CHAPITRE 11 :
Chapitre mouvementé ! Retournements de situation, de l'eau dans le gaz,... bref !
Un looong chapitre !C'est le deuxième de cette taille, à quelques dizaines de mots prêts...
Ah oui, lemons, lemons, lemons ! ! EXPLICITE !
XD J'avais bien dit que j'allais me rattraper sur le chapitre suivant XD
Vous vouliez de l'action ? Vous allez être servis !
N'oubliez pas de me laisser une petite review pour me dire ce que vous en pensez ;)
SORTEZ COUVERTS, on ne le dira jamais assez !
DISCLAIMER : Supernatural ne m'appartient toujours pas ! (sinon il y a bien longtemps que je jouerais dedans pour rendre cette fic réelle XD XD ) Quoi ? On a le droit de rêver !
Tout se passa sans encombre, nous le trouvâmes rapidement. C'était un jeune homme. Dès qu'il nous vit, il attaqua Dean.
C'était le fils d'Amy, la kitsune qui avait tué sa propre mère pour protéger Sam, celle que Dean avait tué quelques années plus tard, involontairement sous les yeux de son fils.
Sam essaya de le raisonner mais rien n'y fit, il l'attaqua également pour mieux ré-attaquer Dean. Il brûlait de se venger ! Nous nous battîmes un moment, il était fort, l'enfoiré ! Puis alors qu'il avait réussi à avoir le dessus sur mon chéri, je parvins à l'abattre, sans la moindre hésitation. Ce qui me glaça le sang. Mauvais souvenirs...
Le retour se fit en silence. Un silence pesant. Cela avait ravivé de mauvais souvenirs : une vieille rancoeur de Sam à l'encontre de son frère, la culpabilité pour celui-ci, et des horreurs d'Irak pour moi. Nous avions tous besoin d'un verre.
Nous rentrâmes au motel. Chacun dans un coin à boire. Dean sur son lit avait mis son casque et écoutait Metallica à fond. Sam devant son ordi dans un fauteuil et moi qui devais retrouver ma place au sein de ce duo et de leurs habitudes.
Je terminai mon verre d'un trait, mis mes écouteurs, Rammstein à fond dans les oreilles et j'enchaînais les séries d'abdos-pompes-tractions-squats jusqu'à épuisement. Après une séance d'étirements, si je ne voulais pas marcher comme un cow-boy le lendemain, et une bonne douche, je rangeai mon linge propre et reprisai quelques accros à leurs chemises. Les gars s'étaient endormis. J'éteignis le PC de Sam, le MP3 de Dean et pris place à table devant mon propre PC à regarder des hentaïs. (mangas pornos). Oui, je me comporte comme un mec, et alors ? Je ne dormis pas beaucoup cette nuit là, trop de choses me trottaient en tête...
Au matin, nous prîmes la route pour le bunker. Celui des Hommes de Lettres, dont ils sont les héritiers. Henry, le père de John, leur grand-père donc, en était un. John aurait dû en devenir un également mais fuyant Abaddon, Henry s'était perdu dans les couloirs du temps. Il a pu rencontrer ses petits-fils, tout leur expliquer (ou du moins en partie) et mourir en les aidant. Par la même, il ne put retourner dans son époque, auprès de son fils qui ignora tout et ne devint jamais un homme de lettres.
Terrible histoire que la leur. A croire que les WINCHESTERS sont maudits !
La route se fit en silence, comme la veille. On se relayait pour conduire. Nous fûmes vite arrivés et je pus enfin découvrir de mes propres yeux ce fameux bunker. C'était incroyable ! Un musée, une bibliothèque ! Toute cette connaissance ! Et une super installation : une vraie cuisine, des douches absolument géniales et des chambres au top avec d'excellents matelas. Garage, salle d'entraînement créée par les garçons, surtout par Sam,... bref ! Un domicile parfait pour des chasseurs comme nous !
Je préparai un bon repas que nous prîmes ensemble dans la salle commune, mais l'ambiance restait tendue malgré mes efforts. Après avoir débarrassé, tandis qu'ils terminaient leurs dessert et leurs bières, je cognai du poing sur la table pour attirer leur attention car ça me tapait sur les nerfs.
" Vous allez crever l'abcès ou il va falloir que je mette les pieds dans le plat ? silence.
- Il n'y a rien à dire. Lâcha Dean.
- Non, bien-sûr ! C'est tout toi ! répondit Sam en colère.
- Quoi, Sam ? répondit Dean, froidement.
- J'ai passé l'éponge quand tu as tué Amy mais... tu ne m'avais pas dit que son fils t'avais vu !
- Et qu'est-ce que ça aurait changé ? Hein ?
- T'es vraiment borné, tu le sais ça ?! Il tourna les talons.
- Sam, revient ici ! Intervins-je. Toute cette histoire fout la merde alors je ne vous lâcherai pas tant que ça ne sera pas réglé !
- Te mêle pas de ça, ça ne te regarde pas ! me cria Dean. J'étais choquée ! Sam aussi. Ce n'était pas dans ses habitudes d'être aussi abrupte. Mais cela réveillait des souvenirs post-purgatoire et, malheureusement, les réactions qui allaient avec. Mais, je n'étais pas dans sa tête, je m'ignorais.
- Tara, tu... ça ne te concerne pas. Me dit Sam, abattu, mais cela m'énerva d'avantage. Parce que, de sa part, je m'étais attendue à bien mieux que ça. En gros, il m'avait envoyé péter. Poliment, mais tout de même ! Bordel de merde !
- Okay ! Vous savez quoi ? Allez vous faire foutre. Tout les deux ! Furieuse, je partis m'enfermer dans ma chambre mais je les entendis continuer de se disputer.
- Bordel ! hurla Dean, en brisant quelque chose.
- T'es content de toi ? lui demanda son cadet. Moment de silence.
- Que veux-tu que je fasse, Sam ? Tu veux que j' te dise quoi ? Hein ?
- Que c'est de ta faute ! Que si tu n'avais pas tué Amy elle aurait empêché son fils de devenir un monstre ! Tout comme elle s'efforçait de ne pas en être un !
- Elle tuait, Sam !
- Des crevures ! Des dealers, des macs. Là, c'était pour son fils malade. Sinon, elle travaillait à la morgue pour pouvoir se nourrir sans avoir à tuer !
- Oui, c'est ma faute ! Tu avais raison, Sam ! C'est ça que tu veux entendre ?
- Non ! Je veux que tu le penses !
- Mais je le pense, tu m'entends ? Tu crois que je ne m'en veux pas ? Tu crois que je ne l'ai pas réalisé ? Je ne t'ai pas écouté, j'étais persuadé d'être dans le vrai, mais j'avais tord ! Et Tara a dû le tuer parce que j'en étais incapable et toi au sol ! Ne crois pas que ça ne me fasse rien ! On a tous été dans la merde ce soir par MA faute ! J'en suis conscient !
- Alors pourquoi tu l'as envoyée chier comme ça ?
- je n'entendis pas sa réponse, ni l'échange qui s'en suivit.
- ...
- ...
- Tu brises tout ce que tu touches ! " Nouveau fracas.
Je mis la musique à fond dans mes écouteurs et de nouveau je me mis à enchaîner abdos-pompes-tractions pour me défouler. Je n'entendis pas Sam frapper à ma porte ni mon téléphone sonner quand Dean essaya de m'appeler du bar où il était sorti s'aérer l'esprit.
Chacun passa la nuit seul et frustré.
Au matin, je partis faire un footing d'une heure. Je croisais Sam dans la cuisine qui se servait un café. Je me désaltérai en silence, puis il me présenta ses excuses pour la veille. Je ne lui en voulais pas, je savais qu'il n'avait rien contre moi, même si ça m'avait mis les nerfs en pelote !
Nous étions réconciliés et décidâmes de sceller la paix par un marathon films. Comme à l'époque.
Dean ne sortit pas de sa chambre malgré nos tentatives. Il n'était pas du genre à balayer la culpabilité qu'il ressentait si facilement et encore moins à venir de lui-même briser la glace après une prise de tête.
Nous avions déjà regardé tous les "Indiana JONES" (sauf le quatrième volet que nous jugions tout pourri ! Des extra-terrestres ? Et puis quoi encore ?!) et les deux premiers "ROCKY". Sam alla refaire un saladier de pop-corn quand son frère se décida à montrer le bout de son nez.
"Je... je suis désolé. Pour hier soir. Je...
- Laisse tomber. Viens là ! lui dis-je en tapotant le coussin prêt de moi. "
Son frère revint sur cet entre-fait avec le pop-corn et un autre pack de bières. Sam eut d'abord un mouvement d'arrêt puis Dean lui tendit une bière qu'il avait débouchée pour lui tandis qu'il s'asseyait près de moi, de l'autre côté. La paix était revenue.
Nous passâmes ainsi la journée à visionner toutes les sagas possibles que nous avons pu aimer plus jeunes. On s'est bien amusés à refaire les dialogues et à singer les actions que nous connaissions par coeur !
Puis nous avons voulu sortir prendre l'air. Je proposai d'aller au club boire un verre et danser un peu, ce qu'ils ne faisaient jamais. Ils acceptèrent immédiatement bien que mon blond bu plus qu'il ne dansa. Sam et moi dansâmes longuement, sur tout et n'importe quoi. Il nous rejoignit plusieurs fois. Ce fut une très bonne soirée, comme quand on était ados.
Ce soir là, je passai la nuit avec mon fiancé, mais on a assez peu dormi, pour être honnête...
Le temps passa. Plusieurs mois s'écoulèrent.
On réapprenait à s'apprivoiser avec nos vieilles habitudes mais aussi avec celles que nous avions prises lorsque nous étions séparés. Finalement, rien n'avait vraiment changé. On rigolait, on se chamaillait, on se disputait parfois. Et c'était vraiment agréable d'avoir l'impression de rattraper le temps perdu.
Mais ce n'était pas le cas. Nous avions vécu des choses chacun de notre côté, que les autres ne pouvaient imaginer et comprendre. Malgré la bonne ambiance générale, parfois nous avions besoin de nous isoler ou d'un exutoire.
Nous bossions ensemble, comme au bon vieux temps, apprenant là aussi à inter-agir à trois et à utiliser les forces et faiblesses de chacun.
Les affaires étaient plutôt calmes ces derniers temps. Quelques esprits, rien de bien méchant. Je m'occupais en découvrant les multiples ouvrages à notre disposition, entrecoupé de films, de sport, de blagues, de sexe...
Ce matin, entraînement ! Dean n'était pas enchanté mais fit l'effort de se lever et de nous rejoindre. Après un petit échauffement, les choses sérieuses commencèrent. Dean contre moi, aucune protection, armes factices.
"N'aie pas peur de frapper, mon coeur. Parce que je ne te ferai aucun cadeau !
- Ok. Alors viens là, sale polymorphe ! "
Le combat s'annonce rude ! Je sais à quel point il déteste ces créatures ! Ils avaient été recherchés par toutes les autorités à causes d'elles !
Et en effet, il ne m'épargna pas : corps à corps violent, vols planés, quelques blessures sans gravité, un peu de sang... Finalement, match nul. Nous aurions pu nous tuer mutuellement un grand nombre de fois. Il n'a rien lâché et moi non plus jusqu'à ce que nous abandonnions d'un commun accord.
"Je dois admettre que niveau combat t'as acquis des réflexes et une vitesse... hors du commun !
- Merci le Purgatoire ! T'aurais aimé, ... aucun repos, que des ennemis, ... tuer ou être tué... haleta-t-il.
- Au moins, tu savais quoi faire...
- Oui, pas comme avec les humain. C'était simple... une sorte de nostalgie perçait dans sa voix, nous nous regardâmes de façon entendue Sam et moi.
- D'une certaine façon, ça te manque n'est-ce pas ?
-... il changea de sujet. Sammy ?
- Hmmm ?
- Lequel d'entre nous vas-tu affronter ?
- Les deux.
- Hein ? - Quoi ? nous surprit-il.
- Quoi ? Vous venez de vous épuiser mutuellement ! Un en forme contre deux fatigués c'est plus équitable ! argumenta-t-il.
- Ok. Cédai-je.
- Tu vas morfler, petit-frère ! le provoqua l'aîné.
- Dans tes rêves ! "
Il était bon. Très bon ! Mais ne donnait pas son maximum face à moi. Je décidai d'essayer quelque chose.
"T'as peur de me faire mal ?
- Je refuse de te blesser.
- Souviens-toi quand on était mômes, Sammy. T'avais beau y mettre toute ta force tu n'arrivais pas à nous battre.
- Peut-être, mais je ne suis plus un môme !
- Alors prouve-le. Petit Sam ! surnom qu'il détestait, enfant, quand nous étions autorisés à faire quelque chose et pas lui. "
Dean me regarda comme si j'étais devenue folle ! Et ça marcha. Je vis une lueur de colère dans ses beaux yeux bleu-verts et il se battit alors pour de bon. Même avec son frère qui en fut surpris. Il déjoua tous nos coups, toutes nos tentatives même nos attaques doubles. Il nous battit à plate couture.
"Tu m'as rappelé la période où tu n'avais pas d'âme !
- J'ai mis mon cerveau sur off et je ne vous voyais plus vraiment.
- C'est bon là, tu peux raccrocher un sourire à ta face ! le taquinai-je en lui sautant sur le dos. Ca le fit rire puis il me regarda par-dessus son épaule.
- C'est mieux comme ça ?
- Beaucoup ! répondis-je en redescendant et en allant ramasser ma serviette. J'aime pas quand tu fais la gueule !
- Moi non plus, ajouta son aîné, ça m'est réservé ! blagua-t-il.
- Allez, filons à la douche. Vous puez les mecs !
- Tu t'es pas sentie ! - C'est toi qui pue ! me répondirent-ils avant de me courser dans les couloirs."
Ce fut un des derniers bons moments car cet entraînement avait, une fois de plus, ravivé beaucoup de mauvais souvenirs pour chacun d'eux et je m'en voulais. Quelle conne !
Dean était à nouveau très renfermé, très souvent dans sa chambre et Sam, en revanche, avait presque peur d'être seul. Du coup, nous passions beaucoup de temps ensemble. Ce qui, à la longue, créa une grande jalousie de la part de l'aîné. L'ambiance devient insupportable au bunker. Il était désagréable avec nous, notamment avec son frère et comme je le défendais, il finit par en faire autant avec moi.
Notre couple qui avait déjà traversé tant de choses battait tellement de l'aile que ne parlions plus sans nous disputer, nous ne nous étions plus touchés depuis le fameux entraînement, bref, nous n'étions plus un couple. Et cela dura des mois.
Un soir, nous nous étions encore disputés. Violemment. On en était venus aux mains ! Il écoutait du métal à fond dans sa chambre.
Nous avons décidé, Sam et moi, de sortir prendre l'air et un peu de bon temps en allant danser au club du coin. Le "Passion pourpre" a coulé à flots. Nous avons beaucoup bu avant d'aller danser, nous avions besoin de nous détendre et surtout de nous calmer. La table était couverte de shots quand nous nous décidâmes enfin. On rigolait, on se rapprochait. Beaucoup.
L'attraction devint palpable entre nous. Après plusieurs morceaux divers, le zouk se fit entendre. Je dansais sans problème mais Sam avait plus de mal. La Nouvelle Orléans et ses rythmes créoles m'avaient habituée à tortiller du bassin.
Ses difficultés nous firent bien rire et je me décidai à je vins à son aide : j'empoignai ses hanches, me collai à lui, plaçai sa jambe droite entre les miennes et le cours particulier commença en même temps que la chanson "Je fonds" de Kim. (lien youtube, si ça veut bien apparaître correctement ! /S_4QwLjfZWQ)
J'aimais beaucoup cette chanson mais lui ne comprenait pas les paroles. Je les lui traduisait au creux de l'oreille, collée contre son corps.
"Tes bras autour de moi, j'ai des frissons..." Parvenant à se caler sur mes mouvements...
"Nos corps sont en accord alors je fonds..." il prit confiance en lui et mena la danse.
"J'ai l'impression qu'on s'envole, je ne touche plus le sol..." Je me perdais dans le bleu de ses yeux...
"Je t'ai laissé tout contrôle, Ne me lâche pas, reste auprès de moi..." tandis que mes mains passaient sous son t-shirt, sous sa chemise...
Ed SHIRAN résonna à son tour dans le club. Mes mains caressaient ses muscles et nos visages étaient si proches...
"Girl, you know I want your love, Your love was handmade for somebody like me..." nos souffles se mêlaient puis nos bouches se trouvèrent...
"Grab on my waist and put that body on me, ..." en un long baiser passionné qui enflamma nos sens.
"Come on now, follow my lead... Come on now, follow my lead hmm hmm hmm" Nous restâmes un moment à danser tout en s'embrassant.
"I'm in love with the shape of you ; We push and pull like a magnet do " nos imaginations respectives partaient déjà loin...
"Come on, be my baby, come on... Come on, be my baby, come on..." Nous quittâmes le club dont la musique s'entendait à l'extérieur...
"Last night you were in my room, and now my bedsheeps smell like you..." jusqu'à la voiture garée plus loin, le long du ruisseau.
"I'm in love with your body... Oh I oh I oh I oh I, I'm in love with your body..."
Nous étions empressés comme des ados ! Une fois dans la voiture, musique en route (ma clé USB avec mes covers métal by "Frog Leap Studios" de chansons bien connues : user/leolego) nous nous jetâmes l'un sur l'autre.
Les vêtements volèrent dans tous les sens puis...
(^^)(^^)(^^)
Nos bouches n'en finissaient plus de se dévorer mutuellement, d'aller à la découverte du corps de l'autre. J'étais avide de sa peau, de son corps chaud se pressant contre le mien.
Les grandes mains de Sam couraient sur la moindre parcelle du mien. Nous étions comme fous, fous l'un de l'autre. Jamais je n'aurais cru que cet homme, que j'avais toujours considéré comme mon petit frère, me mettrait dans un état d'excitation aussi intense ! Sam était partout, contre moi, sa langue dansant avec la mienne, sa bouche glissa dans mon cou, puis plus bas encore, il me maintenait d'une main dans le dos tandis que l'autre caressait délicatement l'intérieur de mes cuisses.
Ma main gauche se cramponnait à ses épaules puissantes et l'autre descendit le long de son torse parfait, en une caresse soyeuse, jusqu'à son entre-jambe, et... il était... très TRES en forme !
A peine eus-je effleurer sa peau sensible du bout des doigts qu'un grognement on ne peut plus sexy lui échappa, échauffant d'avantage mes sens. Une goutte nacrée perla au sommet et je l'étalai du pouce, lui arrachant un nouveau grognement. Il ne lui en fallut pas plus pour se lancer à l'assaut à son tour et glisser directement deux doigts en moi me faisant gémir sous l'intrusion. Humide comme j'étais, il n'eut aucun mal. Tentant de garder un peu de contrôle sur moi-même, je me concentrai sur ma main et les soins que je voulais lui prodiguer, accélérant un peu le mouvement, mais bien vite, nous fûmes dépassés. Il nous en fallait plus !
Sam m'attira à lui, assise sur ses cuisses, et d'un mouvement commun, tandis qu'il se saisit de ma croupe et que je le tenais toujours fermement en main, il m'empala sur lui d'un coup, jusqu'à la garde, nous faisant gémir tout les deux sous l'intensité des sensations.
Je repris possession de sa bouche et il commença à bouger. Alors, répondant à son appel, je me mis à onduler sur lui, l'accueillant au plus profond de moi. Bien vite, Sam fit un mouvement et je me retrouvais allongée sur la banquette, son grand corps couvrant le mien. Je glissais mes mains dans ses longs cheveux, les emmêlant un peu plus qu'ils ne l'étaient déjà, pendant qu'il m'embrassait, me léchait la peau tendre du cou, mordillant la peau tendre juste sous l'oreille avant de la lécher, allant et venant toujours plus fort entre mes jambes.
J' haletai, griffai son dos, allant à la rencontre de son bassin. D'un geste habille, je retournai la situation et me retrouvai au dessus. Prenant appui sur ses pectoraux, je le chevauchais, le faisais glisser en moi encore et encore. Ses mains fermement agrippées à mes hanches, il me donnait le rythme. Je sentais mes muscles commencer à se contracter et de légers tremblements dans ses jambes. Nous étions proches.
A bout de souffle l'un comme l'autre, nous accélérâmes encore et en quelques coups de reins supplémentaires, l'orgasme me submergea, bientôt rejointe par Sam qui se libéra dans un cri des plus indécents. Je me laissais tomber sur lui qui me serra dans ses bras.
Nos respirations calmées, il m'embrassa d'un baiser sensuel et tellement tentant ! Basculant sur le côté et m'entraînant dans son mouvement, je me retrouvais le dos contre son torse brûlant et... je sentis bien vite son désir remonter contre moi. Alors, glissant la main entre nous, je le saisis et le glissai à nouveau en moi. Remontant ma main dans son cou, je tournai la tête et l'attirai pour l'embrasser. Sam répondit bien volontiers aux deux invitations et reprit possession de ma bouche et de mon corps.
Nos ébats furent passionnés et répétés jusqu'à épuisement. C'était comme si nous ne reverrions plus jamais. Nous comblions le manque. Encore et encore, et encore... jusqu'aux premières lueurs de l'aube.
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Le poste se coupa. Nous restâmes mêlé dans les bras l'un de l'autre, une couverture sur nos corps nus en sueur.
Un silence gênant régnait. L'ivresse passée, la réalité prit toute la place : Sam et moi venions de faire l'amour ! Et plusieurs fois ! Et nous allions devoir rentrer au bunker où se trouvait Dean, mon ex-fiancé, son frère !
La situation était devenue encore un peu plus compliquée qu'elle n'était déjà. Je me redressai et me mis à la recherche de mes vêtements, que j'enfilai sans rien dire. Il fit de même.
Une fois vêtus, nous restâmes un moment assis en silence.
Il le brisa.
"Je... je ne regrette rien, Tara... je t'en prie, dis moi que toi non plus... me chuchota-t-il en me caressant les cheveux, front contre front.
- Non, moi non plus... répondis-je en appréciant sa caresse.
- Mais ?
- Qu'est-ce qu'on fait, maintenant ?
- Comment ça ?
- On va se mettre ensemble au bunker, sous ses yeux ? Il ne répondit pas. Tu vois ? J'aimerais mais...
- Alors quoi ? Cette nuit... ça ne signifie rien pour toi ?
- Bien-sûr que si, Sam. Si tu savais... je commençais à comprendre mais j'avais peur de réaliser. Et de tout ce que ça impliquait. Alors, d'une manière très Deanesque, je me refermai sur moi-même.
- Je t'aime, Tara ! Je t'ai toujours aimée...
- Je... je lui volai un baiser, les larmes me montant aux yeux. On devrait rentrer."
De retour au bunker, je me rendis à ma chambre, sans même un regard pour lui, qui s'en fut dans la cuisine après être resté immobile un instant à me regarder m'éloigner de lui. Il alla faire du café frais. Il en avait grand besoin.
Je me changeai, fis des abdos-pompes jusqu'à être en nage, Rammstein à fond dans mes écouteurs.
Au sol, je ne cessai de revoir notre soirée. Tout les deux à boire, à rire, à danser... Toujours dans mes pensées, je m'enfuis sous la douche. D'abord l'eau chaude. Je me lavais les cheveux. Sam... Le corps et l'esprit toujours avec lui dans l'impala... Nos corps l'un contre l'autre,... emmêlés,... Je baissais la température ! Ce faisant, malgré que je faisais tout pour l'empêcher, je pris une réalité en pleine face : je l'aimais ! J'étais amoureuse de Sam ! Lui qui avait toujours été mon petit-frère... qui était un très bel homme aujourd'hui, un homme exceptionnel... un homme que je découvrais chaque jour un peu plus et... je l'avais toujours aimé plus qu'un frère !
Même enfant, il avait toujours été plus que mon petit-frère ! Mais mon amour pour Dean m'aveuglait à l'époque ! Dean... Je l'aimais lui-aussi ! Je les aimais tout les deux ! Je posais mon front contre le carrelage froid. Qu'avais-je fait ? Même si ce dernier m'ignorait ou m'en voulait depuis quelques temps, c'était toujours mon Dean mais... Sam,... Sammy...
Soudain, des mains se posèrent sur me hanches. Puis elles remontèrent le long de mon corps jusqu'à mes seins. J'étais face au mur, contre lui, dans ses bras, le visage toujours baigné par l'eau fraîche qui nous inondait. La tête coincée par la sienne tandis qu'il 'embrassait dans le cou, je ne pouvais me tourner.
" Tu es fou, il pourrait nous surprendre ! "
Aucune réponse. Il m'embrassa juste sous l'oreille, saisit mes mains et les plaqua contre le carrelage et... là, comme ça, sous la douche, en silence.
Seuls nos souffles et l'eau résonnaient dans la pièce. Cela me sembla durer une éternité. Une éternité de bien-être et de plaisir...
Une fois l'extase atteint, il me redressa contre son torse et m'embrassa encore et encore. Toujours dos à lui, je glissai mes mains dans sa nuque et me tournai enfin... Des cheveux courts ?!
"Dean ?! Mais qu'est-ce que... il sourit, satisfait de son petit effet.
- Ben oui ! Qui pensais-tu que... son visage se décomposa, en même temps que le mien. Il comprit. Je venais de me trahir. Il me lâcha immédiatement. Je vois ! Furieux, il enfila son peignoir à la hâte et sortit en courant. SAM ! SAAAMM !
- Dean ! Non, je t'en prie... DEAN ! SAAAAMMM ! "
Je le suivis, affolée, enfilant moi-même mon peignoir à toute vitesse. Il déboula furieux dans la cuisine, se rua sur son frère, l'attrapa par le col et l'entraîna violemment contre le réfrigérateur avant de le démolir. J'essayais de m'interposer mais c'était peine perdue, aveuglé de jalousie et de rage qu'il était.
Il le frappait, le frappait et le frappait encore. Même lorsqu'il tomba au sol, il le tenait toujours et continuait de le frapper.
"Dean, j' t'en supplie, ARRETE ! J' te demande pardon ! " J'essayai de retenir son bras que rien ne semblait pouvoir arrêter mais il m'envoya voltiger involontairement. J'atterris tête la première dans le buffet, où je m'assommai à moitié. Il me fallut un certain temps avant de revenir à moi.
"TARAAA ! Réagit Sam à cet instant. Il se rua à son tour sur son frère. Qu'est-ce que tu lui as fait ?! Ils échangèrent des coups pendant un temps.
- C'est toi qui ose me dire ça ? Faux frère ! A peu près alerte, je m'interposai à nouveau en puisant dans toute la force que j'avais.
- ARRETEEEEZ ! Je parvins à les repousser, plus violemment que prévu, chacun aterrit au sol, dans le bazar et les morceaux de verre. Il y avait du sang partout. NE BOUGEZ PAS D'ICI, C'EST CLAIR ? "
Je courus à ma chambre enfiler une culotte et une brassière de sport et pris la boîte de premiers soins. De retour dans la cuisine, l'un buvait un whisky, l'autre tentait de balayer les dégâts. Je me dirigeai d'abord vers Sam dont les blessures étaient plus graves : le crâne ouvert à deux endroits, l'arcade, la lèvre, la pommette, plusieurs coupures, un grand nombre d'ecchymoses et une épaule déboîtée.
Je fis d'abord les points de suture puis remis l'épaule en place. Il tenta de me dire quelque chose mais j'avais la tête comme dans du coton, le coeur battant fort à mes oreilles. Je ne l'écoutai pas. Une fois ses soins terminés, me tournant vers Dean, j'évitai son regard. Ses beaux yeux verts étaient sombres de colère. Il voulut d'abord esquiver mais je ne lui laissai pas le choix. "Tiens-toi tranquille pour une fois dans ta vie ! "
Il me fixa tout au long des soins. Je recousis son arcade, sa pommette, son front et posai une poche de glace sur son poing droit et remis en place deux de ses doigts.
Me concentrer sur ma tâche me faisait du bien, mais ma tête raisonnait toujours.
"Toi aussi tu as besoin de points. me dit-il froidement. Je me regardais dans une casserole et constatai que mon front était ouvert, au bord des cheveux de la tempe droite et saignait abondement. Surement ce que Sam avait voulu me dire. Je ne m'en étais même pas rendu compte.
- Viens, je vais m'en occuper. me proposa celui-ci. A mon tour de m'asseoir et de me faire recoudre. Je bus une bonne lampée de whisky une fois terminé.
- Tara ? Dean eut subitement l'air anéanti. Je suis désolé. J'ai jamais voulu...
- C'est bon ! Je m'en tape ! Je coupai court en claquant mon verre un peu plus fort que prévu sur la table. Je n'avais pas envie d'entendre quoi que ce soit."
Je le remerciai mon infirmier du moment puis rangeai le matériel, jetant les compresses et aiguilles souillées rapidement avant de m'enfuir dans ma chambre, complètement abattue. La perte de sang et l'alcool commençaient à avoir raison de moi. Je les entendis se disputer, encore. Je ne distinguais pas tout mais bien assez pour comprendre.
" Cesse de me regarder comme ça, ... ... ... je l'ai pas fait exprès, d'accord ?
- Tu l'as frappée ! Dean, ... ... as ouvert le crâne ! ... voyais l'os en la recousant ! ... ...
- Je... ... ...
- T'es ... ... grand malade ! ... ... ... aussi dangereux !
- J'te rappelle qu'... ... à peine quelques mois j'ai ressuscité en démon ! ... ... la marque de Caïn qui ... soif de sang ... ... meurtres ! Je fais tout mon possible ... ... ... des traces !
- ... ... ... ... me tuer !
- Oui ! TU T'ES TAPE MA MEUF !
- Mais elle ne l'est plus depuis longtemps ! Ouvre les yeux ! Tu es toi-même responsable de tout ça ! C'est toi qui nous a repoussés, tout les deux ! Et je parie que tu ne sais même pas pourquoi !
- ... ... et tu t'es empressé de te rapprocher d'elle..., ...
- Oui, ... toujours été amoureux d'elle. TOUJOURS ! Je ... ... tout pour elle, tu m'entends ? Toutes ces années où ... ... avoir été seul... elle était là quand Papa et toi ne l'étiez pas ! Mais ... ... qu'un gosse, ... pas la moindre chance. Toi, ... ...
- ... alors tu ... ... ..., hein ?
- ... ... ... ... t'emmerde, Dean !
- Si tu... ... ... ... te retiens pas ! ... sais où... porte ! ...
- Tu... ... ... ... ? J'EN AI MARRE DE VIVRE DANS L'OMBRE DE DEAN WINCHESTER ! "
Nouveaux fracas.
Bordel de cul ! Qu'avais-je fait ? Pour la première fois depuis longtemps je me sentais au plus bas. Toute cette merde était de ma faute ! Il fallait que je fasse quelque chose. Ou pas. J'en avais bien assez fait ! Je pris la plus douloureuse décision de ma vie.
Je m'emparai d'une feuille et d'un crayon.
" Quand vous trouverez cette lettre je serai loin. Je vous demande pardon. A tout les deux.
Mais toute cette merde est ma faute. Je n'ai jamais voulu m'immiscer entre vous.
Et aujourd'hui j'ai fait du mal aux deux seuls hommes qui comptent dans ma putain de vie.
C'est pourquoi je préfère partir. Et je vous demande de ne pas me chercher.
Dean,
Je suis tellement désolée ! Je t'aime et je t'ai toujours aimé. Par mon insouciance,
ou juste parce que je suis trop conne, j'ai ravivé tant de mauvais souvenirs...
Je ne peux pas t'en vouloir de m'avoir repoussée. Avec tout ce que tu as vécu, traversé...
J'aurai du m'en douter. Je suis bien placée pour comprendre...
Je te rends cette bague, bien que ça me fende le coeur, elle n'a plus aucune raison d'être.
A croire qu'on n'est pas si faits pour être ensemble qu'on le croyait.
Sache que je t'aimerai toujours Deanny...
Sam,
Que dire ? J'ignorais que tu m'aimais depuis si longtemps.
Je n'avais jamais vu en toi qu'un petit-frère même si tu as toujours été bien plus.
Tu étais mon meilleur ami, mon pote, mon confident,... Jusqu'à ce qu'on se retrouve...
Ces dernières semaines m'ont ouvert les yeux : je t'aime Sammy. De tout mon coeur.
Non plus comme un frère mais comme l'homme merveilleux que tu es devenu.
Je ne m'en étais juste pas encore rendu compte.
Et je ne regrette rien...
Je ne regrette rien car vous êtes deux hommes extraordinaires. Mes frères sont de héros.
Mes héros. Mes deux amours...
Mais il m'est impossible de rester, entre vous. De choisir entre vous.
Car oui, je l'avoue aujourd'hui, je l'ai enfin compris : je vous aime tout les deux.
Je suis amoureuse de vous deux. Alors je n'en choisis aucun. J'ai déjà fait bien trop de dégâts.
Jamais je ne vous demanderai assez pardon. Prenez soin de vous. C'est tout ce que je vous demande.
Je vous aime tant...
Tara CW"
La mort dans l'âme, je passais la journée à ranger mes affaires. J'avais verrouillé ma porte, de sorte à ce qu'aucun des frères ne puisse venir me perturber dans mon projet.
Minuit. Je pliai bagage. Après avoir déposé la lettre sur mon bureau, je sortis en silence de ma chambre, le coeur lourd. Je n'avais jamais eu un foyer, avec eux, ma vraie famille. Et là, je fuyais.
Je laissais la porte grande ouverte et partis en silence.
A suivre...
Et bien voilà ! Un chapitre difficile à écrire, et à retaper d'ailleurs.
J'espère que ça vous a plu. N'hésitez pas à me le dire avec une petite review.
*bisous**coeurs*
