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Bonjour à tous et merci pour l'accueil que vous avez réservé à ma fiction. C'est très encourageant pour nous pauvres écrivains en herbes de savoir ce que vous pouvez penser de nos récits. Alors un grand merci à tous et sans plus tarder la suite, ta dam !
Bonne lecture !
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A cœurs ouverts
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Il sourit mais sans cette pointe de satisfaction sadique que je lui ai trouvé vendredi dernier. Son sourire est poli, presque normal. Je ne sais pas ce qu'il a pu entendre de notre conversation et je sens mon estomac se nouer. Rien à voir avec ma salade, ça c'est sûr.
Ca fait quelques secondes que nous nous regardons sans rien dire parce que je suis littéralement sans voix. Je sens le regard de Johanna passé de l'un à l'autre et elle non plus ne sait pas quoi dire, ce qui est encore plus perturbant venant d'elle. Peeta finit par prendre les choses en mains et se tourner vers Johanna.
_ Puisque Kate ne veut pas faire les présentations, je le ferais moi-même. Peeta Mellark, enchanté.
Johanna, surprise serre la main qu'il lui tend et reprend un peu d'aplomb.
_ Johanna Mason, contente de vous rencontrer, nous parlions justement de vous.
Non mais qu'est-ce qu'elle fait ? Je me crispe et lui lance un regard entendu qu'elle ignore avec superbe.
_ Vraiment ?
Peeta, curieux, se tourne à nouveaux vers moi.
_ Et, est-ce que je dois m'inquiéter ?
Est-ce qu'il doit s'inquiéter ? Il se fiche de moi ou quoi?! Je le regarde droit dans les yeux à la recherche d'une quelconque trace d'ironie mais n'y voit rien. Cet homme a l'art et la manière de dissimuler ses pensées au monde. Je serais curieuse de savoir ce qu'il fait dans la vie. Il doit être plus qu'à l'aise, ce costume ne s'est pas payé tout seul.
_ Eh bien vous pourriez peut-être nous éclairer en fait.
Peeta et moi sommes sortis de notre échange silencieux par la réponse de Johanna. Il soulève un sourcil et l'interroge à son tour :
_ A quel propos, avez-vous besoin d'être éclairé ?
Jo l'invite à prendre place et je reste là, sans rien dire. Quand il tire la chaise qui se trouve devant lui, j'aimerais à mille kilomètres d'ici, très, très loin de cette atmosphère tendue et désagréable. Mais au vu du sourire qu'ils s'échangent, je dois être la seule à me sentir mal à cette table. Peeta a placé sa chaise de façon à faire un peu plus face à Johanna qu'à moi. La distance qui nous sépare est donc relativement minime. Si je ne me tassais pas autant sur moi-même, nos jambes se toucheraient sans problème. J'ai chaud, trop chaud et de plus en plus de mal à respirer calmement.
_ Eh bien, Katniss m'expliquait votre rencontre. Désolée pour ce qui vous est arrivé d'ailleurs. Rien de cassé ?
_ Non ça va, Kate est arrivée à temps.
Il dit ça en se tournant vers moi, souriant. Son sourire est sincère, à cet instant, je peux le voir. Il détourne aussitôt la tête et reviens à Johanna.
_ Oui, elle a toujours eu ce côté justicière en elle. La seule personne qu'elle serait incapable de sauver, c'est elle.
Ils rient tous les deux à cette blague douteuse et je me sens exclue. Comme s'ils partageaient une chose à laquelle je n'aurais pas accès. C'est troublant, j'ai l'impression que ce que nous avons avec Peeta, cette relation bizarre mais bien réelle, m'échappe petit à petit. J'ai le sentiment de la partager avec trop de monde, elle n'est plus à nous seuls. Sans que je m'en rende compte ma main gauche se tend vers lui et c'est le moment qu'il choisit pour me jeter un coup d'œil à nouveau. Je prends toute la mesure de ce que je m'apprêtais à faire. Ma main se replace immédiatement sur ma jambe et la tient fermement. Je secoue la tête pour reprendre mes esprits. Peeta Mellark est en train de me rendre folle.
_ Plus sérieusement, disons qu'elle a du mal à vous cerner. Vos réactions sont parfois déroutantes.
Johanna arrive à lui dire ça comme s'il s'agissait de la chose la plus banale du monde. C'est pour ça que j'admire cette fille. Elle peut tout dire et tout faire sans que le monde ne se ligue contre elle. Si j'avais essayé de faire la même chose, je me serais empêtrer dans mes explications, j'aurais bafouillé et j'aurais finis par m'énerver avant de me refermer comme une huître. C'est comme ça que Cato réussissait toujours à s'en sortir.
Un silence s'est installé. Johanna regarde Peeta, attendant sa réponse avec impatience. Je le vois à la manière discrète donc elle joue avec sa mèche de cheveux. Elle fait toujours ça quand elle attend quelque chose mais qu'elle ne peut rien faire de plus, de peur de tout faire capoter. Bien entendu, moi, je regarde Johanna. Elle est mon ancre. Sans elle, j'aurais pris mes jambes à mon cou depuis longtemps. C'est d'ailleurs ce que j'ai fait quand j'ai aperçu Peeta dans la rue, tout à l'heure. Peeta regarde devant lui, il semble absorbé. Je n'ose pas le regarder mais je le ressens, quelque chose émane de lui, il hésite, je crois que c'est ça. Il finit par pousser un soupir et se tourner vers moi.
_ Kate sait qu'elle n'a rien à craindre de moi, non ?
Son regard me chamboule. C'est le même regard, les mêmes sensations que durant ce petit déjeuner chez moi. Celui où il m'a parlé de Beckett et Castle. Ça vient de me frapper ! Il m'appelle Kate depuis tout à l'heure. Pas Katniss ou Kat' comme le font généralement ceux qui m'entourent. Kate, c'est juste entre lui et moi. Cette révélation est comme un baume sur mon cœur. Je ne peux m'empêcher de sourire timidement et ma réponse fuse toute seule. Ce sont mes premiers mots depuis qu'il a fait son apparition:
_ Oui, je le sais.
Quelque chose brille dans ses yeux pendant quelques secondes. Quelques secondes qui suffisent à faire repartir les battements de mon cœur bien trop vite. Il sourit puis son regard s'éteint mais sans perdre de son magnétisme sur moi. C'est ce regard éteint qui me déstabilise le plus. Mon cœur ralenti, ses pulsations sont lentes mais cognent durement dans ma poitrine. Tout le monde l'entend, non ? Mon cœur qui cogne à m'en faire mal. Peeta poursuit :
_ Mais je sais que ces derniers temps, je ne me suis pas toujours comporté comme on m'a appris à le faire, comme je sais que j'aurais dû le faire.
Il a volontairement appuyé sur le mot « sais ». A ces paroles, je le revois danser et flirter avec cette brune au Club. Je revois ses mains sur elle, leurs corps collés l'un contre l'autre dans le parking et je sens comme un goût amer dans ma bouche. Il passe nonchalamment un doigt sur ses lèvres et c'est une toute autre action qui se rejoue dans mon esprit. Peeta qui m'embrasse dans ce même parking, Peeta qui m'embrasse dans mon salon. Je me mords la lèvre pour ne plus y penser et je vois son regard passer furtivement sur elles. Il y pense lui aussi. Sa jambe m'effleure, c'est une décharge que je prends de plein fouet. Mon regard surpris s'abaisse vers nos genoux qui se touchent et je vois sa main venir se poser contre la mienne.
Je relève les yeux au moment où nos doigts se frôlent et je ne peux m'empêcher de frissonner. Peeta me regarde énigmatique, encore une fois. Jo ne dis pas un mot depuis tout à l'heure. Je la vois nous regarder, consciente qu'il se passe quelque chose mais incapable de savoir si elle doit nous laisser poursuivre et couper court au film qui se déroule devant elle. Car Jo est au cinéma en ce moment, et le suspense est à son comble.
_ Est-ce que tu accepterais de diner avec moi ce soir ? Je t'expliquerais tout, si tu le veux bien.
Je suis estomaquée. Il vient de me proposer un rencart là ? Vraiment ? Et il pense que je vais dire oui ? Il n'en est pas question ! Il est complètement impossible, improbable que je dîne avec lui ce soir. J'ai déjà failli mourir quatre fois depuis qu'il s'est assis à cette table avec nous. J'ai pleuré, conduis comme une furie, passer des nuits blanches à penser à lui alors que je le connais à peine. Non, non et non ! Je n'irais pas dîner avec lui.
_ D'accord.
Qui a dit ça ? Jo me regarde franchement étonnée et Peeta me sourit. Quoi, c'est moi qui ai dit ça ? Non, mais ce n'est pas vrai ! Je le sens serrer ma main, reconnaissant, puis il se tourne vers Johanna. Cette dernière reprend contenance et lui sourit.
_ Si, elle ne me pose pas de lapin, vous devriez en savoir plus demain.
Il lui sourit à son tour et me relâche la main pour se lever. Je n'ose pas bouger les doigts. Jo quant à elle est radieuse et lui lance, alors qu'il regarde encore vers moi :
_ J'ai hâte d'entendre ce qu'elle aura à me dire.
Il passe une main sur sa nuque.
_ Je ne suis pas certain que ce sera à mon avantage mais qui ne tente rien, n'a rien. Je viendrais te chercher vers 20h.
Je n'ai pas le temps de lui répondre qu'il s'éloigne déjà. Johanna se penche un peu sur le côté pour le regarder partir puis se redresse tout sourire.
_ C'est qu'il est bien foutu dis-moi. Si, après ce soir ça ne donne rien, ne te force pas. Je le prendrais.
Je lui jette un bout de pain à la figure. Je la hais et je l'adore. Elle m'a mis dans une belle situation avec lui, mais en même temps, j'allais peut-être, enfin, pouvoir comprendre, pourquoi Peeta Mellark semblait avoir deux visages.
*OooooO*
Je fais les cents pas dans ma chambre depuis au moins vingt minutes. Est-ce que j'ai vraiment rendez-vous avec Peeta d'ici une heure ou est-ce que mon esprit me joue des tours ? Je ne peux même pas le joindre donc impossible de faire machine arrière ! Et puis, je ne sais même pas quoi me mettre. Une pile de vêtements s'est peu à peu matérialisée sur mon lit, creusant un peu plus mon désarroi. Je ne suis pas sortie dîner depuis… eh bien, je ne suis jamais sortie dîner, en fait ! Je veux dire… jamais seule avec un homme. Je n'ai connu que Cato et pour lui sortir dîner se résumait à aller chercher lui-même sa pizza. Les sorties avec ma sœur, mes amis ou ma famille ne comptent pas vraiment. Et je dois bien le reconnaître, il n'y a pas que ça. Je suis partagée face à mes propres sentiments. J'essaye de ne pas le montrer aux autres mais je ne suis que contradictions depuis le début de cette histoire. Un coup, je trouve Peeta sympathique, l'instant d'après il m'hypnotise pour ensuite me donner envie de fuir. Je pensais ne vouloir fréquenter personne depuis mon naufrage avec Cato mais Peeta ne me laisse pas indifférente, mon état lors de notre rencontre fortuite en ville en est la preuve évidente.
Je me tiens la tête à deux mains pour m'éviter de pousser un cri strident quand mes yeux tombent sur le sac que m'a apporté Johanna tout à l'heure. Elle est passée et a insisté pour que je le prenne. « Juste au cas où !» m'a-t-elle dit. J'ouvre le sac et vois d'abord une petite enveloppe. Je l'ouvre et y trouve une clé MP3 et un petit bout de papier. Je le prends et y lis ceci :
« Écoutes la à fond et ouvre l'autre paquet. Te connaissant, si tu as pris le temps de regarder dans ce sac, c'est que tu ne sais toujours pas quoi mettre et le temps presse. Au fait, tes bottines marron et la tresse que tu te fais parfois iront très bien avec. »
O-K. Johanna me connait vraiment bien. Je regarde à nouveau dedans et en sort un petit sac de pressing contenant un vêtement noir. C'est une robe. Je fais la grimace et m'apprête déjà à la remettre dans le sac quand je suspends mon geste. Qu'est-ce que j'ai à perdre à essayer. Je place la clé dans le lecteur et pousse un peu le volume. Je ne sais même pas ce qu'il y a dessus quand tout à coup, le son résonne dans ma chambre :
« I'm feeling sexy and freeeee! »
Un énorme sourire s'étale alors sur mon visage. Cette chanson me rappelle immédiatement l'anniversaire qu'elle a voulu fêter au karaoké. J'augment encore le volume et me met à danser sur le morceau. J'ai l'impression de revoir Johanna nous faire son show, elle était déchaînée. Plus je l'écoute et mieux je me sens, je décide donc de passer cette robe. Une fois enfilée, je pousse même le jeu jusqu'à faire ma fameuse tresse, me maquiller légèrement (oui, oui, ça m'arrive !), accessoiriser un peu (en même temps le choix est limité chez moi) et mettre mes bottines. Une fois que tout semble en place, je me dis que le premier point positif est que je me sens à l'aise. Si mon reflet me satisfait, j'irais sans doute à mon rendez-vous dans cette tenue. Il ne me reste que vingt minutes donc il vaudrait mieux que ce soit le cas. La chanson tourne en boucle depuis tout à l'heure et je me poste devant le miroir en pied de ma chambre.
Wow ! C'est bizarre à dire mais je me trouve plutôt pas mal comme ça, sexy comme dirait la chanson. Cette robe me va très bien, bien plus que je ne l'aurais cru. Et avec mes bottes c'est parfait. Pour la coiffure, je n'y aurais pas pensé, optant sans doute pour une simple queue de cheval mais là, c'est beaucoup mieux. La musique continue de tourner et j'attrape un sac pour y fourrer mes affaires. Emporter par la musique, je sautille dans tous les sens, oubliant complètement mon stress. Je range rapidement les vêtements éparpillés ci et là et en profite pour prendre la veste en cuir noir que m'a offerte ma tante à Noël. Je ne l'avais pas encore mise, ça lui fera plaisir. Je jette un regard circulaire autour de moi pour ne rien oublier quand j'entends sonner à la porte. Mon cœur loupe un battement et je pose ma main sur la touche arrêt de mon lecteur. Peeta vient d'arriver.
L'ambiance est vite retombée autour de moi. Je regarde ma montre, il est 20h. Je n'avais pas vu le temps passé. J'inspecte mon reflet dans le miroir puis je me dirige vers ma porte d'entrée. Est-ce qu'il voudra entrer ? Est-ce que ma tenue conviendra ? Est-ce qu'il sera comme ce midi ? Tout en me posant ses questions, je tourne lentement les verrous. J'entends de nouveau les battements de mon cœur. Quand le dernier est ouvert, je tire sur la poignée et passe ma tête dans l'entrebâillement.
Peeta est debout devant moi. Il s'est changé lui aussi et j'ai bien fait d'avoir fait confiance à Jo. Il porte un costume sombre et une chemise bleue sans cravate mais je comprends tout de suite que ce n'est pas au snack du coin que nous irons manger. Il a une fois de plus, l'air… normal. En me voyant dans le pas de la porte, il me sourit m'invitant du regard à sortir de chez moi. C'est vrai qu'il n'y a que ma tête qui dépasse. Je serre mon sac contre moi pour me donner du courage et sors de mon appartement. Je lui tourne immédiatement le dos pour refermer ma porte et reprendre un peu contenance. Quand je me tourne à nouveau vers lui c'est pour le surprendre en pleine contemplation, je rougis derechef.
_ Hum, bonsoir. Tu es pile à l'heure dis-moi.
_ Oui ? J'avais peut-être peur que l'oiseau ne s'envole.
Il sourit gentiment et c'est plutôt bon signe. Son double maléfique a dû lui laisser carte-blanche ce soir.
_ Et bien non, tu vois. Je suis là.
_ Hum, hum et tu es ravissante.
_ Merci.
Je replace une mèche derrière mon oreille pour masquer mon trouble et commence à jouer avec la lanière de mon sac. Il me fait signe d'avancer vers la cage d'ascenseur, je suis son mouvement.
_ Est-ce que je peux savoir où nous allons ?
_ Non, c'est une surprise.
Puis, il rajoute aussitôt :
_ Mais ne t'inquiète pas, nous restons en ville.
_ Je ne m'inquiète pas.
_ Vraiment ?
Il a l'air surpris. Comme s'il s'attendait à ce que je sois tout naturellement suspicieuse envers lui. C'est compliqué à dire mais je n'ai pas peur de lui, c'est juste qu'il est si changeant que j'en ai le tournis. Il ouvre la cage d'ascenseur et me laisse passer. Heureusement que je ne suis pas au dernier étage parce que me retrouver en vase clos avec lui depuis tout ce qu'il s'est passé fait pulser le sang dans mes tempes. Est-ce qu'il est dans le même état ? Bien sûr que non, ou il le cache très bien. Arrivée en bas, il me précède à nouveau et nous nous dirigeons vers une rangée de voitures garées un peu plus loin. Il sort ses clefs de sa poche et déverrouille une voiture de sport grise. Il passe du côté passager pour m'ouvrir la portière et je monte dans le véhicule. Je n'y connais pas grand-chose en voiture mais vu les lignes du véhicule et son intérieur, c'est sûr, il n'est pas dans le besoin. J'ai subitement un peu honte de mon quartier, honte de l'avoir fait monter chez moi. Sa chambre doit faire la taille de mon appartement tout entier.
_ Prête ?
_ Euh oui.
_ Tu ne mets pas ta ceinture ? Je ne voudrais pas qu'il t'arrive quelque chose.
Il me sourit et j'attache ma ceinture rapidement. J'étais ailleurs. Il démarre et je ne peux m'empêcher de le regarder. Sa conduite est souple, peut-être un peu rapide mais je suis mal placée pour dire ça. J'aime la vitesse. Son regard est fixé sur la route et il semble apaisé, presque content. C'est le fait de manger avec moi qui le rend si serein? Nous ne disons rien mais je ne suis pas gênée par le silence, apparemment lui non plus.
Après une quinzaine de minutes nous nous arrêtons devant un restaurant et un voiturier s'avance vers moi. Un voiturier ?! Je sors du véhicule et balaye l'endroit du regard. Nous sommes à « La Corne d'Abondance », un des restaurants les plus réputé de la ville. Peeta me rejoint et m'attrape la main tout naturellement. Mon souffle s'accélère et je n'ose pas la retirer. Pourquoi a-t-il pris ma main ? Tout le monde va se faire des idées, non ? Nous rentrons dans le restaurant où deux personnes attendent d'être placées. Est-ce qu'il a réservé à l'avance ? Il doit y avoir une liste d'attente de deux ans pour manger dans ce restaurant !
Le maitre d'hôtel se tourne maintenant vers nous.
_ Monsieur ?
_ Mellark.
Il reste stoïque et fait un petit signe à un homme situé un peu loin qui me lance un regard interrogatif avant de sourire en avisant Peeta à côté de moi. Il arrive rapidement à notre hauteur.
_ Peeta ! Comment allez-vous ?
_ Bien Caesar et vous-même ?
Je me sens vraiment stupide, debout là à tenir la main de Peeta pendant qu'il converse tranquillement avec l'homme qui semble être le gérant de ce restaurant. Il échange quelques banalités comme le ferait deux vieux amis puis Peeta me présente à lui.
_ Caesar, je vous présente Katniss, une amie.
_ Katniss, c'est un plaisir de vous recevoir dans mon humble restaurant.
Il se courbe légèrement devant moi et je lui souris sans savoir quoi faire ou lui répondre.
_ Peeta, si vous voulez bien me suivre. Je vous ai réservé une table près de la fontaine.
Nous le suivons à travers le restaurant et croisons quelques regards interrogateurs. Je commence à me poser des questions. Est-ce Peeta qu'il regarde ou le fait que le gérant nous conduise lui-même à notre table. Il écarte un léger rideau et nous nous retrouvons sur un patio décorée de quelques flambeaux où trône une fontaine en forme de corbeille pleine de fruits. Le décor est fabuleux.
Caesar nous présente notre table et je m'assois mécaniquement. C'est la première fois que je dîne dans un tel endroit. L'intérieur du restaurant me paraissait trop luxueux mais ici c'est…, c'est…
_ Ça te plait ?
Peeta me regarde avec une pointe d'appréhension. Comment peut-il douter de ma réponse. Il faudrait être bien difficile pour ne pas aimer ce décor.
_ Oui, c'est… parfait.
Il me sourit et Caesar lui sert un vin blanc, que ce dernier semble apprécié. Encouragé, Caesar nous sert tous les deux avant de disposer. Peeta soulève son verre et je fais de même. Il me regarde souriant :
_ A… un nouveau départ ?
_ A un nouveau départ.
Nous trinquons et je trempe mes lèvres dans le liquide ambré. J'avale une première gorgée, le liquide sucré s'écoule lentement dans ma gorge et je me détends un peu. Le regard de Peeta sur moi, me donne chaud. Une petite vois dans ma tête me dit que cette soirée ne sera pas ordinaire.
Une petite review messieurs, dames ? Merci :-)
