NdT : Voici enfin le dernier chapitre ! Dans la version anglophone, il est en deux exemplaires : la version originale et une version réécrite. Je n'ai traduit que la seconde, sachant que les deux sont globalement pareilles, sauf pour un épilogue qui a été rajouté dans la version réécrite. Je me suis dit que la lecture serait plus fluide de cette manière.
J'espère que vous aurez passé un bon moment à lire cette fic !
Disclaimer : L'univers de Détective Conan appartient à Aoyama Gosho, et l'histoire à animeloverhomura. Je ne fais qu'un simple travail de traduction.
Chapitre 7
« Hey, Haibara, je resterai chez le professeur ce soir pour essayer de savoir ce que sont tous ces flashs d'appareils photo qu'on arrête pas d'entendre, tu peux t'arranger pour que les enfants ne me suivent pas ? »
Les véritables enfants regardèrent Conan qui avait tiré Haibara à l'écart pendant la pause pour pourvoir faire leurs habituels chuchotements privés.
À cause d'une nouvelle vague de froid qui arrivait, l'école avait pris deux remplaçants ce jour-là. Toute la classe les regardait avec méfiance, ayant appris à ne pas faire instantanément confiance à un remplaçant (surtout dans leur classe). Même si on ne pouvait pas vraiment appeler ça de la paranoïa, après tout leur précédents remplaçants avaient inclus un homme violent et une femme ayant fini par faire une crise de panique. Ah, et, fait non connu de la majorité de la classe, on pouvait aussi inclure un criminel recherché à l'internationale et une meurtrière sous déguisement appartenant à une dangereuse organisation.
La classe commençait à devenir aussi paranoïaque que Haibara. Et Haibara regardait derrière son dos à chaque fois qu'elle faisait quelques pas.
Mais finalement, les professeurs parvinrent à finir la journée sans aucun incident et les élèves arrivèrent à se détendre.
« Conan-kun, tu peux nous aider à nettoyer la salle de classe ? Tu à l'air de savoir où tout se range, demanda un des professeurs alors que la dernière sonnerie retentissait.
— Bien sûr, s'exclama-t-il comme un enfant normal avant de murmurer : j'en aurai bientôt fini, tu peux m'attendre à l'extérieur de la salle ? »
Haibara fit un petit hochement de tête en retour et sortit pour dire au revoir aux enfants, les laissant quitter l'école sans les deux autres.
Conan commença à montrer aux professeurs où se trouvait le matériel de rangement et à les aider à s'occuper de la salle, mettant chaque objet à sa place.
« Merci pour ton aide, Conan-kun. Tu veux du jus d'orange ? »
Conan sourit et sourit, prenant le verre qu'on lui offrait. La journée était exceptionnellement chaude, alors une boisson fraîche était la bienvenue. Ravi, il but tout en une gorgée.
Puis la pièce commença à tanguer. Sa vision devint floue et il était tellement fatigué. Quelque part dans son esprit une partie son subconscient lui dit qu'il devrait peut-être essayer de comprendre ce qu'il se passait mais il devenait difficile de continuer à réfléchir. Le flou s'aggrava et il n'arrivait plus à différencier les couleurs autour de lui tout devenait des espèces de bulles bizarres.
Puis le monde devint noir.
« Qu'est-ce qu'il s'est passé, princesse ? demanda Subaru Okiya alors qu'il s'approchait de l'endroit ou attendait Haibara à l'extérieur de l'école. Le professeur s'inquiétait de ne pas te voir revenir. »
Haibara le regarda avec un sourcil levé.
« Et donc il vous a envoyé, bien sûr. C'est certain que c'est pratique que vous vous soyez trouvé libre de venir alors même que le professeur n'avait rien à faire d'autre. – Elle fit une pause. – Si vous voulez vraiment savoir, j'attends Edogawa-kun qui finit d'aider nos remplaçants qui lui ont demandé de l'aide pour ensuite rentrer avec lui. Votre aide n'est pas nécessaire.
— Et bien, puisque je suis là de toutes façons, je peux toujours attendre avec toi.
— Subaru-san ! » fit une voix surprise derrière eux.
Quand les deux qui discutaient se tournèrent vers l'origine du bruit, ils virent Amuro en train de fixer Subaru.
« Qu'est-ce que vous faites là ?
— Le professeur s'inquiétait de ne pas voir Haibara-san rentrer de l'école alors je suis venu m'assurer que tout allait bien, répondit-il en ignorant les regards de mort que lui envoyaient les deux personnes en sa compagnie. Et vous ?
— Ran-san et Mōri-sensei m'ont demandé de venir parce que Conan n'est toujours pas rentré à la maison.
— Oh, je vois, c'est… »
Il se tut alors qu'il voyait un couple que Haibara reconnut comme leurs remplaçants en train de porter un Conan inconscient dans une voiture.
« Princesse, rentre à la maison maintenant. On se charge de ça.
— Mais… »
Les deux n'écoutèrent pas ses objections et se mirent à courir pour poursuivre les kidnappeurs.
Ils contactèrent leurs organisations respectives alors qu'ils suivaient le trio dans un aéroport militaire, parvenant à les écouter, alors que leurs groupes respectifs commençaient à paniquer.
Pour le FBI, il y avait le fait qu'il lui devait beaucoup pour son aide face à l'Organisation. Quelques membres triés sur le volet étaient également au courant qu'il avait sauvé la vie d'Akai, et que son déguisement pourrait être en danger si Conan se faisait tuer.
Le PSB, en revanche, paniquait principalement parce que Vermouth avait demandé/menacé Furuya de le garder en sécurité. Sa confiance était quelque chose qu'ils ne pouvaient pas se permettre de perdre.
Finalement, l'avion commença sa descente vers une base militaire d'Okinawa. Une fois que les deux fuyards furent sortis de l'avion ils trouvèrent un message codé à l'extérieur de l'avion qui les dirigeait vers un hôtel proche.
Conan était toujours incapable de voir clair à cause de la drogue, mais il était suffisamment conscient pour comprendre la situation dans laquelle il se trouvait (en grosse partie à cause de toutes les fois où il avait été kidnappé par le passé). Ses ravisseurs étaient en train de regarder une carte du coin sur le mur, et ne faisaient plus vraiment attention à lui. Un regard rapide aux alentours lui permit de remarquer un crayon par terre, qui lui permit de créer un message codé qui dirigeait vers l'hôtel dont ses « professeurs » essayaient de trouver le chemin.
Bientôt, en revanche, la drogue recommença à faire effet et lui fut obligé de quitter le monde conscient pour laisser place à un vide calme et noir dans son esprit. Les kidnappeurs, conscients que la drogue se dissiperait bientôt, le laissèrent pour aller acheter des provisions au magasin de l'hôtel pendant qu'il dormait.
Quelques poussées de conscience occasionnelles lui permirent de se réveiller peu après et il essaya de trouver un échappatoire. Alors qu'il regardait autour de lui il remarqua que l'un des sacs que les kidnappeurs avaient emmenés avec eux avait un porte-clefs orné d'un dessin d'enfant de cinq ans accroché dessus.
Il arrivait aux kidnappeurs de sentir une présence qui les observait, mais semblèrent l'ignorer et préférèrent continuer leurs achats. Mis à part regarder de temps à autres en direction de là où ils sentaient une présence, ils semblaient principalement ignorants de ceux qui les regardaient.
Subaru Okiya et Amuro Tooru regardaient les deux kidnappeurs qui faisaient leur trajet de la chambre aux différents magasins à la recherche de provisions. La porte de la chambre d'hôtel utilisait une clef à carte complexe, aussi il serait difficile de la forcer sans se faire remarquer ou se retrouver à cours de temps. Forcer la porte pourrait attirer l'attention des criminels sur le bruit alors que contacter la police pourrait leur donner trop de temps pour pouvoir s'échapper.
Les agents sous couverture et les gens supposés être morts ne pouvaient pas, hélas, entrer dans un bureau gouvernemental et demander l'inspection complète d'un hôtel sans fournir de preuves. Ils firent l'accord silencieux d'attendre le retour des criminels et de les retenir personnellement puis les deux se dirigèrent vers une partie plus occupée du couloir pour attendre.
Après environ une heure le couple revint et prit un Conan à présent en grande partie conscient, mais toujours incapable de bouger complètement, pour le traîner dans différents magasins. En prétendant être des touristes normaux dont le fils hyperactif était fatigué d'avoir trop joué, mais remuant de nature, ils parvinrent à éviter d'attirer trop l'attention.
Finalement, à son réveil, la femme mis sa main sur la bouche de Conan et entraîna l'homme vers une allée adjacente afin de rester hors d'attention. Puis un homme entra de chaque côté de l'allée et les bloquèrent à l'intérieur.
Amuro et Subaru avait passé du temps à décider quoi faire. Cela pourrait causer des dommages s'ils tentaient de les arrêter en public, mais il y avait le risque que le couple parvienne à s'enfuir s'il s'écoulait trop de temps. Alors qu'il étaient en train de discuter de ça, Conan commença à se réveiller complètement, ce qui fit se diriger les couple en direction d'une ruelle sombre qui les laissa non protégés. Se divisant, chaque homme bloqua une des entrées, préparés à une éventuelle confrontation physique.
« Je m'excuse de vous faire perdre votre temps, mais nous aimerions vous poser quelques questions à tous les deux, leur dit Amuro avec un sourire faux qui n'allait pas du tout avec l'aura de danger qu'il laissait échapper.
— Oh, vraiment, et qui êtes-vous pour nous poser des questions ? demanda l'homme avec un sourcil levé.
— Ça, c'est une chose à laquelle nous pourrons répondre dans un lieu un peu plus privé. À présent si vous voulez bien me suivre, cela rendra les choses plus simples. »
Amuro ne leur tourna pas le dos une seule fois mais les invita calmement avec une menace suspendue en fond.
« C'est donc ça, et qu'est-ce que nous avons pour devoir être questionnés, messieurs ? demanda la femme tout en gardant sa main sur la bouche de Conan.
— Nous avons de bonnes raisons de penser que vous êtes tous les deux les suspects potentiels d'un enlèvement de mineur. »
Subaru laissa tomber l'idée qu'il pouvait y avoir le moindre doute dans son esprit tout en faisant un sourire qui ressemblait plus à un rictus.
« Un enlèvement ? Mais quel genre de motifs pourrions-nous bien avoir pour faire une telle chose ? fit l'homme en prétendant écarquiller ses yeux sous le choc.
— C'est exactement ce que nous nous apprêtions à vous demander, répondit Amuro d'une manière qui impliquait un danger certain pour le couple, magnifiée par le fait que tout le monde ici présent était conscient que sa gentillesse n'était qu'un mensonge.
— En fait, intervint Conan et poussant calmement la main de sa bouche, je pense que je peux vous aider avec cette question. »
Il s'assit dans les bras de la femme et regarda dans les yeux les personnes qui étaient venues le sauver.
« Ces prétendus kidnappeurs se trouvent malheureusement être mes parents. »
Les deux professeurs eurent un rictus et un sentiment sous-jacent de fierté alors qu'ils retiraient leurs masques de leurs visages. Il ne resta que Yukiko et Yūzaku Kudō qui étincelaient presque de joie.
« Oh, excellent travail, Shin-chan ! Quand est-ce que tu as compris ? demanda Yukiko avec ses habituelles manières emplies d'énergie. Je pensais pourtant que nous nous étions déguisés suffisamment bien !
— Je me suis réveillé il y a un moment et j'ai vu le porte-clef que je vous avais dessiné quand j'avais cinq ans accroché à une de vos sacoches. De plus, vous êtes les seules personnes ayant un « motif », complètement stupide en passant, pour me kidnapper.
— Excellent travail, fils. Je suis très fier de toi, fit Yūzaku en tapotant sa tête d'une manière paternelle.
— Excusez-moi, mais je suis un peu perdu. Pourquoi est-ce que vous iriez enlever votre fils alors que vous auriez pu simplement lui demander de venir avec vous ? »
Amuro pencha un peu sa tête, n'étant pas encore vraiment habitué à la folie de la famille Kudō.
« Et bien, vous voyez, à la base nous voulions juste prendre une photo de Shin-chan et rentrer à la maison. Nous avions même emmené un drone d'espionnage militaire que nous avions demandé à un ami de Yūzaku qui travaille dans l'armée. Mais après avoir pris une photo, j'ai décidé que je pouvais en prendre une autre, et puis encore une autre, et avant même de s'en rendre compte il s'était déjà écoulé une semaine. Alors, moi et Yūzaku avons décidé que nous pouvions prendre un vol pour Okinawa en empruntant un avion militaire intraçable et prendre quelques vacances. Les photos qu'on prend en vacances sont tellement plus mignonnes que celles de tous les jours ! … ou quelque chose du genre.
— Mais pourquoi pas juste lui demander de vous accompagner en vacances ? Je ne vois pas pourquoi à la place vous pourriez décider de le droguer et d'utiliser des hélicoptères militaires, s'il avait accepté de venir vous auriez pu simplement utiliser un avion normal, continua Furuya pour essayer de pointer la logique concernant ce que toute personne normale ferait, sans comprendre que la tâche était complètement futile.
— Vous voyez, ils ont compris ! cria Conan à ses parents tout en faisant un large mouvement en direction des gens venus l'aider, et en jetant un regard noir à ses kidnappeurs.
— Évidemment qu'on allait t'enlever, si on t'avait demandé d'abord tu aurais été sur tes gardes. Et en plus, on savait déjà que tu aurais dit non, défendit Yūzaku comme s'il s'agissait d'une chose totalement naturelle dans cette situation que d'immédiatement droguer son enfant.
— Ouais, d'accord. Mais ça ne veux pas dire que vous devez essayer de me droguer après. La Police Secrète japonaise et le FBI ont probablement gâché de précieuses ressources en essayant de me retrouver. Sans mentionner que la police normale a dû avoir eu vent de ma disparition à l'heure qu'il est et doit être en train de paniquer.
— Tu as raison, Shin-chan, c'était méchant ! »
En voyant l'air perdu de son fils, Yukiko continua :
« Comment tu as pu aller te trouver avec des gardes du corps aussi compétents du FBI et du PSB ? Tu étais complètement hors d'atteinte et ça a rendu tout ça horriblement compliqué à faire ! cria-t-elle en remplissant ses yeux de larmes de crocodile.
— Oui, c'était méchant, Shin-chan. Comment tu as pu te trouver des gardes du corps issus du FBI et du PSB, tu…
— Ah, venant de personnes qui utilisent de l'équipement d'espionnage et des avions militaires juste pour prendre des photos sans importance de leur fils…
— Oui, mais nous n'avons fait ça que parce que tes gardes du corps sont doués au point qu'il aurait été impossible d'utiliser un avion de ligne, tenta de raisonner Yūzaku.
— Pour commencer, ce ne sont pas mes gardes du corps, j'ai chargé Subaru de protéger Haibara et Amuro de protéger Kogorō-ojisan. Mais plus important, j'ai vraiment cru que j'étais suivi et en danger de mort à cause de ces photos. Pourquoi vous avez fait ça alors que j'ai une organisation criminelle aux trousses ?
— On te gardait sur tes gardes ? fit Yukiko en essayant de se défendre, mais ça avait plus l'allure d'une autre question.
— Non ! Non ! Ça ne marche pas comme ça ! Ne faites plus jamais ça ! »
Conan jeta un regard noir à ses parents et ses cris augmentaient de volume alors qu'ils reculaient comme pour se protéger.
« D'accord, d'accord, c'est promis. S'il-te-plaît, ne sois pas trop en colère contre nous, tenta Yūzaku, ce qui ne lui valut qu'un coup d'œil tranchant, qui finit par s'adoucir quand Conan se rendit compte que cela ne changerait rien.
— Oh, vous deux, est-ce que vous voulez voir les photos qu'on a prises de Shin-chan ? demanda Yukiko avant de balancer Conan dans les bras de Subaru, ce qui le fit se précipiter avec Furuya pour le rattraper avant qu'il tombe par terre.
— Je peux savoir pourquoi tu m'as balancé ?! » cria Conan à sa mère dans un mélange d'incrédulité et de colère.
Yukiko l'ignora et sortit un album rempli de photos de Conan, qui ne regardait l'objectif sur aucune d'elles. Elle commença à pointer chaque image et à les décrire :
« Celle-là, c'était au parc, il est en train de jouer au foot avec les enfants, et celle-là c'est sur une scène de crime à un restaurant, et celle-là vient du hold-up qui a eu lieu il y a un petit moment. Oh : je sais, je veux une photo de vous trois au carnaval. Ce sera teeeeeellement mignon !
— Non, on ferait mieux de partir, objecta immédiatement Conan.
— Et bien, puisque tu es là de toutes façons, Yukiko a commandé un sac Fusae qui est censé arriver chez nous dans une dizaine de jours par la Poste. Nous pourrions tout aussi bien rester ici, et puisque vous êtes là tous les deux vous pourriez rester avec nous ! proposa joyeusement Yuzaku en retournant vers l'hôtel avec un sourire.
— Et vous n'avez pas besoin de demander de nouvelles chambres d'hôtel pour eux ?
— Et bien, nous avions peut-être supposé que ce genre de chose pourrait arriv…
— Renvois-les juste à la maison !
— Ah, mais en fait ça ne va pas marcher. Tu vois, pour t'empêcher de t'enfuir encore, nous nous sommes arrangés pour que quelques minutes après que nous nous soyons posés, aucun avion ou bateau ne soit capable de partir. Nous sommes tous coincés ici pour une semaine, nous pourrions au moins en profiter !
— Vous avez fait quoi ? Je me suis juste enfui deux fois !
— Trois fois, tu l'a fait à New York aussi.
— J'ai utilisé un train cette fois-là, c'était totalement différent !
— Donc… tout va bien ? demanda Amuro, complètement perdu.
— On dirait bien. Et je suppose que nous allons devoir rester ici un petit moment. Je pense que vous devriez contacter toute personne que vous connaissez pour les informer que nous allons prendre quelques vacances », lui répondit Subaru, qui ne comprenait pas beaucoup plus la situation.
Épilogue
Quand les Kudō quittèrent Tōkyō après avoir déposé Conan, il leur fit un signe de la main et leur lança un « Au revoir » enthousiaste.
À la seconde où ils furent hors de vue, son aura se transforma.
« Allô, Fusae, c'est Agasa, commença-t-il avec la voix du professeur à travers le téléphone. Pourrais-tu me faire une faveur ? Tu vois, Yukiko Kudō, une amie à moi, a commandé un sac mais à la mauvaise adresse, il faudra changer la destination vers ma maison. »
Après quelques minutes de conversation il appela cette fois Agasa avec sa propre voix.
« Agasa-hakase, quand un sac arrivera chez vous demain ou dans quelques jours, je voudrais que vous le brûliez… oui, je sais… à bientôt. »
Après plusieurs autres appels Conan se contenta de sourire et rangea son téléphone, en disant qu'il devrait vraiment retourner auprès de Ran et lui dire que ses parents l'avaient emmené et avaient oublié de l'appeler.
Le jour suivant, alors que Conan était sur une affaire de meurtre avec Subaru et Amuro son téléphone se mit à sonner.
« Ouais… maman ? – Une pause. – Ouais, j'ai demandé à hakase de brûler ton sac, désolé. »
Immédiatement il éloigna le téléphone se son oreille et grimaça au son qu'il produisait.
« Tu es la seule à blâmer. »
« C'est un sac, maman, je pense que tu pourras survivre sans. »
« Oui, oui, je sais, je suis complètement démoniaque. Ah, et est-ce que les éditeurs de papa ont déjà réussi à le rattraper ? »
« Quoi ? Comment ça peut être de ma faute qu'il n'ait pas fait son travail, si la raison pour laquelle il ne l'a pas fait c'est qu'il a passé la semaine à me harceler pour ensuite partir en vacances ? »
« Non, je ne m'excuserai pas. »
« Uh-huh. »
« Et bien, désolé, mais je suis occupé, là. Bye ! »
Il raccrocha avec un dernier commentaire joyeux, en laissant Yukiko pleurer toute seule.
« Désolé, on en était où ? » demanda Conan en rangeant son téléphone pour regarder les autres.
Les deux se firent la promesse de ne jamais mettre Conan en totale et complète colère. Les génies capables de manipuler tout le monde pour la vie de tout les jours semblait être quelque chose qui se transmettait dans leur famille.
Ce ne serait pas une bonne idée de mettre l'un d'entre eux en colère, et maintenant ils pouvaient voir pourquoi Conan était une telle force contre l'organisation.
Là où Furuya et Akai comprenaient la moralité de l'Organisation, Conan, lui, comprenait comment fonctionnaient les génies les uns contre les autres mieux que personne.
Après tout, c'était ainsi qu'il vivait, lui et sa famille.
