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Après une longue, longue absence… j'espère ne pas vous décevoir avec ce chapitre… assez triste ;-(

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17. Sans toi

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_ Te presses pas surtout!

Je ne levais même pas les yeux pour apercevoir le visage du conducteur impatient et finissais de traverser la route à mon rythme, contournant une flaque d'eau et en évitant de justesse une femme qui poussait un landau, le nez dans son téléphone portable. Sans me voir, elle avait poursuivi sa route et j'avais repris la mienne.

J'avais mal aux jambes et ma hanche commençait à me faire souffrir mais je ne ralentissais pas le pas. La douleur était devenue une amie, une compagne quotidienne qui m'aidait à survivre. Grâce à elle, les véritables raisons de ma souffrance étaient occultées, relayées au second plan, confinées dans un espace qui n'appartenait qu'à moi. Si je pleurais ? C'était à cause de la douleur. Si je m'énervais ? C'était à cause de la douleur. Si je n'avais envie de rien ? C'était à cause de la douleur. La douleur de mes membres mais jamais celle de mon cœur. Concentrée sur la première, personne ne savait que c'était la seconde qui me rongeait doucement de l'intérieur.

Il recommença à pleuvoir alors que j'étais à deux rues de chez moi. J'étais sortie sans parapluie en pensant avoir le temps de faire l'allée retour/retour mais je m'étais visiblement trompée et le tableau que j'offrirais en arrivant, boitillant et les vêtements détrempés, ferait peine à voir. Heureusement personne ne m'attendait chez moi pour me faire la morale. J'arrivais à ma porte transie de froid et rentrais dans mon immeuble en laissant échapper un soupir de soulagement. Dans quelques secondes, étendue sur mon canapé, je serais à nouveau seule avec moi-même. Un petit sourire naquit au coin de mes lèvres, j'avais si mal maintenant d'avoir dû accélérer le pas que je pourrais prendre une dose supplémentaire de mon traitement. Cinq minutes après, je ne serais plus bonne à rien, voyageant quelques part entre ce monde et un autre, mes idées incohérentes voguant de ci, de là. Sous couvert de la douleur, je pourrais laisser mon esprit embrumé par les opiacés m'emmener où il le voudrait mais pas ici, pas maintenant, pas dans ce monde où tout ce que j'avais partagé avec Peeta n'existaient plus ailleurs que dans ma tête.

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Cinq semaines plus tôt…

-Katniss !

- Quoi ?

- Non mais tu es folle ma parole ? Qu'est-ce que tu fabriques là-haut ?! Descends tout de suite !

Prim se précipita vers moi pour tenir l'escabeau sur lequel j'étais en équilibre et m'aida à descendre.

- Non mais tu es complètement folle ! Je t'ai vu trembler, tu aurais pu te blesser.

- C'est toi qui m'as fait peur, Prim, dis-je en rigolant, Je me débrouillais très bien jusque-là.

J'acceptais tout de même l'aide de ma sœur pour retrouver la terre ferme et posais sur mon lit, le plaid que j'étais monté récupérer au-dessus de mon armoire.

- Tu ne devrais pas prendre de risque c'est tout. Tu viens juste de sortir de l'hôpital, c'est hallucinant ce que tu peux être butée !

Avec ses cheveux lâchés et ses deux mains posées sur ses hanches, Prim me faisait terriblement penser à ma mère. Son regard passa de la colère au doute en une fraction de seconde et je ris franchement. Mon rire résonna dans ma chambre, puis dans tout l'appartement avant de rebondir sure elle qui se mit à rire avec moi sans trop savoir pourquoi. Que ça faisait du bien de rire même de choses stupides.

- On peut savoir pourquoi, tu ris ? me dit-elle en s'asseyant sur mon lit et en m'invitant à faire de même.

Je tentais de calmer ma respiration et me rapprochais d'elle.

- Tu m'as fait penser à maman. Elle disait exactement la même chose à papa en adoptant la même posture que toi. Je trouvais ça fou que tu puisses l'imiter sans même le savoir, tu étais si jeune.

Dans un même mouvement, nous nous allongeâmes totalement et notre rire reprit. J'avais eu peur pendant un moment qu'on ne puisse jamais retrouver notre complicité d'avant. Mais petit à petit les choses allaient mieux. Oui, elle s'inquiétait toujours pour moi et j'avais dû me battre bec et ongles avec elle pour que ma convalescence puisse se faire chez moi et non pas dans un centre ou encore chez elle. Mais j'avais compris ses inquiétudes et elle mon besoin d'autonomie, mon besoin de me retrouver. Je n'avais pas été une patiente modèle à l'hôpital, d'une part parce que ne pas savoir ce qu'il allait advenir de Peeta me rendait littéralement folle d'inquiétude et d'autre part et bien parce que j'étais difficile à gérer de nature, je pouvais bien l'avouer de temps en temps.

Quoiqu'il en soit, j'avais fini par rentrer chez moi et ma vie se résumait pour le moment à mes visites quotidiennes chez le kiné, à la pharmacie et dans la chambre de Peeta. Il avait été transféré, une semaine avant mon départ. Son état était « satisfaisant » ce qui pour moi était déjà beaucoup. Prim me demandait de ne pas trop espérer mais je ne pouvais pas m'en empêcher. C'était comme de demander à un alcoolique de ne plus s'approcher d'un verre en lui faisant un grand sourire et une petite tape dans le dos : totalement inutile.

La respiration de Prim redevint normale et elle se tourna vers moi.

- Je sais que je m'inquiète trop. Tu as fait beaucoup de progrès, tu vas à toutes tes séances de rééducation, tu suis ton traitement. La semaine prochaine, tu pourras reprendre à mi-temps à la librairie… je ne devrais pas m'en faire autant mais j'ai vraiment eu peur..., si tu savais comme j'ai eu peur…

Sa voix était à peine audible et j'avais dû me rapprocher d'elle pour être sure de tout entendre. Dans un geste tendre, je posais ma tête sur son épaule.

- Je suis là Prim, lui dis-je doucement. Je suis là maintenant.

Elle m'enveloppa de ses bras en retour et nous restèrent comme ça quelques instants. Ce geste faisait passer tout ce qu'elle avait souffert, tout ce qu'elle n'avait pu me dire avant et tout ce qu'elle ressentait maintenant. Il me toucha aussi surement que ses mots.

- Je t'aime Katniss.

- Je t'aime aussi Prim.

Cette étreinte et le silence qui l'accompagnait furent troublés par l'alarme de mon téléphone. J'ouvrais les yeux et regardais Prim avec un grand sourire.

- On y va ?

- On y va, me répondit-elle en souriant aussi.

Prim, Gale et Johanna se relayaient pour me permettre de voir Peeta tous les jours quelques heures avant la fin des visites. Je leur en étais vraiment reconnaissante vu que je n'avais toujours pas l'autorisation de conduire. J'aurais pu le faire en transport bien sûr mais ils avaient insisté. En même temps, ils savaient que je ne reculerais devant rien pour m'y rendre, quitte à y aller à pied. Une fois là-bas, je ne faisais pourtant pas grand-chose. Je restais assise près de lui, je lui parlais, lui lisais les dernières nouvelles, vérifiais qu'il était bien installé. J'espérais qu'il m'entende, qu'il ait conscience de ma présence près de lui et de celle de son père.

Nous nous passions le relais avec Monsieur Mellark échangeant rapidement quelques mots avant qu'il ne rentre chez lui. Je n'avais aperçu ses frères que de loin, n'osant pas les déranger dans leur moment avec Peeta et incapable de me présenter comme ça. Je ne savais même pas si Peeta leur avait parlé de moi. Notre histoire n'avait que quelques semaines au moment de l'accident. Par contre, j'avais croisé sa secrétaire qui m'avait tout de suite reconnu. Elle m'avait salué et toute en retenu m'avait expliqué comme l'ambiance dans leur service n'était plus la même sans lui et combien elle espérait qu'il se remette vite. J'avais vaguement pensé, qu'elle ne devait pas être la seule dans ce cas. Je me souvenais très bien de tous ces regards assassins lancés dans ma direction, le jour où j'étais venu déjeuner avec lui. J'avais préféré ne pas y retourner, nous étions bien mieux chez lui ou chez moi de toute façon.

J'arrivais à l'hôpital, avec un nouveau livre que j'avais acheté à la librairie. Nous nous étions découvert un gout commun pour la poésie et les romans de science-fiction. Deux genres littéraux très différents mais pas incompatibles ma foi. J'entrais dans sa chambre pour constater que Monsieur Mellark était déjà parti. Il venait chaque jour avec les nouvelles et s'il ne me voyait pas, il laissait le journal ouvert, là où il s'était arrêté avec une croix près du dernier article lu. Je pris le journal et le refermais.

- Les mauvaises nouvelles attendront, je t'ai choisi un livre hier, je pense qu'il devrait te plaire.

Je me penchais et posais furtivement mes lèvres sur les siennes. Un bref contact que je lui volais quotidiennement mais dont j'avais viscéralement besoin pour continuer à me battre pour deux. Puis je m'installais dans le grand fauteuil près de son lit et me calait confortablement. Au dehors, le soleil jouait à cache-cache avec les nuages et une légère pluie battait contre les carreaux. Je lisais depuis un moment, semant des commentaires de temps en temps. J'avais pris l'habitude de parler à Peeta comme s'il allait me répondre, comme s'il s'agissait d'une conversation entre nous.

- Tiens, celui-ci me fait penser à quelque chose. Tu te souviens de cette citation que tu m'as apprise un soir ? Le poète rejoint un peu cette idée, non ?

Je me rapprochais de Peeta et caressait doucement ses cheveux, plus longs et plus indisciplinés que d'habitude. Ca ne lui allait pas trop mal, j'étais moins fan de la barbe par contre. Tout en faisant appel à ma mémoire, je me perdais dans les traits de son visage.

- « Il est délicieux de lire dans une âme comme dans un livre, et d'y voir clair comme dans l'eau d'une source. Il est encore plus doux de se sentir désiré et de pouvoir faire rayonner de joie un cœur et un visage, rien que par une parole ou un regard. Mais ce que je préfère à tout, c'est l'entente muette et tranquille de deux volontés qui ont une entière confiance l'une dans l'autre et se sentent à l'abri.» (1).

- Tu vois, je m'en souviens encore très bien, lui dis-je ne me redressant fière de moi.

J'étais un peu endolorie d'avoir gardé la même position tout ce temps et me levait pour faire quelque pas. J'allais à la fenêtre et je m'aperçus, que dehors, le soleil avait perdu la bataille car la pluie s'intensifiait. Je regardais l'heure, Gale n'allait pas tarder à arriver. Il m'avait dit qu'il viendrait me chercher ce soir. Je retournais près de Peeta et allumais la lampe au passage, il commençait à faire sombre. En relevant les yeux vers lui, mon cœur s'arrêta brusquement et un frisson me parcouru de part en part. Je voulais parler mais rien ne sortait de ma bouche, je voulais bouger mais mon corps ne répondait plus. C'est à peine si je pouvais respirer. Peeta… Peeta me… il me regardait. Oh, mon Dieu, il me regardait ! Son regard confus était posé sur moi. J'étais tétanisée par ce qui se passait, incapable de la moindre réaction logique devant ses yeux bleus que je n'avais pas revu depuis trop longtemps quand tout à coup, la porte s'ouvrit.

- Katniss, tu es prête ? me demanda Gale machinalement en entrant dans la chambre.

Puis il s'arrêta à quelques pas du lit.

- Katniss ? Qu'est-ce qu'il y a ?

Enfin, je bougeais, tournant la tête vers Gale, debout dans l'embrasure de la porte.

- Gale, il… il…

Les larmes commencèrent à couler, mon corps ne me répondait plus et Gale se précipita vers moi tout en criant après une infirmière. Mes jambes me lâchèrent sous le flot d'émotion et il me rattrapa in extremis. Son regard plongé dans le mien semblait vouloir compatir à mon chagrin et je compris son erreur.

-Non Gale ! Il est réveillé. Regarde !

Je pointais Peeta du doigt et Gale tourna immédiatement la tête vers lui. Je sentis son corps se tendre sous le choc et je plongeais à nouveau mon regard dans celui de Peeta. La suite ne fut qu'un grand chamboulement. Deux infirmières arrivèrent puis sonnèrent en découvrant que Peeta était éveillé. On nous demanda de sortir et Gale dû littéralement me porter pour que je sorte de la chambre. J'étais à fleur de peau. Ce moment que j'attendais depuis si longtemps était enfin arrivé et je ne tenais plus en place. Gale avait prévenu Prim qui avait déboulé dès que possible. Elle prit des nouvelles, m'expliqua qu'ils lui faisaient des examens, prenaient ses constantes et tout un tas d'autres choses relatives à sa sortie du coma. Je n'entendais et ne comprenais qu'une chose, il était de retour. Peeta s'était réveillé et c'est moi qu'il avait trouvé en face de lui, rien ne pouvait me rendre plus heureuse.

Je ne sais pas combien de temps, je restais avec Gale à attendre. Prim avait dû reprendre son service et Johanna avait hurlé de joie au téléphone. Avoir pu lui annoncer la nouvelle m'avait fait beaucoup de bien. Je raccrochais avec elle quand Gale vint vers moi. Je sautais sur mes pieds.

- On peut le voir ?

- Non, pas encore. Son père et ses frères viennent d'arriver. D'après ce que j'ai compris, ils ne pourront rester qu'une minute et monsieur Mellark a demandé qui tu puisses le voir aussi.

- Oh.

Je n'avais même pas pensé qu'on risquait encore de m'interdire l'accès à sa chambre. Je ne savais pas comment mais il faudrait que je remercie le père de Peeta après tout cela.

L'attente me semblait interminable et Gale avait beaucoup de mal à me tempérer quand enfin l'infirmière POPPS apparut et nous fit signe de venir. C'était bien la première fois que j'étais heureuse de la voir. Elle m'expliqua que j'avais moins d'une minute avec Peeta, qu'il ne pouvait pas parler, était très faible et encore confus. Je trépignais et avant de me laisser entrer elle me fit un sourire. Cette femme pouvait donc sourire ? Cela eut le don de m'apaiser plus rapidement que les longs discours de Gale et le fait que j'allais effrayer ce pauvre Peeta.

Une fois la porte passée, je faisais moins la maline. Il était installé différemment sur les coussins et avait la tête tournée vers la fenêtre d'où on pouvait voir la pluie tomber. Pendant une fraction de secondes, j'eux peur d'avoir rêvé. Et s'il n'était pas réveillé ? Si tout ça… Je me rapprochais de lui doucement en contournant son lit et soupirais de soulagement en voyant ses yeux grands ouverts.

- Peeta ?

Ses yeux firent un bref mouvement sur le côté comme surpris par ma présence. Doucement, il bascula sa tête vers moi et ce geste sembla lui coûter beaucoup d'effort. Je me rapprochais de lui mais sans oser le toucher. Il avait l'air si fragile, si perdu pour le moment.

- Peeta, je sais que tu dois te poser beaucoup de questions mais ne t'inquiète pas. Repose-toi et demain, quand tu seras un peu plus en forme et que les médecins en sauront plus, on avisera. D'accord ?

Toute proche, j'avançais ma main jusqu'à la sienne et caressait le bout de ses doigts. C'était si différent de les sentir frémir sous les miens. Je lui fis un sourire auquel il ne répondit pas, cherchant apparemment à formuler quelque chose.

- Non, non, n'essayes pas de parler. Je t'assure n'essayes pas.

Sa main trembla sous la mienne et il s'obstina. Il voulait parler et n'y arrivait pas. Il ne fallait pas qu'il insiste comme ça. Il devait se reposer.

- Peeta arrêtes, calmes-toi. N'essayes pas de par…

- Qui…

- Qui ?

Je ne comprenais pas sa question ? Sa voix était basse, extrêmement faible mais il venait bien de dire : « qui » ? Je sentis ses doigts glisser loin des miens, son regard si différent et je compris.

- Tu… tu me demandes qui je suis ?

J'avais parlé dans un souffle. J'avais dû mal comprendre, il ne voulait pas dire ça. Il venait de se réveiller, son esprit était confus d'après les médecins, il ne… il ne… il lui fallait du temps. Juste un peu de temps et de repos.

- Mademoiselle Everdeen, s'il vous plait.

Melle POPPS, venait d'entrer dans la chambre. Je levais les yeux vers elle incrédule avant de m'éloigner du lit. Elle plissa les yeux en me regardant, je n'avais pas bronché donc pour elle quelque chose n'allait pas, elle le sentait. Je sortis sans rien dire et m'arrêtais en face de Gale qui perdit son sourire dès qu'il croisa mon regard.

- Katniss ? Qu'est- ce qu'il y a ?

- Il… il…

Puis le trou noir.

Fin du flash-back

Enfin dans mon appartement, allongée sur mon lit, j'attendais que les médicaments agissent. A mon réveil ce fameux soir, j'étais chez Prim et Gale. J'avais dormi plus de dix heures d'affilées, le choc parait-il. Prim m'avait écouté et m'avait rassuré en me disant que je n'avais peut-être pas bien compris ou qu'il était bien trop tôt pour sauter aux conclusions. J'essayais d'y croire mais quelque chose dans le regard de Peeta à ce moment-là, m'avait fait penser le contraire.

Le lendemain, Prim s'était renseigné et il avait bien des pertes de mémoires assez importantes en plus de tout le reste. J'allais devoir être patiente. Sauf que je ne pouvais pas le voir. Seule la famille proche était acceptée et cette fois ci même Monsieur Mellark, n'y pouvaient rien. Les jours passaient et d'après les échos que Prim recevaient, il réagissait bien au protocole mis en place pour lui. Un jour, elle m'avait regardé et j'avais compris. Peeta ne se souvenait vraiment pas de moi. Ça lui avait couté de me le dire mais il avait perdu à peu près les 7 derniers mois de sa vie. Pour lui, son cœur était à Delly. Il ne se souvenait pas de son infidélité, de leur séparation et elle avait parait-il eu le culot de venir le voir. Elle n'en savait pas plus. C'est ce soir-là que je m'étais renfermée, que j'avais commencé à me replier sur moi-même. A redevenir la Katniss celle que j'étais avant et plus encore.

Je me sentais flotter. Les médicaments agissaient enfin. Doucement, je murmurais en me laissant sombrer lentement dans un sommeil sans rêve :

- Il est délicieux de lire dans une âme comme dans un livre… et d'y voir … clair… comme dans l'eau d'une source… Il est encore plus doux… de se sentir … de se sentir désirée… et de pouvoir… pouvoir faire rayonner de joie un cœur… un cœur et un visage… un visage.

Des larmes traitresses coulaient le long de mes joues. Delly pouvait donc faire partie de la vie de Peeta mais pas moi.


Qu'est-ce que vous en pensez ? J'aimerais bien le savoir. Merci d'avoir lu ce chapitre et désolée t'avoir été si longue à publier alors qu'en tant que lectrice j'étais très souvent sur le site. Des bisous pour me faire pardonner

(1) Citation de Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 16 novembre 1867.