Salut tout le monde !
Ca faisait longtemps que je voulais faire ce chapitre, mais il me manquait des éléments pour en faire quelque chose de consistant, d'où le retard ^^
Au programme aujourd'hui, toujours l'enfance de notre anti-héros, deux après notre dernier chapitre ( ce qui lui donne un âge de neuf ans pour ceux qui suivent pas dans le fond), et une "petite" apparition d'un Guest en prime pour ce chapitre un peu plus court ;)

Bref, bonne lecture à tous et à toutes !


Chapitre 3 : L'invité

Les feuillages frappaient son visage dans cette course effrénée où il laissait ses jambes profiter de la liberté qu'offrait la forêt du manoir du Cardinal Suprême. Torse nu, il ressentait sur sa peau le froid de la bise matinale qui hérissait ses poils et brûlait ses poumons. Il n'était qu'une ombre se faufilant au travers des dernières minutes d'obscurité précédant l'aube, chaque matinée représentait une compétition contre cette dernière. Tout transpirant qu'il fut, il s'imposa tout de même à glisser sous les branches basses, à sauter par dessus les buissons, à slalomer entre les troncs, jusqu'à arriver devant une vieille tour en ruine. Sans crainte, il en entama directement l'ascension, s'accrochant avec aisance aux pavés rocheux dont l'étreinte glaciale témoignait de la rude sévérité des nuits hivernales. Si une prise lui semblait inaccessible, il n'avait pas peur de mettre toute son impulsion dans un saut pour pouvoir l'atteindre, et c'est ainsi qu'en un temps moindre, il arriva au dernier étage de l'avant poste abandonné. Là haut se trouvait un simili jardin qui, par on ne sait quel miracle, paraissait plus entretenu que toute chose alentours. La nature avait simplement fait son oeuvre et seules les plantes les plus tenaces avaient pu atteindre cette place pour former ce disque de verdure. L'enfant s'y laissa tomber à la renverse, s'imprégnant du contact frais de la rosée. Il ferma les yeux et focalisa toute son attention sur sa respiration. Deux inspirations. Trois expirations. Et ainsi de suite, durant une ephémère éternité, où le son de souffle se mêla à l'orchestre si bruyant et pourtant si anodin des animaux de la Forêt, son haleine haletante se plongeant dans l'odorant et omniprésent fumet de la verdure. Il n'était pas un élément s'incrustant parmis un tout, il faisait parmis de cet immense accord… Il se redressa soudainement, et marcha jusqu'aux créneaux, le sourire aux lèvres. Puis ce qu'il attendait se réalisa. Le soleil émergea de l'arrière du lac que surplombait le bâtiment, transformant cette surface onduleuse en une marée rougeâtre et scintillante d'éclats l'éblouissant et zébrant se peau d'aurores orangées. Il resta là, jusqu'à la fin de l'aube, profitant le plus possible de ce spectacle auquel il n'avait aucun mal à avouer être addict. Mais il n'y a pas de plaisirs sans une contrepartie douloureuse, et il s'agissait pour lui de devoir quitter le jardin surélevé, moment qui n'allait pas tarder à arriver.

A l'origine, il s'était simplement imposant un objectif de renforcement musculaire avant sa leçon d'escrime, avec quelques exercices d'endurance, et d'équilibre… Mais depuis qu'il avait découvert ce parcours et la magie quotidienne qui s'en dégageait, il ne l'aurait échangé pour rien au monde. C'est ainsi qu'il quitta amèrement les lieux, avec pour seul réconfort sa promesse d'y retourner le lendemain. Dans ses rêves les plus fous, il s'imaginait déjà demander à Hassbar, ou à son successeur de pouvoir restaurer et s'installer dans la tour lorsqu'il aurait servit assez longtemps comme Rapière Dorée.

A son arrivée, il passa l'étape de la douche, qui lui paraissait bien inutile en sachant qu'il reprendrait l'exercice juste ensuite, mais rentra dans la demeure pour se munir de sa tenue d'entrainement, et d'aller chercher le matériel dans la réserve des palefreniers, qui étaient affublés à regraisser les ceintures des fourreaux et à faire briller le métal des coquilles des fleurets, même si ce n'était pas de leurs ressorts. L'un d'eux en profita pour ébouriffer de sa main la tignasse déjà désordonnée de Sixte en lui tendant ce qu'il était venu chercher. Une fois sorti, il se permit de s'asseoir à même le sol poussiéreux de la piste d'escrime, et fouilla l'une de ses poches pour en sortir le ruban jaune, seul preuve de l'existence de son père, l'enroula entre ses doigts, l'emmêla, la demela, la fit glisser d'une main à l'autre, jusqu'à l'arrivé d'Airyn. Il se précipita pour ranger la bande de tissus avant qu'elle ne puisse la voir. Ses relations avec la maître d'armes s'étaient plus ou moins arrangées depuis la discussion qu'il avait eu avec le Cardinal Suprême il y a deux ans de cela, il faisait en sorte d'être le plus assidu possible durant ses leçons, laissant son orgueil d'enfant de côté, et se permettait d'être plus fantaisiste et arrogant uniquement durant les combats libres en fin de séance. Cependant, elle ne se retenait jamais de lui reprocher quelque chose et de lui asséner de violentes attaques physiques, histoire de lui rappeler qui était le professeur et qui était l'élève. Cela avait aussi soulagé Lodan d'une tâche quotidienne supplémentaire, même s'ils déjeunaient toujours ensemble après le cours, et se voyait obligeait de faire disparaître certaine blessure un peu visible de temps à autre. En somme, la vie suivait son cours.

Cependant un événement chamboula tout de même la routine quotidienne de l'orphelin. La partie publique de la Séance venait d'être levée et le conseil restreint avait déjà débuté, quand surgit de l'arrière d'un pilier une silhouette capée et encapuchonnée, toute de noir vêtue. Son but n'était clairement pas d'être discret à sa façon de faire claquer ses talons sur le sol dallé. Comme un visiteur égaré, il se mit à siffloter en déambulant à lente allure dans l'allée principale menant jusqu'à l'estrade. Deux Rapières Dorées s'approchèrent de chaque côtés de lui, armes aux clair. En les voyant ainsi arriver, il laissa apparaître ses mains ouvertes qu'il fit tourner sur elles mêmes. Immédiatement, les capes des gardes personnels d'Hassbar s'enroulèrent autours de leurs jambes, les stoppant nets dans leur avancée et les faisant choir au sol, immobilisés. Evidemment, cela fut prit pour une menace, et le reste des soldats s'avancèrent vers lui à vive allure, alors qu'il n'était plus qu'à quelques pas des marches, où il se stoppa et leva les mains en l'air, se laissant encerclé par les Rapières Dorées. L'un d'eux prit la parole pour lui ordonner de se mettre à genoux et de montrer son visage.

" Est ce que vous êtes un dragon sans défense ?" interrogea l'inconnu, question qui laissa évidemment son interlocuteur perplexe.
" Non, bien sur que non…
- Ou un cadavre que je pourrais dépouiller, éventuellement ?
- Je… je ne crois pas.
- Alors dans ce cas, aucune raison de m'agenouiller n'est ce pas ?"
Cela était de trop pour le Cardinal qui se leva de son fauteuil, pointa l'étranger du doigt et haussa la voix.
" C'est une mascarade j'espère ?
- Croyez moi, si c'était le cas, j'aurais choisi un public plus réceptif… Mais je vous l'accorde, nous avons tous deux d'autre choses à faire…"
Il mit un terme à sa plaisanterie en ôtant sa capuche, révélant un visage elfique encadré par sa chevelure corbeaux regroupée en une multitude de tresses au bout desquelles étaient accrochées des pointes de flèches aussi pointues que son bouc. Son regard malicieux parcourut la pièce de droite à gauche et s'arrêta un instant sur Sixte, seul enfant du lieu, ayant donc potentiellement apprécié sa petite mise en scène, qu'il salua d'un clin d'oeil. Il effectua une petite courbette et se présenta enfin.
" Mani Le Double, à votre service ! Je vous aurai bien dit mon véritable nom de famille si nous étions plus intime… sauf si nous avons déjà pris un bain de minuit ensemble… mais je n'en n'ai pas souvenir !
- Mani… Ah ! Vous êtes l'agent que l'Ordre de Castelblanc devait m'envoyer il y a plusieurs mois de cela, n'est ce pas ?
- Dans le mille !" La réponse fut accompagnée d'un sourire légèrement niais.
" Dans ce cas, je vous prierai de m'attendre dans mon bureau" Il balaya son regard dans la pièce, jusqu'à ce qu'il tombe sur l'enfant qui se régalait de voir enfin quelque chose de moins sérieux durant une Séance.
" Sixte, pourrais tu accompagner notre invité, puis t'occuper de lui jusqu'à ce que je me libère ?"

La simple idée de pouvoir se dégourdir les jambes et de ne pas avoir à subir la fin de la réunion le fit acquiescer immédiatement. Ainsi, il se leva et fit signe à l'être sylvain de le suivre.
La tâche ne fut toutefois pas aussi facile qu'il ne l'eut cru, l'elfe ne cessant de s'égarer dans les couloirs, de s'arrêter pour trifouiller les torches, meubles, tentures, tableaux, en bref : tout ce qui lui passait sous la main, et cela même lorsqu'ils arrivèrent dans le bureau du Cardinal Suprême. L'enfant tenta tout de même d'appliquer les leçons de bonne conduite qu'il avait reçu.
" Un peu de vin, messire ?
- Oh… je ne suis pas messire tu sais… Tu ferais mieux d'aller t'amuser ou d'aller voir ton père… je peux attendre tout seul !
- J'ai rarement l'occasion de faire le premier et je ne connais pas le second, répondit sèchement l'orphelin.
- Oh… Ce sont des choses qui arrivent !
- J'ai déjà connu plus réconfortant comme paroles…"
L'espion sentit surement qu'il n'avait, une fois de plus, pas été très délicat dans sa manière de s'exprimer. Sans que Sixte ne s'en rende compte, il était passé dans son dos et lui murmura à l'oreille.
" Est ce que tu aimes les araignées petit ?"
L'intéressé sursauta et fit vivement volte face vers son interlocuteur qui lui souriait de manière relativement inquiétante.
" Pas vraiment messire…
- Ce sont pourtant des bêtes très intelligentes ! Bien éduquées, elles peuvent faire des choses formidables !
- Si vous le dites…
- Comme te dérober ceci sans que tu ne t'en rendes compte."
L'objet en question, qu'il dévoila au creux de sa main était le fameux ruban jaune, anciennement dorée provenant de la cape de son père. Sixte ne put retenir un hoquet de surprise en se rendant compte et essaya de le saisir, mais la bande de tissus était déjà arrivé dans l'autre main de Mani. Le bâtard essaya donc de recommencer son action, et ainsi de suite durant une dizaine de minutes, jusqu'à en être lassé. Son visage se crispa d'énervement et il se retira du jeu imposé, tentant d'établir une diversion pour pouvoir arriver à son but.

" Comment arrivez vous à dresser une araignée ?
- Ca t'interesse ? Fabuleux ! Ce sont de bases des bêtes très intelligentes ! Capable de contrôler huit membres, un dard, des mandibules, parfois des poches à venin, et de produire des toiles plus résistantes qu'une armure de cuir… C'est pour cela qu'elles sont très réceptives à la magie...
- C'est une blague ?
- Pas du tout, petit ! Surtout quand on possède ca !"
Il fouilla dans l'une de ses sacoches en marmonnant quelques jurons de temps à autre, jusqu'à en ressortir une pierre… mais pas n'importe quelle pierre, un joyaux doré, tout en longueur et parfaitement taillée, aux creux duquel fluctuaient de nombreux précipités blanchâtres, tel un liquide au sein d'une structure de verre. Bien qu'il n'y connaissait rien, il n'avait pas besoin d'aide pour savoir que c'était empli de magie, de magie pure.
" Ca, gamin, c'est une gemme de pouvoir… Une gemme de pouvoir d'Esprit plus précisément ! Et c'est grâce à cela que je peux communiquer par la pensée avec elles… Et les contrôler si besoin, même si je préfère leurs laisser leur liberté…"
Il la lança nonchalamment au bâtard qui n'arriva à la rattrapa qu'au dernier moment.
" Attention, c'est dangereux !
- Vous auriez pu le dire avant !
- Ca aurait été beaucoup moins drôle…
- Et qu'est ce qui se passe si elles ne sont plus en présence de gemmes ?
- Hehe...Tu poses une question sensible garçon… Elles ont une véritable dépendance à l'influence magique de ces petits bijoux… Donc quand le lien se rompt, elles se suicident en général, ou déperissent simplement des symptômes du manque…
- Leur affinité est si forte que ca ?
- Plus que tu ne l'imagines… Tu ne t'es jamais demandé pourquoi que toutes les araignées de la tour des mages ou des salles comportant des puits magiques étaient anormalement grosses et se comportaient bizarrement ?
- Je ne savais pas que…
- Aucune importance ! le coupa t-il. Parce qu'elles s'imprègnent de cette magie, et il est plus facile d'évoluer avec un exosquelette qu'avec ce que l'on possède nous… Tu manques de culture mon p'tit Billy ! Tu devrais te renseigner sur ce genre d'histoire, les contes, les légendes…
- C'est vrai que…
- PARFAIT ! Bon il va arriver, rend moi ma pierre et je te rend ton bandana.
- Bien sur, mais ce n'est pas …"

Une fois de plus, il n'eut pas le temps de finir sa phrase, que la gemme s'envola de sa main pour rejoindre celle de Mani, alors que la bande de tissus effectuait le trajet inverse et se rangea seule dans sa poche, comme si elle n'en n'était jamais sorti. Une araignée eut tout juste le timing pour passer sous la porte d'entrée pour rejoindre l'Elfe, remonter le long de sa cape pour aller se cacher directement dans sa chevelure, que ce fut à Hassbar de faire irruption dans la pièce. Il reprocha à Sixte de ne pas avoir servit un verre de vin à son invité pour le faire patienter, mais le Sylvain répondit qu'il ne buvait pas pendant le travail, mais qu'il serait ravis d'aller se "picher la gueule" en sortant. En sortant, l'enfant entendit cependant les deux hommes reprendre leur sérieux et parler de documents volés à l'Église du Chaos, mais ne s'attarda pas plus. Ecouter aux portes du Cardinal Suprême pouvait rapidement être considéré comme un acte de trahison, et ce n'est pas son jeune âge qui changerait grand chose à la sentence.

Le reste de la journée ne fut pas plus excitant que l'habitude. Il fut cependant épargné du rendez vous avec Hassbar permettant de tester ses capacités d'observation, mais s'en suivirent tout de même le dîner, la leçon de Maître Trabold, la prière du soir, le bain et l'heure du coucher. Depuis qu'il s'était imposé son entraînement matinal, le sommeil lui venait en quelques secondes, bien avant le grincement strident signifiant la fermeture du portail du Domaine… mais pas aujourd'hui. La rencontre avec Mani lui laissait une impression dérangeante, comme si son enseignement sur la magie et les araignées lui avait fait comprendre qu'on ne lui inculquait que ce qui pouvait avoir un intérêt, et pas plus. Il se sentit soudain enfermé, comme ces bestiaux que l'on engraisse pour qu'ils ne se rendent pas compte de la liberté dont ils sont privés et afin de les rendre plus gras pour le dîner auquel ils étaient destinés depuis leur naissance. Et que connaissait il des contes et des légendes ? Etait ce chose commune d'en raconter aux enfants le soir, ou auprès de l'âtre du feu ? Qu'en savait il ? Des larmes vinrent lui brûler ses paupières inférieures, il suffoquait, sans vraiment savoir pourquoi… Il n'était pas malheureux, mais il n'était pas… comme tous les autres enfants, il le sentait, il le savait…
Pris de vertiges, il se leva en vitesse et courut jusqu'à sa fenêtre pour prendre l'air… Il répéta l'exercice de respiration qu'il effectuait en haut de la tour… Deux inspirations… Trois expirations… Encore, et encore. Le souvenir du lever de soleil commença à se dessiner dans sa tête, et il resta dans cet état de stase plusieurs minutes, ou plus peut être. Quand il s'éloigna de l'ouverture, il était calmé, mais malheureusement pas plus endormi. Attrapant une couverture au passage, qu'il enfila autours de lui, il se résolu à aller se balader dans le château, voir si quelqu'un était réveillé pour lui tenir compagnie.

On ne pas s'imaginer sans l'avoir vécu à quel point un enchaînement de couloirs familiers peut prendre l'aspect d'un lugubre labyrinthe de nuit. Les torches amplifiant le contours de chaque objet présent dans la pièce, apparaissant tous comme une menace, au point qu'il se méfiait parfois de sa propre ombre. Les visages pourtant figés des statues et des tableaux semblaient tous tournés vers l'enfant, le suivre dans son parcours, le juger, et les souffles du vent ou autre bruits inconnus être leurs sombres murmures. Il sursauta plus d'une fois, et plus il avançait, plus il craignait de ne trouver personne d'encore éveillé… Et pas question pour lui de faire le chemin inverse tout de suite… ou alors pas tout seul. Inutile de vous décrire le cri qu'il lâcha quand une silhouette apparut devant ses yeux à l'angle d'un couloir. Celle ci le plaqua contre un mur, et l'obligea à se taire en bloquant sa bouche de sa main. Plusieurs secondes lui furent nécessaire pour reconnaître le visage familier de la jeune cuisinière qu'il voyait à chaque retour de leçon d'escrime.

" Qu'est ce que tu fais là, Sixte ?"
Elle ne se rendit compte qu'elle l'empêchait toujours de parler quand il se mit à baragouiner des murmures étouffés, et le libéra de son emprise.
" Et toi, qu'est ce que tu fais Myrbel ?
- Je suis cuisinière je te rappelle… et demain c'est la fête des Élémentaires de la Lumière, tu te souviens ? Mes chefs m'attendent, nous avons beaucoup de plats à préparer… beaucoup trop… Répond à ma question, maintenant !
- Je… je cherche … la bibliothèque ! Maître Trabold m'a parlé d'un livre durant ses lecons d'ecriture, et comme je n'arrivais pas à dormir, je me disais que c'était l'occasion d'aller le lire !
- Elle est au sous sol Sixte... Mais si tu y vas, est ce que tu pourra me récupérer le recueil des recettes de printemps de Gaspard Savoureux ?
- Bien sur ! Je te le passerais au déjeuner demain !"
Elle passa sa main dans les cheveux du garçon et le quitta en lui souriant… Parfait ! Il avait maintenant un endroit où aller, avait rencontré un visage familier et sa destination regorgeait surement d'ouvrages qui lui permettrait de connaître enfin quelques histoires !

Le décor lui parut s'être éclairci d'une lumière nouvelle, et le reste de son chemin lui sembla bien plus agréable, il se serait même permis un petit sifflement, ou une petite course au travers du dédale du manoir s'il n'avait pas fait nuit. Il devait être une heure du matin tout au plus quand il arriva devant la porte de la bibliothèque, quand un doute commença à se répandre en lui, et des frissons à lui parcourir l'échine. Ses mains devenaient moites, pourtant il essaya tant bien que des mal des les sécher sur son pantalon, sans grand succès… Demain serait un jour plus épuisant qu'aujourd'hui et il n'avait pas pour habitude de veiller tard… Et même si la Séance était supprimée à cause de la Fête, il avait en général pour devoir de laisser traîner son oreille à droite et à gauche pour rapporter un maximum d'informations à Hassbar… mais aurait il d'autres insomnies, d'autres occasions pour franchir le pas de cette porte ? La réponse la plus probable était non, et de toute façon, il devait aller chercher ne serait ce que le livre pour Myrbel...

Convaincu, il posa sa main sur la poignée, et ouvrit.


Voilà, voilà !
J'espere que ça vous a plu, et que la façon dont j'ai traité Mani vous semble cohérente ^^
Le prochain épisode devrait être plus posé et très centré sur du background d'Aventures je pense (rien n'est sur), et j'espère pouvoir vous le poster assez rapidement !
Sinon, n'oubliez pas de vous lâcher en review pour vos avis, critiques, conseils, théories, etc...

Bref merci de m'avoir lu !
Bonne continuation à vous !