Chapitre 4 :
Attention : petit lemon à peine suggéré délimité par (^^)(^^)(^^)
ET beaucoup de fluff *rires*
Quand je rentai au petit matin, j'eus droit à une scène.
"Salut. dis-je timidement.
- Salut Tara. Oh pardon ! Tu préfères Tamy peut-être ?
- Quoi ?! Je devais dire "Bonjour, je suis Tara Winchester, je cherche un job de serveuse mais attention je suis mineure !"
- Non, bien-sûr, t'as préféré Tamy THORSTON la danseuse érotique ?!
- Non ! Non, non, non, non, non ! Je n'ai jamais dansé avant, ok ? Mais hier soir, la danseuse nous a planté et...
- Rien à foutre ! Si tu veux vendre ton cul c'est toi qui vois ! je lui collai une baffe ! Celle-la, il ne l'avait pas volée !
- T'y es pas du tout mon pauvre garçon ! Je suis serveuse, d'accord ?! Je n'ai accepté de remplacer Kitty que parce que Ric me...
- Et t'as dit oui ! T'as accepté de t'exhiber devant une salle pleine de pervers bourrés !
- Dont tu faisais partie ! Dois-je te rappeler l'état dans lequel tu étais ?
- ...
- Ecoute, au début j'ai refusé, ok ? Je n'ai accepté que parce que Ric a dit qu'il me payait triple et que le bail de la chambre était à renouveler. Je m'énervais de nouveau. Et que je devais voir ça avec toi hier soir mais que tu t'es tiré !
- Bien-sûr, parce que ça va être de ma faute !
- Exactement ! Tu passerais moins de temps avec toutes tes pétasses, tu pourrais peut-être être plus présent pour ta famille ! silence gênant. T'es plus le même, Dean. Et tu nous manques. Tu ME manques ! Je terminai ma phrase avec quelques crétins de sanglots incontrôlés. Il resta interdit un moment. Son regard se posa sur la bague qu'il m'avait offerte quand nous étions petits et que je portais toujours. Son visage changea d'expression, comme s'il prenait la réalité en pleine face. Il semblait déstabilisé, voire même triste.
- Je... je suis désolé, Tara... J'te demande pardon ! Il me prit dans ses bras et me serra fort. C'est vrai, tu as raison, j'ai déconné...
- Dean, écoute-moi. Je sais que tu t'ennuies, que tu voudrais partir en chasse. Je sais que tu t'inquiète pour ton père ! Regarde-moi : il va revenir ! Tu m'entends ? Ca doit juste être plus compliqué que prévu, il se concentre sur l'affaire. Et dès que ce sera fini il nous contactera. Et il nous reviendra ! Mais ne nous fait pas payer ta frustration, s'il te plaît. Tu nous as abandonnés ! Il me serra à m'en faire mal.
- Tara, je... je t'aime.
- Je sais. répondis-je en souriant. Il s'écarta et planta ses superbes yeux dans les miens.
- Non, tu ne comprends pas. Il prit ma main ornée de la bague qu'il fit touner autour de mon doigt. Je t'aime ! Je t'aime vraiment !
- Alors pourquoi tu dragues tout ce qui bouge ?
- Je ne sais pas. Peut-être pour me donner confiance en moi, pour compenser l'absence de Papa ou... le fait de ne pas pouvoir t'avoir... Officiellement j'veux dire ! Pfff ! Il passa sa main sur son visage puis dans ses cheveux avant de s'appuyer au mur. Comme il le faisait toujours lorsqu'il était embarrassé. J'en sais rien. Mais, le pire, c'est que je me fiche d'elles ! Elles sont creuses ! Jolies peut-être, mais stupides et fragiles. Elles pleurent quand elles se cassent un ongle ! Elles jouent les allumeuses mais redeviennent la gentille fi-fille à son papa dès que ça dérape un peu...
- D'où la baffe que tu as prise hier ?
- Oui ! Il me fit un maigre sourire. Comment le sais-tu ?
- Dean ! Je suis toute à toi ! J'ai toujours été toute à toi ! L'adrénaline, mon coeur ! Ces filles ne sont pas pour toi. Je peux t'en donner, te donner tout ce que tu veux ! Je me rapprochais un peu plus de lui et m'emparai de ses lèvres. Ses lèvres si douces qui me rendaient dingue rien qu'à les regarder et à imaginer ce qu'elles pourraient me faire. On s'embrassait. De plus en plus avidement, de façon plus... torride ! J'avais un truc important à lui dire, je crois. Ah oui : Mais ne te rabats pas sur moi par défaut, ne joue pas avec mes sentiments ! Parce que je t'aime Dean, je t'aime vraiment ! Et depuis longtemps... Il se calma immédiatement.
- Non ! jamais je te ferai ça, je t'en donne ma parole !
- Si tu me déçois, j'te le ferai regretter ! Il me vola un petit baiser et me regarda d'un air taquin :
- Et tu auras carte blanche ! "
Dean WINCHESTER, mon Dean, était enfin de retour. Je me dirigeai vers la salle de bains tout en enlevant mon t-shirt, dévoilant ainsi à ses yeux avides ma généreuse poitrine, uniquement cachée par un très joli soutient-gorge corbeille en dentelle, comme une promesse silencieuse...
Ce jour là, nous avons séché les cours. Nous avons rattrapé tout le temps perdu à se faire la gueule en se rapprochant. Beaucoup ! Mais sans jamais franchir LA limite. Pas encore...
Sam était heureux de nous voir réconciliés et en couple. Et surtout, il avait retrouvé son frère, et de fait, le sourire.
Au lycée nous demeurions les jumeaux WINCHESTER. Je continuais de travailler au Sherwood, où je dansais régulièrement maintenant. Dean ne m'en voulait plus et était même devenu mon plus grand fan ! Il était allé présenter ses excuses à mon patron et travaillait cinq jours par semaine après les cours au garage du coin pour m'aider à nouveau à payer les courses et le loyer.
Nous reçûmes un texto d'Oncle John. Ils étaient partis à la recherche d'un loup-garou et traquaient chaque membre de sa meute. Il ne rentrerait pas avant un à deux mois et s'en excusait sincèrement. Il avait beau nous savoir parfaitement capables de nous défendre, puisque c'est lui qui nous avait formés et entraînés, il avait du mal à nous laisser seuls. Même s'il le cachait bien et ne l'aurait avoué pour rien au monde ! Nous étions soulagés !
La vie continuait son cours. C'était bientôt l'été, la fin des cours et donc le diplôme approchait. Sam avait un bon copain qui l'avait invité à passer quelques jours chez lui. Après une petite enquête d'usage, ces gens étaient normaux. Il n'y avait donc aucun problème et il nous laissa seuls, Dean et moi. Quelle opportunité pour un couple d'ados aux hormones survoltées !
Après l'avoir déposé nous décidâmes d'aller nous promener en voiture, au parc. Il se faisait tard.
"Enfin seuls ! me dit-il le regard pétillant.
- On va pouvoir en profiter... surenchéris-je en l'embrassant.
- Plus besoin de se cacher pour se caresser...
- Ou d'attendre qu'il soit endormi pour faire des bêtises...
- Ah oui, des bêtises ? demanda-t-il, faussement choqué. J'acquiesçai, l'embrassant plus langoureusement. Que dirais-tu de faire de grosses bêtises ? demanda-t-il en glissant ses mains sous mes vêtements.
- De très grosses bêtises alors ! "
Il me lâcha le temps de mettre notre k7 préférée de Led-Zepplin et nous prîmes place sur la banquette arrière où nous attendait une couverture moelleuse que j'avais disposée là exprès.
Nous étions très excités mais tout aussi intimidés car c'était notre première fois. A tout les deux, même s'il ne l'avouerait jamais, pas même sous la torture.
(^^)(^^)(^^)
Dean fut très délicat. Il me demandait si ça allait, s'il me faisait mal et redoublait de caresses et de baisers dès que je me crispais un peu. Je n'eus mal qu'au début, lorsqu'il entra en moi. Mais il était si tendre que cela passa très vite. Rapidement, il m'en fallait plus. D'un mouvement du bassin je le lui fis comprendre. Lorsqu'il commença à bouger, guidés par nos sentiments respectifs, toute sensation de douleur s'estompa et nous fîmes l'amour tendrement mais passionnément, oubliant le temps qui passait. Nos corps s'accordaient à merveille, comme s'ils avaient été faits l'un pour l'autre. Ils s'appelaient, l'un faisait un geste, l'autre y répondait, immédiatement.
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Nous restâmes allongés, dans les bras l'un de l'autre jusqu'à ce que nos estomacs se rappellent à nous. Nous nous sommes regardés, nous avons ri comme deux imbéciles puis nous sommes rentrés. Au début nous étions un peu gênés, à ne pas trop savoir comment nous comporter l'un envers l'autre. Après tout, nous venions de passer une limite particulière, LA limite. Mais les habitudes et nos sentiments revinrent au galop et la gêne se dissipa. Le soir même, il hésita avant de me rejoindre dans le lit que nous partagions, mais une fois sous la couette à mes côtés, son corps épousa le mien. Je me blottis contre lui et nous nous endormîmes, bras et jambes emmêlés.
Nous profitâmes de ces quelques jours pour nous reposer, nous découvrir vraiment ( se poser tout un tas de questions très personnelles auxquelles il ne répondrait JAMAIS en temps normal, se promettre solennellement de ne jamais se mentir ni rien se cacher, faire des essais sur ce que nous aimions ou non, comment le faire, bref...), regarder des films et faire l'amour encore et encore ! Nous avions du mal à nous passer l'un de l'autre. Même en cours où l'on ne montrait rien nous nous étions remis côte à côte. Il en avait presque pris goût aux études ! Lui !
Un jour, entre deux cours, nous nous rendîmes derrière le gymnase.
"J'en peux plus de passer tout ce temps près de toi sans pouvoir te toucher... ni t'embrasser ! On s'embrassait passionnément, nos coeurs battant à tout rompre. Mais bien-sûr, encore et toujours, il a fallu que Tony débarque avec sa clique, une bouteille d'alcool à la main. On s'écartait l'un de l'autre immédiatement mais c'était trop tard : il avait tout vu.
- Hey ! Vous avez vu ça les mecs ? Le play-boy et la Zarbi ! Alors, WINCHESTER, tu baises ta soeur ? ses acolytes éclatèrent de rire. Dean allait se jeter sur lui mais je le retins de justesse.
- Retire immédiatement ce que tu viens de dire, raclure de fond de chiotte !
- Youhou ! On a trouvé la corde sensible on dirait ! Alors c'est comme ça chez les tordus de votre genre ? Remarque, ça explique tout ! Tu te tapes aussi le petit nerd, Zarbi ? "
Je fondis sur lui en moins de temps qu'il en aurait fallu pour le dire et lui démolis la gueule à coups de poings. Dean se jeta sur les deux autres qui, pour une fois, ne s'étaient pas enfuis. Il en vint rapidement à bout tandis que je frappais encore Tony.
"Tara ! Tara, arrête, tu vas le tuer ! il tenta de m'arrêter mais n'y parvint que difficilement. J'avais vrillé.
- Ce fils de pute a osé dire...
- Je sais, ma puce, je sais, chut ! il me serra fort contre lui. Il n'en vaut pas la peine ! Ces blaireaux se relevèrent tant bien que mal. Je parvins à me défaire de mon copain et attrapai l'autre loque par le col. Il était mort de trouille et pissait le sang.
- Je n'ai absolument pas à me justifier devant une merde telle que toi, mais tu sais quoi ? C'est ton jour de chance, je vais le faire quand-même ! Nous ne sommes pas frères et soeur, ils m'ont recueillie à la mort de mes parents et nous avons grandi ensemble, ça te va ?
- Je... pardon ! Je ne savais pas...
- Alors la prochaine fois, tu fermes ta gueule ! le menaça Dean. Sinon, je ne l'arrêterai pas ! "
Ils s'enfuirent en courant, oubliant leur bouteille.
C'était la fin des cours du matin et nous n'avions aucune envie de rester ici. Ramassant la bouteille, Dean la mit dans son sac, me prit la main et nous filâmes à l'anglaise.
Nous nous rendîmes au parc, qui était un peu devenu notre parc. Nous marchions main dans la main, en silence. Il jouait à faire rouler ma bague sur mon doigt.
"Tu sais... commença-t-il en s'arrêtant de marcher, j'étais sincère quand je t'ai offert cette bague. Même si on était mômes.
- A quel sujet ?
- Quand je t'ai dit vouloir me marier avec toi quand je serai grand.
- T'es sérieux ?
- Oui, très sérieux. Le lycée sera bientôt fini pour nous. On est jeunes mais on est adultes ! On va devenir de vrais chasseurs. Et on sait que l'espérance de vie dans ce métier...
- Est plutôt courte, oui. Je sais... je me souvenais très bien de la mort étrange de mes parents. Une fois, lorsque j'étais assez grande, John m'en avait parlé et m'avait confié ses propres doutes qui concordaient avec les miens, bien que nous ignorions que mes parents (et toute la famille, par extension) étaient des chasseurs.
- Je veux vivre avec toi, ma puce. Et surtout que tu sois vraiment une WINCHESTER. Il posa un genou au sol et prit ma main. Tara CAMPBELL, veux-tu devenir ma femme ?
- OUI ! OUI ! OUI ! Mille fois oui ! Il se releva, me prit dans des bras et m'embrassa tendrement.
- Dean ?
- Oui ? Je t'aime, tu sais ? Je ne te le dis pas souvent mais je t'aime de tout mon coeur !
- Tu n'as pas besoin de me le dire. Il prit mon visage en coupe et remis une mèche derrière mon oreille. Je le sais."
Nous rentrâmes au motel après avoir récupérer Sammy à la fin des cours.
On était tous bien installés devant la télé à grignoter du pop-corn quand la porte s'ouvrit sans prévenir. On se retournait tout trois arme au poing quand nous reconnûmes Oncle John. Il était enfin de retour ! Nous bondîmes du canapé pour aller l'étreindre.
"Bonsoir les enfants !
- Papa ! s'écrièrent les garçons d'un même ensemble.
- Oncle John !
- Salut ma belle. Laissez-moi respirer une minute ! Dit-il en riant.
- Donne-moi ton sac, Papa. proposa l'aîné.
- Merci, fils. Il l'étreignit encore une fois puis enleva son cuir qu'il tendit à Sam. Celui-ci s'empressa d'aller le poser sur la chaise la plus proche.
Je lui laissai le temps de respirer et lui proposai une bonne bière bien fraîche.
- Merci, ma chérie. Il grimaça en s'asseyant.
- Tu es blessé ? m'enquis-je immédiatement.
- Ce n'est rien, j'ai été soigné par Bobby.
- Laisse-moi jeter un oeil, tu veux bien ? Il enleva son t-shirt.
Un énorme pansement lui barrait le torse. Bon à changer ! Sam ? la boîte de premiers soins s'il te plaît.
- Que s'est-il passé ? " s'inquiéta Dean .
Pendant que je défaisais le pansement en lui arrachant la moitié des poils du torse, Oncle John nous raconta toute l'histoire : ils étaient tombés dans une embuscade, les loups-garou avaient eu vent qu'un groupe de chasseurs était à leurs trousses et des démons s'étaient mêlés de la partie. Il reçu une très vilaine et profonde griffure en protégeant une victime qui était encore en vie. Je désinfectai les plaies, la plus profonde était suturée au fil dentaire. Sur le coup, il s'en était à peine rendu compte. Ce n'est qu'une fois le combat terminé qu'il vacilla sur ses jambes. Bobby lui fit les premiers soins, le temps de se rendre à l'hôpital mais il avait refusé de s'y rendre, prétextant que s'il y allait ils le garderaient plusieurs semaines et qu'il avait quitté sa famille depuis bien trop longtemps. Je refis un pansement propre, moins imposant que le premier. Bobby l'avait donc emmené chez lui et recousu après avoir désinfecté au whisky. Et fait cet énorme pansement ! J'avais terminé. Je l'aidais à remettre son t-shirt. J'avais appris très tôt à les soigner, en tant que seule femme de la famille, c'était mon rôle de prendre soin d'eux. Ma manière de participer, pour l'instant.
En me redressant, je ne me sentis pas très bien. Je m'excusai un instant, les laissant à leurs retrouvailles.
Une fois dans la salle de bains j'eus envie de vomir ! J'ouvris la fenêtre, me rafraîchis le visage et me fis un bain de bouche.
Une fois remise, je rejoignis les garçons. Dean me tira à lui et me fit asseoir sur ses genoux, comme ça, naturellement. Inutile de dire quoi que ce soit, Oncle John comprit immédiatement et sourit sincèrement.
"Je savais que ça se ferait, vous deux. Je suis content ! dit-il en donnant une bourrade dans l'épaule de son fils.
- Merci, Oncle John ! je souris comme une bécasse.
- Ca n'a pas été sans mal ! commenta Sam depuis le canapé. Dean courrait après toutes les filles, ils se disputaient tout le temps, on aurait dit un vieux couple !
- La ferme, banane ! répondit son frère en lui lançant un truc.
- Du gland ! répondit celui-ci.
- Dites-moi, Oncle John baissa la voix, vous vous protégez au moins ? Je devins rouge comme une tomate ! Dean sortit un chapelet de capotes de sa poche, tout sourire.
- Je vous laisse ! je m'en fus rejoindre Sam devant la télé, gênée comme c'est pas permis !
- C'est bien, les enfants. C'est bien.
- On va se marier ! annonça Dean de but en blanc.
- Quoi ?! demandèrent en choeur Sam et son père.
- Quand on sera diplômés ! ajoutai-je, rassurante.
- Et bien, toutes mes félicitations ! il se leva et serra son aîné en grimaçant à cause de sa blessure. Tara ? il me fit signe d'approcher et m'étreignit à mon tour. Tu vas enfin pouvoir m'appeler Papa maintenant ! Je pouvais voir dans ses yeux qu'il était vraiment heureux.
- D'accord Oncl.. oups, Papa ! Moi aussi, j'étais heureuse ! C'était mon père, celui qui m'avait élevée et prit soin de moi.
- Allons fêter ça, je vous invite ! Je rêve d'un énorme cheese-burger !
- Allons au Soup Town Café. Ils en font de très bons et leurs tartes sont à tomber par-terre ! Dean se réjouit de ma suggestion."
Nous passâmes une excellente soirée tous les quatre. Le repas était délicieux, surement parce qu'on était enfin réunis. Cependant, je dus à nouveau m'éclipser à nouveau aux petits-coins.
"T'es sure qu'elle va bien ? demanda Oncle... Papa ! à Dean.
- Oui, pourquoi ? Il terminait sa deuxième part de tarte.
- Ca fait deux fois que je la vois blêmir et disparaître un moment aux toilettes.
- Surement le stress du diplôme. Il s'est passé pas mal de choses en ton absence. expliqua Sam.
- Ah oui ? Et que s'est-il passé ?
- Y a eu des histoires au lycée avec une bande de trouducs ! commença mon fiancé.
- Vos violentes disputes à répétitions, ajouta le cadet.
- Notre bagarre au bar, ...
- Pardon ? Quelle bagarre au bar ? demanda Papa, perdant un peu son sourire.
- Je... J'ai merdé. Pendant un temps. expliqua l'aîné, un peu honteux. Elle a dégoté un job de serveuse. Un soir, la danseuse les a planté et elle a accepté de la remplacer contre une paye triple. On s'était encore disputés et je suis allé au bar me changer les idées... je revins sur cet entrefait.
- Il était saoul comme une barrique ! les interrompis-je en me rasseyant. Après le show, j'ai repris le service et dès qu'il a pu il m'a cherché des poux !
- Mais elle ne s'est pas laissé faire et j'ai fini au tapis, forcé de quitter les lieux. Il passa son bras sur mes épaules en souriant.
- On s'est méchamment expliqué le lendemain. Et on est ensemble depuis. je lui fis un petit bisou.
- Et il y a eu la dernière histoire ce matin avec les trouducs !
- Mais on leur a réglé leur compte une bonne fois pour toute. Je souris à ce souvenir.
- Surtout toi ! C'est après cette histoire que je l'ai demandée en mariage.
- Et bien, en effet, ça a été mouvementé !
- Rien d'ingérable. Tu nous connais... je ne terminai pas ma tarte qui, bizarrement, m'écoeurait.
- Tu finis pas ? demanda mon fiancé qui louchait avec gourmandise sur mon assiette à peine entamée.
- Non, je n'ai plus faim. Mais fais gaffe, si tu continues comme ça tu vas devenir gras comme un cochon !"
Nous rîmes de bon coeur puis nous rentrâmes au motel.
Tandis que les garçons se chamaillaient en se brossant les dents, Papa me demanda :
"Il est au courant ?
- De quoi ? demandai-je tout en mettant une nouvelle lessive en route.
- Que tu es enceinte ?
- Quoi ? Non, je ne suis pas ...
- J'ai eu des enfants, ma chérie, je sais reconnaître les signes.
- Tu... tu crois vraiment ? je mis une main sur mon ventre plat.
- C'est fort probable. Tu devrais aller chez le médecin demain.
- Ok, ok. Ne lui dis rien, s'il te plaît. Je le ferai quand je serai sûre que c'est le cas.
- Je tiendrai ma langue. Il me fit un clin d'oeil et sortit ses armes pour les nettoyer. (C'est surement parce que nous allions nous marier que ça ne le dérangeait pas, ou peut-être le fait que nous voulions devenir de vrais chasseurs après le lycée. Je ne sais pas. Mais je ne m'étais pas attendue, sur le coup, à ce qu'il soit si compréhensif ! Peut-être en était-il simplement venu aux mêmes conclusions que nous : cette vie promet généralement d'être courte, autant en profiter ! La chasse change vraiment les gens et les points de vue !)
- Papa, t'as qu'à prendre mon lit, proposa Sam, je prends le canapé.
- Merci, champion."
Une fois le nettoyage terminé nous allâmes tous nous coucher. Dean et moi partagions son lit étroit. D'ordinaire, nous montions la garde à tour de rôle mais pas ce soir. Papa était rentré, nous étions fiancés et j'étais probablement enceinte. Bref, nous prîmes tous un repos bien mérité !
Nous décidâmes de rester jusqu'à la remise des diplômes qui aurait lieu dans une dizaine de jours. Pas d'affaire en vue pour le moment.
J'avais pris RDV chez le médecin à la première heure sur le conseil de Papa. Je n'avais toujours rien dit à Dean. Je craignais sa réaction. Il s'inquiétait pour moi à cause de mes nausées et me trouvait fatiguée. Il voulu m'accompagner chez le médecin mais je refusai, prétextant qu'il devait aller travailler au garage. Il accepta et je me rendis donc à mon RDV, seule.
"Mademoiselle WINCHESTER. Que puis-je pour vous ?
- Et bien voilà. Je viens vous voir car je pense... être enceinte.
- Nous allons voir ça. Déshabillez-vous et veuillez vous allonger. Je vais vous examiner et procéder à une échographie. J'obéis. Depuis quand avez-vous ces symptômes ?
- Je ne sais pas trop, un petit mois.
- Et votre cycle ?
- Il n'a jamais été très régulier alors je ne m'y fie pas.
- Oui, je comprends. Avez-vous un moyen de contraception ?
- Heu... non. Nous utilisons des préservatifs mais je dois admettre qu'il y a eu... des incidents... j'étais un peu honteuse. C'était quand-même gênant de parler de ça pendant qu'il me palpait la poitrine !
- Je vais appliquer du gel sur le bas de votre ventre. C'est un peu froid.
- Houuuh ! C'est très froid vous voulez dire ! Il sourit. C'est alors que l'image apparut à l'écran. Pas de doute !
- Il est là. En effet, vous êtes bien enceinte. Félicitations ! Je vous laisse regarder pendant que je remplis votre dossier."
Mais je ne répondais plus. Je gardais les yeux fixés sur ce petit bout de nous. J'étais enceinte ! Ca ne ressemblait qu'à un gros haricot avec des prémices de membres ! Une larme m'échappa. Et oui, je suis une fifille !
"Je vais faire les mesures pour déterminer l'âge exact. Voulez-vous entendre son coeur ? Je ne pus répondre alors je dis oui de la tête. C'était incroyable ! Comment une si petite chose pouvait-elle avoir des battements de coeur aussi rapides ? Vous êtes enceinte d'environ sept à huit semaines. Vous pouvez vous rhabiller. Je vais vous prescrire des anti-vomitifs, respectez bien la dose. Et s'il y a quoi que ce soit n'hésitez pas à venir me voir.
-Merci, docteur. "
A suivre...
J'espère que ce chapitre vous a plu. C'est très fluffy pour le moment mais ça va bientôt changer. Je voulais profiter de la quasi innocence de leur adolescence.
Perso, j'aime beaucoup le personnage de John, contrairement à beaucoup. Je le fais donc bien plus compréhensif qu'il ne le serait probablement.
Bref, je vous laisse. A bientôt pour un nouveau chapitre...
Et n'hésitez pas à me laisser une review pour me donner votre avis *bisous**coeur*
