[NDA: Salut à toutes ! Je suis désolée pour tout ce retard, je suis pas mal occupée en ce moment, et j'ai eu pas mal de soucis avec ce chapitre. Je l'ai recommencé de nombreuses fois avant d'être satisfaite, alors j'espère qu'il vous plaira tout de même ! Merci beaucoup pour vos rewiews et votre soutien, ça me fait toujours autant plaisir ! N'hésitez pas à me dire ce que vous avez pensé de ce chapitre, je lirai votre avis avec plaisir !
Bonne lecture et à la prochaine ! ]
Suite à cette déclaration, sous le regard haineux du plus jeune, Livaï vient lentement lécher les lèvres de ce dernier, passant sa langue de nombreuses fois dessus. Il ne le quittait pas des yeux, d'un regard dangereusement mauvais. Tandis qu'il allait reprendre ses lèvres dans un baiser brutal, le plus jeune vint subitement et violemment cogner sa tête contre celle de son partenaire. Un bruit sourd raisonna dans la grande pièce, jusqu'à ce que le brun se redresse légèrement, portant sa main à son front, tandis que la surprise pouvait se lire dans son regard pendant un très court instant. Soudain, ses lèvres s'étirèrent dans un sourire agité, complètement obscène, tandis qu'il attrapait sa cravate dénouée qui était pendue négligemment à son cou. Il la triturait lentement du bout des doigts, sans rompre cet échange de regards, le sien étant remplis de grief mais aussi d'amusement. Sur le ton d'un murmure, mais toujours d'une voix ferme, il lui lança alors ces quelques mots.
- Tu vois, les gens comme toi n'ont aucune parole, vos promesses ne valent rien. Mais je te comprends parfaitement, comment tenir la promesse qu'a fait un de tes semblables, sans te demander ton avis ? Toi tu n'as aucunement l'intention de m'obéir. De te laisser faire docilement. Tu me voues une haine viscérale, tu rêves peut-être de me voir mort. Qui sait ? Et c'est pour ça que tu es mon préféré, Eren numéro un. Haïs-moi, débats-toi, défie-moi, montre-moi que je te dégoûte. Querelle-toi avec tes semblables, ceux qui sont assez faibles pour se donner complètement à moi. Reprend le dessus, rien qu'un instant. Juste le temps que je prenne plaisir à te dévorer.
Le plus jeune l'écoutait parler, dire ces mots insupportables, tandis qu'il grinçait des dents, le fusillant du regard. Oui il avait raison. Le châtain le haïssait, depuis le premier jour. Il ne rêvait que d'une chose, le mettre en pièces, lui retirer toute envie de vivre, car il ne le méritait pas. Bon sang qu'il le haïssait, lui et son petit sourire narquois. Il aimerait le lui arracher, pour qui ne lui puisse plus jamais sourire de cette façon. D'une façon méprisante, suffisante, et arrogante.
- Crois-tu en Dieu, Eren ? lança-t-il subitement, sans plus d'explications.
Le châtain le fixait avec une légère surprise, ne voyant pas vraiment où il voulait en venir avec cette question. Il ne répondit rien, le défiant du regard, laissant un silence pesant s'installer entre eux. Face à l'absence de réponse du plus jeune, Livaï claqua sa langue contre son palais, n'ayant pas vraiment de patience à ce moment précis, enfin encore moins que d'habitude.
- Faut-il que je défigure ton joli minois avec une cigarette pour que tu répondes à une question aussi simple ?
Malgré la menace du brun, Eren ne dit rien. Il continuait de le fixer avec une rancoeur à glacer le sang. Il cherchait désespérément un moyen de retourner la situation à son avantage, de se dégager de son emprise afin de lui porter un coup fatal. Malheureusement, il n'avait rien à portée de main. De plus, le brun le plaquait contre le matelas de tout son poids, le laissant dans l'incapacité de bouger. L'attente de réponse fut trop longue pour le brun, il finit par sortir son paquet de cigarettes de sa poche, ainsi que son zippo, afin de s'en griller une. Eren n'avait plus le choix, il savait très bien que le brun ne plaisantait pas, que ses menaces n'étaient jamais des paroles en l'air. Et bien qu'il n'avait absolument pas envie d'entamer la discussion avec cet enfoiré de la pire espèce, pour ne pas finir défiguré, il susurra alors ces quelques mots, d'une voix agacée.
- Je suis croyant, mais je ne pratique pas.
Le brun ne put retenir un léger sourire face à cette réponse tant attendue, tandis qu'il se mordait lentement la lèvre inférieure d'une façon assez malsaine, penchant sa tête légèrement sur le côté. Eren le fixait longuement, avec incompréhension, tandis qu'il fronçait les sourcils. Ce type avait vraiment un grain, mais le pire, ce qui était le plus insupportable, c'était qu'il ne connaissait jamais le fond de ses pensées. A quoi pensait-il avec cette question sortie de nul part ? Qu'avait-il en tête pour le regarder subitement avec ce regard de désaxé ?
- On va jouer à un petit jeu. lança le plus vieux après avoir écrasé sa clope sur la table de chevet, tandis qu'il s'empressa de retirer le sweat à capuche bleu marine du châtain, ayant un peu de mal car ce dernier ne se laissait pas faire.
Une fois qu'Eren fut torse nu, Livaï eut un petit temps d'absence. En effet il était littéralement hypnotisé par ce corps mutilé qui se trouvait devant lui. Ses yeux le détaillaient sans aucune retenue, dévorant chaque parcelle de peau meurtrie, chaque plaie qui commençait à cicatriser lentement. Son cou, ses clavicules, ses épaules, ses bras, son torse, c'était une vraie oeuvre d'art. Mais en croisant de nouveau son regard, cela le fit sortir de sa torpeur. Il cligna une fois des yeux, le visage à présent fermé de toute émotion, tandis qu'il posa ses mains à sa ceinture, la débouclant lentement. Une fois cela fait, il tira d'un coup sec afin de la retirer totalement, tandis qu'il ne quittait pas le plus jeune des yeux, impatient de pouvoir enfin tenir sa promesse, et d'ainsi lui montrer la vérité.
Il ne lui fallut qu'un bref instant afin de retourner sa victime sur le ventre, cette dernière se débattant encore de toutes ses forces afin de s'échapper de son emprise. Eren se tortillait dans tous les sens, tout en poussant de nombreuses injures, alors que le brun passa ses mains de force dans son dos afin de nouer ses poignets avec sa ceinture, comme la dernière fois. Lorsqu'il l'eut complètement immobilisé, il lui fit reprendre sa position initiale, sur le dos, le toisant du regard avec un visage qui transpirait de sadisme. Il reprit ensuite la bouteille d'alcool, et la retourna au-dessus de son homologue, le goulot face à ce dernier, laissant le liquide se répandre sur son visage, ainsi que sur son torse. Subitement, le plus vieux reprit sa voix aigüe, celle de son affreuse mère adoptive, l'imitant toujours à la perfection, tandis que le liquide continuait de couler sur le corps du plus jeune.
-Je bénirai le Seigneur en tout temps. Sa louange sans cesse à mes lèvres. Qui regarde vers lui, resplendira. Sans ombre ni trouble au visage. Un pauvre crie : Le Seigneur entend. Il le sauve de toutes ses angoisses. L'ange du Seigneur campe à l'entour de ceux qui le craignent, il...
Le brun ne put terminer sa phrase, étant pris de nombreux petits ricanements, tandis qu'il balança la bouteille, à présent vide, sur le plancher en bois. Il murmura faiblement, d'une voix remplie de dédain, de sa propre voix, tandis qu'il passa sa main sur son visage. " Putain, quelles conneries.". Il se redressa sur le lit, s'asseyant sur les genoux, tandis qu'il remmena le plus jeune contre lui, dos à lui, plaquant ce même dos contre son torse, avant de saisir sa cravate noire, et de l'enrouler lentement autour du cou du châtain. Il vint ensuite murmurer à son oreille, d'une voix calme et maîtrisée.
- Le jeu commence maintenant, Eren. Supplie ton bien-aimé Seigneur de te sauver du mal. Implore sa clémence, qu'il épargne ta misérable vie, qu'il te prouve sur le champ qu'il peut être miséricordieux.
Suite à ces paroles, le plus jeune tourna légèrement la tête afin de croiser le regard de son homologue, l'incompréhension pouvait aisément se lire sur son visage. Qu'entendait-il par "Le jeu commence maintenant ?". Avait-il l'intention de le tuer ? Lui faisait-il comprendre que sans une intervention divine, il le tuerait sans hésiter une seule seconde ? C'était totalement absurde ! Ils savaient très bien tous les deux que rien de surnaturel ne se passerait. Alors était-ce une excuse pour se débarrasser de lui ? Il ne put se poser davantage de questions car il sentit subitement le tissu se tendre brutalement autour de son cou, exerçant une violente pression contre sa gorge. Il entendait très aisément les bruits que le tissu faisaient en se tendant, comme s'il était prêt à se déchirer, tandis qu'il écarquillait les yeux, les lèvres légèrement entrouvertes. Une multitude de gémissements étranglés envahissaient la pièce, tandis que de nombreuses larmes roulaient sur ses joues, glissant de ses yeux grands ouverts. La gorge complètement écrasée, elle le faisait souffrir à un point inimaginable, il avait l'impression qu'elle en avait été déformée.
Il ne pouvait même pas se débattre, subissant cette horrible torture, tandis que ses pieds se tortillaient, se crispaient de façon mécanique. Ses yeux commençaient à peine à s'injecter de sang, alors que ce cauchemar ne venait que de commencer. Trente secondes passèrent, puis quarante, puis cinquante, le temps semblait s'être arrêté tant il paraissait long pour le châtain. Et pendant toute cette agonie, son tortionnaire semblait prendre son pied, sa langue venant caresser de façon malsaine son épaule, puis son cou, avant de venir récupérer les nombreuses larmes qui avaient quittées ses yeux meurtris. Subitement, il finit alors par lui murmurer ces quelques phrases, au creux de son oreille, sans relâcher la prise qu'il avait sur le tissu noir, d'une voix dangereusement vicieuse.
- Tu sais ce qui se passe lorsque tu t'étouffes ? L'accès de l'oxygène à ton cerveau est coupée, ce qui envoie un signal de détresse à ton coeur afin de le ralentir. Ensuite, ton cerveau, dans un effort pour s'auto préserver, bloque subitement toutes les fonctions non-essentielles à la vie. Tes bras, tes jambes, sont vite paralysées, ce qui veut dire que tu deviens prisonnier de ton propre corps, sans pouvoir réagir. Tu ressens alors certainement de la panique, de l'angoisse, et dans le pire des cas, cela peut te provoquer un arrêt cardiaque. Ton cerveau est alors gravement lésé, et en quelques minutes tu es dans un état de mort cérébrale.
Qu'est-ce qu'il racontait ? Eren n'arrivait pas à le suivre dans ses paroles, car tout commençait à tourner autour de lui. Un filet de salive coulait à présent le long de son menton, tandis qu'il n'arrivait même plus à émettre le moindre son, seule sa respiration se faisait entendre dans de petites contraction étranglées. Il sentait de moins en moins ses membres, tandis que les extrémités de son corps étaient complètement paralysées désormais. Et alors que son coeur ralentissait lentement, le brun lui murmura à nouveau au creux de son oreille ces quelques mots, sur le même ton.
- Tu vois, ton Dieu n'en a rien à faire de toi. Tu peux crever comme un chien ici, si je l'ai décidé, rien ne pourra m'arrêter.
Tandis que le plus vieux lui murmurait ces quelques mots, Eren finit par fermer difficilement les yeux, n'ayant plus la force de se débattre. Subitement résigné à mourir, il sentait la vie s'échapper lentement de son corps, tandis qu'il espérait d'abord perdre connaissance afin de ne plus souffrir. Le brun le fixait, le visage fermé de toutes émotions, jusqu'à ce qu'il finisse par relâcher complètement la tension qu'il exerçait sur le tissu. Ce dernier libérant la gorge du plus jeune, il prit une immense et douloureuse inspiration, ses yeux s'ouvrant en grand alors que sa poitrine se gonflait d'air. Il finit par tousser violemment, crachant de nombreuses fois sa salive qui dégoulinait sur son menton et son torse, sous le regard indifférent de son tortionnaire.
- C'est ça la vérité, Eren. Tu ne dois pas avoir foi en une pseudo divinité, inventée par des hommes faibles d'esprits, trop peureux de mourir. Des lâches qui ont peur de vivre, d'affronter le mal. Tu dois n'avoir foi qu'en toi, en ton potentiel, en ton vice. Toute ta vie, tu seras seul, face à tes propres choix. Tu devras prendre seul chaque décision. Prier, demander une aide surnaturelle ne changera rien, ça ne fera que te bercer d'illusions, et ça t'empêchera d'avancer. Mais je suis passé par là, tu sais. Moi aussi j'ai bêtement prié, prié de toutes mes forces, espérant qu'il ne vienne pas dans ma chambre ces nuits-là pour salir mon corps avec toutes ces obscénités. Je priais, encore et encore, restant passif, me laissant faire en espérant qu'une intervention divine agirait à ma place. J'ai été complètement stupide, mais au moins j'ai compris. Moi seul peut changer le cours des choses.
Alors que le châtain se tournait difficilement afin de lui faire face, il le fixait avec une haine à peine cachée, la respiration saccadée. Il tentait tant bien que mal de libérer ses poignets dans son dos. Le cuir de la ceinture lui lacérait la peau, tandis que de nombreuses marques de strangulation violacées ornaient son cou à présent. Face à l'absence de réponse de son homologue, le plus vieux fronça violemment les sourcils avant de venir frapper brutalement son poing contre la joue du châtain, le faisant basculer sur le dos contre le matelas. Il lui lança alors, d'une voix moralisatrice et intransigeante.
- J'essaye de t'éduquer là, alors ne m'ignore pas !
Malgré le violent choc, Eren restait impassible à ses excès de colère, le fixant toujours avec ce regard rempli de haine et de défit. Il n'avait pas peur de lui, il ne l'effrayait plus depuis un bon moment déjà. Ni ses coups, ni ses violentes sautes d'humeur changeraient quoi que ce soit. Il ne ressentait plus de l'effroi envers Livaï. C'était bien plus compliqué que cela. A présent, lorsqu'il le voyait, il n'avait que du mépris pour lui, bien qu'une certaine pitié se faisait ressentir par moment. Et cela pouvait se lire aisément dans ses yeux émeraudes. Alors, sur un ton morgue, il murmura calmement.
- Tu sais ce qui est le plus triste chez toi, Livaï ? Tu es partagé entre ton amour propre et le dégoût que tu as de toi-même. Tu te caches derrière ton grand air supérieur, car tu as peur de cette faiblesse que tu portes constamment depuis ce qui t'es arrivé dans ton enfance. Tu me fais vraiment pitié. J'ai de la peine pour toi. Devoir toujours te mentir à toi-même, vivre comme si rien ne te touchait, que rien ni personne ne puisse t'atteindre, que rien ne pouvait t'arriver. Alors qu'au fond, tu es mort de trouille. Tu as peur que tout cela recommence. Alors tu fais subir ces sévices aux autres pour ne plus être le seul à avoir cette cicatrice marquée au fer rouge. Cela te rassure ? Oui certainement.
Subitement, Eren pencha légèrement la tête sur le côté, sans quitter le plus vieux des yeux, un fin sourire tranchait à présent son visage animé d'une insanité sans pareille. Tandis que deux perles salées roulaient sur ses joues, contrastant complètement avec l'expression actuelle de son visage. Et ce fut alors d'une voix démente, qu'il poursuivit.
- Alors vas-y, continue de me torturer, de me faire mal, de me mutiler, de m'étouffer, de souiller mon corps et mon esprit de tes nombreux vices, j'encaisserai. Mais sache une chose. Tu ne parviendras jamais à me détruire. Quoi que tu fasses, je n'abandonnerai pas, je resterai en vie, je resterai à tes côtés. Et un jour, qui j'espère sera proche, alors que tu ne t'y attendras pas, je viendrai trancher ta jugulaire avec la lame de ton propre couteau, sans aucune hésitation. Je laisserai ton sang gicler abondamment sur mon visage, j'ouvrirai même peut-être la bouche pour pouvoir y goûter. Je te laisserai te vider jusqu'à la dernière goutte, sans jamais quitter tes yeux de mon champ de vision. Je regarderai avec admiration la vie quitter lentement tes iris gris, sans une once de remord.
Au fur et à mesure de son discours, les yeux de Livaï pétillaient de rage, de contrariété, mais aussi d'excitation. Comment osait-il lui parler ainsi ? Même en étant attaché, impuissant, susceptible de subir les pires sévices, il continuait de le défier, de le froisser, de le mépriser. Ce garçon était incroyable. Au-delà de sa stupidité naturelle, il avait cette force mentale incomparable, une force d'esprit indomptable. Bien que cela était propre à cette personnalité, elle éclipsait toutes les autres. Aucun autre Eren n'était aussi fort mentalement pour encaisser tout cela. D'où venait-elle ? Quand l'avait-il créée ? A quel moment difficile de sa vie avait-il dû appeler cette force en renfort ? Ce garçon aux grands yeux verts était fascinant. Livaï en tremblait de plaisir. Jamais il n'avait rencontré un tel énergumène. Mais malgré toute la fascination qu'il lui procurait, il ne laisserait évidemment pas un tel manque de respect impuni.
Il n'avait jamais dû en arriver jusque là pour imposer sa supériorité et sa domination, mais comme dit plus tôt, Eren était unique, un animal sauvage, quasiment impossible à dresser. Et s'il fallait y aller plus fort pour le faire ramper au sol, Livaï allait le faire, avec grand plaisir. Même s'il aimerait garder le plus de rage possible pour la nuit sanglante qui arrivait à grands pas. Il esquissa alors un léger sourire, tout en fixant son homologue, murmurant alors d'une voix menaçante, tout en faisant lentement craquer ses doigts un par un.
- Au début, je pensais que tu étais simplement stupide, voire même complètement fou. Mais je commence à me rendre compte que tu es bien plus énigmatique que ça. Il y a cette pulsion en toi, cette personnalité atypique, complètement différente des autres, qui me ressemble beaucoup. Et si tu la relâchais totalement, tu serais capable de faire de grandes choses, des choses aussi inhumaines que violentes. Tu la retiens, car au fond elle t'effraie, tu as peur de perdre complètement le contrôle, qu'elle n'en fasse plus qu'à sa tête. Et que tu finisses par devenir comme moi. Alors tu la laisses prendre légèrement le dessus lorsque tu es dépassé par les évènements. Elle t'aide à affronter ce qui te semble insurmontable. Tu ne peux pas te passer d'elle, car sans elle, tu serais déjà mort. Eren... Tu es fascinant.
Livaï était excité comme il ne l'avait jamais été. Il se pinçait les lèvres, tandis que son corps tressaillait de plaisir. Puis, subitement, alors qu'il fixait sans retenue son homologue, il finit par lui donner un violent coup de poing au visage. Il le sortit ensuite rapidement du lit, le plaquant brutalement contre le mur, avant de lui porter un violent coup de genou directement au niveau de l'estomac. Le plus jeune, suite à ces deux coups brutaux, ne put se retenir de tousser violemment, son visage grimaçant de douleur. Mais ce fut après le dernier coup que ses jambes finirent par fléchir, le faisant tomber lourdement à genoux sur le sol, face à son tortionnaire. Ledit tortionnaire le toisait du regard, le surplombant totalement, tandis qu'il finit par écraser violemment la nuque du plus jeune avec le talon de sa chaussure. Plaquant donc son visage contre le parquet froid, il finit par esquisser de nouveau un fin sourire, tandis qu'il lança d'une voix arrogante, tout en ricanant faiblement.
- Toi tu veux me tuer ? J'aurai le temps de te tuer cent fois avant que tu ne puisses tenter quoi ce que soit. Et imaginons que tu y arrives, que ferais-tu après ? Je suis le seul en ce monde capable de te comprendre, à t'accepter tel que tu es. Mais, je suis tout de même rassuré. Car tu ne prétends plus m'aimer. Je préfère que tu me haïsses, là au moins, dans ce cas, nous pouvons partager quelque chose.
Soudain, alors que leurs regards se croisèrent, le corps du plus vieux fut assailli par de nombreux et violents frissons. Ce regard, bien plus intense que les précédents, ce regard perçant, menaçant, rempli d'une fureur démoniaque l'avait complètement figé pendant une seconde. Il le rendait complètement fou de désir, un désir plus que malsain. Son sourire s'élargit alors, tandis qu'il murmura à nouveau.
- C'est ça, Eren. Continue de me regarder de cette façon. Ne t'arrête pas.
Il pencha légèrement la tête sur le côté, dans un silence qui ne dura que quelques instants, puis très vite, il le redressa sur ses jambes, avant de venir le plaquer contre le petit bureau en bois, la peau du torse du plus jeune entrait violemment en contact avec la fraicheur de l'objet. Livaï attrapa le tissu noir autour du cou de son jouet vivant, venant ensuite bâillonner sa bouche avec, afin de le réduire au silence. Il attrapa ensuite un des couteaux dans son sac de sport, le posant sur le bureau, à quelques centimètres du visage du châtain, avant de venir susurrer à son oreille, de sa voix démente.
- Avant que je ne te viole sauvagement jusqu'à ce que tu perdes connaissance, on va jouer à un petit jeu toi et moi.
Suite à cette menace, il vint détacher ses poignets qui étaient jusqu'à présent prisonniers par le cuir de la ceinture. Il en saisit un seul, venant ensuite plaquer la main frêle et tremblante du châtain à plat sur le bureau, ouverte en éventail, face à son visage. Eren tentait de se débattre comme il le pouvait, mais l'emprise de son ainé était bien trop forte. De plus, il était à présent dans l'incapacité de s'exprimer, ne laissant alors que de simples gémissements de colère et de frustration se faire entendre.
-La seule raison pour laquelle tu ne subis pas le même sort que mon ancien assistant, c'est parce que tu m'amuses. Mais ne tire pas trop sur la corde, Eren. Tu risquerais de le regretter. Prends cette punition comme un avertissement, ce sera le dernier.
A la fin de sa phrase, il baissa violemment le pantalon ainsi que le sous vêtement de son jouet, ne tardant pas à le pénétrer avec une violence inouïe, sans se préoccuper du hurlement étouffé qui parvenait à ses oreilles. Dans cet état de démence totale, rien ne pouvait plus l'arrêter, il était comme possédé par ses vices, prisonnier de ses pulsions les plus sombres et inhumaines. Mais malgré cette pénétration brutale, il ne bougeait pas, comme figé. Soudainement, il saisit le couteau de sa main libre, gardant toujours celle du châtain à plat contre le bureau, admirant la lame d'une manière folâtre, avant de s'exprimer de sa voix grave et enrouée.
-Le jeu est simple. Je dois planter le couteau entre chacun de tes doigts, le plus rapidement possible sans les toucher. Je te préviens, je suis plutôt doué à ce jeu. Mais je ne sais pas si je vais avoir autant de dextérité une fois que le plaisir de te culbuter prendra complètement possession de mon corps.
Toujours en resserrant violemment la prise sur le poignet du plus jeune, il commença alors à planter lentement la lame entres ses longs et fins doigts, tandis qu'il entamait de nombreux et violents coups de bassin, faisant hoqueter le châtain de douleur. Plus les secondes passèrent, plus les coups de couteau s'accélérèrent, tandis que Livaï s'enfonçait toujours plus profondément en lui, l'adrénaline montant en flèche dans tout son être. Et ce fut au bout de quelques minutes, qu'il finit par maladroitement planter le bout de la lame dans le majeur du plus jeune, lui arrachant alors un virulent cri étouffé.
Eren avait les yeux plissés, son visage grimaçant d'une furieuse douleur, et c'était loin de s'arrêter. Une fois que ce monstre avait pu apercevoir ne serait-ce qu'une goutte de son sang, il prit alors un malin plaisir à marteler sa main de coup de couteau, d'une façon bien intentionnelle. Il pouvait l'entendre rire d'une façon névrosée, tandis que le désaxé continuait de le violer sans aucune compassion. Eren sentait la lame pénétrer sa chair sans retenue, sentant sa main meurtrie s'enflammer, et se vider peu à peu de son sang. La douleur était si intense, que tout le reste de son corps était endormi. Il ne sentait plus rien à par ces abominables perforations qui lui martelaient le dos de la main. Il tentait de se débattre, mais la prise qu'avait son bourreau sur son poignet lui l'en empêchait, le forçant à garder sa main grande ouverte sur le bureau, et à subir cette torture, impuissant. Il n'avait jamais eu aussi mal de toute sa vie, et plus les minutes passèrent, moins il avait conscience de ce qui l'entourait.
La vision floue, il apercevait le brun venir lécher avec avidité le liquide écarlate qui fuyait de ses nombreuses plaies. Malgré la violence exercée sur le bas de son corps, il ne sentait plus rien, il ne voyait plus rien. Il était complètement prisonnier de cette douleur insupportable qui le lançait affreusement, jusqu'à ce que son cerveau ne puisse plus suivre. Et ce fut après avoir lutté pendant de nombreuses minutes, qu'il perdit lourdement connaissance, abandonnant le combat, laissant son corps totalement vulnérable, telle une poupée de chiffon.
Subitement, après avoir commencé de nombreuses minutes auparavant, le brun finit par atteindre une extase qu'il n'avait jamais soupçonnée. Dans un dernier et puissant coup de bassin, il atteignit alors l'orgasme, dans un gémissement rauque, relâchant l'arme blanche tachée de rouge qui tomba lourdement au sol, tandis qu'il prit appui sur le bureau afin de reprendre ses esprits après cet ultime et intense instant. La respiration saccadée, il fut surprit de ne plus entendre le moindre gémissement de la part de sa victime. Et ce fut lorsqu'il recula de deux bon pas, qu'il se rendit compte de la situation. Le corps inerte de son partenaire glissa lentement le long du bureau, avant de s'écrouler lourdement au sol dans un bruit effrayant.
Le brun s'assit lentement sur le bord du lit, continuant de fixer le plus jeune qui n'avait plus bougé depuis sa chute, tandis qu'il se grilla une cigarette après avoir passé sa langue sur ses lèvres, libéré de toute cette frustration sexuelle. Il murmura alors ces quelques mots, soufflant lentement la fumée épaisse de sa cigarette. Il était enfin prêt à passer à l'étape supérieure, ayant de nombreux comptes à rendre avec ses parents adoptifs.
- Merci pour ce moment unique, Eren.
To be continued...
