Bonjour !

Voilà le chapitre 2, j''espère que vous l'aimerez parce qu'il a plutôt été compliqué pour moi à écrire, je ne sais pas pourquoi...Mais j'y ai mit beaucoup plus de temps et de concentration que le premier. Je ne vous cache pas que j'en suis un peu déçue toutefois j'espère qu'il va quand même vous plaire ! Je tiens également à vous remercier pour tous vos commentaires ! Je ne m'attendais pas à autant de retours mais j'en suis comblée ! Je m'excuse de na pas avoir eut le temps de vous répondre mais j'ai lu chaque review avec un grand bonheur . Sur ce je vous laisse avec le prochain chapitre !

Bonne Lecture !

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Chapitre 2 :

CHEMIN DE TRAVERSE

La vie reprit son cour normal pour Harry qui avait encore du mal à réaliser tout ce qu'il s'était passé. Suite aux révélations d'Hagrid, le garçon eut une sorte de phase maussade qui dura plusieurs jours où la mort de ses parents et celle de Voldemort tournoyaient sans cesse dans son esprit. Il se sentit coupable parce que sans lui sa mère serait encore en vie et parce Voldemort avait beau être l'homme le plus mauvais sur terre, il restait tout de même un homme. Et il se dit que c'était peut-être pour cela que le monde sorcier avait préféré l'abandonner dans le monde moldu, que c'était peut-être pour cela que Sirius ne l'avait pas prit sous son aile...Mais la colère survint ensuite. Il n'était qu'un bébé à cette époque ! Pourquoi les adultes n'avaient-ils pas trouver un moyen de tuer le mage noir avant ? Si un enfant pouvait le faire c'est que ce n'était si difficile. Et quelle idée avait eut ses parents de défier Voldemort ! Ils savaient qu'il était puissant et cruel, non ? Bien sûr, Harry savait qu'il était injuste et il ne pensait pas un mot de tout ça. De plus, savoir qu'il était adulé dans un monde alors qu'il était haï dans l'autre avait de quoi le déstabiliser. Lui qui avait toujours voulut qu'on l'aime était quand même effrayé à l'idée d'être le héros d'un peuple. Ah ils allaient être bien déçus les sorciers en voyant leur héros ! Harry n'était pas plus beau, plus intelligent ou même meilleur qu'un autre. Il n'avait rien de spécial d'après lui.

Toutefois, après avoir mit tout cela de côté, Harry dû admettre qu'il était heureux pour plusieurs chose. Il allait entrer à Poudlard, allait se rendre au Chemin de Traverse et en plus il pourrait entrer dans la boutique d'un apothicaire pour acheter ses fournitures de potions ! Il rêvait déjà de chaudrons, de crins de licorne, de Dictame, d'œil de Boullu...Et sa baguette ! Il allait enfin avoir une baguette rien qu'à lui, une vraie, et il pourrait s'exercer à des sorts une fois à Poudlard. Oui, il avait des choses heureuse auxquelles penser.

Et heureusement car depuis que les Dursley étaient au courant de son admission à Poudlard, en particulier Vernon et Dudley, ils lui menaient la vie dure. Vernon lui demandait toujours plus et il était rare de ne pas entendre le mot « monstre » ou « anormal » sortir de sa bouche. Cela changeait des « Garçon ! » à tout bout de champ mais cela commençait à devenir lassant...Dudley, quant à lui, le poursuivait ou l'insultait dès qu'il entrait dans on champ de vision. Autrefois, il l'ignorait la plupart du temps sauf pour l'accuser de quelque chose à sa place ou quand il était avec ses amis mais plus maintenant et cela agaçait Harry au plus haut point. Alors, quand la mi-août arriva il fut soulagé de s'échapper de cette maison pour retrouver Hagrid chez Mrs Figg.

La vielle femme l'accueillit gentiment, comme toujours, et Hagrid arriva bientôt par cheminette avec un grand sourire sous sa barbe emmêlée.

_ Alors, Harry, prêt à découvrir le monde sorcier ?, lui demanda-t-il avec entrain.

_ Vous ne pouvez pas savoir à quel point, répliqua Harry avec le même enthousiasme.

_ Bien alors nous allons voyager par cheminette. Tu prends une poignée de cette poudre dans ta main, expliqua-t-il en ouvrant un sac rempli de cette même poudre qui était accroché à sa ceinture, tu entre dans l'âtre, tu prononces ta destination et tu jette la poudre à tes pieds. As-tu bien compris ?

_ Oui, Hagrid mais...euh...ça ne fera pas mal n'est-ce pas ?, s'enquit le garçon avec une légère grimace.

_ Ne t'en fais pas, c'est complètement indolore !

Harry eut un soupir de soulagement et enfoui ses doigts dans le sac d'Hagrid. Il se plaça ensuite dans la cheminée et dit le plus distinctement possible :

_ Chemin de Traverse !

Et il lança la poudre par terre en fermant fort les yeux. Une sorte de détonation retentit et de longues flammes vertes l'engloutirent. Immédiatement, le sol se déroba sous lui et il se sentit bousculé de tous les côtés. Puis ses pieds se reposèrent sur la terre ferme mais avec un telle violence qu'Harry sentit ses genoux céder. Alors qu'il tombait dans un roulé-boulé étonnant, il prit conscience que des voix se faisaient entendre autour de lui. Une fois allongé sur le sol, Harry, essoufflé et tremblant, se permit d'ouvrir les yeux. Il était dans un pub à ce qu'il voyait. Des gens avec des chapeaux pointus le fixaient avec de grands yeux et même le barman derrière son comptoir semblait ne pas en revenir. Le silence était un peu oppressant pour Harry qui déglutit en se redressant légèrement. Une femme, enfin, eut un léger hoquet et pointa la cicatrice d'Harry de son doigt ridé en hurlant :

_C'est Harry Potter !

Une foule de gens l'entoura et Harry se sentit minuscule au milieu de tout son monde, et pas seulement parce qu'il était toujours assis par terre. Un homme le releva d'ailleurs d'une poussée vers le haut et tous se mirent à lui parler en même temps, si bien que le pauvre garçon en eut le tournis.

_ Assez, écartez-vous ! Mais poussez-vous, bon sang !, se fit entendre la voix d'Hagrid alors qu'il se frayait un chemin vers Harry. Ça va, Harry ?

_ Oui...Oui ça...ça peut aller...

_ Allez, viens et reste près de moi.

Hagrid posa une ses grandes mains sur son épaule et le guida vers la sortie, le cachant presque entièrement grâce à son long manteau, ce dont Harry lui fut reconnaissant. Quand le demi-géant lui avait dit qu'il était célèbre, il ne s'attendait pas à ça...Et il n'était pas certain d'aimer le fait d'être le héros de qui que se soit.

Il laissa ses sentiments de côté lorsqu'il vit l'allée marchande qui s'étendait devant ses yeux ébahis. Les boutiques étaient colorées, de même que les différents chapeaux et robes de sorciers et sorcières qui circulaient dans la foule. Le premier lieu où ils se rendirent fut la banque : Gringotts. C'était un bâtiment immense, blanc, et lorsqu'il le vit, Harry se demanda comment il faisait pour tenir debout tant il était bancale. L'intérieur, cependant, était sublime et très luxueux. Le hall en marbre était en une forme ovale et s'y trouvaient une centaine de petits comptoirs surélevés derrière lesquels d'affreuses et mystérieuses créatures écrivaient ou parlaient à des sorciers. Ils avaient de longues oreilles pointues, de petits yeux noirs qui leur donnait un air terrifiant et la plupart semblaient très vieux.

_Hagrid...,souffla Harry avec peur. Quelles sont ces choses ?

_ Des Gobelins Harry. Ce sont les gardiens de la banque. Ce sont de très bons comptables, très intelligents et de magnifiques artisans mais il ne vaut mieux pas trop s'approcher d'eux . Ils sont très susceptibles et, crois-mois, tu ne voudrais pas voir un Gobelin en colère...

Le garçon déglutit et quand son regarda croisa celui d'une des créatures il se dit que non, il ne voulait pas voir un gobelin en colère. Il avait lu quelques petites choses sur eux dans les livres de sa mère mais les voir en réalité était autre chose. Il savait qu'ils n'étaient pas appréciés dans le monde magique et que c'était réciproque.

Hagrid s'arrêta devant l'un des comptoirs et se racla discrètement la gorge. Cela suffit au très vieux gobelin qui était penché sur un parchemin à lever la tête.

_ Oui ?, s'enquit-il d'une voix si grave et si surnaturelle qu'Harry en eut des frissons.

_ Mr Potter voudrait accéder à son coffre afin de retirer un peu d'argent, expliqua le demi-géant.

Le vieux gobelin plissa les yeux – ce qui le rendit encore plus effrayant- et se pencha vers l'enfant qui eut l'envie irrésistible de se cacher derrière Hagrid. La créature l'observa un moment avant de s'arrêter sur sa cicatrice puis de reprendre une position normale.

_ Et Mr Potter a-t-il sa clé ?, demanda le gobelin.

_ Oh, oui bien sûr, acquiesça Hagrid en fouillant dans ses immenses poches avant de brandir une petite clé d'or magnifiquement ciselée. Tenez, la voici.

De très longs doigts surmontés de griffes noires s'emparèrent avec une grande précaution du petit objet et le gobelin l'examina avec soin avant d'appeler un der ses semblables d'un « Gripsec » dur et froid. L'autre gobelin qui arriva semblait beaucoup plus jeune car il avait les cheveux bruns alors que ses congénères les avaient soient gris soient blancs, mais il était tout aussi impressionnant. Le plus âgé donna la clé au plus jeune qui leur demanda ( ou plutôt leur ordonna) de les suivre derrière le comptoir. Harry remarqua alors la grande porte qui se trouvait devant eux tout ce temps mais qui était si haute que le jeune-homme l'avait prise pour le mur. Derrière celle-ci, Harry découvrit un incroyable chemin de fer et Hagrid et lui furent invités à monter dans un chariot qui ne tarda pas à rouler à toute allure sur les rails. Craignant d'être malade, Harry ferma fort les yeux en tenant son estomac tout le long du trajet. Si le monde sorcier ne possédait que des moyens de locomotions à sensations fortes il avait bien peur de ne pas vivre longtemps...

Quand, enfin, le chariot s'arrêta le teint d'Harry était plus vert que jamais mais il n'avait pas vomi et il en était plutôt fier. Hagrid descendit de l'engin, frais comme un gardon, et Harry l'imita avec plus de lenteur. Gripsec alluma une lanterne et clama d'une voix forte qui résonna contre les pierres :

_ Coffre 687 !

Il s'approcha d'une porte entièrement en métal sur laquelle étaient taillées des arabesques fines qui se rejoignaient au niveau d'une petite serrure où Gripsec inséra la petite clé que lui avait remise Hagrid. Dans un grincement, l'épaisse porte de métal s'ouvrit révélant un véritable trésor. Devant tout cet or, Harry resta statufié.

_ Tu ne pensais tout de même pas que James et Lily ne t'avaient rien laissé ?, rit Hagrid en voyant sa tête.

_ Mais...c'est...

_ Une fortune, oui, devina le gardien des clés et des lieux de Poudlard. La famille Potter est très ancienne et ton père était un sang-pur. Dans le monde sorcier, les sang-purs ont une vie bien plus confortable que les autres...

A la dernière phrase, Harry devina que ce n'était pas une bonne chose...Cependant, il se promit de faire des recherches sur sa famille. Après tout, il était orphelin et, s'il savait presque tout de sa mère, il ne savait pas grand chose de son père hormis qu'il avait été un adolescent arrogant et qu'il s'amusait à persécuter le meilleur ami de sa mère...A cette pensée, Harry eut un froncement de sourcil alors qu'il regardait Hagrid remplir une bourse de pièces d'or.

_ Dites-moi, Hagrid...Est-ce que vous connaissiez mon père ?

_ Eh bien...Oui, en quelque sorte. Je n'étais pas très proche de lui mais je l'appréciais beaucoup et je crois qu'il m'aimait bien aussi. C'était un chic type, Harry. Il était toujours là lorsqu'on avait besoin de lui et il avait une fâcheuse tendance à vouloir sauver tout le monde, même si cela le mettait en grave danger. Cela mettait Lily dans une rage folle !

_ Mais...Maman a écrit qu'il était...enfin il ne semblait pas être quelqu'un de bien lorsqu'il était jeune, hésita-t-il alors que la porte de sa chambre-forte se fermait.

_ Tu sais, Harry, il ne faut pas blâmer ton père. Les enfants Sang-mêlés, Nés moldus ou encore les sang-purs qui sont contres les idéaux de Voldemort, ont tendance à penser que les Serpentards et les enfants de mangemorts sont mauvais. Ils jugent sans connaître, parce que c'est ce qu'on leur a dit de faire. En fait, quand on y réfléchit, ils ne sont pas si différents des mangemorts.

_ Pourquoi dites-vous ça ?

Savoir qu'Hagrid comparait son père à un mangemort ne lui plaisait pas vraiment.

_ Je veux dire, continua Hagrid, que les enfants des partisans de Voldemort deviennent des mangemorts parce qu'on leur a apprit à haïr les moldus. On leur a apprit que la puissance et la méchanceté feront d'eux des gens importants et que le but de leur vie était de servir un homme dont ils ne savent rien. James, lui, a été élevé en apprenant que les mangemorts étaient des personnes qui méritaient la prison ou la mort, qu'ils étaient partisans du Seigneur des Ténèbres de génération en génération et que la plupart d'entre eux venaient de Serpentard. C'est pourquoi il est devenu Auror et c'est pourquoi, quand il était élève à Poudlard, il se montrait si hostile envers cette maison en particulier. Cela ne fait pas de lui quelqu'un de mauvais pour autant.

_ Je crois que je comprends, se détendit Harry. Merci, Hagrid, sourit-il.

Le demi-géant rougit et se racla la gorge avant de monter dans le chariot et Harry le suivit, un peu plus serein. Une fois en dehors de la banque, Harry fut heureux de respirer le bon air frais londonien qui calma les spasmes de son ventre. Ils se rendirent ensuite chez « Madame Guipuire, prêt-à-porter pour mages et sorciers » afin d'acquérir son uniforme au complet . Mrs Guipuire était une femme rondelette aux cheveux courts et bouclés, très gentille et très bavarde. Elle ne cessa de blablater alors qu'Harry fixait avec enchantement le mètre-ruban et des échantillons de tissus tournoyer autour de lui. En un tour de main, son uniforme fut prêt. Alors que Mrs Guipuire s'était retirée dans son arrière boutique pour l'emballer, une très vielle dame habillé de vert et au sac à main rouge entra. Elle avait sur la tête un grand chapeau où se dressait au sommer un aigle empaillé. Derrière elle, marchait timidement un jeune garçon de l'âge d'Harry. Il était plus grand que lui cependant et beaucoup plus large, ce qui lui donnait un air rondouillard. Il avait un visage ovale aux traits doux, ses grands yeux bleus fixaient le sol et ne semblaient pas vouloir s'en détacher. Ils étaient cachés par une frange de cheveux blonds foncés alors que les doigt potelés du garçon se tordaient dans tous les sens.

_ Ah, b'jour Mrs Londubat !, s'exclama Hagrid. Comment allez-vous ? Et c'est Neville avec vous ?

_ Bonjour, Hagrid, répondit Mrs Londubat en enlevant son chapeau. Je me porterais mieux si tous ces gens malpolis voulaient bien s'écarter de mon chemin. Et oui, c'est bien Neville, mon petit-fils.

_ Oui, c'est vrai qu'il y a foule aujourd'hui, appuya Hagrid en hochant vigoureusement la tête. Et bien, Neville tu as drôlement grandi ! Tu n'étais qu'un bébé quand je t'ai vu pour la dernière fois.

Le garçon semblait voulait se cacher derrière sa grand-mère qui le poussa avec force devant elle.

_ Allons, Neville, le rabroua-t-elle, je t'ai élevé mieux que cela ! Dis bonjour à Hagrid, tu le verras souvent à Poudlard par ailleurs.

_ B-b...B-bonjour..., bégaya Neville en se ratatinant face à la grandeur du demi-géant.

_ Tu tombes bien Neville je vais pouvoir te présenter à un de tes camarades, sourit gentiment Hagrid en faisant signe à Harry de s'approcher. Harry, je te présente Neville Longdubat. Les parents de Neville ont combattu férocement Tu-Sais-Qui, tout comme ton père et ta mère à l'époque de la première guerre. Les parents de Neville et les tiens étaient amis. Neville, Mrs Londubat voici Harry Potter.

_ Harry Potter ?, répéta Neville en le fixant avec incrédulité. Tu-tu es vraiment … ?

_ Oui, s'empressa d'acquiescer Harry. Mais, s'il te plaît, fais comme si je n'étais pas le Survivant ou quelque chose du genre...Ça me met mal à l'aise, fit-il avec un pauvre sourire.

Le visage de Neville s'éclaira alors et il lui tendit la main avec une assurance qui l'étonna.

_ Enchanté, Harry ! Ne t'inquiète pas, je comprends ce que tu veux dire, dit le garçon blond sous le regard interrogateur du brun.

_ Ainsi donc, voici le fils de Lily et James Potter, déclara la grand-mère de Neville en le regardant de haut en bas.

Harry se dit qu'à cette allure, cela allait devenir une habitude. Tout le monde semblait faire une inspection minutieuse de son corps entier, de ses orteils au bout de ses cheveux et cela commençait à l'agacer.

_ Il ressemble énormément à James, vous ne trouvez pas ?, l'interrogea Hagrid.

_ Oui, c'est vrai...Toutefois, je trouve qu'il tient beaucoup de Mrs Potter. Vous avez ses yeux, jeune-homme, et ses traits.

_ Merci Madame. C'est pour moi le plus beau des compliments, répondit Harry avec émotion.

_ J'espère que vous vous montrerez digne de vos parents, Mr Potter. Ils étaient des personnes courageuses et bonnes, tout comme mon fils et ma belle-fille. Peut-être que si vous deveniez ami avec mon petit-fils il saura également se montrer digne de sa famille...

_ Grand-mère, s'il te plaît..., chuchota Neville.

_ Je pense, Madame, se rebiffa Harry, que Neville n'a aucun besoin d'être mon ami pour se montrer digne de ses parents. Je n'ai aucune idée de qui sont les parents de Neville, mais je suis certain que, tout comme les miens, ils seraient fiers que leur fils soit quelqu'un de gentil ,comme je crois qu'il est.

Un silence pesant s'installa où Harry, peu sûr de lui après son éclat, essayait tant bien que mal de garder ses yeux dans ceux de son interlocutrice alors que Neville semblait soufflé.

_ C'est bien ce que je disais, sourit alors la vielle femme ridée à Hagrid, il ressemble à Lily.

Hagrid se contenta d'un léger rire et les deux adultes s'éloignèrent lorsque Mrs Guipuire refit son apparition. Harry n'avait rien comprit à ce qu'il s'était passé mais les mots de Mrs Londubat n'avaient rien de mauvais alors il se détendit, tout comme Neville.

_ Houa, murmura celui-ci, je n'ai jamais entendu personne parler comme ça à Grand-mère...Tu es drôlement courageux.

_ Non, ricana Harry, c'est que je ne sais pas tenir ma langue. Quand elle m'a regardé j'ai cru que mon cœur aller exploser de peur.

_ Oui, Grand-mère fait cet effet là à tout le monde , même à moi. Merci pour ce que tu as dit...à propos de mes parents.

_ De rien, Neville. Et merci à toi pour toute à l'heure. Depuis que je suis arrivé tout le monde se comporte avec moi comme si j'étais une divinité et cela ne me plaît pas trop...

_ Je peux comprendre. Les gens me regardent aussi bizarrement quand je sors parce que je suis le fils de Frank et Alice Londubat, des héros de guerre... Je ne les connaît pas et je ne leur ai jamais parlé alors...

Harry voulut demander si les parents du garçon étaient morts mais il n'osa pas. Ce n'était pas une question à poser et cela n'était pas ses affaires. Peut-être plus tard...

_ Tu entres à Poudlard, cette année ?, changea alors Harry de sujet.

_ Oui !, rayonna alors le blond. J'ai hâte d'y être. J'aimerais être à Gryffondor, comme mes parents et toi ?

_ Peu importe, toutes les maisons me vont.

_ Même Serpentard ?, fit l'autre garçon avec un léger rictus.

_ Oui, déclara sincèrement le petit brun. Je ne comprends pas ce que vous reprochez à cette maison. Être Serpentard ne veut pas dire être mauvais, tu sais.

_ Pardon de te dire ça mais...tu viens d'arriver dans le monde sorcier et la plupart des mangemorts qui ont mal tournés étaient à Serpentard. Comme Tu-Sais-Qui...

_ Et alors ?, s'énerva légèrement Harry. Si je vais à Serpentard, est-ce que tu croiras que je suis un nouveau mage noir ? Ou un mangemort ? Que je veux tuer les moldus ? Ma mère a connu quelqu'un à Serpentard, son meilleur ami, et il était le garçon le plus courageux et le plus gentil qui soit. Seulement, parce qu'il était Serpentard, et pauvre de surcroît, mon père et ses amis se moquaient continuellement de lui au point qu'il a décidé de rejoindre le Seigneur des Ténèbres juste pour que quelqu'un se rende compte de sa valeur...J'aime mon père, Neville, plus que tout ! Mais si être un Gryffondor comme lui veut dire que je devrais persécuter les Serpentards...alors je ne préfère pas lui ressembler.

_ Je suis désolé, Harry, je ne savais pas...Ma grand-mère m'a toujours dit de me méfier des Serpentards.

_ Je sais, Neville, sourit tristement Harry. Et elle n'est pas la seule. Mais les Serpentards en sont que des enfants, comme nous, qui vont à Poudlard pour la première fois. Je crois que beaucoup d'adultes voient le monde ou tout blanc ou tout noir.

Neville répondit à son sourire et les deux garçons commencèrent une discussion passionnante sur la botanique, une discipline qui plaisait particulièrement au blond. Harry partageait ce centre d'intérêt puisque la botanique rejoignait toujours les potions, d'une façon ou d'une autre. Hagrid et Mrs Londubat revinrent et cette dernière demanda à Hagrid s'il pouvait faire les achats de Neville en même temps que ceux d'Harry car, secrètement, elle était heureuse de voir que les deux enfants s'entendaient si bien et elle ne put que remarquer à quel point Neville semblait moins maladroit avec le fils Potter. Hagrid et Harry acceptèrent avec plaisir d'embarquer Neville avec eux alors Mrs Londubat repartit chez elle avec la promesse de retrouver son petit-fils en fin d'après-midi chez Mrs Guipuire.

Tous les trois s'arrêtèrent donc chez « Fleury et Bott » où ils achetèrent tous leur livres pour l'année scolaire avant d'être entraînés par Hagrid chez le glacier «Florian Fortarôme » pour déguster de succulentes glaces. Après cette pause bien méritée, les deux enfants et le demi-géant allèrent à « Wiseacre Equipements pour Sorciers » puis, pour la plus grande joie des deux enfants, Hagrid les emmena chez l'Apothicaire. Dès lors qu'Harry entra dans la boutique, ses grand yeux verts scintillèrent de milles feux sous le rire indulgent de son ami. Harry s'attarda sur chaque ingrédient, chaque plante, chaque bocal avec un émerveillement tout à fait enfantin.

Tout à sa contemplation, Harry n'entendit pas l'avertissement de Neville et bouscula quelqu'un sans le vouloir. Il allait s'excuser lorsque son regard croisa celui d'un jeune garçon qui n'avait rien d'amical. Ses yeux gris étaient aussi froids que la glace et ses cheveux très clairs étaient tirés en arrière, ce qui lui donnait un air encore plus sévère. En le voyant, Harry se raidit, perturbé par le regard méprisant qu'il reçut. Il était habitué à ce genre de regards mais jamais on ne l'avait fixé comme cela dans le monde sorcier...

_ Tu pourrais faire attention où tu vas, lui cracha méchamment le garçon.

_ Je suis désolé, dit Harry avec précipitation, je ne regardais pas où j'allais, je ne voulais pas te pousser.

Neville se plaça à côté de son nouvel ami dans une vaine tentative de soutien alors que l'autre enfant semblait vouloir les écraser sous sa chaussure comme de vulgaires insectes...

_ Tu es nouveau ici, toi..., remarqua ce dernier en désignant ses vêtements moldus. Alors tu ne sais sans doute pas à qui tu t'adresse, ajouta-t-il avec un sourire en coin que le brun n'aima pas du tout.

_ T-toi...toi non plus, dit alors bravement Neville malgré qu'il tremblait comme une feuille. C'est Harry Potter...

_ Vraiment ?, fit le garçonnet aux cheveux gominés avant de partir dans un grand éclat de rire. Harry Potter, hm ? Tu n'as rien de spécial pour celui qui a tué un mage noir...

_ Je ne prétend pas le contraire.

_ Voyez-vous ça...Et bien, Harry Potter, je suis Draco Malfoy.

_ Malfoy ?, couina Neville d'une petite voix apeurée.

Harry se tourna vers lui avec étonnement mais son ami lui fit signe qu'il lui en parlerait plus tard.

_ Oui, Malfoy, répéta Draco avec supériorité. Et tu fais bien d'avoir peur, continua-t-il en s'adressant à Neville, il faut toujours se méfier des Serpentards, en particulier ceux qui peuvent vous faire expulser de Poudlard d'un simple mot...

_ Alors, fit naïvement Harry, tu es un Serpentard ?

_ Pas encore, mais je le serais à la rentrée.

_ Comment peux-tu être sûr que tu iras dans cette maison ? Demanda Potter.

_ Je le sais, c'est tout. Ma famille a toujours été répartie à Serpentard. De plus, mon parrain est le Directeur de la Maison Serpentard et il va faire de moi un grand Maître des Potions, comme lui.

Ignorant le fait que Draco ne faisait que se vanter et essayait de les traîner plus bas que terre, Harry eut un grand sourire et se mit à sautiller presque sur place avec excitation.

_ Tu veux devenir Maître des Potions ?, s'exclama-t-il. C'est mon rêve aussi !

_ Alors abandonne, ricana durement Malfoy. J'apprends les potions avec mon parrain depuis que je suis tout petit et JE suis le meilleur...Toi, tu n'es rien !

Harry sentit tout son enthousiasme le quitter d'un coup, balayé par ces yeux gris emplis de haine et ces derniers mots blessants. Il se retint de verser une larme, profondément bouleversé par les paroles de ce garçon qui avait touché avec justesse la corde sensible, et le défia du regard.

Ils furent interrompus dans leur lutte par une profonde voix grave et basse. Et si Harry pensait que le ton de Draco était froid, celui de l'homme qui se dressait derrière lui était véritablement glaciale.

_ Puis-je savoir ce qu'il se passe, ici ?

Harry et Neville se retournèrent en sursautant et durent lever la tête très haut pour croiser les prunelles sombres de l'homme imposant. Même Draco, à sa vue, se dégonfla et perdit tout air fier.

_ Parrain, murmura-t-il. C'est Harry Potter ! Il m'a bousculé et...

_ Harry Potter ?, souffla l'homme en plongeant son profond et troublant regard dans celui, vert, du petit brun.

Et celui-ci comprit alors en détaillant les cheveux couleur aile-de-corbeau, mi-longs qui entouraient le visage long et pointu de l'homme, son long nez un peu busqué, ses lèvres pâles et fines qui ressortaient à peine sur sa figure d'albâtre et surtout, ces deux prunelles aussi sombres que la plus pure des onyx. Cet homme immense, aux épaules larges, tout vêtu de noir, était celui pour lequel il voulait briller. Il était ce jeune garçon talentueux, persécuté par son père, adoré par sa mère, dont les erreurs avaient conduits à la tristesse et à l'amertume. Il avait devant lui Severus Snape, le plus jeune Maître des Potions, son héros...

Mais, son héros ne semblait pas partager sa joie. Plus il l'observait, plus ses traits devenaient durs et sa mâchoire était tellement serrée qu'Harry craignit un instant qu'il ne se casse les dents.

_ Voici donc notre nouvelle célébrité, prononça alors Severus avec rudesse. Aussi arrogant que son père pour agresser un futur camarade...

_ Je ne voulais pas le bousculer, je me suis excusé, cria presque Harry avec désespoir.

Il ne voulais pas que Severus ait une mauvaise opinion de lui. Il ne voulait pas qu'il voit James Potter en lui. Il ne voulait pas être haï par cet homme.

_ Ce n'est pas ce que j'ai vu, rétorqua Snape. Attendez-vous, Mr Potter, à ce que ce comportement à Poudlard soit sévèrement puni. En tant que professeur de potions, je ne tolérerais pas votre impertinence dans ma classe.

_ Vous vous trompez Monsieur, je...

_ Votre suffisance commence sérieusement à me taper sur les nerfs, articula Severus sans lui laisser le temps de se justifier.

Déçu, Harry décida qu'il valait mieux se taire et baissa tristement la tête.

_ Ah Professeur Snape, je vois que vous avez fait la connaissance de Neville et Harry, intervint alors Hagrid qui était en pleine discussion avec le vendeur jusqu'ici.

_ Oui, en effet...Pardonnez-moi, Hagrid mais nous avons encore beaucoup de choses à faire...Draco, ne traînasse pas.

Sur ces dernières paroles, Severus Snape se détourna dans une envolée de cape noire. Alors que Draco allait le suivre, il se tourna à moitié vers Harry et lui dit avec un dernier sourire méprisant :

_ On se revoit à Poudlard, le Balafré...Ah et,...redescend sur terre. Severus est un homme dur et cruel. Tu n'arriveras jamais à te rendre intéressant à ses yeux.

Une fois Draco parti, Harry relâcha son souffle et ferma doucement les yeux. Il avait rêvé de cette rencontre pendant deux ans...Et maintenant qu'elle avait eut lieu il avait un amer goût d'échec dans la bouche.

_ Ne t'en fais pas, Harry...Draco Malfoy est comme son père : tout ce qui' l'intéresse c'est de faire mal aux autres, lui dit Neville en posant une main réconfortante sur son épaule.

_ Son père ?

_ Lucius Malfoy. Il travaille au Ministère. En plus d'avoir un poste haut placé, il est très riche ce qui fait de lui un homme puissant. Grand-mère m'a dit qu'il était un serviteur de Tu-Sais-Qui : et l'un des plus influent ! Il est fourbe, manipulateur et mauvais...Et je vois que son fils est pareil.

_ Ne juge pas trop vite, Neville..., rappela le Survivant d'un ton morne.

_ Tu ne peux pas me dire que Draco est gentil après tout ce qu'il t'a dit, contra le blond.

_ Il peut changer...

_ Tu me fais penser à ta mère, Harry, le soutint alors Hagrid. Lily a toujours su voir ce qui était bon chez les autres...Mais, Neville a raison sur une chose : méfie-toi des Malfoy. Il ne vaut mieux pas se frotter à eux.

Le garçon acquiesça vaguement et tous les trois retournèrent à leurs courses, mais le cœur du petit brun n'y était pas. Au bout d'une demi-heure, alors qu'ils étaient dans le magasin de Quidditch pour regarder de plus près les balais, le jeune Londubat soupira en voyant la mine maussade de son camarade.

_ Harry, pourquoi es-tu si triste ? Tu ne devrais pas écouter Malfoy, tu sais...

_ Ce n'est pas Malfoy qui m'ennuie, avoua Potter. J'aime les potions, Neville. Et depuis que je sais que je suis un sorcier je ne rêve que d'une chose : connaître le Professeur Snape et devenir Maître des Potions comme lui. Mais, il ne voit en moi que mon statut de Survivant alors que je me fiche de ça ! Il m'a regardé comme si j'étais...rien, finit-il avec peine.

Ce n'était pas l'entière vérité, mais Harry n'avait pas menti. Peu importait Draco et ses paroles venimeuses. Il ne pouvait pas s'enlever de la tête sa rencontre désastreuse avec l'ami de sa mère.

_ Je ne vois pas en quoi c'est un problème, fit remarquer le jeune adolescent. Tu n'as qu'à faire de ton mieux et prouver au professeur Snape qu'il a tort. Si être potionniste est ton rêve alors il faut que tu fasses tout pour le réaliser. Abandonner maintenant serait vraiment stupide.

Devant le silence de son ami, Neville se tourna vers lui et rougit lorsqu'il le vit le considérer avec des yeux ronds comme des soucoupes.

_ Q-quoi ?balbutia-t-il. C'est vrai...non ?

Pour tout réponse, Harry explosa en un rire clair et entoura les épaules de son ami d'un bras mince.

_ Je te remercie,Neville...Grâce à toi, je sais enfin ce que ça fait d'avoir un père !

Le blond se mit à rire avec lui, plutôt flatté de cette remarque et Harry retrouva sa bonne humeur. Neville avait raison. Il fallait qu'il fasse tout pour faire changer Snape d'avis sur lui et pour lui prouver qu'il était déterminé à suivre les pas de Lily. C'est donc dans une ambiance plus légère, pour le plus grand bonheur d'Hagrid, qu'ils se rendirent tous à la Ménagerie Magique pour se choisir un animal. Harry était très heureux à l'idée d'avoir un animal car il les adoraient mais, a part les araignées de son placard, sa famille n'avait jamais voulut qu'il ai quoi que se soit. D'ailleurs, Dudley lui-même s'était vu refusé le petit chaton qu'il avait tant voulut à son sixième anniversaire...

Harry erra un moment dans l'animalerie, s'attardant parfois devant un hibou ou un chat. Et bien qu'ils étaient tous très beaux, le garçon ne ressentait pas de coup de cœur. Neville, lui, choisit une très jolie chouette hulotte de taille moyenne qu'il nomma Alice, sûrement en hommage à sa mère. Une heure passa et Harry n'arrivait toujours pas à se décider. Voyant cela, Hagrid l'amena au Royaume du Hibou et le petit brun craqua enfin pour une sublime chouette effraie blanche, tachetée de noir, aux grands yeux jaunes. Il la baptisa Hedwige.

Alors qu'Hagrid portait Alice et Hedwige dans leur cage, ils se rendirent par la suite chez Ollivander, le fabriquant de baguettes magiques. C'était un moment fort pour les deux garçons qui osèrent à peine franchir la porte. Ils regardaient avec des étoiles dans les yeux les piles de boites qui s'accumulaient partout lorsque, soudain, un homme surgit de derrière le comptoir qui se trouvait au fond du magasin. Ses cheveux blancs ne semblaient pas avoir été coiffés depuis des jours et son teint était très pâle, presque maladif. Mais ses prunelles bleus scintillèrent à leur vue et un sourire satisfait fit apparaître de profondes rides au coin de ses lèvres.

_ Ah, Messieurs Potter et Londubat...Vous êtes un peu en retard.

En retard pour quoi ? Là était la question, se dirent les enfants en échangeant un regard. Et comment savait-il leur nom ? Haussant les épaules, Harry et Neville s'avancèrent vers le vieil homme qui sortit un mètre-ruban de sa poche.

_ Bien, d'abord vous, Monsieur Londubat, dit-il. Êtes-vous gaucher ou droitier ?

_ Droitier, Monsieur...

Ollivander mesura la main, puis l'avant-bras et enfin le bras en entier avant de partir derrière son comptoir en marmonnant. Ses doigts pianotèrent sur les boites qui s'empilaient jusqu'au plafond avant d'en sélectionner une et de la saisir. Il l'ouvrit et tendit à Neville une longue baguette en lui demandant de faire un geste. Le pauvre petit blond crut mourir de honte lorsque son mouvement engendra la casse spectaculaire d'une fenêtre mais le marchand n'avait pas l'air de s'en soucier. Il reprit la baguette, ignorant les excuses bégayées par Neville, et lui en tendit une autre. Encore une fois, l'essai fut peu concluant puisqu'un vase y laissa sa peau. Plusieurs baguettes y passèrent ainsi mais au bout d'une vingtaine de minutes, enfin, Neville trouva sa baguette. Lorsqu'il la serra entre ses doigts, une douce chaleur émana de celle-ci et se propagea jusque dans sa poitrine, lui faisant pousser un faible soupir.

_ Baguette en Chêne Blanc, Crin de Licorne, vingt-six virgule trois centimètres, cita Ollivander en posant une main décharnée sur l'épaule du jeune Londubat. Idéale pour ceux aimant la nature et dont la loyauté est la qualité première.

Neville rougit sous le regard entendu d'Harry car les deux garçons savaient que leur récente amitié ne se limiterait pas à une sortie au Chemin de Traverse. Le blond le savait car Harry était le premier à voir en lui autre chose qu'un garçon empoté et, grâce à lui, il se sentait vraiment utile. Harry, quant à lui, appréciait le fait que Neville partage un minimum sa passion pour les potions grâce à la botanique et il avait prit sa défense devant Malfoy comme personne ne l'avait jamais fait. Il l'avait ensuite rassuré et il était le premier enfant sorcier à qui il avait parlé. IL comptait donc bien garder Neville à ses côtés...

Ollivander passa ensuite à Harry. Il prit ses mesures et les essayages de baguette purent commencer. Pour lui, cependant, cela fut beaucoup plus long. Les minutes défilaient, de multiples choses furent détruites et une quinzaine de baguettes y passèrent mais aucune n'était la sienne. A la seizième, l'artisan se caressa pensivement le menton alors qu'Harry se sentait profondément déçu.

_ C'est étrange..., grommela Ollivander. Mais ne soyez pas défaitiste Mr Potter. Je me doutais que cela serait compliqué avec vous. Votre magie est puissante et est bien plus mature que la plupart des enfants de votre âge. D'ailleurs, en y pensant...

Le propriétaire de la boutique disparut alors derrière une pile de baguette et Harry entendit un fort bruit de désordre avant qu'il ne réapparaisse avec une boite noire entre les mains. Il souleva le couvercle et donna la baguette à Harry qui sentit aussitôt une chaleur presque brûlante inonder ses doigts.

_ Bois de Vigne, Crin de Sombral, trente-quatre virgule quatre centimètres, cita le fabriquant de baguettes. Une baguette faite pour quelqu'un ayant déjà affronté la mort et qui est destiné à étonner le monde...Très bon choix, Mr Potter.

Harry offrit un sourire à l'homme et contempla ce qui deviendrait sa plus fidèle amie. Le bois de vigne lui donnait un aspect étrange, pas vraiment esthétique puisque la matière était comme gonflée à certains endroits, elle se tordait et il y avait quelques aspérités plus flatteuses. La poignée, cependant, était magnifiquement sculptée en forme de goutte et y étaient dessinées des guirlandes de feuilles qui s'entremêlaient.

C'est alors que le garçon prit conscience que son rêve commençait. Ce n'était plus une fiction, imaginée dans un grenier ou hallucinée chez une voisine. Non, la baguette était bien réelle dans sa main. Maintenant, il pouvait dire qu'il était un vrai sorcier. Il ne lui restait plus qu'à se rendre à Poudlard et prouver au professeur Snape qu'il était non seulement le fils de James Potter, mais aussi celui de Lily Evans.

Fatigués de leur journée mais heureux, les deux adolescents retournèrent avec Hagrid chez Madame Guipuire où la Grand-mère de Neville les attendaient. Les deux nouveaux amis se dire au revoir, se promettant de se retrouver à Poudlard, sous le regard enchanté d'une vieille femme qui s'empressa de demander à son petit-fils de lui raconter sa journée dans les moindres détails. Harry, quant à lui, dû reprendre de la Poudre de cheminette pour son plus grand malheur puisqu'il fit une arrivée fracassante chez Mrs Figg, lui cassant plusieurs bibelots au passage qui étaient posés innocemment sur le rebord de la cheminée. La charmante dame ne lui en tint pas rigueur, surtout qu'Hagrid s'empressa de réparer les dégâts. Le demi-géant proposa ensuite à Harry d'emmener Hedwige avec lui, à Poudlard, afin qu'il ne soit pas ennuyé par les Dursley, chose qu'Harry accepta avec grand plaisir. Il fit donc une dernière caresse à sa chouette, récupéra tous ses paquets qui étaient enfouis dans la malle qu'ils avaient acheté à l'occasion de la rentrée scolaire et partit en traînant la lourde valise derrière lui.

Plusieurs heures plus tard, le garçon dormait du sommeil du juste, ses affaires scolaires éparpillées partout autour de lui. Et, pour une fois, même les affreux ronflements de Dudley qu'il entendait au-dessus de lui ne le réveillèrent pas.

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Un chapitre plus court que le premier mais ne vous en faites pas car le prochain sera bien plus long;)