Au départ j'avais pas vraiment d'idée de suite. J'ai écrit quand même et je dédie ce texte à Darness, un petit coeur d'amour pour toi. Bisous


Tout le monde venait de partir de la réunion hebdomadaire, et pourtant Stiles était resté. Derek ramassais les verres qu'il avait sortit pour abreuver ses hôtes.

_ Qu'est-ce qu'il faut que je fasse ?

La voix de l'ado était un peu désespéré quand il suivit le garou à la cuisine en l'aidant à ramener toute la vaisselle pour la poser dans l'évier.

_ De quoi tu parles ?

Derek ne comprenait pas. Le fait que Stiles soit seul avec lui le perturbait déjà, mais sa question paraissait n'avoir aucun sens. Depuis qu'il avait compris l'origine de son trouble envers l'hyperactif, il faisait en sorte de ne pas satisfaire ses lubies. Le jeu auquel le jeune voulait jouer était trop dangereux. Stiles s'appuya contre le plan de travail.

_ Tu ne réponds plus à mes sarcasmes, tu fais style que ça t'atteint pas alors que je vais de plus en plus loin. Qu'est-ce qu'il faut que je fasse pour que tu t'énerves et que tu réagisses ? Remange de la viande s'il te plait, je préférais quand t'étais agressif.

Il était sincère quand il dit ça et Derek se détourna de l'évier pour observer ses yeux. Ils ne vacillèrent pas. Ça lui fit soudainement peur.

_ Mais t'es vraiment pas net.

Sa voix était mi affolée mi grave quand il dit ça. Ses yeux s'écarquillèrent et l'ado sourit ironiquement.

_ Ben quoi, c'est notre relation. Je dis un truc qui t'énerve, tu montes sur tes grands chevaux, tu m'agresses physiquement et tu me lâches parce que tu sais que tu vas trop loin. Et moi je fini avec un petit pic pour me faire pardonner et enfoncer le clou. C'est ça qu'on partage depuis le début. Alors pourquoi y a plus rien ? Y a un problème ?

Stiles ne jouait pas, il disait ce qu'il pensait de but en blanc. Le loup se sentit dépassé.

_ T'es sérieux là, t'es en train de dire que ma violence te manque ? Je fais tout pour être sympa, et toi t'es en train de dire que tu veux que je te fasse du mal ? Mais ça va pas la tête.

Derek s'enfuit dans le salon, il savait pas comment faire face à ça. L'hyperactif le suivit, le dépassa et marcha en arrière pour lui parler en même temps. Le grincheux ne savait plus ou se foutre. Il était mal à l'aise de sentir l'odeur de vérité qui émanait de son interlocuteur.

_ Si ça va très bien, c'est même super logique en fait. Comment je sais si tu vas bien si on n'a pas ce contact ? Je sais même pas si t'es parvenu à résoudre tes problèmes de digestion. Depuis quand tu m'as pas attrapé par la gorge pour me menacer ? J'ai pas senti ton souffle depuis prêt d'un mois, ça m'inquiète.

Derek était perdu, l'autre ne mentait pas. Depuis qu'il n'étaient que tous les deux, Stiles disait tout ce qu'il pensait vraiment. Le loup-garou se donna le courage de rétorquer quelque chose. Il fallait qu'il donne le change au jeune, il ne pouvait pas accepter que l'humain voit leur relation ainsi, ça lui faisait mal.

_ Ouah, alors là ça me dépasse totalement. Je croyais que tu voulais qu'on ai une entente cordiale.

Stiles soupira exagérément aux propos de Derek.

_ Tu parles d'une entente cordiale, je dis des trucs et tu réponds jamais. Je parle dans le vent et tu m'ignores. J'appelle pas ça une entente, c'est plutôt l'aire glaciaire entre nous. Je préfère quand tu t'énerves parce que j'existe un minimum. Là t'es devenu une espèce de type insipide, j'veux qu'on me rende le Derek qui avait du caractère et avec qui je pouvais me prendre la tête.

Le plus vieux eut l'air de prendre un coup de masse sur la tête quand l'ado eut fini sa justification. Il avait l'impression de nager en plein délire, il n'avait pourtant pas pris d'aconit. Il n'en revenait pas.

_ Y a une caméra quelque part, t'essaye de me piéger ? C'est pas possible autrement.

_ Non, mais j'aimerais bien te filmer. Le problème c'est que je suis sûr que tu voudrais pas et que tu me casserais mon téléphone, répondit le jeune qui semblait réfléchir en même temps. En fait, s'il faut que ça, je vais peut-être te filmer, t'as des bonnes idées.

Il sortit immédiatement son téléphone et pianota rapidement dessus avant de tendre le bras. Derek eut des difficultés à comprendre que l'ado était en train de capturer la scène.

_ Qu'est ce que tu fais ?

Son instinct animal revint vibrer sous sa chair, et il s'approcha dangereusement de Stiles qui recula d'un pas pour pas bousiller son cadrage.

_ Je viens de te le dire. Je savais pas que le lupinisme ça ralentissait le fonctionnement cérébral. Je te filme.

_ Arrête ça tout de suite Stiles.

C'était un grondement d'avertissement qui sortit de la gorge du plus vieux. Un sourire joyeux marqua le bouille du jeune et une odeur de satisfaction embauma tout autour de lui.

_ Continue mon loup j'ai l'impression de te voir renaître à toi même.

La situation amusait l'ado, il exultait et Derek s'énerva. Pourquoi il fallait toujours que ça sombre dans l'absurde ?

_ Stiles, pose ce putain de téléphone ou... ou je me tire.

Ce qui était au départ un ordre du plus âgé se transforma en abandon et Derek se retourna pour partir. Il ne pouvait pas, il voulait plus être dans cette relation avec l'hyperactif. Il voulait que ça change et l'autre ne le comprenait pas.

_ Je vais te suivre partout avec, t'aura toujours un objectif braqué sur toi.

Stiles piétinait derrière Derek qui s'apprêtait à monter dans sa chambre. Celui-ci soupira, ça ne finirait donc jamais. Il fallait qu'il mette un terme à ça, qu'il fasse comprendre à l'ado qu'il ne désirait plus de cette confrontation permanente, qu'ils pouvaient tous deux espérer mieux pour grandir ensemble.

_ Si t'as envie que je m'intéresse à toi, pourquoi t'essaye pas d'être simplement toi, plutôt que de t'entraîner à me mettre en rogne ?

_ Parce que c'est vrai, à chaque fois que j'ai été sympa avec toi, j'ai été récompensé.

Stiles avait répondu ça du tac au tac et gardait son téléphone braqué sur un Derek dépité. Le garou de naissance décida alors de regarder l'objectif qui le visait et il parla avec une sincérité qu'aucun des membres de la meute ne lui connaissait.

_ Je... Je sais pas comment faire. Pourquoi tu prends plaisir à ce que je sois pas sympa ? Ça me dépasse totalement. Là tu sens bon juste parce que je commençais à m'énerver, c'est pas normal Stiles qu'on en soit là. Soit on se plait et on se le dit, mais on fait pas ce jeu de merde ou je deviens ton tortionnaire. Tu crois pas que j'en ai pas assez bavé, que j'ai pas assez de trucs sur la conscience pour en plus porter le fait d'être un connard fini avec toi. Maintenant que je connais ta valeur, j'ai envie de t'apprécier pas de passer mon temps à me battre avec toi. Alors tant que tu seras con, j'ai décidé de t'ignorer. La balle est dans ton camps.

Il baissa la tête quand il eut fini sa confession intime et l'ado éteignit son téléphone, choqué. Son cœur résonnait tout fort aux oreilles du garou qui eut un soupir las.

_ T'as dit quoi ?

Les yeux de Stiles étaient écarquillés, sa pupille brillait de surprise, il ne comprenait pas ce qu'il avait entendu. De son côté, le garou de naissance n'arrivait pas à croire qu'il avait dit ça tout haut, devant un objectif. Il était fébrile de vérité et il tentait de reprendre le contrôle de sa respiration. Il devait prendre les choses avec plus de dérision, sinon il allait faire un malaise.

_ Heureusement que c'est sur la carte mémoire de ton engin, tu pourras l'entendre une seconde fois. Je savais pas que le caméramanisme ça ramollissait le cerveau. Arrête de te servir de ton téléphone, ça te rend bête de te reposer sur ses applications plutôt que sur tes capacités.

L'homme était mignon de réserve et l'ado rangea son téléphone dans sa poche, perturbé. Il releva la tête et sa bouille s'illumina d'un espoir qu'il n'osait pas croire.

_ Je te plait ? demanda-t-il, le rouge aux joues.

Derek s'embarrassa. Il ne pouvait plus reculer, il en avait trop dit pour ne pas répondre à la question qui lui était posée.

_ Quand t'es pas sans cesse en train de me dire de la merde, ouais, assez.

_ Non, mais je veux dire, je t'attire ?

Plus que de l'incertitude, le loup se sentit dénudé par la nouvelle question qui lui était posée. Il se comporta comme un gosse qui ne sait pas dire ce qu'il ressent. C'était bizarre de voir le Big Bad Wolf se comporter comme ça et le jeune eut une inspiration saccadée de trouble.

_ Des fois, répondit Derek.

Il baissa de nouveau les yeux vers le sol et mis ses mains derrière son dos. Ça faisait si longtemps qu'il n'avait pas ouvert son coeur à quelqu'un qu'il avait le sentiment de perdre quelque chose en le faisant.

_ C'est pas une vraie réponse, soit c'est oui, soit c'est non.

_ Stiles.

Derek dit ce nom comme s'il signifiait qu'il ne fallait pas qu'il s'amuse avec lui. C'était bien assez difficile d'avouer, de dire, d'exprimer. Mais l'ado ne cherchait pas à se moquer de lui, tout dans les signaux corporels que le loup de naissance pouvait capté indiquait qu'il était dans un état similaire au sien.

_ Ben quoi, on doit communiquer clairement, c'est toi qui vient de le dire.

Stiles parla tout bas. Étrangement, le stress ne le rendait pas nerveux. Il était calme et ne bougeait pratiquement plus. Derek leva les yeux au ciel avant de se donner la force de fixer le jeune.

_ Oui, je te trouve attirant. Vu comme les femmes m'ont bousillé la vie, je crois que t'es plus appréciable à mes yeux que l'envie de retenter ma chance avec l'une d'entre elles.

Il répondit ça comme une excuse et il s'en voulu de ne pas être tout a fait sincère. Il n'appréciait pas Stiles par défaut, il le trouvait attirant tout court, depuis le début. Mais il ne pouvait pas l'avouer aussi facilement. L'ado eut un sourire tout tendre et son cœur parti suivre un nouveau rythme, comme une danse de la joie.

_ Ouah, j'aime bien l'idée d'être attirant pour toi.

_ Je le sens.

_ Et c'est comment, c'est bien, t'apprécie ?

Derek inspira exagérément et ses joue rosirent. Il hocha du chef timidement.

_ Oui, t'as une bonne odeur quand t'es content.

Stiles se rapprocha de lui, il fit un pas de plus et s'arrêta alors que l'espace s'était bien réduit entre leurs êtres vibrants.

_ Je peux sentir ton haleine ?

La demande parut folle au oreille du garou, c'était tellement étrange comme situation. Il eut une expression d'incompréhension sur son visage virile.

_ N'importe quoi.

_ T'es sûr que tu veux pas mettre ta main sur ma gorge et me montrer les dents ? Moi j'aime bien quand tu me fais ça, mon cœur bat tout fort. Quand tes yeux s'allument en plus, t'es trop... canon.

Le jeune détourna le regard et Derek se montra confus.

_ Stiles, ça devient embarrassant.

_ Quoi, tu me plais, je te le dis. Et tu me plais particulièrement quand t'es un loup aussi. J'aime te voir te transformer.

Le coeur du loup rejoignit le rythme de celui de l'adolescent. C'était la première fois qu'on lui disait une telle chose, la première. Le fait que son côté loup attirait Stiles c'était comme une confirmation qu'il ne se trompait pas en ayant des sentiments pour lui. Pourtant, il avait peur.

_ Je sais pas, ça me fais bizarre ok. Je sais pas si je suis prêt pour ça.

_ S'il te plait Der.

_ M'appelle pas Der, c'est nul comme surnom.

Il fronça les sourcils de mécontentement, mais ses yeux verts souriaient. Stiles semblait réfléchir à toute vitesse et sa frimousse devint enfantine quand il parla.

_ Deal : si je trouve un surnom qui te plait et qui aura que moi qui aura le droit de le dire, tu prends ta forme de loup et tu me plaques contre un mur.

Derek ne comprenait pas. Pourquoi Stiles voulait lui trouver un surnom ? Pourquoi il voulait quand même qu'il continue à faire comme avant en se montrant agressif et dominateur ?

_ Pourquoi tu transformes tout en jeu ?

_ Parce que tu n'as pas assez profité de la vie avant et que tu prends tout trop au sérieux. On a assez de merde comme ça qui nous tombent dessus pour en plus devenir des rabats joies entre nous, tu crois pas ?

L'expression de l'ado était affectueuse et le loup-garou se sentait contaminé par sa douceur. C'était autant agréable que déroutant. Il accepta quand même le deal.

_ Je doute que tu trouves un surnom qui me plaise de toute façon, alors vas y, tente l'affaire et bonne chance.

Le jeune sautilla sur place avant de poser sa main sous son menton comme si ça l'aidait à chercher les bonnes solutions.

_ Cool. Alors j'ai pensé à Rek puisque Der c'est pas à la hauteur. Mais Rek ça fais un peu Rex et c'est limite tu vois. On dirait un truc péjoratif et ça dois te plaire pas te blesser. Big Bad Wolf ça c'est pour que les autres y croient que je t'aime pas, non, c'est pas génial. Loup, c'est beau mais basique, t'es trop compliqué pour que ça t'aille bien. Baby Wolf, j'aime bien. C'est tout mignon, ça va nickel avec tes sourcils quand tu fais la moue.

Le cœur de Derek s'enflamma. Entendre ces mots ça le perturbait comme jamais. Stiles avait-il une intuition à toute épreuve ? Il ne pouvait pas avoir trouvé ce surnom, c'était impossible. Il se renfrogna un tantinet.

_ Non.

Le son de sa voix était catégorique quand il intervint. Derek refusait la proposition et le jeune parut déçut.

_ Quoi c'est bien, Baby Wolf, redit-il avec une tendresse nouvelle.

_ C'est comme ça que m'appelait ma mère. Non.

Derek était redevenu froid et Stiles paniqua.

_ Merde, excuse Derek, j'voulais pas...

_ C'est pas grave, tu savais pas. Ça m'a juste fait bizarre parce que c'était pas une moquerie... tu l'as bien dit. C'était comme une chaleur qui venait du passé et ça fait mal en même temps, dit-il en se justifiant doucement.

C'est alors qu'il prit conscience de quelque chose qui fit vibrer tout son intérieur. Stiles ne pouvait pas dire ça comme ça, avec cette envie si il était seulement attiré par lui. C'était plus fort que du désir et son odeur confirmait les choses.

_ Tu ne fais pas que fantasmer sur moi en fait, tu... tu m'aimes.

Derek dit ça sans se rendre compte qu'il parlait tout haut et quand il vit la réaction de l'adolescent, il se sentit mal. Le jeune avait peur, il chercha immédiatement à noyer le poisson, à s'extirper de la confession.

_ Bon, j'ai perdu. Je vais y aller sinon Scott va trouver chelou que je reste trop longtemps au loft. Salut mec.

Il se retourna et se dirigea rapidement vers la sortie du loft. Il était mal, très mal. Son odeur était passé de sucrée à l'acidité.

_ Ne t'enfuis pas Stiles. Ta réponse est importante ! cria le garou.

Il courut après le jeune et lui attrapa le poignet pour l'empêcher de partir. L'autre ne savait plus, il avait l'impression de s'effondrer. Il ne voulait pas vivre ça. Il avait l'impression que ça allait trop loin, il n'était pas prêt à ce que Derek comprenne tout ce qu'il ressentait pour lui depuis si longtemps.

_ Quoi ?

Ce fut le seul mot qui put sortir de sa gorge nouée. Derek était électrique de faiblesse. Il fallait arrangé le choses, il fallait que le jeune n'ait pas peur de ses sentiments.

_ T'as pas à avoir de craintes de me de répondre. Ça... ça pourrait aller dans le sens que tu souhaites. Baby Wolf ça me plait comme surnom si tu le dis bien, mais il faut m'aimer pour avoir le droit de le dire.

C'est yeux brillèrent d'innocence et il redirigea la main de Stiles pour la plaquer sur son torse. L'humain trembla en ressentant la rapidité du palpitant de l'homme. C'était autant enivrant qu'effrayant.

_ Tiens sens. Moi j'entends les tiens. On a tous les deux peurs, tous les deux. C'est normal d'accord ? Calme toi, t'as rien à fuir.

_ Derek, qu'est-ce qui ce passe ?

L'homme caressa la joue du plus jeune. Il ne savait pas comment le rassurer. La seule chose qu'il savait, c'était qu'il fallait qu'il soit certain de ce qu'éprouvait Stiles pour lui.

_ Dis ce que tu ressens et je deviens ce que tu veux. J'attends ça pour changer, mais je peux pas sans amour, je peux pas.

La voix du loup-garou était comme blessée et il forçait toujours la main de l'ado sur son torse, il l'obligeait à sentir les humeurs de son palpitant en vrac. Stiles était sans dessus dessous, il ne savait plus. Il voulait être là et disparaître en même temps. Il voulait exulter et s'enfuir pour ne pas avoir à faire face à toutes ces émotions qui bouleversaient son âme, son corps, sa chair.

_ Je l'ai jamais dis, je... ça me... Arrête s'il te plait, je... j'ai envie de pleurer, j'ai honte. Non, je peux pas.

Il retira sa main de la poigne de Derek, il se retourna mais il ne pouvait plus faire un pas. Il avait la sensation que s'il restait il allait se liquéfier, et que s'il partait, il le regrettait toute sa vie. Il ne regardait plus le loup-garou et l'autre en profita pour parler.

_ Moi je t'aime Stiles, c'est pour ça que je suis distant et con. A chaque fois que j'aime quelqu'un ça se transforme en drame ou en trahison, alors je me protège. Je t'éloigne de moi et j'ai peur pour toi en secret quand y a personne pour me voir, seulement moi dans le noir de mes pensées. J'ai honte de te le dire, là, maintenant, mais j'en ai marre. Je veux qua ça change entre nous, alors je le fais.

Sa voix était incertaine et on pouvait y entendre de brusques montées d'émotivité. L'ado se retourna, ses yeux d'ambre étaient vitreux.

_ Derek..., dit-il.

Le susnommé se sentit bouillir et ses yeux flashèrent pour arborer ce bleu phosphorescent. Ses oreilles s'allongèrent, ses griffes poussèrent et ses crocs sortirent rapidement. Il s'approcha de Stiles, le saisit par le cou et le bloqua contre le mur le plus proche. Le jeune était autant défait d'admiration que de peur.

_ Dis-le, murmura le garou qui grogna ensuite.

Stiles vibra tout contre lui et sa bouche s'agita.

_ Je t'aime, je suis amoureux de toi, c'est toi avec qui je veux être, toi.

Il dit ça sans vaciller et sa peau se nappa des odeurs de son excitation. Derek huma le cou de l'ado et posa doucement son nez contre derrière le lobe de son oreille.

_ T'oublies le mot doux, dit-il avec fièvre.

Stiles s'empressa de réparer sa faute, il bandait comme jamais.

_ Baby Wolf, mon Baby Wolf qui sent bon.

Derek reprit sa forme humaine et baisa immédiatement la bouche de Stiles. Ils s'embrassèrent doucement et ça dériva rapidement. Leur langues se cherchèrent, se trouvèrent. Ils s'échangèrent quelques caresses avant que le plus âgé ne décide d'arrêter, essoufflé.

_ Il ne faut pas que ça aille trop vite.

Il murmura et posa ensuite sa tête sur l'épaule de Stiles qui lui caressa la nuque. Il était hagard, comme s'il venait de prendre la drogue la plus douce et réconfortante du monde.

_ T'es tellement bandant. Dis-moi, on... on va devenir un couple ?

_ Si tu me veux moi et pas m'utiliser.

_ Jamais, Baby Der. J'veux être ce que personne n'a réussit à être pour toi. C'est ce que je désire le plus au monde depuis le sauvetage de la piscine.

_ Alors on est un couple, c'est d'accord.