[NDA: Salut à toutes ! Alors, je dois vous dire, ne vous inquiétez pas, même si mes chapitres mettent un peu plus de temps à arriver que pour ceux de Messages Codés, sachez que j'ai toujours autant d'inspiration, mais malheureusement moins de temps pour écrire, d'où le retard... Voilà voilà, je vous souhaite une bonne lecture pour ce chapitre 6, n'hésitez pas à me donner votre avis, ça me fera super plaisir ! ^^
Lottie: Je me sens assez insultée de voir que tu penses que ça pourrait être un chat ou un fantôme, quand même... J'aime les clichés mais pas aussi pourris et prévisibles. xD D'ailleurs j'ai lu le chapitre 34 de KS mon dieuuu je suis fan de ce truc. *-* Merci beaucoup pour ton soutien, et j'espère que tu vas bien, que tu ne croules pas trop sous le travail ! ^^
Fairy-Piece: Merci beaucoup d'avoir pris le temps de me laisser ton ressenti et ne t'en fais pas je comprends ! :) Ah oui c'est vrai qu'après que tu l'aies dit, je me suis rendue compte que je ne développais pas assez, alors j'ai essayé de ne plus faire pareil par la suite ! Après en ce qui concerne le passé des personnages, c'était fait exprès, afin de ne pas tout dévoiler tout de suite. ^^ En tout cas merci beaucoup pour tous ces compliments ça me fait super plaisir ! Alors oui, c'est totalement ça, Eren est schizophrène et ça se voit de plus en plus depuis qu'il traine avec l'autre maboul aux cheveux noirs. xD Alors non, comme je l'ai dit, je ne vous manquerai pas de respect à ce point avec le troll du chat. Mdrrr Mais tu auras ta réponse dans ce chapitre. Merci beaucoup encore, je te souhaite une bonne lecture ! :)
Aamy : Ouiii j'aime vous frustrer, je l'avoue mdrr. T'as très bien décrit notre Satan, c'est trop ça, le gars les seules fois où il rigole c'est quand il est en pleine folie. xD Tant mieux que ma scène de torture ne t'a pas répugnée, ce n'était pas le but en plus, surtout que j'adore moi, mais comme je t'avais dit, juste quand cela est fictif, sinon ça ne marche pas. xD MDRR Non mais t'as tout juste jpp, oui la personnalité d'Eren le boude comme un gamin enfin bref elle est aux abonnés absents, au plus grand désespoir de notre naïf de compet'. MDRR Oui le seul moment où j'aime mettre de la tendresse, c'est lorsque l'abomination n'est pas très loin, j'assume. xD Cette scène où Mikaconne se déclare à Eren, il y a un tel manque de respect mon dieu... Pire que la friendzone de Jorah dans GOT (Je ne sais pas si tu regardes mais c'est aussi un gros manque de respect. XDD ) Oui je pense que tu t'en rappelles aussi, je te l'avais mentionné une fois parmi une de mes réponses en mp. ;) Merci beaucoup pour ton soutien et tes magnifiques pavés, je te souhaite une bonne lecture ! ^^ ]
/!\ Scène de torture dans ce chapitre (Encore...). Âmes sensibles, s'abstenir. /!\
Eren le fixait toujours avec de grands yeux suite à cet ordre, pas franchement convaincu de devoir monter seul à l'étage après le bruit inquiétant qu'ils avaient entendu. Mais Livaï semblait intransigeant, et n'avait pas l'intention de revenir sur sa décision. Le châtain mordit alors violemment sa lèvre inférieure, réfléchissant un instant. Après tout, c'était l'occasion pour lui de quitter ce sous-sol et de ne plus avoir à assister à cette boucherie. C'était certainement le meilleur choix qui s'offrait à lui, à présent. Il se demandait même si, après son départ, Livaï ne se lâcherait pas complètement. Comme s'il se retenait inconsciemment devant lui. Ce n'était qu'une impression, mais cela lui semblait tellement réaliste.
Après avoir passé quelques secondes à réfléchir, il finit par hocher doucement la tête, puis il se releva difficilement, suivi par son homologue, ce dernier ne tardant pas à aller fouiller de nouveau dans son sac de sport, avant de lui remettre un objet qui surprit le plus jeune.
- Prend-le et ne te retiens pas de t'en servir s'il le faut, lança l'ébène en lui tendant l'arme à feu silencieuse.
Eren la prit mollement dans sa main, rongé par l'hésitation, tandis qu'il le fixait avec un air peu convaincu. Il poussa un faible soupir, puis après avoir hoché très légèrement la tête, il finit par emprunter les grands escaliers, les jambes flageolantes, quittant finalement ce sous-sol froid et lugubre. Livaï le regardait partir, comme pour s'assurer qu'il serait effectivement seul dans cette pièce à présent, puis il finit par souffler vivement, tout en posant sa main sur ses yeux, comme pour se concentrer à nouveau sur ce pourquoi il était ici.
Il était franchement déçu de l'attitude du plus jeune, il espérait tout au fond de lui qu'ils auraient pu partager cela, qu'il lui donnerait un coup de main, qu'il se serait montré aussi barbare que lui. Mais ça n'avait pas été le cas, il avait eu une réaction complètement commune, et Livaï était désenchanté, la personnalité sombre d'Eren ne s'était pas manifestée. Malgré tous ses efforts, elle ne prenait jamais le dessus, elle n'était encore que secondaire. Jusqu'où devait-il aller pour qu'elle prenne totalement le monopole de son corps et de son esprit ? Devait-il aller encore plus loin ? Il finit par secouer vivement la tête, comme pour débarrasser son esprit de ces pensées futiles, puis il finit par se retourner lentement vers l'homme, qui lui, était complètement dépité, dépassé par les horreurs auxquelles il venait d'assister. Tous ces sévices que sa femme avait endurée avaient brisé son esprit.
Livaï le regardait avec un regard haineux à peine caché, reprenant le couteau taché de sang dans sa main, le tenant négligemment, tandis qu'il passa rapidement sa langue sur sa lèvre supérieure. Il s'approcha de lui sans une once d'hésitation, le fixant toujours avec ce regard effrayant, tandis qu'il essuyait chaque face du couteau sur sa combinaison blanche, comme pour le rendre à nouveau vierge. Après un bref instant dans un silence absolu, il finit par prononcer ces quelques mots, tout en s'accroupissant face à lui afin d'être à niveau égal.
- Dis-moi que toi tu te souviens de moi. Après tout, j'étais censé être exceptionnel à tes yeux, unique, alors tu n'as pas pu m'oublier, n'est-ce pas ?
Il ne le lâchait pas du regard, ses yeux brûlaient d'une fureur sans nom, tandis qu'il attendait sans patience une réponse claire. Et celle-ci ne tarda pas à arriver. L'homme s'empressa de hocher la tête, affirmant avec certitude qu'il le reconnaissait, ce Livaï adulte pour qui il avait éprouver de forts sentiments obscènes jadis, il y a de cela quelques années. Suite à cette réponse formelle, le jeune homme finit par esquisser un sourire carnassier, le genre de sourire qui ne présage rien de bon.
- Si tu savais le nombre d'hommes que j'ai torturés en imaginant que c'était toi. Le gamin qui m'accompagne, tu vois, je lui ai fait des choses atroces, je sais bien qu'il ne les méritait absolument pas, mais je ne peux pas m'en empêcher. Par ta faute, je suis tiraillé entre mon désir sexuel et le dégoût que j'ai envers mon prochain ainsi qu'envers moi-même. Et à présent, tu es là, bel et bien devant-moi, à la merci de mes plus viles envies, déclara-t-il d'une voix effrayante sans perdre son sourire tandis qu'il penchait la tête légèrement sur le coté. Toi aussi tu sais, t'es la personne la plus importante à mes yeux, lança-t-il d'un ton acerbe. La personne que je méprise le plus en ce monde. Et tu sais quoi ? Tu es celui qui m'a fait le plus de mal, pourtant j'en ai subi des choses. Mais toi, mon dieu toi... T'es le numéro un. Tu m'as sali, tu m'as souillé de l'intérieur avec ta putain de bite dégueulasse. Par ta faute j'ai tenté de nombreuses fois de mettre fin à mes jours, car je ne supportais plus le souvenir de tes immondes caresses
Il ne tarda pas à passer la lame de son couteau sous les vêtements de l'homme, afin de les lui retirer, lentement, jusqu'à ce que ce dernier soit complètement nu. D'ailleurs, il n'avait cessé de le supplier d'arrêter à travers le ruban adhésif qui était plaqué sur sa bouche, mais en vain. Malheureusement, les supplications n'avaient aucun effet sur le jeune homme, il en était complètement hermétique, cela ne l'empêchait jamais d'aller au bout de ses sévices. Et ce cas-là ne dérogeait pas à la règle.
- Moi aussi je te suppliais à l'époque, tu t'en souviens ? Le bruit des nombreux sanglots de désespoir que tu ignorais complètement, ne pensant qu'à ton propre désir et à tes pulsions qui t'aveuglaient totalement. Dis-toi que cette nuit, les rôles sont inversés. Je ne m'arrêterai pas, alors il sera inutile d'user ton énergie à tenter de me faire changer d'avis.
Il caressa lentement la joue de l'homme à l'aide de la lame du couteau, d'une manière terrifiante, puis il vint doucement, mais avec toute la maitrise du monde, embrasser le front de ce dernier, avant de le fixer avec un regard brûlant de sadisme, son sourire revenant aussi vite qu'il avait disparu.
- Ce que je viens de lui faire, crois-moi, ce n'était qu'un avant-goût comparé à ce que je vais te faire endurer, déclara-t-il à nouveau d'un ton calme, imperturbable.
Il passa de nouveau sa langue sur sa lèvre supérieure, comme s'il était prêt à festoyer sans aucune retenue. Il tapota lentement la joue de sa proie, avant de se relever et d'aller fouiller dans son sac de sport noir, saisissant alors les nombreuses pinces coupantes de différentes tailles, toujours ce faux mais large sourire aux lèvres. Il se rapprocha de lui ne gardant qu'une seule pince dans la main, de taille moyenne, avant de venir prendre celle de son homologue, finissant par n'en saisir qu'un doigt, l'auriculaire.
- J'espère que tu tiendras plus longtemps que ta salope de femme, déclara-t-il d'un ton sec et intransigeant.
Et ce fut parti. Plus rien ne pouvait le stopper à présent. Il commença d'abord par ce doigt, coupant ses phalanges une par une, sans jamais oublier de plonger son regard dans les yeux de sa victime qui souffrait atrocement, afin de se délecter de ce moment unique. Plus rien ne pouvait se lire sur le visage de l'ébène à présent, il était complètement neutre, tandis qu'il continuait son horrible torture, s'attaquant aux dix doigts de sa victime, prenant toujours le temps de les couper en trois parts égales, pour que ce moment dure le plus longtemps possible. Le corps de l'homme était empli de sueur, tandis que son coeur ne cessait de battre de façon plus qu'alarmante, ses yeux trempés d'effroi. Lorsque Livaï eut terminé de s'attaquer à ses doigts, il continua sur ses pieds, coupant lentement chaque orteil avec une immense satisfaction qui malheureusement ne pouvait se lire sur son visage. La pièce était remplie de nombreux hurlements étouffés, il y avait du sang de partout, c'était une véritable vision de l'enfer.
- Voilà, tiens le plus longtemps possible, jusqu'à ce que je sois satisfait, lança-t-il d'un ton sarcastique.
Il posa alors la pince tachée de rouge sur le sol, afin de prendre à nouveau le couteau, tenant le manche avec fermeté, avant de s'approcher davantage de sa victime. Et en un bref instant, il vint saisir avec dextérité l'oreille droite de cette dernière, la mutilant sans une once d'hésitation. Heureusement que le plus jeune n'était plus présent dans la pièce, car pour sûr, il aurait vomi tout ce que contenait son estomac tant cette scène était épouvantable. Livaï était dépourvu de toute humanité, et ce fut dans cette optique qu'il continua à massacrer littéralement sa victime.
Lorsqu'il eut quasiment terminé, il ne restait plus grand chose de l'être humain qui était face à lui, il attrapa par la suite l'objet en bois qu'il avait posé, il y avait de nombreuses minutes maintenant, et le contempla avec intérêt. Les clous qui ornaient le bout de l'objet étaient encore tâchés du sang de la femme, ce qui excita tout particulièrement l'ébène lorsqu'il se souvint l'avoir fracassé contre les genoux de cette dernière. Il plaça alors le bout de l'objet face à l'entrejambe de sa victime, le fixant avec un regard brûlant d'une colère sans pareille, prêt à la lui broyer jusqu'à ce qui n'en reste plus rien. L'homme n'était plus vraiment conscient de ce qu'il se passait autour de lui, mais tant qu'il ressentait encore une quelconque douleur, cela était largement suffisant pour Livaï. Avant d'en finir avec le responsable de ses angoisses et tourments, il prononça ces quelques mots, d'une voix peu intense, mais tout de même ferme.
- Avant de t'envoyer rejoindre cette sorcière en enfer, j'aimerai t'avouer quelque chose, "Daddy". Même si je t'en veux, même si tu es responsable du dégoût que j'ai envers moi-même, grâce à vous deux, je suis fort, je suis dans la réalité, je suis bien plus fort et loin d'être quelqu'un de vulnérable. Alors je tenais à vous remercier, à vous deux d'avoir créé ce que je suis aujourd'hui. Vous m'avez fait du mal, je vous en fais en retour. Ce n'est qu'une simple histoire de vengeance. Et si Eren, un jour, décidait de se venger de moi, je ne lui en voudrai pas, car c'est comme ça que ça doit se passer, tu comprends ?
Il prit une pause de quelques secondes dans son récit, prenant une longue inspiration tandis qu'il fermait brièvement les yeux, puis il finit par les ouvrir de nouveau afin de faire face une dernière fois à son ancien père adoptif pédophile. Et ce fut alors avec tous les salaces et affreux souvenirs en tête qu'il donna un violent coup dans son entrejambe, les clous lui déchiquetant la chair sans retenue, le sang giclait de partout. Ce geste odieux et inhumain lui procura un ultime sentiment de satisfaction, il avait du mal à respirer tant il était submergé d'adrénaline. Même dans ses rêves les plus fous, il n'avait jamais imaginé une telle sensation d'accomplissement. Ce geste était bourré de signification, il venait de réduire en miette la virilité de ce monstre, une bonne fois pour toute. Mais il ne s'arrêta pas en si bon chemin. Il continua alors à le marteler de coups à cet endroit, hurlant sa colère à plein poumons, comme si sa vie en dépendait. Mais cela ne lui suffisait plus, et il continua de le frapper avec l'objet contendant et plein de sang, dirigeant les coups sur son crâne, son visage, jusqu'à ce qu'il ne ressemble plus à rien.
La combinaison et le visage tâchés de sang, il respirait avec difficulté, comme s'il venait de courir un marathon. L'objet dans la main, le long de son corps, il le laissait se balancer très légèrement, tandis que de nombreuses gouttes de ce liquide épais et écarlate s'écrasaient sur le sol. Face au carnage qu'il avait lui-même provoqué, il fixait les deux corps sans vie dans un état pitoyable. Le calme était revenu, inondant la pièce d'une atmosphère morbide. C'était la première fois qu'il allait aussi loin dans un meurtre, même celui de son père ne l'avait pas tant transcendé. Et ce fut à ce moment précis, alors que ce sentiment étranger était présent dans tout son corps, qu'il se dit qu'il avait vraiment aimé cela. Bien au-delà du sexe, il n'avait jamais ressenti autant d'adrénaline, et que si c'était à refaire, il s'en ferait une joie. Tel un jeune prédateur goutant pour la première fois au sang, il venait de vivre une expérience unique, jamais il ne pourrait oublier cet immense sentiment de satisfaction et d'accomplissement.
Il finit par pousser un long soupir, comme pour se sortir de ces pensées impures, puis il attrapa un des draps qu'il avait pris au préalable chez la vieille dame, afin d'y couvrir ses instruments dont il se débarrasserait plus tard. Il enroula ce dernier autour des objets couverts de sang, puis il les rangea dans son sac noir, tout cela dans un silence macabre. Il se défit ensuite de sa combinaison, la laissant sur le sol froid en béton, à côté de ses deux victimes. Ses vêtements qui furent protégés des nombreuses giclées d'hémoglobine étaient intactes, bien que son visage lui, qu'il n'avait pas couvert, était taché de ce même sang. Il se disait alors qu'il devrait se laver le visage, car même s'il était fier de ses actes, il trouvait ce liquide répugnant.
A ce moment précis, il ne savait pas vraiment dans quel état il était. Certes cette vengeance lui avait fait un bien fou, mais après coup, il avait comme un goût d'amertume dans la bouche. Comme si tout cela n'avait pas suffit. Car il avait aimé le rôle qu'il avait endossé. Ce rôle de justicier inhumain, faisant payer la cruauté par sa propre forme de cruauté. Bon sang qu'il avait aimé cela. Malheureusement, il ne savait absolument pas comment les choses allaient se passer dans le futur, comment il réagirait, comment allait être sa vie. Le concept de vie normale était impossible évidemment, ça il le savait depuis très longtemps, d'ailleurs Erwin avait été le roi des cons, voire même naïf, à essayer de le rendre normal. Mais bon, il ne pouvait pas lui reprocher d'avoir tenté le coup, car tout cela partait d'une bonne intention.
Subitement, alors qu'il était perdu dans ses pensées, il se rendit compte de l'absence d'Eren qui se faisait bien trop longue. En effet, jusque-là, le manque de présence du châtain n'était pas sa préoccupation prioritaire, mais à présent, il se demandait ce que pouvait bien fabriquer cet imbécile. Et il fallait bien dire qu'il était plutôt inquiet à présent. Inquiet que son abruti de partenaire ait fait une bêtise, vu dans l'état où il l'avait laissé avant de quitter le sous-sol.
Livaï s'empressa de remonter les escaliers, sortant donc de la pièce où les corps inertes et mutilés étaient laissés pour compte, puis il se rendit tout aussi rapidement à l'étage, l'appréhension pouvant se lire aisément sur son visage. N'étant absolument pas sur ses gardes, il était monté sans arme pour se défendre, car la panique l'avait privé de toutes formes de réflexions intelligentes. Une fois à l'étage, il fouilla toutes les pièces. La salle de bain, les toilettes, la chambre des vieux, sans succès. Aucune trace du châtain. Il continua alors son inspection, puis il finit par hésiter lorsqu'il fut face à la porte de son ancienne chambre. Ce sentiment de dégoût revint rapidement à la charge, lui lacérant l'estomac.
Il resta de longues secondes immobile face à cette dernière, sans bouger, la main sur la poignée. Les souvenirs lui revinrent rapidement, tout ce qu'il avait enduré comme ignominies dans cette chambre de malheur. Subitement, par un élan de courage, il finit par ouvrir violemment la porte après avoir poussé un long soupir, et pénétra dans la pièce. Cette dernière était identique à ses souvenirs, d'une décoration impersonnelle, sombre et lugubre, sans la moindre trace de jouets ou de quelconques objets pouvant s'identifier à l'enfance.
Tandis qu'il zieutait la pièce avec intérêt et appréhension, ce qu'il vit sous ses yeux le pétrifia. Eren se trouvait là, assit sur le sol, contre le mur, mais il n'était pas seul. Certes, un petit garçon d'une dizaine d'années, à peine, se trouvait à ses côtés, le visage complètement inexpressif. Il était tout frêle, les jambes repliées contre son petit torse, il fixait à présent le sadique de service avec des yeux incroyablement ternes, un regard qui n'avait plus aucune innocence, un regard qu'aucun enfant ne devrait avoir, surtout en voyant le visage ensanglanté de Livaï. Il avait les cheveux noirs coupés courts, de grands yeux noisettes, et un visage fin dont les joues étaient légèrement creusées, démontrant qu'il devait être sous-alimenté.
A ce moment précis, Livaï ne savait pas s'il était stupéfait de découvrir la présence d'une troisième personne, ou s'il était stupéfait de la ressemblance du gamin avec lui-même quand il avait son âge. Sans vraiment s'en rendre compte, il avait l'impression de faire face à son horrible enfance, et il était complètement abasourdi par ce spectacle qui s'offrait à lui. Il avait de nombreuses ecchymoses sur les bras ainsi que sur son abdomen, le noiraud pouvait aisément les reconnaître, d'une part car le garçon n'était vêtu que d'un pantalon de pyjama trois fois trop grand pour lui, mais aussi car il avait eut exactement les mêmes à son âge, d'où ce sentiment de "déjà-vu". Cette vision d'horreur le déstabilisa complètement, et tandis qu'il ne cessait de déshabiller l'enfant du regard, Eren finit par prononcer ces quelques mots, sortant l'ébène de ses pensées les plus noires.
- I-il faut l'emmener à l'hôpital Livaï, il a besoin de soins.
Lentement, le plus vieux porta alors son attention sur son interlocuteur, ses yeux tout aussi inexpressifs fixaient à présent le châtain pendant quelques secondes, puis il finit par hocher légèrement la tête, comme pour lui faire part de son accord. Eren semblait rassuré par la réaction de son homologue, cela pouvait se lire sur son visage qui s'apaisait progressivement. Subitement, le noiraud tendit la main vers Eren, prononçant cette surprenante demande, d'un ton calme.
- Rend-moi l'arme, Eren.
A sa plus grande surprise, Eren ne comprenait pas vraiment la soudaine volonté du plus vieux, mais ayant toute confiance en lui, il s'exécuta. Il se releva lentement, puis sortit l'arme de la poche de son sweat afin de la lui remettre, sans aucunes arrière pensées. Sa naïveté était écoeurante, du moins aux yeux de Livaï, mais il ne fit aucunement part de son ressenti, son attention étant totalement occupée par le gosse qui se trouvait assit sur le sol face à lui. Lorsqu'il eut enfin l'arme dans la main, il ne tarda absolument pas à la pointer d'un mouvement violent sur l'enfant. Tout se passa très vite, et la réactivité d'Eren était surprenante, car au moment où son homologue avait menacé le gosse avec l'arme, le châtain s'empressa de se jeter sur l'arme afin de la dévier de sa trajectoire, s'exclamant d'une voix tiraillée entre la colère et la panique.
- Mais t'es complètement fou ou quoi ?!
Sa réaction surprit l'ébène, qui ne s'attendait pas du tout à ce qu'il s'oppose à sa décision. Enfin, c'était une réaction tout à fait normale, n'importe qui aurait réagi pareil, mais pas pour Livaï. Il fronça alors violemment les sourcils, irrité que sa décision soit désapprouvée par cet idiot de service, et il ne se retint absolument pas de le lui montrer. Il le saisit alors par le col de son sweat, avant de lui porter brutalement son poing dans la figure, s'exclamant d'une voix remplie de rage.
- Toi t'es complètement con ? Il a vu nos visages, tu saisis ? Si on le laisse en vie il nous dénoncera, abruti !
Suite à ce coup brutal, Eren tomba sur le sol en grimaçant de douleur, totalement désemparé rien qu'à l'idée de savoir que le noiraud manquait autant d'empathie au point d'assassiner un enfant innocent. C'était la goutte de trop pour lui, il ne savait pas quoi faire, il était totalement impuissant face à cette horrible décision. Sa détermination était telle, qu'il finit par se relever rapidement, le regard brûlant d'une insanité à glacer le sang, dont le visage était à présent animé d'une frénésie sans pareille. Il se jeta alors sur l'ébène après lui avoir à son tour porté son poing à la figure, l'immobilisant avec le poids de son propre corps, tandis qu'il était à présent à califourchon sur lui. Ses mains vinrent rapidement serrer le cou de l'ébène afin de l'étrangler, bien qu'il eut du mal à exercer une poigne raisonnable, car la blessure sur l'une de ces dernières obstruait sa détermination meurtrière. Un sourire malsain habillait son visage effrayant, bien qu'il restait silencieux, tentant de serrer le cou de son homologue afin qu'il trépasse. Le noiraud ne pouvait s'empêcher de rire, le visage déformé par une folie frénétique, dans un rire qui sonnait incroyablement faux. Il s'exclama alors avec une légère difficulté, dans un large sourire carnassier.
- Enfin on se retrouve mon cher Eren, tu m'as manqué tu sais, je me suis senti trahi par ton absence dans un moment si crucial. Qu'est-ce qu'il s'est passé ? T'as eu peur ? C'est très décevant, on aurait tellement pu s'amuser ensemble.
- Peur ? Peur de quoi ? Laisse donc la peur pour l'autre tantouze émotive, qui m'a pris pour une putain de roue de secours. Moi, le moment où je pourrai vraiment m'amuser avec toi, c'est lorsque j'aurai réussi à te tuer. D'ailleurs j'ai comme l'impression que c'est ce qui est en train de se passer, non ? En parlant de peur, tu ne ressens donc rien face à cette mort imminente ? T'es vraiment le plus grand détraqué que j'ai rencontré, Livaï Ackerman.
Le sourire du châtain disparu lors de sa prise de parole, tandis qu'il était bien déterminé à tuer son bourreau, comme il l'avait toujours souhaité. Il tenta de serrer davantage son cou, grimaçant légèrement de douleur en sentant les plaies de sa main faire des siennes, mais sa détermination ne changea pas pour autant. Malgré le fait que Livaï avait quelque peu du mal à respirer, il ne semblait pas du tout affolé par la situation, bien au contraire, il en était amusé. Cela énerva le plus jeune, qui ne tarda pas à donner de nouveau un violent coup de poing sur son visage, irrité par le regard moqueur de l'ébène. Ce dernier ne se retint pas de cracher sa salive ensanglantée suite à ce coup violent, mais lorsque sa patience et son amusement finirent par prendre fin, d'un mouvement brusque il échangea les rôles, se retrouvant alors sur le châtain, le dominant de tout son poids. Il plongea son regard anthracite et perçant dans celui de ce dernier, avant de prononcer, d'un ton calme et maîtrisé.
- Tu n'as jamais tué personne toi, ça se voit dans tes yeux. Tu en as une folle envie, mais tu n'as jamais réussi à passer le pas. C'est ce qui fait toute la différence entre nous, Eren. Pour moi, cela ne m'est pas inconnu, je n'ai alors aucune difficulté à passer à l'acte, aucune appréhension. Je vais t'apprendre quelque chose aujourd'hui. Etrangler quelqu'un, ce n'est pas juste serrer ses mains autour de son cou, non. Tu dois lui broyer la trachée, afin que l'air ne passe plus jusqu'à ses poumons. Comme ça, regarde.
Alors qu'Eren pensait que le noiraud allait tenter de l'étrangler, la main de ce dernier vint subitement et brusquement saisir le petit cou frêle de l'enfant à leurs côtés, qui était resté un spectateur silencieux mais tétanisé de peur, le faisant suffoquer et pleurer amèrement de douleur, tandis que ses petites mains s'agrippèrent désespérément au poignet de son assaillant, lui griffant la peau sans retenue. Alors que sa main se resserrait violemment sur la gorge infantile de sa nouvelle victime, étant bien décidé à le tuer, Livaï fixait alors le châtain avec un regard empli de défi, tel un professeur donnant une leçon à son élève, faisant atrocement souffrir le gosse qui se tortillait dans tous les sens.
- Si tu souhaites m'étrangler, fais-le bien, Eren.
To be continued...
