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Parce que la vérité doit bien éclater un jour ! Voici la suite tant attendue (ou pas lol).
Merci à tous pour vos visites, vos commentaires et bien sûr, merci à Suzanne Collins.
Enjoy !
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Bas les masques !
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La soirée se passe vraiment bien pour le moment. Le repas est tout simplement délicieux, Peeta est agréable, drôle même. Plus le temps passe et plus je me sens bien, détendue. Je dois aussi avouer que le vin, qui nous a été servis ce soir, m'a beaucoup aidé. Je suis « pompette », comme le dirait si bien ma tante. Je souris. Peeta ne cesse de me regarder depuis tout à l'heure, je me dis que plus ça va et plus je le trouve beau, séduisant. Il émane quelque chose de lui qui m'attire comme la lumière attire les papillons de nuit. J'ai beau savoir que je risque de me brûler, je veux m'approcher toujours plus. Mon regard qui se déplaçait sur lui au gré de mes pensées, retombe sur ses yeux. Ils brillent. Pourquoi ? Est-ce qu'il est « pompette » lui aussi ? Je ne peux m'empêcher de le lui demander, charmeuse :
_ Est-ce que mon regard est aussi brillant que le tien ?
Il me sourit à son tour, les battements de mon cœur accélèrent.
_ C'est possible oui… mais ça ne doit pas être pour les mêmes raisons.
Il pointe du doigt mon verre vide. Je l'attrape et le rapproche de mon visage, regardant Peeta à travers le verre translucide. Je suis d'humeur joueuse tout à coup.
_ Ah, oui ? Je n'aurais peut-être pas dû reprendre du dernier vin qu'on nous a présenté mais... il était vraiment bon.
Je lui souris, faisant tourner mon verre vide comme s'il contenait encore un peu de ce succulent nectar. Puis je repense à sa réponse.
_ Si ce n'est pas le vin. Qu'est ce qui te rend si « heureux » ?
_ Je crois que c'est toi.
Sa réponse est franche, sa posture assurée. Je repose mon verre et le regarde. En temps normal, je n'aurais rien trouvé à répondre à ça mais le vin m'a, en quelque sorte : désinhibé. Les mots sortent tous seuls de ma bouche.
_ Vraiment ? Pourquoi ?
Peeta, se penche un peu vers moi.
_ Eh, bien, pour commencer tu as accepté de dîner avec moi et c'est déjà beaucoup. Tu n'étais pas obligé vu la façon dont les choses se sont déroulées entre nous et…
Je le coupe sans y réfléchir.
_ Tu m'intrigue depuis un moment en fait et je suis de nature curieuse.
Peeta semble surpris et je me maudis d'avoir repris de ce vin. Je parle trop maintenant.
_ Vraiment ? Mais…
_ Tu tu tut ! Toi d'abord. C'est ta confession à toi, pas la mienne. N'essaye pas de m'embobiner !
Peeta plaque son dos, sur le dossier de sa chaise et rigole doucement de ma répartie. Puis il redevient sérieux et commence à jouer avec sa fourchette. Il cherche ses mots. Je suis plutôt fière de moi et m'auto-congratule : « Bravo Katniss. Beau retournement de situation, maintenant tais-toi et laisse Peeta parler ! ». Il commence, son ton est bas, son regard fixe.
_ Je te dois des excuses en vérité. J'ai un peu pété les plombs ces derniers temps et tu t'es retrouvée au milieu d'une histoire qui ne te concernait pas vraiment.
Il ne quitte pas sa fourchette des yeux mais son esprit est loin. Peeta n'est plus ici avec moi, il est dans son passé. Et d'après ce que je comprends, il est à la recherche de ce moment où tout a basculé. J'ai subitement les idées un peu plus claires, l'effet du vin s'est dissipé, comme si je ne devais rien rater de ses confidences, comme si quelque chose d'important se jouait à cet instant précis. Je l'écoute avec attention.
_ Je ne dirais pas que j'ai eu une enfance facile mais elle n'a pas non plus été un véritable cauchemar. Ma mère et moi, n'avons jamais été sur la même longueur d'onde. Les rapports que j'entretenais avec mon père et mes frères contrebalançaient un peu le manque que je pouvais ressentir vis-à-vis d'elle, mais ce n'était pas suffisant. Je crois qu'on peut dire qu'elle ne m'a jamais aimé, en tout cas c'est la seule conclusion à laquelle je sois arrivé. Elle ne me frappait pas, mais ces mots avaient le pouvoir de me blesser comme personne. Derrière mon sourire, se cachait une véritable souffrance et j'ai souvent pensé que sans elle, j'aurais été heureux. Quand elle est morte, j'étais encore jeune et elle a emporté avec elle toutes mes questions sans réponse. Je n'ai pas été plus heureux en définitif. Je ne parlais jamais de ce qu'il se passait chez moi à personne, sauf à Delly. Delly était ma voisine depuis l'enfance, ma meilleure amie. Sa famille n'était pas riche, ses parents luttaient pour qu'il y ait du pain sur la table tous les soirs mais malgré ça, elle avait toujours le sourire. J'avais toujours tout pu lui raconter, elle avait su m'écouter, me rassurer, me faire rire quand il fallait. Elle comprenait tout ce que je ressentais et me donnais l'envie d'avancer.
Pendant des années, elle a été la sœur que je n'avais jamais eu, une mère parfois mais en grandissant ses sentiments, envers moi, ont évolués. Nos sentiments ont évolués. Il y a d'abord eu une sorte de malaise entre nous puis une évidence. Nous étions amoureux. Nous avons commencé à sortir ensemble en deuxième année de Lycée. Quand je suis parti pour la fac, elle m'a encouragée, soutenue comme elle l'avait toujours fait. Lorsque j'ai eu mon diplôme, elle a été la première personne que j'ai appelée, et quand j'ai décroché mon premier poste, c'est avec elle que j'ai voulu fêter l'événement. Elle avait toujours été là pour moi et c'est tout naturellement que je l'ai demandé en mariage. Il devait avoir lieu en juin.
Je frémis. Je ne m'attendais pas du tout à ça. Mon instinct me susurra que je n'allais pas aimer la suite mais une petite voix en moi, le fit taire. J'étais trop bouleversée. Il était donc fiancé ?! Non, non, Katniss, il avait dit devions. Pourquoi parler au passé ? J'essayais de taire mes interrogations pour le laisser poursuivre.
_ Seulement, il y a deux semaines, je suis rentré plus tôt que prévu d'un déplacement professionnel. J'ai voulu la voir. Nous n'avions pas passé beaucoup de temps ensemble ces derniers temps et je voulais, comme qui dirait, me faire pardonner. J'avais les clefs de chez elle donc inutile de la prévenir de ma visite. En arrivant, son appartement était vide mais ce n'était pas la première fois, donc j'ai attendu. Si j'avais su… Elle est finalement rentrée… mais pas seule. Un ami, était avec elle. En tout cas, c'est comme ça qu'elle l'a présenté au début mais quelque chose ne tournait pas rond. Elle n'était pas à l'aise, lui non plus… elle me mentait. Son ami est parti assez vite et le ton a commencé à monter entre nous. Je lui ai demandé des explications puis je l'ai accusé d'avoir joué double-jeu avec moi. De son coté, elle m'a reproché de ne jamais l'avoir aimé ou plutôt de ne l'avoir aimé que pour ce qu'elle m'apportait, non pas pour ce qu'elle était. Nous ne nous étions jamais parlé comme ça, jamais mutuellement blessé de cette manière. Je ne la reconnaissais pas et je quittais son appartement dans une rage incroyable pour finir au Twelve, à boire verre après verre, cherchant tantôt un coupable, tantôt à oublier.
C'était donc pour ça. J'avais bien vu qu'il n'était pas dans son état normal. Une histoire de cœur, j'aurais dû m'en douter.
_ Les choses sont un peu floues après, surtout concernant mon agression, mais quand je me suis réveillé chez toi. J'ai surtout voulu oublier. Oublier toutes ses années et jusqu'à son existence. Faire comme si, elle n'avait jamais existé, me créer une bulle où Peeta Mellark n'aurait qu'à être lui-même, sans mère castratrice ou femme infidèle.
Peeta ne me regarde toujours pas. Par contre, les mots qu'ils prononcent prennent place dans mon esprit et les derniers sont comme de petits éclats de verres à la surface de mon cœur. Il a voulu oublier son ex. Il a voulu l'oublier chez moi ?! Avec moi ! C'était de la comédie ? Ma main droite se crispe sur la serviette posée sur mes cuisses. Je ne veux pas en entendre plus. Je n'aurais jamais dû venir. Je le savais pourtant, que je n'aurais jamais dû accepter son invitation. Tout en moi, me le criait mais non, il avait fallu que je dise « oui ». Est-ce que Cato, ne m'avait pas suffi ? J'étais sur le point d'ouvrir la bouche quand le serveur est apparu avec nos desserts. Pendu à ses lèvres, j'avais complètement oublié où nous nous trouvions. Il nous présente un plateau recouvert de différentes mignardises.
_ M. Flickerman a spécialement sélectionné pour vous plusieurs de nos meilleures pâtisseries et vous souhaite une agréable dégustation.
Le serveur pose une à une les assiettes sur notre table et repart sans rien ajouter. Pendant sa petite présentation Peeta et moi, ne nous sommes pas lâchés des yeux. Personne en nous observant ne penserait à nous souhaiter « une agréable dégustation » ! Je suis furieuse et Peeta énigmatique, comme toujours ! Peut m'importe ses états d'âme de toute façon. Il brise le silence en premier, il doit sentir que je suis à deux doigts d'imploser.
_ Katniss, écoute moi jusqu'au bout s'il te plait. C'est tout ce que je te demande. C'est sans doute beaucoup mais s'il te plait, laisse-moi t'expliquer.
Son regard, ses yeux, tout ce qui se dégage de lui. Ça recommence. Ces deux parties de moi qui n'arrivent pas à se mettre d'accord, qui n'arrivent pas à s'entendre. Je veux partir, je veux rester. Je ne veux rien entendre, je veux tout savoir.
Des heures, j'ai l'impression d'avoir tergiverser durant des heures pour finalement lui dire :
_ D'accord, mais pas ici. Allons ailleurs.
Je ne veux pas éclater ici. Je ne veux me donner en spectacle d'une quelconque manière que ce soit. Il opine de la tête et nous mangeons notre dessert en silence. Ce doit être très bon, comme le reste, mais il m'est impossible de le savoir. Je n'ai qu'un gout amer en bouche et le cœur au bord des lèvres.
Dès la dernière bouchée, Peeta se lève et je pose ma tête dans le creux de mes bras. Je suis désolée pour lui, certes, mais il sait ce que ça fait de jouer avec les sentiments des autres, non ?! Alors pourquoi a-t-il fait pareil avec moi?
_ Tu es prêtes ?
Je relève brusquement la tête pour croiser son regard. J'ai l'impression qu'il est triste.
_ Oui, allons-y.
Nous traversons le patio puis la salle en silence, il y a une gêne entre nous maintenant. Rien à voir avec notre arrivée, main dans la main et le sourire aux lèvres. Le voiturier lui rend les clefs et il m'ouvre la portière. Je monte. Une fois derrière le volant, il me demande si je veux rentrer directement ou si je veux connaitre la fin de l'histoire. Il me laisse le choix mais bizarrement, j'ai l'impression que si je lui dis que je veux rentrer, je serais la méchante de l'histoire. Je ne sais pas quoi répondre et lui lance d'un ton un peu sec.
_ Fais comme tu le sens.
Et une petite voix dans ma tête ajoute : « …en gros, fais comme d'habitude ! ».
Il met le contact et nous partons. Sa conduite est moins sportive qu'à l'aller, il doit ressasser son histoire, chercher les mots pour me faire avaler la pilule. Il longe la côte au lieu de passer en ville ou de prendre la voie rapide. Je regarde la mer. Un léger vent semble souffler et l'écume blanche des vagues est comme recouverte de minuscules diamants sous l'effet de la lune. J'aimais bien venir me balader le long de la plage à une époque, mais ça fait bien longtemps que je n'en ai plus le temps. Peeta ralenti et se gare sur le bas-côté. Il descend de son véhicule et vient m'ouvrir la portière. Je descends à mon tour, septique. Il voit mon étonnement.
_ J'aime bien venir ici de temps, en temps, je trouve cet endroit paisible. On ne restera pas longtemps, promis.
Il me tend la main pour m'aider à descendre mais je la refuse et passe devant lui. Je sais encore descendre toute seule une petite dune ! Mon pas est assuré et j'arrive en bas sans problème, Peeta derrière moi. J'aperçois un gros tronc qui trône sur la plage. Je ne sais pas comment il est arrivé là, vu qu'il n'y aucun autre arbre dans le coin mais il doit faire office de banc aujourd'hui. Je m'en approche et m'y assois. Peeta me rejoint. Nous restons un moment sans rien dire, laissant le flux et le reflux des vagues apaisés nos âmes.
_ Je n'ai pas voulu te faire souffrir, tu sais ?
La voix de Peeta est douce, pleine d'émotion. Je frissonne et ressers mon manteau autour de mes épaules. J'ose un coup d'œil vers lui. Il a la tête entre les mains, les coudes appuyés sur ses genoux. Je reporte mon regard vers la mer, mon silence l'invitant à poursuivre.
_ Quand je me suis réveillé chez toi, je voulais oublier ses dernières heures. Je me suis senti bien dans ton appartement, comme dans un refuge. Tu m'avais aidé, hébergé, soigné, tu avais même pensé à me laisser de quoi me remettre à mon réveil. Des petites attention toutes simples mais qui font tout. Je me suis dit, que cette journée ne devait pas être à l'image de la précédente et après avoir avalé ton cachet, je me suis demandé comment te remercier. J'ai regardé tes placards, ton frigo. Des parents boulangers, ça aide dans une vie. Il y avait de quoi te préparer quelques trucs intéressants et je me suis lancé. Ça faisait des mois que je n'avais pas été derrière un fourneau et ça me rendait simplement heureux d'être là. Quand je t'ai entendu te lever, chanter à travers les cloisons, c'était comme un rêve. De toutes les personnes qui auraient pu m'aider, il avait fallu que ce soit toi. Est-ce que c'était ma bonne étoile ou le sort qui s'acharnait sur moi ? Aucune idée.
Je ne comprenais pas bien sa dernière allusion. Est-ce qu'il avait un souci avec le fait que ce soit moi et pas quelqu'un d'autre qui lui soit venu en aide ? Je n'osais plus le regarder, je n'osais pas comprendre.
_ Et notre change pendant le petit déjeuner… Épique ! Tu étais si naturelle, si vive.
Sa voix n'est plus la même depuis qu'il se remémore cette fameuse matinée. Elle est gaie, un brin nostalgique. Je ne suis donc pas la seule à avoir apprécier ce moment ? Tout me revient en tête et je souris aussi.
_ Content de savoir que tu n'as pas que de mauvais souvenirs de moi.
Je tourne mon visage vers lui, il est plus détendu que tout à l'heure. L'effet positif de ses souvenirs évoqués est encore visible. Je me surprends à lui sourire aussi.
_ Non, pas que.
Ma voix est plus calme. Je reporte à nouveau mon attention sur les vagues.
_ Pour le baiser…
Je me tends.
_ … pour le baiser, je n'ai pas réfléchis… ça a été instinctif. Mais je me suis rendu compte que j'allais bien trop loin et je suis parti.
Je baisse la tête. Son baiser. Je ferme les yeux et me replonge dans se souvenir malgré moi.
_ Mais…
Il y a comme une urgence dans sa voix. J'ouvre les yeux mais ne relève pas la tête pour autant.
_ Mais ce baiser à compliquer les choses, en vérité. Je vais être honnête avec toi jusqu'au bout. Je t'avais déjà remarqué au Club, il aurait fallu être aveugle pour ne pas te voir. Mais je n'étais pas libre, alors ça n'avait pas d'importance. T'observer quelques minutes de temps en temps, c'est tout ce que j'aurais fait. Mais ce soir-là, c'est toi qui m'as trouvé et c'est chez toi que j'ai passé la nuit. C'est toi qui m'a permis d'oublier mon état et quand on s'est embrassé…
Il souffle et se relève brusquement. Je le suis des yeux pendant qu'il fait quelques pas vers l'océan et se baisse pour attraper des galets. Il les jette au loin, plus pour évacuer quelque chose que pour le plaisir de faire des ricochets. Il reste figé un moment puis revient vers moi mais s'arrête à quelques pas, juste assez près pour que je puisse le voir et l'entendre, au-dessus du bruit de la mer, mais pas trop près non plus. Nous nous regardons cette fois. Le regard qu'il me renvoi me chamboule des pieds à la tête. J'ai l'impression qu'il se retient de me sauter dessus. C'est troublant mais absolument pas désagréable, au contraire.
_ Katniss, t'embrasser c'était juste… je n'avais jamais ressenti quelque chose d'aussi… ça n'avait rien à voir avec Delly, rien à voir avec personne d'autre. En rentrant, je n'ai pas réussi à penser à autre chose de la journée. Quand ma semaine a débuté, j'y pensais encore. Quand j'ai revu Delly, je me suis rendue compte à quelle point ce qu'elle m'avait dit était vrai et à quel point les choses étaient devenues automatiques, banales entre nous. Ton baiser, n'avait rien de banale, je t'assure. Mais est-ce que c'était toi ou le moment ? J'ai… j'ai fait le con au Club, le vendredi qui a suivi. J'ai voulu oublier mon échec avec Delly et ce que j'avais ressenti en t'embrassant. Cette fille était là…
Je détourne le regard. Comment fait-il pour me blesser et me troubler en même temps à chaque fois qu'il ouvre la bouche ! Il fait un pas vers moi.
_ Mais je suis content que nous ayons été dérangé. Content de t'avoir vu assise contre ce mur… ton regard. Quelque chose m'attirait chez toi, pourtant on ne se connait même pas.
_ Ça ne t'a apparemment pas gêné avec la petite brune!
C'est sorti tout seul et je m'en mords les doigts. Peeta ne dit rien pendant un moment, il accuse le coup sans doute. Puis il reprend plus doucement.
_ Tu as raison. Je te l'ai dit, j'ai fait le con. Mais je devais te voir avant de quitter cet endroit. Il fallait que je sache.
Je le revois me fixant d'un bout à l'autre de la piste de danse, juste avant de partir avec son pote Finnick. Son regard indéchiffrable.
_ C'est pour ça que je t'ai attendu sur le parking.
J'ai chaud à nouveau. Il fait remonter trop de choses en moi. Les mauvaises comme les bonnes. Ses lèvres contre les miennes, son sourire quand j'ai pris la fuite. Il s'approche à nouveau de moi, j'entends son pas sur les galets mais je garde les yeux fermés.
_ Katniss…
Il est près, trop près. Je reste enfermée dans mon mutisme, les yeux clos et les mains autour du corps. Cette façon qu'il a de rouler mon prénom, mon estomac tressaute à chaque fois. Sa main se pose sur ma joue et relève mon visage vers lui. Elle est chaude.
_ Katniss ?
J'ouvre les yeux. Il est penché vers moi, son regard est hésitant. Je suis hésitante. Partir, rester, l'embrasser, le gifler. Il approche son visage du mien.
_ Kate…
Je me lève subitement, brisant l'instant.
_ On devrait y aller.
Je fais demi-tour pour rejoindre sa voiture. Mon cœur bat tellement vite que j'arrive essoufflée en haut de la dune. Peeta prend quelques secondes pour bouger puis me rejoint. Il déverrouille la voiture et je m'engouffre à l'intérieur. Une fois installé, il garde les mains sur le volant sans rien dire et je m'obstine à regarder dehors.
_ Kate, je ne…
_ Ramènes moi, s'il te plait.
Ouh, ouh ! Je suis fière de moi. J'ai peut-être tort mais je suis fière de ce chapitre. Qu'en avez-vous pensé ?
PS : j'ai beau me relire, il y a toujours des coquilles que restent, je vous demande humblement : pardon :-/
