Chapitre 1, VanVen : "Ventus hurla de terreur"
Je me réveillais avec un mal de crâne horrible. J'étais allongé sur le sol, les bras le long du corps. J'avais beau essayer de me rappeler, je ne me souvenais plus de comment j'en été arrivé là. Je tournais la tête sur le côté car je sentais sur une présence. Ventus était allongé à mes côtés, sa poitrine montant et descendant doucement au fil de sa respiration. Je me relevais en gémissant, me tenant la tête. Soudain, je me rappelais ce qui s'était passé. Une sorte de fuite de gaz. Roxas a commencé à se sentir mal et s'est évanoui. Puis se fut au tour de Sora et de Ventus de tomber dans les vapes. Avec Riku et Axel, on ne se sentait pas bien non plus. Et soudain, trois gars avec des manteaux noirs et le visage caché par leur capuche sont sortis des trois portes et nous ont assommé. Je suppose que l'on nous a ensuite transporté ici. Je ne savais pas où était les autres.
Il faisait noir dans la pièce, je ne voyais pas à deux mètres devant moi. Je tâtais les poches de ma veste à la recherche de mon téléphone portable. L'objet de ma quête dans les mains, j'allumais le flash et éclairais la pièce. Une salle remplis de bougie, de cartons, de planche de bois… En clair, si on craquait une allumette ici, il ne nous resterait plus que quelques minutes à vivre. Aucune fenêtre. La seule sortie était une porte dans notre dos.
Le blond commença à remuer et à gémir à côté de moi. Je l'aidais à se relever.
- Est ce que ça va ? M'inquiétais-je.
Pas de commentaire les fan-girls derrière votre écran.
- Je crois… Répondit-il. Où est ce que-
Il s'interrompit quand il ouvrit les yeux et se figea.
- Vanitas… Si c'est une blague, elle est vraiment pas drôle.
Mon sang se glaça dans mes veines. J'avais oublié à quel point mon petit ami était pyrophobe. La moindre bougie ou cheminée, même éteinte, pouvait lui causer de graves crises d'angoisses. Je posai le téléphone à terre de sorte à éclairer toute la salle et pris Ventus dans mes bras.
- Je ne sais absolument pas comment nous en sommes arrivés là, mais je te jure que nous allons sortir d'ici.
Il hocha la tête timidement. Je le lâchais, me relevais et me dirigeais vers la porte sans trop d'espoir. J'actionnais la poignée mais celle-ci me résista. On nous avait enfermé. Je jurai. Soudain, Ventus hurla de terreur. Je fis un bond de deux mètres avant de me tourner vers mon petit ami.
- Ça va pas de crier comme ça ?
- Les- les bougies… bégaya t-il, elle s'allument toutes seules.
Je regardais dans la direction que pointait le blond et resta pétrifié. Sous mes yeux effarés, les mèches s'allumaient toutes seules, le feu se répandant lentement à travers la pièce. La lumière émise par les flammèches projetais sur les murs des ombres effrayantes, me faisant frémir d'horreur. Mon petit ami tremblait à présent comme une feuille. Au loin, je crus entendre un hurlement de douleur, celui de Roxas. L'ambiance était sinistre. J'actionnais à présent la poignée de la porte avec insistance, le feu gagnant peu à peu les planches entassaient un peu partout dans la pièce. La fumée produite par l'incendie me piquait les yeux et la gorge. Ventus était toujours au centre de la pièce.
- Ven, viens là ! Lui criais-je mais je ne reçus aucune réponse de sa part.
Je me précipitais vers lui et constatais les dégâts. Les yeux vides, la bouche entrouverte. Je crois qu'il a eu un choc psychologique. Je pestais de rage contre mon père et pris Ventus dans mes bras pour sortir. La fumée avait envahit presque toute la pièce et me brûlait les poumons. En sortant de la salle, je passais devant un lavabo et un seau. Je riais jaune en voyant ça. Mon père avait vraiment tout prévu. Je posais mon petit ami hors de portée de la fumée et des flammes avant d'aller éteindre l'incendie. Éviter qu'il ne se propage car je ne voulais pas que les autres soient en danger à cause de ça.
Au bout de quelques aller-retours, il ne restait plus de la salle qu'un tas de planche fumant. Je jetai le seau rageusement dans les cartons brûlés avant de retourner vers le blond. Il était toujours assis là où je l'avais laissé, à regarder le mur d'en face avec ses yeux vides. Je m'accroupis devant lui et agitai ma main devant ses yeux.
- Ventus ? Ven, répond, je t'en supplie…
Pas plus de réaction qu'une poupée de chiffon. Je pris une de ses mains dans les miennes et pleura doucement. De rage. De tristesse. Après un moment, je me repris en main. Il fallait sortir de ce manoir de malheur. Je le prit dans mes bras et me dirigeai dans le couloir sombre, espérant trouver rapidement la sortie.
