lorsque vous conduisez, rigolai-je.

Christina conduisait en cachette puisque la loi le lui empêchait. Par contre, elle était aussi dangereuse que moi avec la Volvo.

-Oui, mais nous le faisons la nuit, riposta Rosalie. Les humains vont se poser des questions.

-Je ne serai qu'une petite délinquante sur la route, aux yeux des humains, assurai-je en sortant de ma voiture. Ne vous inquiétez pas pour ce cas.

Je cfermai la portière et m'aperçus que notre arrivée avait attiré beaucoup d'attention des élèves. Je ricanai au fond de moi en voyant les mecs me dévisager. Avec mes sœurs, je me dirigeai vers l'établissement, activant l'antivol de mon automobile. J'aperçus les regards meurtriers du directeur de son bureau. Je l'observai tout en marchant et je le vis vaciller. J'aimais éblouir les humains pour m'amuser.

Les humains, maintenant, à mes yeux, étaient complètement insignifiants. Avec toute ma longue vie, j'avais pu constater de tous les défauts qu'ils possédaient sans même vouloir l'avouer. Prenons l'exemple de l'égoïsme ou de la jalousie qui ne cessait de les consumer. Puis, ils se croyaient toujours les plus forts au monde en baissant d'autres humains comme eux avec des insultes. Rien que des imbéciles, surtout les mecs qui faisaient tout avoir le plus de popularité avec les filles à l'école. Bon, il y en avait certains qui se différaient d'eux, for heureusement! Sinon, je ne sais pas de ce que serait ce monde!

J'avais changé depuis ma rencontre avec Carlisle, surtout lorsque les autres avaient rejoint la famille. J'étais beaucoup plus sûre de ce que j'étais et fière de l'être, même si des caractéristiques d'humains me manquaient parfois (comme le sommeil). La jeune femme, Isabella Marie Swan, bien éduquée avait laissé sa place pour Isabella Cullen, la rebelle! Parfois, j'étais rebelle ; d'autres, je devenais très calme, un ange. Souvent, je devenais la rebelle au début de la journée pour bien me sentir puis le calme me reprenait. Cependant, dès que j'étais dans ma Volvo, mon côté rebelle était là.

J'avais passé la semaine précédente chez moi, tentant de comprendre ce qui m'arrivait avec l'odeur de cet humain. Je me doutais bien qu'il était nouveau dans le coin, ne l'ayant jamais senti. Mes frères et sœurs, eux, étaient partis chasser. J'étais allée les rejoindre à la fin de semaine. Cependant, je n'avais pas eu le goût de me prendre un seul cerf, trop plongée dans mes pensées qui appartenaient à cet humain et surtout, ayant la panse pleine. Là, je le regrettais amèrement puisque j'avais une fringale qui régnait mon ventre. Par contre, je devais bien être capable de résister avec tant d'années d'entraînement.

Ma jeune sœur étant au Sophomore Year, un an précédant la mienne, se dirigea vers une rangée plus loin de celle des Junior Year, mon année qui était avant la graduation. Je marchai avec Alice qui, comme moi, se faisait reluquer par les élèves du Senior Year, année de graduation. L'un d'eux nous bloqua le chemin et me fixa d'un regard séducteur. Ils n'avaient donc pas tous compris que je ne m'intéressais pas à eux.

-Bella Cullen, dit-il.

-Brandon Taylor, répliquai-je.

-Je sais que tu as envie de sortir avec moi, Bella. Tu te le caches.

Alice se retenait pour rire.

-En es-tu sûr, Brandon? lui murmurai-je à l'oreille. Je vais te le dire dans l'oreille pour t'éviter une humiliation devant tes amis qui ont fait un pari à mon sujet (j'avais lu ses pensées). Tu n'es rien pour moi, Brandon. Alors, pour une fois, comprends ce message. Cela fait deux ans que j'essais de te le rentrer dans la tête! Jamais tu n'auras un rancart avec moi... Ou bien, ce sera dans tes rêves, mon cher.

Deux ans que je vivais à Forks avec ma famille et deux ans que j'endurais les flirts des gars. Je laissai en plant Brandon, ma sœur m'emboîtant les pas. Alors qu'elle riait de la tête que faisait l'humain, moi, j'ouvrais mon casier, bien qu'inutile. Il fallait jouer le jeu de l'humaine!

-Tu ne devrais pas être aussi dure avec eux, me conseilla-t-elle.

Je haussai les épaules. Rosalie et Christina vinrent nous rejoindre à notre casier. Puis, Jasper et Emmett arrivèrent un peu après. Nous parlâmes de tout et de rien, mais surtout de la fin de semaine, qui avait été très amusante, en allant vers l'étage supérieur. La cloche sonna.

J'avais science naturelle comme premier cours avec Alice et Rosalie. Celles-ci eurent la bonté de me laisser seule, s'assoyant ensemble une table derrière la mienne.

Edward POV :

J'étais en retard puisque j'avais trop parlé avec Jessica et mes amis. Angela et moi courions dans les escaliers et dans le couloir. Nous entrâmes dans la classe de science naturelle essoufflés. Malheureusement, il n'y avait plus de table pour deux et Angela allait à côté de Ben. Je regardai les autres tables pour voir une place vacante. Je vis alors un tabouret à côté de Bella Cullen! Mon cœur voulut sortir de mon thorax. Je marchai vers la chaise. Je m'assis, déposant mes affaires sur la table.

-Bonjour, dis-je à ma voisine.

Celle-ci commença à trembler et plaqua ses mains sur ses jambes, s'accrochant avec fermeté. Je fronçai les sourcils, un peu inquiet.

-Est-ce que ça va?

Silence. Je crus l'entendre grogner. Pas comme un humain, mais un animal menaçant. C'était peut-être mon imagination qui me jouait des tours. Elle était complètement crispée, les bras tremblant à force de forcer. Le visage dur. Elle s'obstinait à regarder le professeur présenter sa matière.

Je tentai de m'y concentrer, mais c'était la cellule végétale qu'on étudiait en ce jour. Vieille matière vue à Floride, pour mon cas. Je m'ennuyais totalement à écouter Mme. Fraser dire la matière dont j'avais déjà étudiée. Alors, je posai mon regard sur ma voisine.

Celle-ci était toujours aussi raide comme une barre de fer. Elle me toisa de ses yeux complètement noirs. Ils étaient vraiment menaçants! Quelque chose se mélangeait à cette haine que je pouvais percevoir dans son regard... Je déglutis, ne sachant plus quoi dire. Elle se tourna vers l'avant. Elle cessa de respirer et inspira un peu l'air. Puis, soudain, comme si elle venait de sentir une odeur déplaisante, elle se leva brusquement et quitta la classe.

-Mademoiselle Cullen, l'interpella la professeure, veuillez rester dans le cours.

Bella se retourna et regarda l'enseignante avec un regard orageux. Celle-ci lui permit alors de sortir et Alice, la sœur de Bella, alla la rejoindre sans même demander la permission de Mme. Fraser. Était-ce moi qui avais fait fuir Bella? Je sentis l'odeur de mon chandail afin de m'assurer qu'il ne puait pas et fus soulagé que ce soit le parfum de la fraise. Pourtant, même avec une odeur pestilentielle, dans son cas, je serais resté à côté de la personne, moi. Qu'est-ce qui lui prenait, à elle?

Angela me questionna avec un signe de tête et j'écartai les bras d'incompréhension, lui répondant. Elle fronça le front, surprise. Le reste du cours fut turbulent à cause du départ subit des Cullen. Les élèves dévisageaient la Hale qui était complètement indifférente à eux.

-En tout cas, tu as ta réponse, ricana Ben en ma tapotant le dos.

-De quoi, Ben? grommelai-je, pas d'humeur à rigoler.

-Bella Cullen ne te trouve pas de son goût!

Je lui assénai un coup de poing sur l'épaule.

-Ce n'est pas ça, j'en suis sûr! Il y avait quelque chose dans ses yeux...

-Une répulsion.

Un second coup de poing sur l'épaule.

-Aïe!

-De la haine, sifflai-je.

Angela et Ben haussèrent leurs sourcils.

-Normal, tous les Cullen et les Hale ne nous aiment pas, dit Jessica en arrivant.

Avait-elle entendu la conversation? Sûrement.

-Dès leur arrivée, il y a deux ans, ils n'ont pas accepté à ce que nous les aidons, se débrouillant seuls. Des vrais snobs de la société.

Non, quelque chose les séparaient du monde normal. Ce n'était pas les snobs que j'avais rencontrés à Jacksonville. Ils étaient encore plus haut placés que des simples humains. J'en étais certain! Leur beauté était incomparable à la plus belle femme au monde! Elle dépassait beaucoup trop de la normalité. Leur grâce n'existait pas dans aucune autre personne. La translucidité de leur peau n'existait pas, même si aujourd'hui, j'avais l'impression que les Cullen et les Hale avaient, sauf Bella, une pâleur moins frappante.

Bella POV :

Je devais changer d'horaire si je ne voulais pas céder. Alice m'emboîtait les pas, inquiète.

-Qu'est-ce qui te prend, Bella? me demanda-t-elle.

-Tu n'as donc jamais humé une odeur irrésistible, même si tu as plus d'un siècle d'expérience, m'emportai-je, ivre de rage de ne pas avoir pu rester en classe.

-Moins fort, Bella!

-Je me fous des humains pour l'instant! Je veux juste qu'un seul survive!

J'entrai dans le bureau du proviseur sans même m'arrêter devant la secrétaire qui n'avait pas osé m'arrêter. Une chance, je lui aurais sauté dessus si cela avait été le cas. Je fermai la porte derrière moi et le directeur se retourna et sursauta, surpris de me voir.

-Je désire changer d'horaire, tonnai-je.

-Hé, Mademoiselle Cullen, nous ne pouvons pas, refusa-t-il.

Je serrai les poings.

-Il le faut, sifflai-je.

-Je vais communiquer avec vos parents pour leur rapporter votre mauvais comportement.

Contrôle! Il fallait que je le rattrape avant de faire une erreur monumentale. Communiquer avec mes parents. Pour dire quoi? Que j'avais failli tuer tous les élèves m'entourant pour goûter à l'humain dénommé Edward Massen? Que j'étais hors de contrôle pour le moment? Ah, non, j'avais trouvé : que je séchais mes cours! Mais Carlisle et Esmée se fichaient complètement de cela, j'avais passé sept fois mon secondaire!

-Je veux un autre horaire, M. Gregor, me repris-je beaucoup plus calme.

-Nous ne le pouvons pas, Mademoiselle.

-Alors échanger moi avec un de mes frères, proposai-je. Jasper ou Emmett, je m'en fous complètement.

-Mais ils ont des options qui diffèrent des vôtres.

-Alors seulement quelques cours, bon sang! Comme anglais, mathématique, espagnol, science naturelle, etc. N'importe quoi!

-Veuillez reprendre votre calme, m'ordonna M. Gregor.

J'avais donc perdu mon calme. J'inspirai profondément pour tenter de me retrouver dans ce déversement de colère qui bouillonnait en moi. Oui, j'étais ivre de rage de ne pas avoir pu résister! Cet humain me mettait hors de moi. Comment était-ce possible qu'une odeur me fasse autant d'effet?

Une autre technique me serait bien utile pour le moment, l'éblouissement. Je m'assis de façon sensuelle et comme j'avais prévu, l'humain cligna les yeux. Je souris et recommençai mon discours. À mon grand bonheur, M. Gregor fut sous mon charme et accepta de m'échanger de cours avec Emmett, sauf pour la science naturelle, dessin et sport, qui étaient des options.

J'avais pris biologie avancée et mon frère le normal. Puis, l'option sport était séparée du cours normal et celui de dessin ne se donnait pas dans les cours habituels.

-Je vais vous imprimer vos nouveaux emplois du temps, termina-t-il en bégayant.

Je me levai satisfaite du résultat et le remercier tel un ange. Puis, je sortis du bureau beaucoup plus serein. Alice arqua le sourcil, visiblement mécontente.

-Quoi?

-Tu n'aurais pas dû faire ça, Bella, me sermonna-t-elle alors que nous nous dirigions en mathématique, où Emmett était avec Jasper.

-Oh, c'est mieux que tuer un humain, Alice, ripostai-je dans un chuchotis qu'elle comprit très bien.

Elle me regarda, étonnée.

-Ce Edward Cullen a une odeur qui me pousse vers lui pour le tuer, Alice, ajoutai-je. Je ne sais pas pourquoi, mais je ne peux m'empêcher de le vouloir comme déjeuner.

-Tu n'avais qu'à chasser, pauvre idiote! me réprimanda-t-elle.

-Pourtant, je l'ai fait avant le début de notre premier jour d'école et là, je voulais encore le tuer, Alice.

Lorsque nous arrivâmes au local de mathématique, la cloche sonnait. Nous attendîmes qu'Emmett et Jasper sortent. Ils furent stupéfaits de nous voir au seuil de la porte et accélérèrent le pas, se doutant que quelque chose clochait.

-Viens avec moi, Emmett, ordonnai-je.

Après Carlisle et Esmée, j'étais celle qui avait le plus d'autorité sur eux, étant l'une des plus vieilles. Alors, mon jeune frère me suivit sans rouspéter jusqu'au bureau de M. Gregor qui avait fait un très beau travail, dois-je avouer. Tout était déjà terminé et les enseignants allaient être avertis d'ici peu.

-Alors, après le cours, je retourne en mathématique, chiala-t-il.

-Je préfère te voir morfondre en mathématique que de me voir tuer un humain, rétorquai-je, sévère.

-Oh, pour ce point, tu as raison. Alors, j'ai la joie d'avoir une second cours de math, YEAH! blagua-t-il en riant.

Je secouai la tête sans pouvoir me retenir de rire avec lui. Il avait toujours le moyen de me rendre plus légère, ce vampire. Il était drôle, le plus drôle de toute la famille.

-Bon, je vais aller chasser le reste de la journée, lui dis-je. Alors, dis aux autres que je ne serai pas présente de journée.

-Pas de problème, grande sœur! Hé, ne prends pas la Volvo!

-Non, j'utilise ça, ricanai-je en pointant mes pieds.

-Mais donne-moi, les clés, bon sang!

Je le les lançai et partis de l'école.

Edward POV :

J'allais en mathématique. J'espérais de revoir Bella dans le cours pour lui demander ce qu'elle avait. Étrangement, je m'inquiétais sincèrement pour elle. Elle me préoccupait! Elle avait semblé si troublée par ce qui arrivait. Quelque chose de bizarre l'entourait et me liait à elle, je pouvais me mettre la main dans le feu. Je m'assis à côté d'Angela qui discutait avec Ben.

Puis, je remarquai un nouvel élève dans le cours. Non, ce n'en était pas un, mais Emmett Cullen, le frère de Bella. Je m'attardai à lui. Bien qu'il fût costaud, il marchait avec la même grâce que les autres. Pourtant, les costauds que je connaissais n'était pas comme lui, discret.

-Isabella Cullen? appela l'enseignant.

-M. Parker, elle a changé d'horaire, lui apprit (et à moi aussi) Alice Cullen. C'est Emmett qui la remplace dans le cours.

-Oh, bien sûr.

Une culpabilité m'attrapa. C'était de ma faute! Quelque chose lui avait déplut et elle préférait ne plus me croiser... Quoi? Je ne pouvais pas y répondre. Rien que des questions qu'elle dégageait pour moi! Elle était si mystérieuse... je voulais la découvrir, pouvoir la lire comme un livre ouvert...

Je tentai de la voir pendant le dîner, en vain. Seuls ses frères et ses sœurs étaient assis à la même place, mais avec une place vacante. Je soupirai de déception. Cependant, cette fois-ci, ils discutaient entre eux. Ils n'en avaient pas l'air, mais ils étaient inquiets. Je lisais dans le visage plus déchiffrable que les autres de Christina une petite inquiétude. Cette dernière remarqua que je la regardais et me jaugea pendant un moment. Je remarquai avec stupeur que ses yeux avaient changé de couleur! Ils n'étaient plus du charbon, mais du miel orangé, frôlant le doré.

Je devais aller leur parler! Ce n'était pas parce que les autres élèves étaient apeurés par eux que je devais faire nécessairement comme eux. Ils les rejetaient que parce qu'ils voulaient rester entre eux.

Christina POV :

Alors c'était donc cet humain, le fameux Edward Massen. Ses cheveux d'un roux cuivre étaient en bataille. Il semblait être grand et surtout, bien bâti pour un humain. Sa mâchoire plus ou moins carrée était parfaite pour son visage caractérisait de traits très modestes. Son regard dégageait une certaine confiance de soi beaucoup trop élevé, mais aussi une douceur.

-Tina, m'interpella Rosalie.

Je détournai du regard l'humain et portai mon attention sur ma jeune sœur. Oui, je paraissais peut-être la cadette d'entre eux et pourtant, j'étais deux fois plus vieille qu'eux. Dans la famille, seule Bella avait gardé l'habitude de m'appeler Christina, mais les autres trouvaient plus simple et court de dire Tina.

-Quoi? m'agaçai-je.

-Arrête de le mater ainsi, tu va le tuer, m'intima-t-elle.

-Non, c'est plus ma sœur qui le ferait, Rose, assurai-je.

-N'oublie pas que tu ressemble un peu à elle, me rappela Alice en souriant. Ne serait-il pas de ton genre par hasard, cet humain?

J'ignorai la remarque d'Alice qui avait beaucoup trop d'imagination...

-Je crois que tu oublies mon passé, murmurai-je.

Son sourire moqueur se fana.

-Désolée, je n'y pensais plus...

Je haussai les épaules, indifférente. « Mais qu'est-ce qu'il fait, cet idiot! » sifflai-je en voyant Edward s'approcher de notre table. Toute la famille se tourna vers l'humain. Je serrai la mâchoire, ma sœur avait raison, son odeur était puissante. J'étais plus forte qu'elle, ma sœur, cependant. Pour ce qui était des autres je n'en savais rien.

-Euh... je voulais seulement savoir si votre sœur allait bien, s'enquit-il.

Courageux pour un mortel, dois-je avouer. Il tentait de se montrer confiant, mes je le voyais bouger ses mains discrètement de nervosité.

-Tu as du cran, toi, s'exclama Emmett, rieur, qui mérita un coup de coude de Rosalie. Aïe!

Edward le regarda et lui sourit.

-J'ai eu l'impression qu'elle se sentait plutôt mal, dit-il. Alors, je venais m'informer ce qu'elle avait.

Tous les regards se convergeaient vers nous, à cause de l'humain.

-Certaines choses sont indiscrètes à demander, lui répliquai-je, les bras croisés devant ma poitrine.

Il me fixa d'un regard surpris.

-Lui ai-je fait quelque chose qui l'aurait offensée?

Je secouai la tête.

-Je connais ma sœur et elle ne partirait pas à cause qu'on l'a offensée, bien au contraire, souris-je. (Je décidai d'utiliser mon don) Elle va bien, ne t'inquiète plus... tu peux y aller.

-Si vous le dites, douta-t-il. Alors, au prochain cours, ajouta-t-il à l'intention d'Emmett, Rosalie et Alice.

Il partit, sous tous les regards des autres élèves. Il regarda quelque fois derrière afin de voir si nous l'observions. Il était étrange cet humain, je le sentais. Il était complètement différent des autres, bien qu'il donnât l'air du mec macho. Mon son n'avait pas fonctionné sur lui!

-Plutôt, amusant, commenta Emmett.

-Tu aurais dû te taire, lança Rosalie.

-Non, dis-je. Il a raison : ce gars a du cran...

Malgré le jeune âge quand j'avais été transformée, la maturité en moi avait évolué, lentement, mais après un siècle et demi, il y a une grande marge. Les jeunes de mes classes n'osaient même pas m'approcher, car je faisais trop mature à leurs yeux, à mon grand bonheur. Je ne voulais pas faire affaire un humain qui s'amouracherait de moi comme je l'avais fait dans ma vie humaine...

Soudain, Alice se figea : une vision. Alors, comme à l'habitude, les autres et moi commençâmes à rire afin de cacher de la scène, faisant croire aux élèves nous entourant qu'un d'entre nous lui avait joué un tour. Puis, elle revint à elle et se tourna vers moi. Je lui fis signe de me raconter ce qui se passait.

-Il ne faut plus jamais qu'elle s'approche de cet humain, chuchota-t-elle.

-Qui? demanda Jasper, curieux.

-Bella!

-Pourquoi? m'intriguai-je.

-Car il lui apporte la mort, souffla-t-elle.


Voilà, le chapitre... désolée du délai, j'avais perdu mon mot de passe ¬¬ Et je ne pouvais plus y aller.... ^^' Alors, voilà le chapitre qu'on attendait... Le prochain quand? I don't know.