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Et voilà le chapitre suivant.

Merci à tous pour vos reviews ( Noradrenaline,Linou2701, Sarah70801, Emilie80, Bergdorf, princessemarion2003 et bien d'autres…) parce que certaines m'ont bien fait sourire. Il y a des pointes de vérité dans vos réactions mais je ne dirais rien pour le moment :-P

Bonne lecture et à bientôt.

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Nouveau départ ?

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La matinée est passée tranquillement. Nous avons eu un peu plus de monde que d'habitude et Effie y voit toujours les effets de notre prospection. Quoiqu'il en soit, il est temps pour moi d'aller manger. Profitant de l'absence de Johanna, je rentre dans le bureau pour récupérer mon sac. Effie y est, toujours devant son écran.

_ Effie, je vais m'acheter un sandwich. Vous voulez que je vous ramène quelque chose ?

_ Non, merci Katniss, c'est très gentil mais j'ai un déjeuner dans vingt minutes. Je vous laisserai sans doute la boutique un moment d'ailleurs. Vous le direz à Johanna, quand vous la verrez ?

_ Sans problème.

Je quitte son bureau et sors dans la rue, respirant à plein poumon et profitant pleinement de la chaleur du soleil.

_ Alors on y va ?

Je sursaute. Johanna est appuyée contre le mur à quelques pas de moi. Elle jette sa cigarette au sol avant de l'écraser de la pointe du pied et me prend le bras, l'air satisfaite de son guet-apens. Parce que oui, Johanna m'a gentiment coincée à la sortie de la librairie. Elle aborde, tout de suite, le sujet tant attendu.

_ Je t'observe depuis ce matin. Tu ris, tu souris, tu es souvent dans la lune. Qu'est-ce qu'il s'est passé hier soir?

Je hausse les épaules pour gagner du temps et pousse la porte de la petite boulangerie où nous avons nos habitudes. Je me rappelle aussitôt que les parents de Peeta étaient boulangers. Mes yeux se posent sur cet endroit comme si c'était la première fois que j'y entrais, tentant de m'imaginer un Peeta plus jeune, un tablier couvert de farine noué autour de la taille, apportant des plaques de petits pains encore chaud pour les disposer en vitrine.

_ Katniss ! Tu vas nous dire ce que tu veux à la fin!

Johanna me sort de ma rêverie et je regarde autour de moi, la femme de l'autre côté du comptoir est dubitative. Je passe ma commande et nous ressortons. A peine de retour, Effie part à son rendez-vous, nous laissant seules pour manger puis nous occuper de la clientèle. Jo n'en demandait pas tant. Elle se met aussitôt à son aise, étalant son repas devant elle et m'invitant à commencer d'un geste de la main :

_ Vas- y je t'écoute.

Tout en mangeant, je lui explique la soirée que j'ai passée avec Peeta. Elle m'interrompt de temps en temps pour poser une question puis me laisse poursuivre. A la fin, elle est médusée.

_ Eh bien, eh bien, où est passé notre Katniss nationale ?

Je marmonne, en mâchouillant mon sandwich, qu'effectivement, je ne me reconnais pas trop.

_ Et il t'a proposé de venir te récupérer ? C'est bien. Où est ce qu'il travaille ?

_ Je ne sais pas.

_ Pas grave, on va chercher. Pour qui, il bosse ?

_ Euh, je ne sais pas.

_ Dans quoi, il bosse ?

Johanna commence à me regarder bizarrement et moi aussi je commence à me sentir mal. Ma bulle de bien-être est en train d'éclater petit à petit. Je tente de me raccrocher aux branches.

_ Je ne sais pas. Il m'a juste dit qu'il n'avait pas d'horaire fixe. Il gagne très bien sa vie en tout cas.

Jo, ne se laisse pas prendre. Son regard est perçant.

_ Tu as un numéro pour le contacter?

Je fixe la feuille de salade qui dépasse de mon sandwich, elle est d'un vert magnifique.

_ Katniss ! Qu'est-ce que tu sais au juste sur lui ?

Pas grand-chose, il faut bien le dire. Je ne sais pas ce qu'il fait dans la vie, où il le fait, où il vit ni comment le joindre. Encore un peu et même son nom de famille me passait sous le nez.

_ Ok, ok. Katniss, là il va falloir que tu te reprennes ma belle. Tu viens quand même de passer la nuit avec un homme dont tu ne sais rien et qui te fais tourner en bourrique depuis deux semaines. Qui te dit qu'il ne jouait pas la comédie pour avoir ce qu'il veut ?

Sa réflexion est comme une claque pour moi. Est-ce que j'aurais pu me montrer si stupide ?! Je tente de garder mon tourment pour moi mais je suis désormais sur la défensive, mon air béat ayant totalement disparu de mon visage.

_ Pas rien non plus et tu es mal placé pour me faire la leçon en ce qui concerne les mecs !

_ Oh, oh ! Minute papillon, on parle de toi là, pas de moi !

Jo est montée dans les aiguës devant ma réaction. Je me renferme encore plus, jouant nerveusement avec la feuille de salade qui est finalement tombée de mon sandwich. C'est le silence total et nous connaissant, ça vaut mieux pour tous le monde. Je me morigène intérieurement pour avoir été impulsive, imprudente, complètement envoûtée en fait. Moi qui n'arrêtais pas de crier sur tous les toits que, plus jamais, je ne me ferai avoir par un homme. Je me suis brûlée sans même le voir venir.

*OooooO*

Le reste de l'après-midi a été plus que maussade. Heureusement que nous avons eu du monde et que les babillages incessants d'Effie, à propos de son rendez-vous avec ce nouvel éditeur, nous ont fait passé le temps. C'est en traînant les pieds que je rentre chez moi. Jo a bien essayé de me renouer le dialogue en me disant de ne pas faire attention à elle, qu'elle avait tendance à toujours tout voir en noir, mais la vérité est là : je ne lui en veux pas à elle mais à moi. J'ai été naïve c'est tout.

J'arrive à mon immeuble sur les coups de 18h15, j'espère ainsi ne pas avoir à attendre Peeta si d'aventure, il devait déjouer nos pronostics et décider de remontrer le bout de son nez. Vérifiant mon courrier, prenant l'escalier au lieu de l'ascenseur, je retarde au maximum mon arrivée dans mon appartement. J'ai gagné cinq minutes, au final. Résolue, je tourne la clef dans la serrure et pénètre à l'intérieur. Tout est silencieux. Je dépose mon sac, enlève mes chaussures. Personne dans le salon, personne dans la salle de bain, ni dans ma chambre. Cette dernière est rangée par contre, le lit est fait et un petit mot trône dessus :

« Merci pour cette nuit. »

Ma main se referme nerveusement sur la feuille de papier puis je commence à tirer les draps de toutes mes forces. Je récupère le tout et les fourre dans mon panier de linge sale avant de me changer et rejoindre le salon. Comment ose-t-il ? Parce qu'il fallait que l'humiliation aille jusque-là ? Je sors une bière du frigo et décide de regarder un peu la télé pour ne pas entendre les secondes s'égrainer mais je ne peux m'empêcher de jouer avec mon téléphone, ce qui est totalement ridicule vu que je n'ai pas son numéro. Par contre, à force d'allumer ce satané écran, je vois l'heure défiler sous mes yeux quand même.

19h13 et quatre bières plus tard, je n'en peux plus et reprends mon téléphone pour composer le numéro de ma sœur, cette fois. Elle décroche joyeusement :

_ Bonjour Kat' !

_ Prim ?

_ Qu'est-ce qu'il y a ? Ta voix est bizarre, ça va ?

La tension se sent dans sa voix à elle aussi. Une fois de plus, je me maudis de n'avoir qu'elle a qui me confier.

_ Tu peux venir ?

_ Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?

_ J'ai passé la nuit avec Peeta.

_ J'arrive !

Mon petit canard vient à ma rescousse comme toujours ! Mais comment faire ? Je ne supporterais pas de passer la nuit seule ici. Ma colère refait surface, je me suis promis d'être forte pour elle, de ne plus lui donner de soucis, mais non !

19h28, cinq bières. Les clefs tournent dans la serrure et j'entends la voix de Prim.

_ Je suis là.

Je me suis calée dans mon fauteuil, mon plaid ramené sur les épaules. Elle me regarde, ses yeux dérivent sur les canettes de bières vides et me renvoient toute sa désapprobation.

_ Qu'est-ce qui t'es arrivée ?

_ J'ai passé la nuit avec Peeta.

_ Oui, ça tu me l'as déjà dit.

Elle s'approche et pose son sac sur une chaise avant de venir près de moi. Je lui fais une petite place et elle s'y installe. Son regard est redevenu tendre, elle a le même regard que notre mère : doux, compatissant. C'est peut-être ce que je recherche en elle parfois, des traces de ma mère. Elle a pris tellement de son côté alors que moi, je ressemble bien plus à mon père. Elle se met à me caresser doucement la main.

_ Raconte-moi. La dernière fois qu'on a parlé de lui, c'était à propos de l'épisode du parking et je croyais que tu ne voulais plus le revoir ?

Tout se bouscule, j'essaye de lui expliquer, de comprendre :

_ Ce… ce n'était pas prévu. Je suis tombé sur lui hier midi, durant ma pause déjeuné. J'ai pu l'éviter mais Johanna a voulu en savoir plus et là il est arrivé. Jo l'a titillé, il avait l'air normal, je n'ai pas compris, mon cœur, tout est passé si vite et vlan, il décide de m'inviter ! Le Restaurant, Caesar…

_ Stop, Katniss, stop !

Ma petite sœur me regarde, sa main m'intimant de me calmer.

_ Je ne comprends strictement rien à ce que tu essayes de me raconter. Recommences en prenant ton temps, s'il te plait.

Je respire un bon coup, tente de prendre une gorgée de bière mais Prim redépose la canette sur la table avant que j'ai pu l'approcher de mes lèvres. Je lâche l'affaire et recommence mon histoire plus clairement.

_ Hier midi, j'ai vu Peeta près de la librairie. Nous étions sorties manger dehors avec Johanna. Je l'ai aperçu qui discutait avec un homme à quelques mètres de moi et j'ai juste eu le temps de prendre une autre route avant qu'il ne soit trop tard. Johanna a trouvé mon comportement très louche et a voulu en savoir plus. Pendant que je lui expliquais toute l'histoire, Peeta est arrivé à la terrasse où nous mangions.

_ Et il a entendu votre conversation ?

_ Non, oui, … non, je ne crois pas. Mais j'ai vraiment eu peur, parce que vu son comportement, ce que je disais à Johanna, n'était pas vraiment à son avantage. En tout cas, Jo -tu la connais-…

Prim, acquiesce et je poursuis.

_ … à voulu profiter du moment pour lui tirer les vers du nez. J'avais voulu l'esquiver et il se retrouvait à la même table que nous, discutant avec elle comme s'ils étaient de vieilles connaissances !

Prim plisse les yeux et penche la tête sur le côté, essayant de comprendre ce que je ne lui dis pas. Je réagis trop vite à sa remarque :

_ Ça t'a rendu jalouse ?!

_ Quoi ?! Mais non, pas du tout !

_ Katniss….

Tout est dans la façon dont Prim vient de prononcer mon prénom. Elle est lasse de toujours devoir deviner ce que je ne lui dit pas. Je me sens honteuse et je décide d'arrêter de me chercher des échappatoires.

_ Oui, j'avoue que pendant un moment, j'ai été jalouse. Peeta ne me prêtais plus vraiment attention et Johanna était… et bien… Jo ne drague pas les hommes, elle les attire. Et il est possible que j'ai eu un peu peur que Peeta ne sente plus attiré par elle que par moi.

C'est dingue pour moi d'avouer ça maintenant. Peeta m'avait déjà dans sa poche bien avant cette histoire de restaurant, en fait ! Prim ma ramène à mon récit :

_ Et qui a parlé de restaurant ?

_ C'est lui. Johanna lui a dit que je me sentais perdue face à ses différentes attitudes envers moi et c'est à ce moment qu'il m'a proposé le restaurant. Je voulais dire non, je t'assure mais … ça a été plus fort que moi. J'avais à peine dit oui que tout était fini, il repartait déjà me promettant de venir me prendre à 20h.

_ Et je suppose que la soirée c'est bien passée ?

Prim me sourit timidement, comme si tout n'était pas à mettre aux orties dans cette histoire. Je lui raconte tout sans rien lui cacher des différents sentiments qui m'ont habité cette fois. Tout le plaisir que j'ai pu ressentir en dînant avec lui, ses révélations, mes réactions, son explication face à la mer, notre retour en ville et enfin mon invitation suivi de la réaction de Johanna.

_ Johanna a raison. Ça ne te ressemble pas Katniss. Tu es tellement prudente d'habitude.

_ Sauf quand il s'agit d'histoire de cœur ! J'aurais dû m'en tenir à ce que j'avais dit : « No mec, No dette ! » Ne pas chercher à en savoir plus. Descendre de cette voiture et rentrer chez moi. Il m'a eu avec son air de chien battu et ses confidences sur fond de clair de lune !

Prim ne me répond rien, se contentant de me caresser doucement le bras. Je me sens trahie, sale et trahie au plus profond de moi- même ! Je lui ai fait confiance, il a joué avec moi… plusieurs fois ! Me ramenant dans ses filets à chaque fois qu'il me sentait sur le point de lui tourner le dos. Je tremble, Prim se rapproche de moi, nous sommes pratiquement soudées l'une à l'autre sur l'étroite banquette de mon canapé. Elle se tortille même pour ne pas tomber quand elle pousse un long soupir indignée.

_ Tu pourrais investir dans un nouveau canapé quand même! Son encéphalogramme est plat ! Tu vois bien qu'il a poussé son dernier soupir, il y a longtemps, non ?

Je la regarde surprise, son petit air polisson me donne tout de suite envie de rire. D'abord timide mon sourire s'élargit et je finis par rire franchement. Ma sœur est fière du résultat obtenu. Je la serre un peu plus contre moi. Mon Dieu ! Que ferais-je sans elle ? Elle est tout pour moi : mon rayon de soleil, ma raison de vivre, mon port, ma famille, mon tout !

_ Je t'aime, Prim.

_ Je t'aime moi aussi Kat'. Mais s'il te plait, change ce canapé.

Nous sommes toujours dans les bras l'une de l'autre quand j'entends un bruit de clefs dans la serrure. Prim aussi tend l'oreille. Je ne sais pas pourquoi, je regarde l'heure sur le micro-onde : 20h37.

Au lieu de nous lever, nous restons immobiles sur le canapé, toujours serrées l'une contre l'autre. La porte s'ouvre puis se referme. Je peux entendre nos deux souffles rythmés et un troisième, calme, léger. Un bruit de sachet puis à nouveau des clefs qui tournent dans la serrure. Des bruits de pas et enfin, nous le voyons : Peeta.

Prim et moi, nous redressons d'un même mouvement, le regardant comme s'il s'agissait d'une apparition. Il nous regarde tour à tour puis tout à coup se retourne pour savoir s'il n'y a pas quelque chose derrière lui qui nous laisserai sans voix. Ne voyant rien, il se tourne à nouveau vers nous, le regard gentiment moqueur.

_ Quoi ? J'ai quelque chose sur le visage ?

Il sourit et tout se déroule très vite. Je remarque qu'il s'est changé par rapport à hier soir. Il porte un t-shirt avec un jean, il tient dans ses mains deux sachets qui, à l'odeur, semblent remplis de nourriture chinoise et il les pose sur la table s'avançant vers nous, tentant toujours de déchiffrer notre réaction. Les mots m'échappent complètement et je lui hurle dessus :

_ NON ? MAIS C'EST A CETTE HEURE-CI QUE TU RENTRES !

Prim sursaute et il a à peine le temps de comprendre que je pousse ma sœur et fonce sur lui. Ne s'attendant pas à une telle réaction de ma part, il fait quelques pas en arrière quand mes deux poings s'abattent sur lui.

_ AIE ! ! Mais ça ne va pas non !

_ Katniss !

La voix de Prim derrière moi ne m'arrête pas. Peeta, lui tente d'attraper mes bras, de m'immobiliser. Je résiste et il doit faire preuve de plus de force. Il ne rigole plus et moi je suis en colère. Comme je me débats encore, il finit par resserrer son emprise sur moi et il me colle contre lui. Nos visages sont tout proches l'un de l'autre et je vois à ses yeux qu'il cherche à comprendre pourquoi je suis dans un état pareil :

_ Là, on va se calmer ! Mais qu'est ce qui t'arrive bon sang ?

Je commence à hurler :

_ On avait dit 18h ! Je n'avais pas ton numéro, pas ton adresse, je ne sais pas où tu travailles ! Rien, je ne sais rien. J'ai cru que tu t'étais fichu de moi ! Que je n'étais qu'une parmi d'autres !

Peeta ne dit rien, je sens son souffle contre ma peau. Il est saccadé suite à l'effort qu'il vient de fournir pour me maitriser. A part nos respirations, tout est silencieux. Prim, debout derrière moi, ne dit rien, le temps est comme suspendu. Je respire profondément, et je me sens troublée. Je ne vais quand même pas me mettre à pleurer, si ?

_ Katniss mais qu'est-ce que tu racontes?

Peeta a fini par sortir de sa torpeur. Son étreinte se desserre sans me relâcher complètement pour autant.

_ On avait dit pas avant 18h. Je suis rentré chez moi me changer et j'en ai profité pour passer quelques coups de téléphone. En route, je me suis arrêté dans un restaurant que j'aime beaucoup. Ca matin, j'ai vu ton frigo avant de partir et je me suis dit qu'il faudrait que j'apporte quelque chose pour ce soir, sinon on aurait rien à manger. Ça t'arrive de faire les courses ? Je n'ai pas ton numéro, pas ton adresse –même si j'ai bonne mémoire- et je ne sais pas non plus, pour qui et où tu travailles. Et donc ? On ne s'est pas dit qu'on se voyait ce soir ?

Sa respiration est redevenue calme, ses yeux m'auscultent et j'ai la sensation de passer au détecteur de mensonge. Je me rends compte que ma réaction a été puérile, uniquement dictée par la peur, ma peur de souffrir à nouveau et mon manque de confiance dans la gente masculine. Je n'en veux même pas à Johanna, c'est moi qui suis… j'ai honte. Mes larmes coulent pour de bon et je voudrais être ailleurs. Peeta rapproche alors son visage du mien. Nos corps sont plaqué l'un contre l'autre, je ne m'étais pas rendu compte de cette proximité entre nous. Son nez caresse mon visage, il sourit et me glisse à l'oreille :

_ Je prends ça pour un compliment.

C'est ce qu'il m'avait dit le matin de ce fameux petit-déjeuner. Je ferme les yeux, piteuse et lui murmure à mon tour :

_ Je comprendrais que tu veuille partir.

Il recule son visage du mien pour me mieux me regarder.

_ Pour que tu te mettes à écumer la ville pour me retrouver et me faire la peau ? Non, merci, Kate, je préfère encore rester là.

Kate ? Il me sourit et je lui rends son sourire. Il va me rendre folle où c'est moi, qui vais le rendre fou, au choix. Il rapproche doucement son visage, un grand sourire illuminant ses traits. Il m'embrasse doucement le front, les tempes, le bout du nez et je me laisse happer par ses baisers contre ma peau, par son odeur et sa douceur. Un léger bruit derrière nous.

_ Hum, hum. Je suppose que tu es Peeta ? Moi c'est Primrose, la petite sœur.

Nous nous tournons vers Prim, toujours debout devant mon canapé, un air amusé sur le visage.


Que sera sera, what ever will be, will be, lalala lala lalala Que sera, sera!