CHAPITRE 17 :
Coucou les gens ! Ca va t'y ?
Prêts pour un nouveau chapitre ? Allez ! C'est parti !
Bon, celui-ci est un peu plus court, à nouveau, mais c'était difficile de faire autrement.
DISCLAIMER : Supernatural ne m'appartient toujours pas ! (je précise quand-même, on sait jamais. lol)
Au matin, je me réveillai la première. Je profitai un moment encore de cette sensation de bien-être que je ressentais. Emmêlée dans leurs bras, les deux hommes de ma vie, le moment était absolument parfait. Nous étions mariés ! Tous les trois ! Qui l'eut cru ?!
Sam bougea dans son sommeil, libérant mes jambes prises dans les siennes. Le bras de Dean était encore autour de mes hanches. Je me remis sur le dos, ce qui le fit se retourner à son tour et me libérer également.
Je me levai, résistai l'envie de les embrasser pour ne pas les réveiller et pris une chemise qui traînait toujours au sol. Après un passage à la salle de bains, je me rendis dans la cuisine, toujours aussi peu vêtue.
Je mis la cafetière en route et les toasts dans le grill-pain. J'allumais la radio en sourdine et farfouillais dans les placards après les bols, verres et assiettes en dansant sur "It's my life" de Bon Jovi. Je fis des oeufs brouillés et du bacon en quantité ainsi qu'un plein blender de smoothie. Je garnissais les assiettes, toujours en dansant, quand je les vis tout deux appuyés au chambranle de la porte, tout sourires. Continuant à tortiller du popotin, j'allais déposer la poêle dans l'évier avant d'aller les embrasser.
"Bonjour, vous ! leur adressai-je en m'approchant.
- Bonjour, madame WINCHESTER ! dirent-ils d'un même ensemble. Je me rendis dans les bras de Dean tout en passant un bras autour du cou de Sam. Le premier m'embrassa puis alla se mettre à table. Je vous ai préparé le petit-déj. dis-je en embrassant Sam à son tour.
- Oui, on a senti. se moqua gentillement celui-ci.
- Ch'est che qui nous ja réveillés ! m'informa l'autre, la bouche déjà pleine.
- La bonne odeur du bacon, j'imagine... ajoutai-je.
- Et du café frais ! Oh du smoothie ?! Merci ma chérie !
- Servez-vous tant que c'est chaud ! leur dis-je en apportant les toasts."
En passant derrière lui, je taquinai le blond aux yeux verts qui m'attira sur ses genoux. Il me donna un morceau de bacon entre ses dents et m'embrassa. Je restai un moment dans ses bras, tête posée sur son épaule.
"Vous avez bien dormi ? leur demandai-je, un sourire en coin.
- Comme un bébé ! répondit Dean.
- A merveilles ! répondit Sammy. Et toi ? demanda-t-il en me tendant le bras. Dean me fit un baiser et me relâcha pour me laisser aller dans les bras de son frère.
- Très, très très bien ! Je n'ai jamais si bien dormi ! lui répondis-je en l'enlaçant.
- Ca veut dire que la performance a été à la hauteur de ton fameux rêve ? demanda l'autre, malicieux.
- Vous n'avez pas idée ! On remet ça quand vous voulez... Dean failli s'étouffer avec une gorgée de café."
Nous terminâmes de déjeuner dans la bonne humeur, passant une journée tout à fait normale. Sam était sur son ordi, Dean nettoyait les armes et moi je rangeais les affaires des bébés et les miennes.
Mais quelque chose me dérangea dans l'après-midi. Je n'arrivais pas à mettre le doigt dessus. J'étais sans cesse en mouvement, j'avais déjà tout rangé, nettoyé et vérifié trois fois mais je ne tenais pas en place.
Mes deux époux s'en rendirent compte et se regardaient d'un air de dire "Qui s'y colle ?" Il jouèrent à "pierre-papier-ciseaux". Pour une fois, Sam perdit. Il ferma son PC et vint à moi.
"Hey ? Chérie, qu'est-ce qu'il se passe ?
- Rien, pourquoi ?
- Arrête, tu tournes en rond comme un lion en cage ! lâcha Dean, malgré lui.
- Je ne sais pas. J'ai l'impression qu'il y a un truc qui ne va pas mais... je sais pas quoi ! J'ai la sensation qu'un truc va nous tomber dessus et j'aime pas ça !
- Avant tu aurais fait des séries de pompes-abdos pour te défouler. Pas du ménage !
- Dean, tu nous aides pas, là ! intervint son frère.
- Il a raison. J'ai quand-même passé huit mois sans rien faire ! Il va falloir que je reprenne en main avant de devenir un vrai boudin et d'être incapable de bosser convenablement !
- On s'en occupera en temps voulu. Essaie de te étendre, tu veux ? me dit Sam en me massant les épaules. Je me laissai aller un instant contre lui, profitant du moment.
- Au fait, tu as eu des nouvelles de ta mères et de petits ?
- Je... non. NON ! je me ruai sur mon téléphone portable. Et c'est CA qui est étrange ! je consultai l'écran, les derniers appels, la messagerie, les textos et mêmes les mails. Rien ! J'essayai de l'appeler tout en allant dans la cuisine chercher le répertoire qu'elle gardait dans un tiroir du buffet.
- Qu'est-ce que tu cherches ? demanda Sam, gagné par mon inquiétude.
- Son répertoire.
- Son répertoire ? Ca existe encore, ça ? - Dean !
- Elle y note toutes les adresse et tous les numéros de ses amis et connaissances. Elle répond pas !
- Elle est peut-être juste occupée avec les jumeaux ! tenta de se convaincre Dean, sans succès.
- Je vois à ta tête que tu ne crois pas toi-même à ce que tu viens de dire ! Enfin, je trouvai la page. Voilà ! Anny. Sam, appelle le fixe ! Dean, le portable ! Je continue sur celui de ma mère !"
Rien. Personne ne répondait et eux aussi commençaient à s'inquiéter. Plus jeune, j'avais déjà eu de forts pressentiments comme celui-là qui s'étaient avérés exacts. Comme à la mort de mes parents par-exemple. Ils me prenaient donc au sérieux quand j'insistais.
Tout fut prêt en 5 minutes. Je pris le volant de ma Beauté et me rendis chez Anny, à l'autre bout de la rue. Les garçons se garèrent derrière moi et me suivirent.
Au premier abord, tout semblait normal et calme. Un peu trop, justement !On aurait dû entendre des pleurs de bébé ou des babillements par la fenêtre entrouverte et les femmes discuter. Mais là, rien. Absolument rien !
Je franchis le portail et passai par-derrière. Je me sentis me décomposer : il y avait un trou énorme à la place de la porte. Les garçons me rejoignirent et constatèrent les dégâts.
Sans réfléchir, je pris les devants, traversai la cuisine, ravagée mais vide, le salon, où Anny était étendue dans une marre de sang et de souffre. Mon coeur battait à tout rompre ! Je crus défaillir quand dans le couloir je vis un bonnet de bébé au sol. Mes bébés ! J'étais essoufflée, je n'entendais rien d'autre que les assourdissants battements de mon coeur à mes oreilles et mes halètements.
Lentement, j'avançai vers la dernière chambre.
Quand j'entrai, mes jambes me lâchèrent : Suzan, ma mère, était au sol, baignant dans son sang les yeux grands ouverts, la nacelle des mes enfants, renversée et vide !
"Tara, que... Nom de Dieu !... laissa échapper Dean.
- Oh mon Dieu, NON ! s'écria Sam, en entrant à son tour. Nous nous regardâmes désemparés. Je m'approchai du corps de ma mère et lui fermai les yeux. Je vis Dean se baisser et ramasser le doudou qu'il avait offert à John l'avant veille du mariage. Une larme lui échappa. Il prit sa tête des mauvais jours avant de sortir en trombes.
- Je... je suis désolé pour ta mère... me dit Sam en voulant m'étreindre.
- Récupère ce que tu peux. lui dis-je en me relevant, esquivant son étreinte. Je vais chercher des draps."
Je récupérai l'amulette qu'elle portait toujours au cou avant d'enrouler son corps dans un drap. Nous descendîmes et fîmes de même avec celui d'Anny. J'allai chercher ma voiture pour la mettre dans l'allée afin de charger les corps discrètement quand j'entendis Dean discuter avec quelqu'un. C'était un homme, tout de noir vêtu.
" Mon coeur ? Qui est-ce ?
- Crowley. ((En version française, Crowley ne les appelle pas Moose et Squirel mais respectivement Baloo et Mowgli. J'utilise donc le reste du Livre de la Jungle pour rester cohérente)).
- Mais qui avons-nous là ? Mowgli, tu me fais des cachotteries ! Je me présente : Crowley, Roi de l'Enfer. Précédemment Roi des démons des croisements. Nous sommes...
- Vous êtes un démon ! Celui qui a ressuscité Dean en démon il y a peu, pour s'amuser ! le coupai-je, en colère.
- Oh, tu lui as parlé de moi ? Sam nous rejoignit.
- Crowley ?! Qu'est-ce que tu fiches ici ?
- Ah, Baloo ! Baloo... Tu m'as manqué, tu sais ? Ton incorrigible frangin m'a appelé et allait probablement me demander quelque-chose quand cette charmante créature nous a interrompu. Peut-être pourras-tu me la présenter, toi ? Tu as toujours été le plus civilisé des deux !
- C'est ma femme ! lâcha-t-il.
- Et la mienne ! ajouta le premier.
- Alors, c'est vrai ?! demanda-t-il, intéressé.
- Je m'appelle Tara, et oui, je suis mariée à ces deux hommes extraordinaires ! Maintenant, si ces brèves présentations vous suffisent vous allez peut-être pouvoir nous dire ce que vous savez sur ce qu'il s'est passé ici et OU SONT MES ENFANTS !
- Hey là ! Du calme, ma jolie ! J'ignore tout de ce qu'il s'est passé ici et... comment ça, des enfants ? Il commençait à m'énerver, ce démon inutile ! Je saisis mon semi-automatique chargé de balles gravées de pièges à démons et le menaçai.
- Tu vas arrêter ces conneries tout de suite ! DIS-NOUS CE QUE TU SAIS OU J'TE REFAIS UNE BOUTONNIERE !
- J'apprécie moyennement les menaces ! changea-t-il de ton.
- Et moi je n'apprécie pas DU TOUT QU'ON ME POURRISSE MES NOCES EN TUANT MA MERE ET EN ENLEVANT NOS ENFANTS ! J'EXIGE DE SAVOIR QUI, OU, ET POURQUOI ?! les garçons se rapprochèrent de moi.
- Je n'ai pas l'emploi du temps de tous les démons et je ne peux être tenu responsable de leurs actes !
- Pourtant, tu es le Roi de l'Enfer ! insistai-je.
- Il a perdu de sa superbe quand Lucifer a repris momentanément sa place. m'expliqua le plus grand des mes époux.
- Oh ? ... Donc, il ne sert à rien ! et je lui tirai une balle en plein coeur.
- Tara... Tara, Tara ! Tu sais bien que ça ne me tuera pas ! ...
- Non. Mais ça te paralysera ! l'informa le blond, passablement énervé. Le démon eut l'air surpris mais il était bel et bien complètement paralysé !
- Ecoute-moi bien, Shere Khan : nos enfants ont disparu, ma mère de coeur a été ass... a été assassinée ! parvins-je difficilement à articuler. Je te laisse deux jours pour mener ta petite enquête et nous apporter une piste probante. Suis-je claire ?
- Et si... j'échoue ?
- Je te tire une nouvelle balle en pleine tête. Mais avec un certain Colt. Que tu connais bien, je crois ?
- Vous ne l'avez plus depuis longtemps...
- Tu parierais ta vie là-dessus ?
- Fais gaffe, Fergus, elle est très joueuse ! le prévint Dean, tout aussi joueur que moi.
- Votre vie intime ne m'intéresse pas ! Il faudrait peut-être m'enlever celle-ci si vous voulez que je fasse quoi que ce soit... Je le laissai poireauter un moment et finis par aller dans mon coffre chercher un outil de ma fabrication et l'utilisai sans préavis pour extraire la balle.
- Merci beaucoup, Bagheera ! et il disparut."
Je repris ma tâche où je l'avais laissée. Nous nous rendîmes en forêt pour la crémation des corps. Avant d'enflammer le bûcher, je coupai la longue tresse qui m'arrivait jusqu'à la taille à hauteur d'épaule, qu'elle ne coifferait plus jamais, et la posai sur son corps que je regardais se consumer avec la même fascination morbide que Dean. Je ne versai pas une larme, trop en rage pour me laisser aller.
Nous rentrâmes à la maison afin de prendre un peu de repos. Mais sans succès.
J'étais passée en mode automatique : je faisais les choses machinalement, sans réfléchir, sans sourire et surtout, sans musique ! Il y avait bien longtemps que je n'avais pas agi de la sorte.
Je commençais par terminer de regrouper et ranger mes affaires que j'avais un peu chamboulées en cherchant le répertoire, puis j'allais dans la chambre de Maman, sans broncher, où je me mis à trier ses affaires, maintenant que notre séjour allait devoir s'écourter.
J'y passais la nuit. Les garçons vinrent me voir plusieurs fois, soit pour me proposer de l'aide soit me demander si j'avais faim ou juste si j'allais bien. Dire que j'allais bien eut été mentir mais j'allais. Je faisais ce qui devait être fait. Point.
Au matin, je les trouvais endormis au salon, l'un sur le canapé, l'autre dans un fauteuil. Je fis du café frais et un copieux petit-déjeuner, auquel je ne touchai pas du tout si ce n'est le café, afin de vider le réfrigérateur et préparai ensuite les boîtes pour tout emporter. Tandis qu'ils déjeunaient, j'appelai quelques connaissances dont des brocanteurs et des déménageurs afin qu'ils viennent vider la maison. Je décidai de ne rien conserver.
Suzan m'avait inscrite sur son testament comme unique héritière mais, entre temps, j'étais officiellement morte aux yeux du gouvernement. Je ne pouvais donc garder la maison ni rien de ce qui se trouvait dedans.
Tout partit dans la journée. Le soir-même, je tournai la clé dans la serrure pour la dernière fois et nous prîmes la route pour le bunker. Sam monta avec moi car il était inquiet, comme je n'avais pas dormi depuis bientôt deux jours.
Il voulu allumer le poste comme il savait très bien que je vis pas sans musique d'ordinaire mais là, je l'éteignis immédiatement.
"Pas de musique ? demanda-t-il, surpris.
- Non, merci ! répondis-je, presque sèchement. Je... Pardon, Sam. Je ne voulais pas être aussi cassante.
- C'est rien. moment de silence. Tu... tu ne veux pas écouter Rammstein pour te défouler ? Je dirai rien si tu veux mettre le son à fond...
- J'AI DIT NON ! nouveau moment de silence particulièrement pesant.
- Veux-tu que je conduise ?
- Pas encore. J'ai besoin de rouler. Y a que ça qui m'aide.
- Je comprends. Besoin de vitesse ? j'acquiesçai. Fais-toi plaisir ! Je lui envoie un texto pour qu'il ne soit pas surpris.
- Je doute qu'il le soit. Et j'accélérai."
C'est vrai que la musique me manquait mais là, je n'avais pas envie. La seule musique qui me faisait du bien était celle du moteur de ma caisse. Une heure plus tard, bien que toujours tenue par les nerfs, je sentais mes réflexes devenir moins bons. Je ralentis. Et puis, j'avais besoin d'une pause naturelle...
Je les trouvais à discuter quand je revins à la voiture. Dean m'offrit une bière fraîche que je bus en m'asseyant sur le siège passager de Baby. Je m'endormis sans même m'en rendre compte. Mais eux, oui.
" Pas de motel à proximité et encore un bon 200 bornes à faire ! dit le cadet à son frère.
- Tu te sens de conduire ? lui demanda celui-ci.
- Ce serait pas la première fois...
- On va l'installer un peu mieux d'abord. Ils me couchèrent le plus délicatement possible sur la banquette arrière. L'aîné mit sa veste en boule sous ma tête et Sam étala la sienne sur moi. Même en dormant, je sentais leurs parfums. Cela m'apaisait.
- T'aurais vu la tête de tueuse qu'elle avait !
- T'avais raison, au resto, à Sioux Falls, elle est encore plus flippante adulte qu'ado !
- Avec tout ce qu'elle a traversé... soupira Sam.
- Je pense que ce n'était qu'un aperçu de son côté obscur...
- Qui n'en a pas ?! Au fait, évite la musique. Elle a elle-même coupé le poste tout à l'heure !
- Sérieux ? Elle ? Elle a coupé le poste ?
- Oui, sérieux !"
A suivre...
Voilà, alors ? Pas cool ce chapitre, hein ?
Allez, bref ! La suite au prochain épisode ? ;) :p
*bisous**coeurs*
