[NDA: Salut à toutes ! Désolée pour le retard, j'ai été malade pendant plusieurs jours, et ce n'est pas fini malheureusement, du coup j'ai mis du temps à écrire la suite. Je tenais à vous remercier pour vos reviews, ainsi que pour avoir mis mon histoire en favoris, merci à ceux qui me suivent aussi et qui me lisent ça me fait super plaisir. Ca me motive à fond pour poster la suite le plus vite possible ! Merci beaucoup ! Je vous souhaite une bonne lecture, n'hésitez pas à me donner votre avis, ça me fera très plaisir. A la prochaine !

Kaishi-Sensei : Oui je sais que tu détestes ça, mais il faut bien que je vous tienne en haleine, hein, et j'avoue je suis un peu sadique aussi. Mdrrr Alors, comme je l'avais mentionné dans Messages Codés, Eren c'est comme une cocotte minute prête à exploser mdrr. Donc plus Livaï s'amuse à le tourmenter, à alimenter chacune de ses personnalités en les poussant toujours plus loin, plus le trouble d'Eren empire, ce qui est normal, mais ce n'est pas tout (Je ne vais pas en dire plus pour ne pas te spoiler haha) d'ailleurs, il en va de même pour Livaï, sans la présence d'Erwin, il n'a plus aucune limite, plus personne pour faire la police et le remettre en place, alors il se lâche complètement. Sinon ça va tu as bien compris les personnalités de notre Eren, même si tu n'as pas tout vu. ;) Ne te tourmente pas trop avec la fin de cette histoire, tu verras bien (bon je sais que c'est facile à dire, mais je suis pareille quand je lis une fiction, j'ai trop peur d'être déçue de la fin. xD ). Oui c'est sûr, j'ai complètement abandonné l'idée de romance quand j'ai commencé cette fiction, mais il y a pleins d'autres types de relations toutes aussi intéressantes, c'est prévu. Mdrrr Merci beaucoup pour ta review, je suis émue que ce soit la plus longue que tu aies écrite, ça me touche beaucoup ! Je te souhaite une bonne lecture, à la prochaine ! :)

Aamy: Merci pour ta review et ce n'est pas grave si tu as du retard, ça me fait toujours aussi plaisir de lire ton ressenti ! ^^ Je ne dis rien, tu verras bien dans ce chapitre comment il va s'y prendre, si ça va être un carnage et comment Eren va réagir, j'ai d'ailleurs hâte de savoir ce que tu en penseras. Mdrrr Livaï avait très peur de ses tortionnaires lorsqu'il les avait fuis, mais il n'y avait rien d'autre, juste de la peur et de nombreux traumatismes inoubliables. Mdrr Bon je ne réponds pas à toutes tes questions et tes suppositions, mais oui Eren a encore beaucoup de choses à dévoiler et à prouver ! Livaï s'est énervé après Eren car pour lui, après avoir subit ce genre de sévices il devrait simplement être effrayé, comme lui l'avait été, alors il ne comprenait pas, c'est pourquoi il était en colère. ^^ Ah ouais non mais ne t'inquiète pas, les lemons n'iront jamais jusque là, au secours. MDRRR Merci pour ta review, ça me fait toujours autant plaisir, et merci pour les compliments fdkndf. Bonne lecture ! ;) ]


/!\ Scène de torture présente dans ce chapitre, âmes sensibles s'abstenir. /!\

Suite à cet ordre indiscutable, Eren obéit simplement sans poser de questions. Il saisit alors l'homme en passant ses bras sous les aisselles de ce dernier, afin de le traîner lentement et difficilement jusqu'aux escaliers qui menaient au sous-sol aménagé, sa main étant encore douloureuse. Une fois en bas, il reposa le corps inerte au sol, tout en poussant un long soupir, essoufflé par cet effort, mais il n'eut malheureusement pas le temps de se reposer davantage, car son partenaire ne tarda pas à exiger un autre service.

-Remonte et ramène-moi deux chaises, dépêche-toi. dicta-t-il d'un ton sec, sans même prendre la peine de le regarder.

Le comportement de son ainé le glaçait d'effroi. La tension était insoutenable, car il savait que ce n'était plus qu'une question de temps avant que les abominations ne commencent. Il s'exécuta alors sans dire un mot, le coeur battant à la chamade dans sa poitrine tandis qu'il grimpa les escaliers deux par deux, en plissant de nombreuses fois les yeux, comme pour garder son calme, ne pas céder à la panique. Pendant son absence, le plus vieux n'était absolument pas dans un meilleur état. Pris d'une violente angoisse, l'arme à feu dans sa main qui se balançait légèrement le long de son corps. Sa respiration se faisait saccadée, tandis qu'il fixait les deux personnes inconscientes, posée sans réelle considération sur le sol, comme de vulgaires objets.

Il ferma lentement les yeux, comme pour que sa raison reprenne le dessus, tandis qu'il passa sa main libre sur son visage, puis dans ses cheveux, en poussant un long soupir. Il devait se souvenir. Se rappeler de toutes les souffrances qu'il avait dû endurer depuis le premier jour où il avait logé dans cette infâme maison. "Souviens-toi. Souviens-toi. Souviens-toi." Il ne cessait de se le murmurer pour lui-même, afin de faire renaître sa rage, comme un feu presque éteint, que l'on tenterait de rallumer. Et tous ses douloureux souvenirs revinrent très rapidement dans de nombreux et insoutenables flashbacks. Malheureusement de courte durée, car le châtain revint rapidement avec deux chaises en métal, le sortant de ses immondes pensées.

- Je... Je les mets où, Livaï...? demanda d'une petite voix Eren, tandis qu'il s'était rendu compte de l'état plus que suspect du plus vieux.

Le plus vieux ouvrit de nouveau les yeux, croisant le regard peu rassuré de son cadet, tandis qu'il finit par lui montrer où placer les deux objets. Il pointait le centre de la pièce à l'aide du bout du canon de son arme, lui répondant sèchement.

- Ici. Tu vas m'aider à les mettre dessus et les attacher.

Ils prirent chacun un corps, Eren tenait celui de la femme, tandis que Livaï portait celui de son ancien père adoptif. Ils les installèrent chacun sur une chaise, avant que l'ébène ne saisisse le ruban d'adhésif pour colis dans son grand sac noir. Il s'accroupit face à l'homme tenant sur la chaise, puis informa son homologue, toujours d'une voix intransigeante.

- Regarde-moi faire, et fais-en de même pour cette garce.

Suite à ces paroles, Livaï déroula délicatement le ruban adhésif dans un bruit vif, nouant les poignets de l'homme derrière la chaise, en faisant plusieurs tours avec afin qu'il ne puisse pas s'en défaire. Il fit de même pour ses chevilles, les attachant solidement aux deux pieds de la chaise, le rendant totalement impuissant. Quelques secondes plus tard, Eren en fit de même pour la femme après que Livaï lui ait donné le rouleaux d'adhésif, veillant à ce qu'il soit bien serré à la chaise.

Ils patientèrent tous les deux, assis sur le sol froid, attendant avec calme que les deux futurs torturés se réveillent. Du moins seul Livaï était calme. Eren c'était autre chose. Le pauvre ne cessait de trembler et de mordiller avec violence ses lèvres et l'intérieur de ses joues tant il était angoissé. Son estomac refaisait des siennes, tandis qu'il regardait tout autour de lui, empli d'une paranoïa excessive. Lorsque Livaï se rendit compte de son état, il ne put s'empêcher de le fixer avec dédain, avant de finalement venir saisir sa main, presque à contre coeur. Il entrelaçait ses doigts avec les siens, espérant que ce geste inattendu et d'une douceur sans pareille puisse le calmer quelque peu. Il le fixait à présent, le visage neutre, tandis qu'il assistait silencieusement à la reprise de confiance du plus jeune. Cela semblait marcher, et ça enchantait le plus vieux, car ce geste tendre lui avait demandé un effort surhumain. Mais il n'avait pas eu le choix, car il n'avait pas le temps de s'occuper du châtain, il avait déjà beaucoup à faire. Eren ne put s'empêcher de lui sourire faiblement, comme pour le remercier de lui être venu en aide, bien que ce sourire n'avait été absolument pas réciproque. Il ne fallait pas trop en demander à notre sadique, ce qu'il avait fait jusque-là avait été énorme.

Subitement, un faible gémissement de douleur attira l'attention de nos deux protagonistes. La femme avait repris conscience la première, les observant tout en fronçant les sourcils, car elle avait encore la vision floue. Livaï poussa un long soupir, avant de se relever lentement, se dirigeant alors vers son sac de sport afin d'en sortir la combinaison de protection, rangeant l'arme à feu à la place. Il lança un dernier regard à son partenaire avant d'enfiler le vêtement intégral, comme pour lui dire que tout allait bien se passer, même si son visage était à présent fermé de toute émotion. Il était dans un état que le châtain ne pouvait décrire, il était effrayant. Seule sa tête n'était pas vêtue, la combinaison blanche s'arrêtant au niveau de son cou, légèrement resserré à l'aide de deux cordelettes, la capuche restait tombante sur ses omoplates. De l'extérieur, il semblait calme, comme si rien ne pouvait l'atteindre, mais à l'intérieur, il bouillonnait d'impatience, plus déterminé que jamais.

Tandis que la femme commençait déjà à les supplier de les relâcher, elle et son mari, le plus vieux se rendit compte d'une chose importante. La batte de baseball à la main, la laissant légèrement balancer le long de son corps, il s'approcha alors lentement d'elle, avant de la fixer de façon insistante, tout en penchant la tête légèrement sur le coté, surpris.

- Tu te fous de moi là ? Tu ne me reconnais pas ? Sérieusement ?

Sa voix monocorde teintait dans toute la pièce, plongeant cette dernière dans une atmosphère sépulcrale, indiquant inconsciemment de la suite des évènements. La femme tenta alors à nouveau de le supplier, ne prenant même pas en compte ses questions, car la panique et la peur avaient totalement raison d'elle.

- S'il vous plaît, partez, laissez-nous, nous ne dirons jamais rien à personne, vous avez ma parole, je vous en supplie...

Livaï écoutait ses jérémiades sans vraiment le faire, complètement apathique. Il se mordait simplement la lèvre inférieure, tout en la toisant du regard, tandis qu'il finit par lancer, toujours sur le même ton.

- T'as réellement fini par m'oublier, après tout ce que tu m'as fait, tu oses encore me décevoir. il se retint d'esquisser un sourire, avant de finalement se tourner vers le châtain, tout en haussant les épaules, mimant faussement un air compatissant. Tu vois, Eren, ils finissent tous par te supplier, à ramper comme de la vermine lorsque c'est toi qui as le dessus, lorsque tu menaces leurs misérables vies. Et ils te supplient, encore et encore, espérant que tu vas les laisser en vie, tout arrêter parce qu'ils te l'ont demandé gentiment. Comme si t'allais le faire, ils sont d'une stupidité, ça me rend malade.

Il finit par se baisser afin de saisir le ruban adhésif, avant d'en couper une bande, d'une quinzaine de centimètres, puis il vint la plaquer sans aucune douceur contre la bouche de la femme, pour qu'elle arrête de parler. Il en mit une autre sur celle de l'homme toujours inconscient, n'ayant pas non plus envie d'entendre ses jérémiades lorsqu'il serait éveillé. Il se plaça alors de nouveau face à la femme d'une cinquantaine d'années, toujours la batte de baseball à la main, au bout de son bras tombant, tandis qu'il la fixait avec mépris. Il s'adressa alors à elle après avoir fait mine de réfléchir quelques secondes.

-" Ô Dieu, aie pitié de moi à cause de ton amour ! Ta tendresse est immense, efface mes torts. Lave-moi complètement de mes fautes, et de mon péché, purifie-moi", lança-t-il sur une pointe de moquerie, sans la quitter des yeux, le regard plus qu'effrayant. C'est ce que tu me disais avant de me plonger dans cette baignoire remplie de glaçons, tu t'en souviens ?

Les yeux de la femme s'agrandirent considérablement à ses dires, laissant comprendre alors qu'elle semblait reconnaitre le jeune homme en face d'elle. Sa surprise étant si grande que l'on pouvait croire qu'elle ne pensait pas sa présence en ces lieux possible, et pourtant il était bel et bien là. Tel un esprit vengeur, il était ici pour soigner son âme meurtrie.

-Moi le monstre, le diable pécheur, l'enfant qui avait tué ses propres parents, en bonne chrétienne que tu étais, tu te croyais dans le juste en voulant me punir, me délivrer du mal, en m'infligeant tous ces sévices inhumains, continua-t-il sur un ton pleins de reproches mais toujours aussi calme et terrorisant. Jamais ça ne t'a traversé l'esprit, jamais tu t'es demandée si le fait de faire subir tout cela à un enfant n'allait pas envenimer les choses ? Parce que c'est ce que tu as fait, c'est toi qui m'a rendu comme ça, tu as créé ce monstre qui se tient devant toi ce soir. Et tes putains de tortures quotidiennes, je vais te les rendre au centuple. J'espère que je vais te faire tellement mal, que ton misérable coeur finira par lâcher sous la douleur.

Il fit une pause dans son récit, le visage toujours fermé et incroyablement calme, tandis qu'il prit son paquet de clopes dans la poche de son sac noir, afin de s'en griller une. Lors de la première inhalation, il ferma lentement les yeux, comme pour la savourer, tout en murmurant faiblement, mais assez pour que les deux spectateurs l'entendent.

- J'ai vraiment hésité vous savez. Ce soir, j'aurai pu me droguer pour m'aider à réaliser tout cela. Mais je ne l'ai pas fait, tout d'abord car je voulais quand même avoir l'esprit clair et ne pas oublier la moindre seconde, mais aussi car mon dernier père adoptif m'avait aidé à décrocher. Je suis clean depuis un peu plus d'un an, c'était la condition pour qu'il m'offre l'opportunité d'avoir une vie normale, je ne voulais pas gâcher tous ses efforts. Alors je vais me contenter de fumer, ce que j'ai toujours fait depuis ce jour-là. On dit qu'on se débarrasse d'une addiction en la remplaçant par une autre, et c'est le cas.

Il ne savait pas vraiment pourquoi il racontait tout cela, peut-être pour se justifier, pour qu'on essaye de le comprendre. Il poussa un long soupir tout en se replaçant devant la femme, tirant longuement sur sa cigarette avant de souffler la fumée épaisse et blanche, sans rompre leur échange de regards, puis il poursuivit d'une voix beaucoup plus audible.

- On va procéder par élimination. De quoi n'as-tu plus besoin à présent ? De tes yeux ? Non, je veux que tu me regardes jusqu'au dernier instant où tu finiras par crever comme une chienne. il baissa alors le regard le long de son corps, avant de très légèrement sourire, tandis que ses yeux se stoppèrent au niveau de ses jambes. J'ai trouvé, vu que tu es confortablement assise et bien installée, tu n'as donc plus besoin de tes genoux.

Suite à ces paroles, la femme le fixait avec de grands yeux, le suppliant du regard en secouant vivement et négativement la tête, tandis que de nombreuses larmes roulèrent sur ses joues. Il prit alors le bout de l'objet en bois à l'aide de ses deux main, puis il le laissa s'écraser contre son premier genou, dans un coup violent et sans aucune hésitation. Les nombreux clous s'enfoncèrent dans la chair, le bruit des os qui craquèrent étaient écoeurants pour le plus jeune alors qu'un violent cri étouffé emplit la pièce, la plongeant dans une atmosphère à présent insoutenable. Mais l'ébène n'en avait pas terminé, et sans tarder, il s'attaqua alors au deuxième sans perdre de temps, lui infligeant exactement le même sort qu'au premier.

Le tapage que les cris de douleur causèrent eurent raison de l'homme, qui finit par émerger lentement de sa somnolence. L'incompréhension pouvait se lire aisément sur son visage, ainsi que de l'effroi lorsqu'il comprit enfin dans quelle situation il était. Après avoir longuement regardé sa femme souffrir le martyre, la panique s'en prit à lui à son tour, tandis qu'il fixait à présent le jeune homme responsable de ce carnage sans nom. Lorsque leurs regards se croisèrent, le visage de Livaï devint subitement plus dur, tandis qu'il le dévisageait avec un dégoût absolument pas dissimulé. Le bout de l'objet tenant dans sa main était couvert de sang, tandis que quelques gouttes de ce liquide écarlate tombaient sur le sol en béton.

- Enfin tu es de retour parmi nous, lança Livaï d'un ton faussement amusé. Ne t'en fais pas, je vais bientôt m'occuper de toi, dès que j'en aurai terminé avec cette sorcière, alors sois patient et profite du spectacle.

Il avait prononcé la fin de sa phrase tout en s'étant approché de lui, tirant longuement sur sa cigarette. Il caressa lentement et d'une manière angoissante la joue de l'homme à l'aide du dos de sa main. Son attention se porta ensuite à nouveau sur sa première victime, tandis qu'il se replaça en face d'elle, s'accroupissant lentement, afin d'être à son niveau, prenant le temps de fumer et de savourer sa dose de nicotine. Il plongea son regard de désaxé dans le sien qui transpirait la douleur et le supplice qu'elle venait d'endurer. Livaï s'en délecta sans s'en cacher d'ailleurs. Il lança ensuite, d'une voix faussement amusée, mais tout de même assez sérieuse.

- Tu sais, le Moyen-âge était une époque fascinante. La religion était à son apogée, et ils avaient beaucoup d'imagination en ce qui concernait les méthodes de torture. Ils étaient vraiment très ingénieux, par exemple, tu savais qu'ils pouvaient brûler vive une femme parce qu'elle était soupçonnée de sorcellerie ? Mais parfois, ils étaient plus indulgents que cela, s'ils avaient un doute sur sa culpabilité. Ils la jetaient alors du haut d'une falaise. Si elle mourait, c'était qu'elle était innocente, et ils se déculpabilisaient en se disant que de toute façon elle était partie rejoindre leur Dieu. Mais si elle survivait à sa chute, elle était considérée donc comme sorcière et ils allaient la récupérer afin de l'attacher sur un bucher pour ensuite la brûler. Tout cela est passionnant, vraiment. Mais je trouve que ces méthodes sont encore beaucoup trop douces pour toi. Je veux que ce moment dure le plus longtemps possible, tu comprends cela ?

Il esquissa alors un faux et large sourire, avant de se relever, laissant l'objet en bois, souillé du sang encore frais, tomber lourdement sur le sol, tandis qu'il écrasa le mégot de sa clope sous la semelle de sa chaussure. Il saisit ensuite un des couteaux dans son sac, le plus gros, avant de revenir face à elle, léchant maladivement la lame sur tout son long avec le bout de sa langue.

- C'est de ta faute si je suis comme ça, tout est de ta faute tu dois l'admettre, lança-t-il avec une pointe de colère dans la voix.

Il passa maladroitement sa main sur son visage, puis dans des cheveux tout en poussant un long soupir, comme pour rester lucide et ne pas se laisser emporter par cette folie meurtrière qui voulait déjà le consumer tout entier. Mais un ricanement finit par passer ses lèvres charnues et étirées d'un faible sourire, tandis qu'il déclara ces quelques mots, plongeant ses trois spectateurs dans une angoisse et une ambiance funeste.

- Je vais t'écorcher vive, morceau par morceau, jusqu'à ce que ton corps refuse d'encaisser une seconde de plus la douleur atroce que je vais t'infliger.

Et sans en dire davantage, il vint alors taillader avec la lame du couteau, de façon maladroite, les vêtements de la femme, la laissant en sous-vêtements sur la chaise, sa peau pâle étant à présent à la totale merci de ce fou furieux qui était jadis son fils adoptif. La femme tentait de se débattre, hurlant à pleins poumons sous la panique et l'envie indiscutable de survivre, de ne pas subir toutes ces choses atroces en se laissant faire. Pourtant elle était impuissante, et son mari aussi, il se contentait de fixer le jeune homme aux cheveux noir, tentant de le supplier de ne pas la toucher. Malheureusement dépourvu d'empathie, Livaï ne cédait pas sous ces touchantes supplications, il n'aurait aucun mal à commettre de telles atrocités, car il lui manquait quelque chose qu'un être humain normalement constitué possède en général.

Et ce fut alors, complètement indifférent, qu'il saisit la peau de son bras, avant d'en arracher une parcelle, d'une dizaine de centimètres de diamètre à l'aide de la lame du couteau, sous un nombre incalculable de hurlements déchaînés et étouffés de la part de la femme et de son mari. Et il continua, encore et encore, ses mains habillées par les gants blancs se tintèrent de rouge de façon instantanée. Il ne semblait pas jouir de la situation, il restait calme, le visage sérieux et apathique, ne se demandant pas une seule seconde à quelle intensité la douleur pouvait-elle être ressentie, car il n'en avait guère le besoin, aucune compassion, aucun apitoiement. Il était comme n'importe quelle personne qui serait simplement en train de couper son steak de viande pendant son repas, sans aucune émotion particulière, comme si tout cela était normal.

Mais ce n'était pas le cas de tout le monde, car outre les deux personnes assises sur leurs chaises, il y avait un troisième spectateur non loin du bourreau sadique. Et il ne semblait pas particulièrement apprécier le spectacle que lui offrait ce dernier. Eren ne cessait de pleurer, partagé entre le dégoût et la tristesse d'assister à cela, tandis qu'il était pris d'une violente panique, cette dernière le faisant claquer des dents d'une façon plus que nerveuse. Il ne tenait pas en place, assit sur ce sol froid, il se tortillait dans tous les sens, comme s'il voulait être n'importe où sauf dans cette pièce de malheur.

Et lorsque son état se fit remarquer, l'attention du plus vieux se dirigea donc vers son petit châtain. Il stoppa tout mouvement, laissant la femme mutilée dans un état lamentable après l'avoir massacré sur presque la totalité de son corps. Il tourna le visage en direction du plus jeune, avant de pousser un long soupir, consterné face à autant de faiblesse de sa part. Il ferma brièvement les yeux, puis il se redressa afin de se diriger vers lui. Il s'accroupit lentement face à lui, posant le couteau taché de sang sur le sol, avant de plonger son regard dans le sien. Eren était dans un état lamentable, son esprit n'arrivant plus à supporter tant de violence et de barbarie, il avait complètement pété les plombs. Ses dents ne cessaient de claquer, la respiration saccadée, le corps tremblant de façon alarmante, le regard fuyant, il transpirait la terreur.

Il ne cessait de murmurer très faiblement, de façon presque inaudible, toujours la même chose. " Je t'en prie, reviens. J'ai besoin de toi." Livaï ne tarda pas à comprendre qu'il s'adressait à son autre lui, celui qui aurait le courage d'assister à tout cela, celui qui avait autant d'apathie que lui, celui qui lui avait promis son soutien. Malheureusement, il ne semblait pas vouloir faire acte de sa présence. Et c'était pour cela qu'Eren paniquait autant, ayant comme le sentiment d'avoir été lâchement abandonné par la personnalité en qui il avait le plus confiance. Livaï le comprenait parfaitement, il comprenait la situation, mais était impuissant. Malgré cela, il tenta tout de même d'arranger la situation du mieux qu'il le pouvait. Toujours dans cette optique d'un effort surhumain, il finit par s'adresser à lui, d'une voix ferme comme pour le secouer.

- Eren. Regarde-moi. Oublie ce qu'il se passe et regarde-moi. Seulement moi et rien d'autre.

Lorsque le concerné posa enfin son regard sur son interlocuteur, ce dernier passa alors délicatement sa main couverte de sang sur la joue du plus jeune, dans un geste étonnement lent et doux. Il caressa avec une tendresse surprenante sa joue à l'aide de son pouce, l'enduisant sans le vouloir de ce liquide écarlate, tandis qu'aucun d'entre eux ne rompaient l'échange de regards. Il ne savait pas vraiment pourquoi il faisait tout cela, pourquoi il se donnait tant de mal, mais il le faisait, il tentait de le rassurer, comme il le pouvait. Enfin, il avait quand même une petite idée, certainement car il ne voulait pas que son complice se transforme en un boulet ingérable. Mais ce n'était pas tout, il ressentait quelque chose d'assez fort, malgré-lui, un certain intérêt pour le châtain, chose qu'il n'avait jamais eu pour personne d'autre. Et de le voir dans cet état, par sa faute, le faisait réagir.

Voyant que ses efforts n'étaient pas vains, il fixait silencieusement son homologue qui se calmait peu à peu, bien que son regard effrayé ne disparaissait pas. En réalité, cet excès de faiblesse dégoûtait Livaï en temps normal, mais cette fois-ci, cela ne lui faisait ni chaud ni froid. Gardant sa main sur la joue du châtain, il vint alors lentement mais subitement déposer ses lèvres contre celles de ce dernier, entamant un doux et rassurant baiser, qui contrastait complètement avec sa façon de faire habituelle, comme si le plus jeune n'était pas la proie prioritaire de sa colère, et c'était absolument le cas. Eren semblait subitement interdit par ce geste inattendu, mais il se laissa vite gagner par l'envie de répondre à ce baiser atypique, fermant lentement les yeux, tandis que le noiraud rendait ce dernier de plus en plus passionné, dévorant ses lèvres avec une délicatesse qu'il ne lui connaissait pas. Dans cette atmosphère morbide, devant ce corps souillé et mortifié, ils avaient pour la première fois, un échange, un baiser normal, les rendant presque communs. Oubliant tout ce qu'il pouvait se passer autour, cette douce attention était leur seule préoccupation, du moins pendant quelques minutes.

Car un bruit les ramena à la réalité. Un bruit sourd et plutôt inquiétant qui semblait venir du premier étage. Ce fut alors un Livaï préoccupé qui rompit le baiser, avant de fixer son partenaire avec de nouveau un visage effrayant, tandis qu'il lui ordonna d'un ton ferme.

- Va voir ce qu'il se passe à l'étage, je reste ici pour finir le travail.

To be continued...